Chers bien-aimés frères et sœurs en CHRIST,
Le moment de vous faire le point des contributions relatives à notre sujet de discussion N° 5, L’Eglise, l’argent et la gestion des dîmes et offrandes, est venu.
Même si nous avons enregistré 5 contributions en tout, je dois avouer que tous les aspects de la question tels que soulevés dans ma problématique, n’ont pas été évoqués.
Ainsi, nous relevons les interventions du frère Daniel-Néhémie de Côte d’Ivoire, toujours aussi dur et fidèle à lui-même, du frère Samuel ZADI des USA, des sœurs Elise AHIMON de
France, Rachel AHIMON et Anne-Marie BAH, de Côte d’Ivoire.
Le bien-aimé Daniel-Néhémie, comme je le disais tantôt, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Pour lui, il n’y a pas d’équivoque possible : Les serviteurs de DIEU qui
se sont livrés à l’amour aveugle, immodéré et effréné de l’argent ne peuvent pas être considérés comme tels, c’est-à-dire comme Serviteurs de DIEU.
Pour lui, seuls des gourous et des sorciers déguisés en Hommes de DIEU peuvent s’adonner à de telles bassesses. Morceaux choisis :
« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Ils ont tous les titres possibles, même des titres qui ne figurent nulle part dans la Parole de Dieu :
Cardinal apôtre, Révérend apôtre, Prophète des nations, Apôtre international, Apôtre des situations compliquées, Grand prophète faiseur de miracles, etc. »….
« Pour remplir les caisses, ils multiplient les formules de séductions pour pousser les gens à donner beaucoup d’argent…Les enfants de Dieu doivent
donner librement sans contrainte et ceci pour l’avancement de l’œuvre de Dieu et pour pourvoir aux besoins des saints et non pour que certains sorciers s’enrichissent avec. Ces gourous mettent
leurs familles à l’aise pendant que les enfants de Dieu souffrent. Leurs femmes sont soient gourous- assistantes (néologisme. Sacré Daniel-Néhémie !), soient dirigeantes des groupes de
femmes. Leurs enfants et leurs frères sont intouchables et tous font des enfants de Dieu ce qu’ils veulent.
Parmi les formules qu’ils utilisent pour ruiner les enfants de Dieu, il y a les vœux. Ils encouragent les enfants de Dieu à faire des vœux car « Dieu » aime
quand ses enfants font les vœux. Et les pauvres ignorants promettent de donner ce qu’ils ne donneront jamais et chaque dimanche, les gourous et les gourous-apprentis leurs rappellent d’honorer
leurs vœux car « Dieu » aime ceux qui honorent leurs vœux et ils vous citent les passages bibliques qui le confirment. Les sorciers sont méchants, vraiment méchants. »….
En outre, pour lui, les chrétiens ne doivent plus raisonner en termes de dîmes parce que cela fait partie d’une époque révolue ; ils doivent toutefois
demeurer très libéraux, selon l’invite des Saintes Ecritures :
La pratique de la dîme, dit-il, n’est plus conforme à la doctrine pratiquée par les premiers frères, car le Seigneur désormais recommande à ses enfants de
donner librement tout ce qu’ils peuvent donner, sans contraintes :
« Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son coeur,
sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie ». 2 Corinthiens 9 : 6-7.
« Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s’est manifestée dans les Églises de la Macédoine. Au milieu de beaucoup de tribulations qui
les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l’atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et
même au-delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints. Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais
ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu ». 2 Corinthiens 8 : 1-5.
« Conformément à la parole de Dieu, mes frères, dit Daniel-Néhémie, les libéralités doivent servir aux peuples et à l’œuvre de Dieu et non à
l’enrichissement des agents de Satan ».
« Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l'ai ordonné aux Églises de la Galatie. Que chacun de vous, le
premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons. Et quand je serai venu, j'enverrai avec des
lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées. Si la chose mérite que j'y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi. » 1 Corinthiens 16
:1-4.
« Ils ont, je l'atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de
prendre part à l'assistance destinée aux saints ». 2 corinthiens 8 :3-4.
« Il est superflu que je vous écrive touchant l'assistance destinée aux saints. Je connais, en effet, votre bonne volonté, dont je me glorifie pour vous
auprès des Macédoniens, en déclarant que l'Achaïe est prête depuis l'année dernière; et ce zèle de votre part a stimulé le plus grand nombre. J'envoie les frères, afin que l'éloge que nous avons
fait de vous ne soit pas réduit à néant sur ce point-là, et que vous soyez prêts, comme je l'ai dit ». 2 corinthiens 9 :1-3.
« Les disciples résolurent d'envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée ». Actes11 :29.
En réaction à ces propos, le frère Samuel ZADI a recommandé que nous fassions attention à la manière dont nous parlons des Serviteurs de DIEU, et j’approuve
la démarche de sa réflexion :
« Faisons attention à la manière dont nous parlons des Serviteurs de Dieu. Soyons critiques sur la manière dont ils conduisent les affaires du Royaume,
mais faisons-le de sorte à ne pas prendre le risque de pécher contre l'autorité que Dieu aurait établie (s'ils s'avéraient vraiment être des Serviteurs de Dieu).
Les mots comme "gourous", "sorciers", "agents de Satan", me semblent très risqués. S'ils sont vraiment ce que tu dis (parlant à Daniel-Néhémie), alors pas de
problème. Mais si tu dis de telles choses de véritables Serviteurs de Dieu même dans l'erreur, je dis que tu prends un grand risque ».
Il a toutefois indiqué que comme lui, il est contre le fait que des Serviteurs de DIEU puissent se servir du ministère pour s’enrichir.
Mais il n’a pas manqué de relever à Daniel-Néhémie que le fait qu’il estime que le temps des dîmes est révolu (est-il vraiment révolu ? J’aurais bien
voulu avoir des réactions argumentées et étayées de passages bibliques de la part de ceux qui défendent la thèse opposée) ne doit pas servir de prétexte et de couverture pour donner moins que la
dîme.
Samuel ZADI soutient que « n'étant plus sous la loi, nous sommes censés faire MIEUX QUE CE QUE LA LOI PRESCRIT, en l'occurrence, de donner plus que
la dîme et non l'inverse…La loi est indicative, dit-il, et l'esprit de cette loi qui la perfectionne demande en fait qu'on fasse mieux que l'observance de la loi ».
Mais la sœur Rachel AHIMON (que j’aime beaucoup pour sa pugnacité et sa sagesse) n’entend pas se laisser compter. Pour elle, « il ne faut pas confondre
Dîme et Offrande.
Dans les versets cités par le frère (Daniel-Néhémie), Paul parle d'offrandes, de dons volontaires pour soutenir d'autres assemblées. C'est pour cela qu'il a
parlé de dons selon les moyens.
Pour ce qui est de la dîme, c'est toute autre chose, et Jésus l'a bien expliqué lorsqu'il a dit à ses délateurs qui cherchaient à le piéger : "Rendez donc à
César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu".
Je ne suis pas d'accord quand vous dites que la dîme est (je paraphrase) une "pratique" obsolète. C'est un PRINCIPE spirituel toujours d'actualité (et plus
encore aujourd'hui!) qui devrait servir à nous rappeler que ce que nous avons acquis comme biens (en nature ou en monnaie sonnante et trébuchante) ne nous vient que d'une seule source : Dieu. Et
la lui présenter à travers les assemblées que nous fréquentons, c'est Honorer Dieu en Le reconnaissant comme notre Pourvoyeur, et c'est aussi garantir pour nous, des portes ouvertes à des
bénédictions, parce que c'est un PRINCIPE spirituel ! Et Dieu ne veille t-il pas sur sa Parole pour l'accomplir? (cf. Malachie3:7-12). Tout ce qui de la loi devait être "changé" l'a été lorsque
Jésus a dit: "Il vous a été dit..., mais moi je vous dis..." Pour le reste, tout est idem et immuable; alors je ne comprends pas comment des hommes peuvent décider que telle ou telle ordonnance
est obsolète et ne doit plus être pratiquée. Dieu est le même Hier, Aujourd'hui et Eternellement; le ciel et la terre passeront, mais Ses Paroles ne passeront jamais! Ce n'est pas parce qu'une
prescription ne colle pas avec nos standards qu'il faille l'abolir. C'est plutôt à nous de faire en sorte que nos standards collent avec les prescriptions divines, ce qui revient, pour la plupart
d'entre eux, à les abandonner purement et simplement, avec humilité (ça c'est un autre débat).
J’avoue que c’est une très belle argumentation de la part de Rachel AHIMON. Je vous avais dit qu’elle était pugnace, cette petite dame ; vous en avez là
la preuve !
Pour l’heure, je me contenterais volontiers de ses quelques réflexions somme toute remarquables, même si j’en demande plus. Merci Rachel.
Mais, je voudrais quand même faire une remarque. La sœur termine son propos en disant :
« J'aimerais juste rappeler que lorsque Jésus parlait de remettre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, il parlait d'une pièce
d'argent (valeur fiduciaire), et on était dans un contexte de paiement de l'impôt à celui qui gouverne (domine). Bon, que ceux qui ne veulent pas payer leurs impôts à Dieu lèvent la main.
Ensuite, qu'ils ne s'étonnent pas d'être amenés en justice, ou traités de rebelles. Bien entendu si ce n'est pas Dieu qui gouverne notre vie, alors on peut ne pas Lui payer la
dîme... ».
J’avoue que je me sens toujours gêné, dérangé, quand des Chrétiens disent, comme Rachel, PAYER LA DIME. Le verbe payer marque le devoir, l’obligation. Et je
suis contre cette idée. Le SEIGNEUR a tellement fait pour nous ! Apporter notre dîme dans son Temple doit être ressenti comme un acte d’amour et de joie et non comme une contrainte ou un
geste qu’on accomplit pour faire plaisir à un homme ou même à DIEU. C’est un acte de haute adoration à l’ETERNEL. C’est toujours ainsi que moi je le fais à mon Père Adoré. C’est un vrai bonheur
pour moi !
J’opte donc plutôt pour le verbe DONNER sa dîme. Il souligne mieux le fait que la dîme relève de notre volonté, de notre libre arbitre et, surtout, de notre
amour pour DIEU.
Quant à la sœur Elise AHIMON, elle nous a rendu son témoignage personnel de la pratique de la dîme et nous a relaté les riches bénédictions matérielles et,
surtout, spirituelles (la satisfaction et la paix que des gens plus nantis qu’elle n’ont pas) qu’elle en tire, tout en nous exhortant à être fidèles à DIEU car il est généreux à l’égard de ceux
qui lui obéissent.
Pour elle, la dîme n’est rien d’autre qu’une question de confiance et d’amour entre nous et DIEU.
Et la bien-aimée sœur Anne-Marie BAH de boucler la boucle par ces paroles pleines de maturité :
« Pour ce qui concerne les dîmes et offrandes, je pense que la manière de donner ou de participer, de nos jours, à l'oeuvre de DIEU est différente de
celle d'autrefois. Aujourd'hui les fidèles pensent qu'ils donnent au pasteur ou (gourou) mais pas à DIEU, voilà pourquoi ils ne sont pas bénis; sinon, on ne peut prétendre donner à DIEU, de
tout cœur, et être misérable, ça jamais ! DONNONS pour la cause de DIEU et non pour un homme; notre récompense, c'est lui qui nous la donne. Et pour celui qui utilise cet argent à des fins
personnelles, IL AURA LUI AUSSI DES COMPTES A RENDRE à DIEU. D'ailleurs, ce genre de Serviteurs ont toujours eu une triste fin. DIEU est le propriétaire de l'or et de l'argent et nous n'en sommes
que des économes, des gérants.
- Je donne, dit-elle, parce que DIEU a été le premier à me donner, selon Jean 3 : verset 16 ;
- Donner est pour moi un signe de reconnaissance à ce DIEU merveilleux ;
- Je donne à cause des besoins de l'église ;
- Je donne pour ceux qui sont dans le besoin ».
Même si j’estime que de nombreux autres aspects du sujet N° 5 qui n’ont pas été abordés auraient pu être épluchés, notamment les propositions pour la bonne
gestion du trésor de DIEU, dans nos assemblées, je suis satisfait et même surpris que ce soit les soeurs qui aient, en plus grand nombre que les frères, contribué à la discussion. Serait-ce le
signe qu’elles sont plus fidèles que nous dans ce domaine ? Tout juste une digression.
Soyez puissamment bénis, en JESUS-CHRIST, notre SEIGNEUR !
DINDE Fernand AGBO
PS : Je vous expédie, à présent, le sujet de discussion N° 6 (Voir le post suivant). Et que la grâce de DIEU soit avec vous tous!
Bye !
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