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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 16:12

SORTIR-ET-PARTIR.jpg

Par nicolas le 24 mai 2007

 

Source: BLOGDEI 2.O


 

Un lecteur du site Slice of Laodicea (« une tranche de Laodicée ») a posé la question suivante, à laquelle Ingrid Schluter, journaliste radio chrétienne, tente d’apporter une réponse ou plutôt un surcroît de question: faut-il partir ou rester dans les églises qui commencent à dévier? Ce sera pour nous, ici, l’occasion d’entamer un débat et de partager nos expériences sur la question, et nos convictions fondées sur la Bible.

 

Quand faut-il partir de certaines églises, et faut-il le faire en marchant ou en courant? Cette question dérange beaucoup de monde et je cherche moi-même la réponse. Je ne crois pas à la solution de facilité qui nous ferait sauter d’une église à l’autre au moindre problème. Se montrer mécontents à propos d’un sujet complètement secondaire comme le nouveau papier peint du coin des enfants serait déraisonnable. Déraciner toute une famille en quittant l’église n’est pas une solution. Cependant, en se penchant sur les erreurs d’interprétation du terme « apostasie », nous pouvons voir ce que Dieu dit dans les Ecritures au sujet de « Sortir de cette église! ». Mais où est donc ce passage biblique ?


Vous savez qu’ici sur blogdei, on nous a accusés d’être « tueurs de pasteurs », ce qui est on ne peut plus faux. De nombreux pasteurs s’expriment ici en toute liberté, mais aussi des voix divergentes et c’est là sans doute la raison de ces critiques: certains, qui ont peut-être des choses à cacher, ne supportent pas le dévoilement. Mais le dévoilement comme le départ d’une assemblée déviante sont l’un et l’autre risqués. Souvent, au nom de l’amour, on préfère « jeter la couverture » sur la nudité de notre « Noé » endormi en cuvant son vin, comme si l’accès à la Nouvelle Alliance ne nous était pas octroyé par le Sang du Christ, et comme si nous n’étions pas TOUS une nation de sacrificateurs, mais seulement une troupe d’enfants dépenaillés remis aux bons soins de « leaders ». Je milite contre ce terme de « leader » et vous invite à le faire disparaître de votre vocabulaire, au risque d’idolâtrer vos responsables spirituels et de les faire chuter).

 

L’amour pourtant, comme le rappelait notre soeur d’Astier de la Vigerie, requiert la fermeté dans le traitement des problèmes avérés et établis: l’amour ne consiste pas à dire à un cancéreux qu’il souffre d’un rhume des foins. Il est souvent nécessaire de confronter publiquement l’erreur, et Jésus et ses apôtres l’ont fait en donnant des noms !

Nous avons diffusé l’appel du frère prophète Christian P. à sortir de Babylone et nous sommes fait l’écho depuis longtemps de ce mouvement que feu Ismael Sadok nommait les « célibataires spirituels », et que d’autres appellent les Sans Eglise Fixe (SEF), ou encore avec humour « l’Eglise Gazeuse » ! Nous avons suivi la polémique qui opposait aux USA l’éditeur du magazine Charisma qui, avec une certaine sagesse, justifiait de la nécessité des « structures », à Georges Barna, responsable d’un institut de sondage évangélique qui concluait que les chrétiens étaient plus en santé spirituelle dans les églises de maison que dans les églises établies. Quoiqu’il faille toutefois prévenir ceux qui sortent des églises que si leur coeur ne change pas, ils erreront dans le désert comme le rappelait le frère Strom !

Nous avons depuis longtemps aussi suivi le parcours du frère néo-zélandais Andrew Strom, comment il a quantifié et chiffré à des dizaines de milliers de personnes ceux qui quittaient les églises officielles dans son petit pays, ainsi qu’en témoignait cet article du magazine Reality.

Nous l’avons suivi à Kansas City où il pensait pouvoir suivre de près le Mouvement prophétique. Puis nous avons suivi les distances qu’il a prises avec ce mouvement devenu commercial et balaamite. Non sans crainte, nous avons salué son courageux message: « Il est temps d’entrer en guerre contre les systèmes d’églises qui tuent les âmes » puis ses arguments en faveur du ralliement à un mouvement plus structuré.

 

Je voudrais, avant de laisser la place à la réponse d’Ingrid Schluter, ou plutôt à ses propres interrogations, vous rappeler un principe spirituel posé par la Bible: chaque situation requiert d’obtenir de Dieu, dans la prière, l’assurance que nous sommes au bon endroit et d’agir correctement, un « collyre » pour oindre nos yeux par nature « aveugles ». La Bible n’aidera pas beaucoup la raison humaine non régénérée dans ses choix: « Ne répond pas à l’insensé selon sa folie », dira-t-elle. Et ensuite elle dira: « Répond à l’insensé selon sa folie ». Mais si nous sommes dans une situation bloquée, si nous sommes engourdis dans le compromis, quelle assurance avons-nous que la situation demain sera meilleure? « C’est maintenant le moment favorable », dit l’apôtre Paul. « Lâchez la chose en main », disait Watchman Nee dans son ouvrage « La Libération de l’Esprit »: comment pouvez-vous recevoir ce que Dieu veut vous donner si vous avez déjà les mains pleines de ce qui contient certes de la vérité, mais qui n’est pas toute la vérité? Comment savoir trancher? Avons-nous franchi la limite des justes concessions, nécessaires pour une vie en communauté, et avons-nous glissé subrepticement vers le compromis? Comme le disait avec raison l’observateur du réveil charismatique et auteur de « L’homme une trinité », Dennis Bennett: « Si tu t’asseois sur un glaçon et qu’il fond, reste. Mais si c’est toi qui gèles, PARS ! »

 

Sans vouloir jouer plus que de raison sur la corde des émotions, nous vous avons présenté plusieurs avertissements prophétiques en phase avec l’époque actuelle. A cause d’un grand désordre dans la classe de ceux qui se nomment eux-mêmes « leaders », qui fait ressembler notre pays à ce qu’était Israël au temps des Juges, certains ont pu prophétiser que la meilleure part serait quasiment celle des « SEF ». Mais l’avertissement le plus « concret » que l’Esprit montre à plusieurs sur le temps dans lequel nous sommes, c’est la vision des deux réveils, le vrai et le faux.

Les uns, avides de « réveil » massif, de pouvoir et de facilité, comme Lot, glisseront vers la vallée en apparence fertile, cherchant à attirer les foules à coup de pseudo-promesses bibliques et en réalité démagogiques. Ils se créeront leur réseau, se nommeront entre eux « apôtres », « prophètes » et autres titres, se bâtiront des temples de plus en plus grand et loueront pour dix shekels et une chemise des lévites peu scrupuleux, ou tout simplement des Balaam marchant dans le compromis. Ils se reconnaîtront entre eux, s’inviteront entre eux et s’approuveront entre eux, sans se rendre que leur système pyramidal basé sur eux-mêmes et leurs dons ne cachera qu’à grand peine la violence de leur comportement, doux en apparence, mais qui risquera de se terminer comme ce genre de prédateur, qui rencontre un jour plus dangereux que lui: le PÉCHÉ qui, tapi au fond de notre nature, n’a pas été maintenu dans la crucifixion.

D’autres, comme Abraham, se laisseront attirer au désert, car nous entrons dans le temps du marquage et de la séparation. Je ne voudrais pas dénigrer ce qui est le fondement de nos positions eschatologiques sur la promesse de l’Enlèvement (promesse que la théologie Kingdom Now et prospère nie désormais ouvertement) et en venir à prêcher un « enlèvement secret » voire un « élitisme » de mauvais aloi. Non, je voudrais engager chacun à chercher le Seigneur pour voir en quel temps nous sommes: bientôt, tout sera tellement structuré que c’en sera fini du véritable ministère de pasteur « biblique ». On ne verra plus que des pasteurs « à 10 shekels », une chemise et une assurance vie. En fait de prophètes, les Balaam à la mode vous vendront leurs oracles, et c’est par billeterie que vous serez invités à acheter votre ticket pour plus de gloire et plus de feu.

 

La nuit vient, bien aimés. Et il est temps de nous mettre en mouvement et de SAVOIR où est notre place: ainsi nous ne serons plus des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine. Les mouvements de l’enfance, les jeux et les batifolages du parvis (les louangettes musicales des milliers de jeunes que nous avons poussé dans cette voie en leur disant que c’est ainsi que Dieu doit être honoré) ne seront que du foin et du chaume quand viendra l’heure, peut-être proche, du Jugement Dernier. C’est par ces mots, lourds, que je voulais introduire le débat auquel nous convie Ingrid:

 

Réponse d’Ingrid Schluter, SliceofLaodicea.com


Je fréquente une église du Midwest qui est connue au niveau national et dont je ne citerai pas le nom, ni celui du pasteur.

 

Tout au long des années qui se sont écoulées, il a prêché avec vigueur sur le sujet de la sainteté et de la séparation d’avec le monde. Puis, au cours de l’année dernière, j’ai remarqué quelques changements discrets et gênants dans la conduite de l’église. Des choses que je n’aurais jamais imaginées se produire ici étaient à présent acceptées et approuvées. Nos temps de louanges ont changé radicalement et se sont alignés sur la mode contemporaine. Des artistes chrétiens ont été invités dans notre église pour exécuter leur « ministère » dans le domaine de la musique moderne. Tous ces groupes de musique se sont produits dans notre église l’année passée : Barlow girl, Sonic Flood, Point of Grace, Mercy Me, Casting Crowns, Pocket Full Of Rocks, Avalon, 4th Ave nue Jones et the Extreme Team. Je ne suis pas allée à un seul de ces « événements ».

 

Point of Grace s’est produit lors d’ un culte et au milieu du premier chant, je me suis levée et j’ai quitté l’église. Etait-ce une erreur de ma part ? Depuis, je n’arrive pas à parler à un seul des responsables de mon église à ce sujet, c’est comme si j’étais étiquetée « pharisienne » ou « fauteuse de trouble », vivant sous un « joug religieux ».

Que faire lorsque ces choses se passent dans votre propre église? Partir ou rester ? Quelqu’un peut-il me conseiller Bible en main ? Est-ce le temps de prier et de croire que Dieu va changer les circonstances, ou bien est-ce le temps de faire ses bagages ? Je ne demande pas un conseil personnel, mais je m’adresse à des frères et sœurs dans le Seigneur pour recevoir des avis scripturaires inspirés de l’obéissance à Dieu. Oui, je prie, mais parfois les nuages sont bas, confusion et incertitude m’assaillent.

 

Dans cette église, depuis la chaire, Benny Hinn est ouvertement approuvé ainsi que Paul et Jan Crouch, fondateurs de TBN (Trinity Broadcast Network) impliqués dans un scandale mémorable aux USA (sexe, drogue, homosexualité). Un portrait de notre pasteur posant aux côtés de Paul Crouch figure bien en vue dans le hall principal de l’église. Je n’ai jamais pensé une seule minute que les responsables de notre église pourraient afficher ce portrait aux yeux de tous et, par là, cautionner les écarts de conduite du réseau TBN. N’est-ce pas comme une approbation ?

Que faire donc ? Les chrétiens doivent-ils compter sur Dieu pour changer les circonstances ou partir pour ne pas cautionner ces choses ? Partir de ce type d’église est-il une action non scripturaire ? Merci pour vos réponses avec références bibliques s’il vous plaît !

 

Préambule au débat 

 

La question posée par Ingrid Schluter «Faut-il quitter une église qui dévie de la saine doctrine?», ainsi que l’exposé de Nicolas à propos de la situation actuelle, entraîneront certainement un grand nombre de commentaires, et de réactions. Oui, disons-le clairement, il faut sortir des groupes dans lesquels l’iniquité prévaut, où le mensonge est prêché, où la séduction établie (et elle a beaucoup de visages différents, dont certains paraissent très spirituels), mais pas avant d’avoir combattu pour la vision qui est la nôtre. Attention aux appels à sortir sans discernement. Souvenons-nous que Dieu ne détruit pas les églises mortes, comme il fut dit à Sardes, une des églises de l’Apocalypse (3/1). Pour être vraiment complets et équilibrés autour de cette question douloureuse, il faudrait également répertorier tous les comportements charnels des faux chrétiens (oui, il n’y a pas que des faux responsables ou de fausses églises) qui cherchent — sans s’en rendre compte sans doute — à faire basculer le pouvoir spirituel entre les mains du peuple, par pure et simple rébellion au Saint-Esprit, abandonnant leur famille spirituelle au premier mot de travers. Attention aux hommes et aux femmes de Belial, qui passent leur temps à creuser à la recherche du mal, et sur les lèvres desquels il y a un feu brûlant (Prov. 16/27). Attention aux déçus des églises, aux ministères amers, aux revenchards du système parce qu’on ne leur a pas donné la place qu’ils estimaient mériter. Et lorsque nous aurons dépoussiéré notre lampe de ces scories, et que la situation s’avérera bloquée, trop engagée dans la séduction, alors sortons en secouant la poussière de nos pieds, et le cœur en paix. Oui, les principes de la confusion religieuse (Babel) s’immiscent partout, et le système religieux des hommes ne servira jamais de chandelier au Saint-Esprit, mais je pose la question: si tous ceux qui ont encore conscience de ces faits, si tous ceux qui ont encore la lumière de la vérité quittent pour se ré-unir deux rues plus loin, l’église ne s’enfoncera-t-elle pas plus vite et plus sûrement dans d’épaisses ténèbres ? Notre devoir est de combattre pour nos frères en tout premier lieu, puis ensuite de sauver nos vies et celles de nos enfants des ferments du diable. Il est bon de se souvenir enfin que sur les sept églises de l’Apocalypse, deux seulement étaient agréables à Dieu; et pourtant le Seigneur a continué de considérer les cinq autres comme ses églises. Il n’a appelé personne à en sortir, mais à revenir à Lui. C’est le message. Son désir est de réveiller ce qui est endormi, de sauver ce qui est perdu, tout comme Il se révéla à nous… alors que nous étions morts. (Jérôme P.)

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 15:28

JEUNE-ET-PRIERE.jpg

 

Par nicolas le 27 février 2007

 

Source : BLOGDEI 2.0

 

 

Plan de l’étude


1- Généralités sur le jeûne
2- Le jeûne dans l’Ancien Testament
3- La prière et le jeûne pour l’onction du service
4- La prière et le jeûne pour le réveil
5- L’enseignement de Jésus
6- L’expérience apostolique
7- La prière et le jeûne dans le combat spirituel
8- Enseignement pratique et hygiéniste du jeûne
• Les phases du jeûne
9- Maîtrise et hygiène alimentaire
• La préparation au jeûne
• Les signes pendant le jeûne
• La fin du jeûne
• La reprise alimentaire
• L’hygiène alimentaire


1- Généralités sur le jeûne


Nous avons été créés pour jeûner, car Dieu ne pourrait pas nous demander quelque chose qui soit contraire à notre constitution. La prière et l’intercession doivent amener au jeûne. La prière et le jeûne sont indissociables. Le jeûne permet de remporter des victoires. Quand nous jeunons, le Seigneur met en route ses armées pour nous aider dans le combat contre les puissances ennemies.
3 choses se produisent simultanément dans les civilisations en déclin :


• convoitise alimentaire
• perversion sexuelle
• violence et meurtre
Prenons l’exemple de notre société :
• société de consommation
• libéralisation des moeurs sexuelles
• libéralisation de l’avortement


Ces 3 armes de Satan vont de pair. Satan s’est servi de la convoitise alimentaire pour tenter Ève. A cause de la désobéissance d’Adam (par orgueil: « Vous deviendrez comme des dieux »), et venue la chute de l’homme qui est devenu son propre dieu.


2- Le jeûne dans l’Ancien Testament


La Bible donne une assez grande place à la prière et au jeûne. Un tiers de la Bible en parle. Le jeûne dont parle la Bible signifie en hébreu « se couvrir, fermer la bouche, ne pas s’alimenter ». Les pharisiens jeûnaient souvent 2 jours par semaine : le jeûne était une pratique courante. Passages bibliques à lire sur la question : Deut.9 ; Juges 20 ; 1 Samuel 31/13; 2 Samuel 1/12 ; 1 Rois 19/8 ; Esdras 8/21 ; Néhémie 9/1 ; Esaïe 58 ; Jérémie 14/12 ; Jérémie 36/6-9 ; Jonas 3 ; Daniel 9 ; Zacharie 7.


Le jeûne est lié à la prière, mais aussi à des situations de crise. Le jeûne est lié à l’humiliation devant Dieu, à la recherche de la volonté et de la gloire de Dieu. Le jeûne ne doit pas être lié à un besoin, mais être mis en relation avec l’action de grâces.


3- La prière et le jeûne pour l’onction du service


Dieu a pu employer les grands serviteurs car ils étaient des hommes de jeûne et de prière. La loi de l’Esprit (la grâce) ne nous dispense pas de la loi de Moïse. La grâce n’a jamais aboli, mais accompli la loi. Dans Luc 4/1-15, Jésus a été conduit pour jeûner et pour être tenté. Le jeûne lui a permis d’être revêtu de puissance pour continuer son ministère. Jésus a combattu, il a été vainqueur.


Dans le jeûne, nous recevons l’onction et la direction pour le service de Dieu. A la Pentecôte, les disciples ont reçu la puissance du Saint-Esprit alors qu’ils étaient réunis dans le jeûne et la prière. C’est une puissance qui leur a permis d’être les témoins du Christ (martyrs) et d’aller jusqu’au bout.
Pour avoir la puissance du Saint-Esprit, il faut savoir passer par la Croix. Le jeûne et la prière nous aident à nous détacher du matériel pour nous lancer dans la vie de l’Esprit, dans la communion avec Dieu. L’eau est un aliment liquide qui hydrate notre corps, mais il ne l’alimente pas.


4- La prière et le jeûne pour le réveil


Le réveil est la période où les gens se convertissent et vont jusqu’au bout (Joël 2/12,14,15,16,28 : Joël 1/13-14) Le premier pas du peuple de Dieu pour le réveil est le jeûne et la prière. La Corée connaît un réveil depuis 1905 grâce au jeûne et à la prière. A Porto Rico, on compte 3 millions d’habitants et un million d’évangéliques, grâce au jeûne et à la prière (Joël 2 ;23 : Néhémie 4/9) Après les pleurs viennent les chants d’allégresse !


5- L’enseignement de Jésus


(Matthieu 6/1-6 et 6/16-18) L’aumône, la prière et le jeûne sont les rudiments de base de la Loi. L’aumône est l’expression de la libéralité, de la charité, de l’amour. La prière est au chrétien ce que l’oxygène est aux poumons. Elle doit être constante et permanente. La prière est nécessaire pour mener une vie chrétienne saine et normale. Dieu nous donne cet ordre pour notre bénédiction et notre bénédiction (« Ton Père qui est dans le secret te le rendra »). Nous devons veiller à cette intimité avec lui, humblement et loin des regards. Jésus ne dit pas que le charité, la piété, l’aumône, la prière et le jeûne sont abolis, mais il faut les pratiquer dans la consécration.


(Matthieu 17/14-21) Les disciples étaient tombés dans la routine à force de voir tous les miracles qu’ils faisaient eux-mêmes. Ils ont cru que la force était en eux et ne pensaient plus que c’était Dieu qui agissait à travers eux. Ils sont tombés dans l’incrédulité, ils ont commencé à se confier en eux-mêmes, en leurs propres forces, ils ont pris l’habitude de faire eux-mêmes les miracles. Le remède unique recommandé par Jésus : la prière et le jeûne. Faire les choses spirituelles par habitude est le seuil de l’incrédulité.


6- L’expérience apostolique


(Actes 1/12-14) Dans chambre haute, les disciples prient. Après 10 jours de prière, le ciel s’ouvre et les disciples sont remplis du Saint-Esprit. Création de l’Église grâce à la prière.
(Actes 6 :1-4) Priorité à la prière avant toute tâche et mission du disciple (porter la Parole jusqu’aux extrémités de la Terre).


7- Le jeûne et la prière dans le combat spirituel


Les anges ont besoin de la prière des chrétiens. Les anges ne peuvent intervenir que sur décision de Dieu, avec la soumission des hommes à Dieu. Dieu respecte la volonté des hommes, même dans leurs choix les plus désastreux. La prière est une puissance capable d’animer et d’armer les anges. Il existe plusieurs sortes de prières :


• La requête et la demande
• L’intercession pour quelqu’un d’autre
• La supplication (toucher Dieu et s’emparer des promesses)
• Proclamation et prise de position dans l’héritage de Dieu.


Le Saint-Esprit cohabite-t-il avec la désobéissance du chrétien ? La désobéissance est aussi grave que l’occultisme. Souvent, on confond état d’esprit et « esprit de ». Par exemple, il peut y avoir un état d’esprit de colère mais pas d’esprit de colère (c’est un des aspects de notre personnalité charnelle).


Citations sur le jeûne


« La raison pour laquelle beaucoup ne vivent pas dans la puissance du Salut est qu’il y a trop de sommeil, trop de viandes et de boissons, trop peu de jeûne et de reniement de soi, trop d’amour du monde et trop peu de remise en question et de prière. » William Bramwell

« Il est souvent nécessaire de jeûner plus de deux jours par semaine. » John Wesley

« La prière sert à délier la main de l’invisible, le jeûne sert à délier la main du visible. » Andrew Murray

« Jeûner est important – plus important, sans doute, que bon nombre d’entre nous ne le supposent. Lorsqu’il est pratiqué avec un coeur pur et des motivations droites, le jeûne peut nous donner la clé pour déverrouiller des portes que d’autres clés n’ont pu ouvrir; une fenêtre ouvrant de nouveaux horizons dans le monde invisible; une arme spirituelle constituant les ressources de Dieu, « puissante pour renverser les forteresses ». » Arthur Wallis


8- Enseignement pratique et hygiéniste du jeûne


Ce qui se passe dans le jeûne se situe au niveau du corps et du psychisme. Par le jeûne, nous ne prouvons rien au autres ni à nous-mêmes : c’est une grâce. Nous devons rester dans le jeûne en regardant à la Croix, pour nous mettre au service du Seigneur. Même le jeûne d’un repas ou d’une journée est agréable à Dieu. Quand Dieu nous exauce, nous devons regarder Sa bénédiction comme une grâce. Nous ne recevons pas forcément des réponses immédiates : il y a souvent un facteur temps.


Les différentes phases durant le jeûne

  JEUNE-ET-PRIERE-2.gif

a) humiliation
Durant les premiers jours du jeûne, on se sent mal dans sa peau, fatigue (physique). Ce malaise est lié à l’épuration physique, psychologique et spirituelle.


b) épuration
Stade important à ne pas négliger. Elle va se faire de nouveau sur le plan physique, psychique et spirituel.

Au niveau physique :
Elle est très importante. Le corps va d’abord se défaire de ce qui le pollue, puis de ce qui le gène, puis du superflu.


• Ce qui le pollue (déchets, toxines, cristaux métaboliques liés aux viandes rouges et à la charcuterie). Normalement notre corps est équipé pour éliminer tout cela, mais nous ne lui en laissons pas le temps. Il faudrait 8 à 9 heures entre chaque repas pour laisser au corps le temps d’éliminer les toxines. Les produits chimiques aussi ne sont pas bons pour le corps. Certains médicaments vont enlever un trouble, mais en créer un autre dans une autre partie du corps, et quelquefois même laisser créer des lésions. Le foie stocke les toxines, cela cause une dégénérescence des tissus et finalement peut causer le cancer. Les toxines sont éliminées par les urines, par les pores, par la transpiration, par la respiration. Le sang prend en charge les toxines. Les poumons en rejettent par la respiration.


• Ce qui le gène (au niveau des tissus organiques : kystes, fibromes…). Le corps va éliminer le maximum de cellules en mauvais état. Le corps se séparer des cellules nécroser (qui dégénèrent, le premier stade du cancer).


• Le superflu (tissus graisseux, kilos en trop) Le corps va s’en défaire. Il faut maigrir car ce superflu pèse sur notre corps. Le pivot central de notre corps est la colonne vertébrale. Le superflu va peser sur notre colonne vertébrale et causer un écrasement des vertèbres et un blocage des influx nerveux.
Le poids idéal d’un homme d’1m76 est 71kg (calculer ainsi : 1m76 – 1m = 76 – minimum de 5 = 71kg)
Le poids idéal d’une femme d’1m55 est 45kg (calculer ainsi : 1m55 – 1m = 55 – minimum de 10 = 45kg)


Au niveau psychique :
Tout ce qui a été enfoui (les tendances naturelles : colère, déprime, rêves accompagnés de fantasmes) remonte à la surface comme la vase dans un cours d’eau. L’épuration se produit au niveau conscient ou durant le sommeil.


Au niveau spirituel :
Plus le matériel aura d’importance dans notre vie, plus le spirituel va baisser, comme le montre le schéma ci-dessous.


JEUNE-ET-PRIERE-3.gif
 

Durant le jeûne, nous mettons tout dans le côté spirituel du balancier et attachons moins d’importance au matériel. Cela produit un rééquilibrage et une mise en ordre de notre vie spirituelle.


c) discernement 


Nous discernons notre propre situation. Notre corps est consommateur d’oxygène. Décrassé, le corps le fait mieux circuler vers les poumons et le système circulatoire. Le cerveau est un très grand consommateur d’oxygène. Le sang, qui est le véhicule de l’oxygène, ne peut pas toujours assumer son rôle parce que nous ne lui laissons pas le temps et la possibilité de se débarrasser des déchets.


Dans le sang, nous trouvons des substances nutritives, de l’oxygène et des déchets. Lorsque le sang se sera déchargé dans son épuration, il deviendra de plus en plus rouge (le teint du visage sera rosé à ce moment). L’oxygène va au cerveau. Au bout de plusieurs jours de jeûne, la lucidité sera plus grande, nous pourrons solutionner des problèmes auparavant gênants.


La phase de discernement commence lorsque nous avons la conviction de notre péché. Le Saint-Esprit mettra en lumière certains péchés que nous avions mis en bloc dans la repentance, mais qu’il faudra confesser un par un. Le Seigneur va nous donner une vue juste vis à vis des autres et le discernement dans la vie de couple.


d) délivrance
Le jeûne nous permet de nous libérer de l’influence de certaines choses (café, chocolat, dépendance à certains aliments). Le jeûne nous délivre dans:
• le domaine psychique (fantasmes, pulsions incontrôlées)
• le domaine spirituel (blocages dans la prière et la lecture de la Bible)


e) guérison
La guérison n’est pas obligatoire, mais elle se produit souvent. Dieu désire notre santé, il veut notre bien. Il a déjà placé dans notre corps la guérison (ex: coupure et cicatrisation). La volonté de Dieu est d’avoir un peuple sain plutôt qu’un peuple miraculé.


Quelques fois, pour diverses raisons, nous n’entendons pas Dieu. Le Seigneur désire nous parler. S’Il n’y arrive pas par les moyens traditionnels parce que nous sommes trop pris pour L’écouter, Il est obligé d’intervenir, de nous secouer. Il va peut-être employer la maladie ou un accident. Mais la guérison peut consister en une mise en ordre physique. L’origine de nos troubles physiques vient à 60% environ de notre mode alimentaire. La douleur est quelque chose d’utile, elle est un symptôme utile comme la fièvre. Si nous prolongeons la douleur, elle peut entraîner la maladie. Nous devons apprendre à écouter la maladie à travers les symptômes. La maladie est un désordre mais peut aussi être un signal d’alarme.


La grossesse met en place un système naturel d’épuration qui a pour but de préserver le nourrisson. Les femmes vivent plus longtemps à cause de l’épuration des grossesses et du cycle menstruel.


f) longévité
C’est le rallongement de la durée de la vie. Par la purification, les risques de maladie disparaissent. Lorsque nous sommes dans le jeûne, nous économisons 25.000 battements de coeur par tranche de 24 heures. Dans le jeûne, notre corps mange et élimine la graisse déposée dans le système vasculaire et veineux. Notre corps ne nous appartient pas, Dieu a un plan pour nous sur Terre ! Ceux qui disent : « Si l’on est malade, on ira plus vite avec le Seigneur » regardent à eux-mêmes et non à leur vocation, à la mission que Dieu leur a confié.


La longévité a un but spirituel pour le service de Dieu. Dieu veut nous guérir, mais afin que nous nous mettions à Son service.


g) communion
Au début du jeûne, on peut être fatigué, irrité, mais au bout de plusieurs jours un bien-être s’installe. Nous nous sentons mieux dans notre corps, aurons une meilleure communion avec les autres, avec la nature : nous serons plus sensibles.


Cette communion débouche sur la plénitude. Le jeûne nous amène à vivre une meilleure communion avec le Seigneur. Si nous persévérons dans le jeûne, nous allons ressentir une légèreté en marchant, nous allons nous sentir comme porté.


h) consécration
Le but du jeûne doit être la consécration. Un jeûne bien mené dans la prière doit avoir pour résultante la consécration, la disponibilité à la volonté de Dieu, la soumission à Sa souveraineté.
(Luc 2/36-38) : Anne était prophétesse, elle avait reçu une visitation du Saint-Esprit. Elle servait Dieu dans la prière et dans le jeûne, nuit et jour, dans le temple qu’elle ne quittait pas. Deux personnes seulement ont reconnu Jésus comme le Messie : Anne et Siméon.


i) témoignage
C’est le résultat de notre vie avec le Seigneur. Avant de faire, il faut être. Le témoignage est renouvelé, il revient plus percutant lorsque les chrétiens prient et jeûnent. Une puissance se dégage de ceux qui jeûnent et prient.


9- L’hygiène


A) Préparation au jeûne


Choisir le moment
Ne pas attendre l’instant idéal ni se dire « J’attends que le Saint-Esprit me montre quand je dois jeûner. » Il s’agit d’une décision volontaire. Il faut préparer le jeûne, choisir la date. Il est recommandé de commencer par de courtes durées (1 jour) puis progressivement passer de 2 à 5 jours, voire ensuite 7, 21 ou 40 jours. Mettez à profit vos congés et vos vacances. Il ne faut pas jeûner uniquement à cause d’un besoin pressant et grave, mais il est bon de jeûner et prier pour faire plaisir au Seigneur.


Buts
Durée et sujets de prière : il faut fixer une durée et non pas dire « on verra jusqu’où je tiens ».


Préparation
Il faut réduire l’alimentation les jours qui précèdent, cela permet de rentrer tranquillement dans le jeûne. Ne surtout pas se goinfrer ni faire de réserves avant. Avant le jeûne, se nourrir en 3 temps :


• 1er temps : légumes, fruits, un peu de fromage et de yaourts
• 2e temps : fruits
• 3e temps : jus de fruits


Important : Nettoyer son transit intestinal la veille (au soir). Se purger à l’aide d’une solution en vente en pharmacie (limonette purgative ou autre).


B) Les signes pendant le jeûne


bouche
Haleine et langue. Langue très chargée, dépôt sur la langue et les gencives, impression d’avoir la langue gonflée. L’haleine est porteuse des toxines qui sortent des poumons.


urines
Urines pigmentées. De couleur foncées, presque marron (décharges de biles, de toxines).


douleurs
Douleurs musculaires, migraines, douleurs : ce sont des manifestations normales, il faut qu’elles arrivent et qu’elles passent (fréquentes au niveau des mollets, des muscles, des jambes). Impression d’être vidé. Les douleurs vont se déplacer dans le corps (douleurs liées à un rééquilibrage nerveux). Les migraines sont en partie liées à notre régime alimentaire (consommateurs de café ou de thé…) et à notre système circulatoire sanguin.


vertiges, vomissements
Les vomissements sont dus à une trop grande fabrication d’acétone dans le corps.


faim
Il existe deux sortes de faim, la faim physique et la faim psychique.
Faim physique : elle devrait disparaître au bout de 2 à 3 jours, ainsi que la pulsion sexuelle. La faim physique ne reviendra plus à cause de l’épuration (symptômes identiques à une crise de foie : perte de l’appétit).
Faim psychique : elle est plus difficile à vaincre que la faim physique. Ce n’est pas le besoin mais le désir de nourriture. Il faut combattre ces 2 faims en buvant beaucoup. Il faut se gaver d’eau.


sommeil et perte de sommeil
La somnolence, surtout lors des premiers jours du jeûne, est liée à une importante dépense d’énergie. Esprit confus et brouillé à cause de l’évacuation des toxines. Plus on avance dans le jeûne et plus on constatera une perte de sommeil. Le besoin de sommeil diminue à cause de l’épuration avancée des toxines, dépense énergétique réduite. Le sommeil est en fonction de notre régime alimentaire. Plus on mangera des aliments difficiles à digérer, lourds, plus on aura tendance à dormir.


malaise psychique
Colère, fantasmes sexuels, crises de larmes, moments de déprime : il s’agit de choses enfouies qui remontent.


Remarque
Ceux qui, dans le monde, font la grève de la faim y rentrent dans un esprit de lutte, de revendication. Cela entraîne un état de stress. Il se produit alors une montée d’adrénaline importante, ce qui entraîne un affaiblissement conséquent et quelquefois un empoisonnement de l’organisme. C’est pour cela que l’on est parfois obligé de les hospitaliser. Ceci ne concerne pas le chrétien qui jeûne dans la paix, la prière et la communion avec le Seigneur.


C) L’hygiène pendant le jeûne


Les personnes qui jeûnent ont déjà une hygiène de vie stricte. Le jeûne produit une immunité du coeur contre les maladies. L’hygiène est très importante pendant le jeûne, car le corps ne meurt pas et continuer de puiser à différentes sources d’énergies (substances organiques qui sont en nous). Le corps va continuer à recevoir certaines énergies par le soleil, l’eau et l’oxygène.


Jeûne sec et jeûne humide : Au bout d’un certain temps dans le jeûne, on perd le goût de boire. On risque de sentir plus fort le goût de chlore ou de cuivre (tuyauteries). Il faut choisir une eau qui nous plaise (minérale).


Il ne faut pas commencer par un jeûne sec (NB : un jeûne sec dure au maximum 3 jours) car le corps a besoin de l’eau pour évacuer les toxines et les dépôts. Notre corps est composé de 60% d’eau. Les canaux lymphatiques sont en contact avec des ganglions qui ont des cellules chargées d’eau appelées « mucus ». Dans un jeûne sec, le corps va puiser l’eau qui est en lui, donc évacuer le mucus et les toxines qui sont à l’intérieur. Quand nous recommençons à boire, nous nous remplissons de « propre ».


Douches et baignades : Recommandées pour bien hydrater le corps.


Soins de bouches : (Dents et langue) Dentifrice ou cristaux de menthe (en pharmacie). Bien brosser la langue pour évacuer les toxines.


Repos : Important, mais ne pas rester au lit trop longtemps.


Soleil : Aérer la pièce où l’on est, faire des promenades, prendre l’air, mais pas d’exposition trop prolongée au soleil. Continuer de fréquenter son assemblée, lire des livres édifiants, écouter des cantiques, prier seul et en groupe, louer Dieu.

Pour un long jeûne, alterner un jour sec / un jour humide.


D) La fin du jeûne


• Signes de la phase terminale de l’épuration (après plusieurs dizaines de jours) : se produisent lorsque nous avons épuisé toutes les réserves de notre corps. Nos organes vont alors maigrir (foies, muqueuses du transit intestinal). Après l’épuration bien avancée, nous entrons dans une phase de régénération qui produit un rééquilibre physique et spirituel. Après la fin de l’épuration, la langue redevient rose, les dents redeviennent plus blanches, l’haleine ne sentira plus mauvais. Nous sommes « bien dans notre bouche ».


• La peau est beaucoup plus douce, le teint rosé. Les yeux deviennent plus clairs, vifs et pétillants, les cernes vont partir.


• Le goût : la sensation gustative décrassée, plus sensible. Le goût devient plus fin.


• Sensibilité au niveau des doigts, tous les sens sont rénovés dans le corps.


• L’odorat est plus développé.


• Plus de douleur, équilibre physique et psychique, harmonie dans son corps, acceptation de son corps, bien être.


• Diminution du poids.


• Retour de la faim (au niveau de la bouche et de la gorge : salivation, même sentiment que lorsque nous avons très soif. Cela se produit après plusieurs dizaines de jours de jeûne).


E) La reprise alimentaire


1ère période : liquides
• jus de fruits
• bouillons
• jus de légumes
• compotes
(faire une purge)


2e période : purées
• nourriture mixées
• yaourts


3e période : solides
• morceaux
• fruits, légumes
• pain complet


Ne pas reprendre du lait aussitôt après la fin du jeûne car il fait reprendre du poids et des graisses. Prendre des oligo-éléments (magnésium, cuivre, or et argent)

Exemple de reprise alimentaire (jeûne de 30 jours)
 

 

JEUNE-ET-PRIERE-4.gif


F) L’hygiène alimentaire


• Écouter son estomac
• Veiller aux quantités
• Privilégier les végétaux (80%) : légumes…
• Pain complet biologique
• Protéines animales :
. fromages, laitages
. oeufs
. poissons
. viandes : blanches et rouges (ne pas en abuser)
• Protéines végétales : lentilles, champignons, etc.


Notes d’un élève durant un cours reçu à l’Institut Biblique du Dauphiné

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 21:22

BADGE-HOMO.jpg

 

L’homosexualité, phénomène de mode ou d’abomination ? Pour le moins qu’on puisse dire, ce phénomène est l’une des abominations qui a suscité le courroux de Dieu à Sodome et Gomorrhe. C’est d’ailleurs pour cela que Dieu a détruit ce peuple.

 

C’est quoi donc l’homosexualité ?


L’homosexualité, c’est lorsque deux personnes de même sexe entretiennent des relations intimes. Il s’agit des relations entre homme et homme et des relations entre femme et femme. Ce phénomène a tellement pris de l’ampleur que dans certains pays l’on a établi des lois permettant aux homosexuels de se marier. Ces mariages contre nature sont célébrés aujourd’hui dans ces pays. Nous voyons de plus en plus des hommes à l’allure de femme et des femmes à l’allure d’homme. Qu’est ce qui motive ce genre de comportement et quelles en sont les conséquences ?


Motivations


L’homosexualité ne date pas d’aujourd’hui. Déjà dans l’ancien testament la bible en fait mention. Elle présente les habitants de Sodome et Gomorrhe comme des personnes se livrant à cette pratique. Ce comportement n’est que le résultat de la dégradation de la race humaine soumise à l’autorité du diable. Le diable dans sa lutte pour pervertir les voies du seigneur, séduit les hommes et les manipule pour que ces derniers se détournent de Dieu. L’homosexualité est une preuve de la manifestation de la puissance du diable dans la vie des hommes. Toutes les personnes qui s’adonnent à cette pratique croient être libres. Elles ne savent pas qu’elles sont sous l’emprise de Satan qui les utilise comme de simples instruments contre Dieu. L’homosexualité est une abomination, un péché grave devant les hommes et devant Dieu. Il ramène l’homme à l’état d’animal, de bête. Sa conscience étant obscurcie par le diable, il ne discerne plus le bien du mal. Tout ce qu’il fait est contraire aux règles et à la raison humaine. Dieu aurait pu créer des hommes uniquement ou des femmes. Mais il a prit le temps de créer hommes et femmes pour qu’ils vivent ensembles et assurent la pérennisation de la race humaine. Seulement voilà que des hommes habités par l’esprit du mal ont décidé de défier les lois de l’Eternel. Les relations entre deux hommes ou deux femmes peuvent-elles accoucher d’un enfant ? Beaucoup de familles cautionnent aujourd’hui cette pratique. Car pour plusieurs, elle nourrit son homme. Encore une ruse du diable qui, pour recruter beaucoup d’adeptes présente la richesse. Beaucoup de jeunes hommes et de jeunes filles se sont lancés dans cette vie à cause de l’argent et de la richesse. Le diable ne lésine pas sur les moyens pour amasser du monde dans son royaume. Mais les hommes, ignorants, se laissent conduire comme du bétail qu’on mène à l’abattoir. L’homosexualité est une dérive de la race humaine qui présente de graves conséquences. Aussi la loi de Moise condamne-t-elle les relations intimes entre personnes de même sexe. Elle les considère comme une abomination et exige que ces personnes soient punies de mort. Lévitique18.22/20.13.


Les conséquences


Les conséquences de l’homosexualité sont nombreuses. Le péché de l’homosexualité s’il est contre Dieu, est d’abord contre le corps de l’homme. Celui qui se livre à l’homosexualité souille son corps et son âme, il détruit son propre corps 1Corinthiens6.18. L’homosexuel est un ouvrier du diable. Il ne le sait pas, mais il travaille comme un esclave pour le diable contre le plan de Dieu. Certainement il y a des personnes qui voudraient arrêter, mais elles sont impuissantes. Car elles sont dans les chaines du diable et ne peuvent s’en défaire. De par la nature de leur relation, les homosexuels ne peuvent pas procréer. Ainsi, ils ne peuvent connaitre la joie de l’enfantement et se privent des privilèges et bienfaits que procure une véritable famille. En tant qu’ouvrier du diable et donc ennemi de Dieu, l’homosexuel attire sur lui la colère et le jugement de Dieu. Les homosexuels ainsi que tous les pécheurs n’hériteront pas du royaume de Dieu. Ils seront simplement jetés dans l’étang de feu, en enfer Apocalypse21.8/22.15. Sodome et Gomor qui s’adonnait à cette passion dans l’ancien testament a été simplement et purement rayé de la surface de la terre par Dieu. Lire Genèse13.13/ 18.20 /19.1-29


Aujourd’hui, si tu lis ce message, et que tu te sens concerné, il y a une seule chose à faire; te repentir, abandonner ce péché et accepter Jésus-Christ comme ton seigneur et ton sauveur personnel. Lui seul peut te délivrer de la prison de Satan. Colossiens 2.13-15. 13 Vous, vous étiez morts à cause de vos fautes, et aussi parce que vous n’étiez pas des circoncis. Mais Dieu vous a rendu la vie avec le Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes, 14 il a effacé le document de nos dettes qui nous accusait, et qui était contre nous à cause des règles établies. Et il l’a détruit en le clouant sur la croix.15 Dieu a enlevé leur puissance aux esprits qui avaient autorité et pouvoir. Il a présenté ces esprits devant tout le monde et il les a traînés comme des prisonniers dans le défilé victorieux de son Fils.

Verset à méditer : Romains 6.23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.


Ancien N’GOUMISSA PATRICE

 

Source: Nouvelle Alliance

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 21:58

PHOTO DE LA BIBLE-copie-1

 

L’invention de l’imprimerie a révolutionné le christianisme, car elle a rendu les informations contenues dans la Bible accessibles au grand public.

Une nouvelle théorie voudrait que l’ordinateur révolutionne notre compréhension de la Bible bien plus que ne l’a fait l’invention de l’imprimerie. Je ne parle pas de bibles électroniques, ni d’Internet. Cette nouvelle révolution concernerait un mystérieux code caché dans la Bible, découvert grâce à l’informatique, un code qui prédit les évènements d’actualité et la date de la fin du monde. Qu’en est-il en réalité?

 

Au début du siècle dernier, un rabbin tchécoslovaque, Michael Weissmandel fut intrigué par un vieux livre selon lequel il existerait un code secret dans la Torah. Si on suivait une certaine séquence, par exemple en prenant chaque 10e ou 17e ou 50e lettre, il était possible de découvrir des séquences cohérentes et des mots cachés.

Il tenta l’expérience et il repéra, en effet, certaines séquences. Des mots apparurent, séparés par des intervalles réguliers dans le texte hébreu. Mais ce ne fut pas suffisant pour convaincre le sage rabbin de l’existence d’un code caché dans la Bible.

Son travail fut oublié jusqu’à récemment, quand un étudiant en Israël reprit le procédé, assisté cette fois par un ordinateur. Celui-ci rendait possible la recherche de séquences en utilisant des intervalles plus vastes, comme toutes les 3000 ou 4000 lettres. Par ce moyen, trois mathématiciens israéliens déclarèrent qu’ils avaient découvert la preuve de l’existence d’un code secret dans la Bible.

 

Ils ont pris dans l'Encyclopédie des grands hommes d'Israël, les noms de 34 rabbins avec leurs dates de naissance et de décès et ils les ont entrées dans l'ordinateur.

L'ordinateur rechercha systématiquement toutes les combinaisons possibles, sautant 2 lettres, puis trois, puis quatre et ainsi de suite jusqu'à épuisement de toutes les possibilités. À leur grand étonnement, l'ordinateur trouva les noms des 32 hommes et leurs dates de naissance et de décès. Aussi publièrent-ils en 1994 les résultats de leurs recherches dans le Statistical Science.

 

D’autres chercheurs plus sceptiques voyaient là le simple fruit du hasard et exigèrent un second test. Ils prirent donc 32 nouveaux noms et obtinrent le même résultat.

En peu de temps, ce supposé code secret de la Bible était sur toutes les lèvres.

En 1997, Michael Drosnin, journaliste au Washington Post, publia un livre qui devint un best-seller.

 

Selon Drosnin, en plus de contenir les noms de 32 rabbins, le code contenait des informations permettant de prédire avec précision des évènements politiques, tels que l'assassinat du président Kennedy. En s'appuyant sur les résultats de ses recherches, il écrivit en 1994 une lettre au Premier ministre israélien Yitzhak Rabin disant ceci:

“Un mathématicien israélien a découvert un code caché dans la Bible semblant révéler en détails des évènements qui se sont produits des milliers d'années après que la Bible ait été écrite. La raison pour laquelle je vous écris est que, la seule fois où votre nom – Yitzhak Rabin – apparaît en entier dans le code, les mots « assassin, qui assassinera » y sont présents séquentiellement. “Vous devriez considérer ceci sérieusement, car les assassinats de Anwar Sadat ainsi que ceux de John et Robert Kennedy étaient eux aussi cachés dans le code.... Je pense que vous courez un réel danger, mais que ce danger peut être écarté.”

 

En novembre 1995, Yitzhak Rabin fut assassiné et Drosnin triompha. Il affirma que tous les évènements importants de l'histoire moderne étaient encodés, n’attendant que le moment d'être décryptés par un ordinateur. Voici ce qu’il dit à ce sujet :

 

“…il apparaît que chaque personnalité importante et chaque évènement majeur de l'histoire du monde peut être identifié grâce au niveau de codage que nous possédons actuellement.

Toutes les figures politiques de la deuxième guerre mondiale sont là - “Roosevelt,”

“Churchill,” “Staline,” “Hitler”. “Amérique”, “révolution” et 1776… - et apparaissent ensembles.

 

”Napoléon” est associé à “France”, “Waterloo” et “Elbe.” La révolution Bolchévique est associée à l'année 1917....

 

...“Beethoven” et “Bach” sont tous deux associés avec “compositeurs allemands,” et

“Mozart” en tant que “compositeur de musique.” “Rembrandt” est associé à “Hollandais” et “peintre.” “Picasso” est appelé “l'artiste.”

 

Toutes les avancées technologiques majeures sont mentionnées. Les “frères Wright” sont associés avec “avion.” “Edison” avec “électricité” et “ampoule.” “Marconi” avec “radio.”

 

Est-il possible que derrière le texte biblique se cache un relevé détaillé de l'histoire du monde, attendant simplement d'être révélé par nos ordinateurs super puissants? Se peut-il que la destinée des nations et des dirigeants politiques soit déjà déterminée, et que nous ne puissions rien y changer? En outre, ce code biblique, présenté par certains comme le sceau authentique de Dieu sur son livre, serait-il la preuve irréfutable que ce livre a été dicté par une intelligence divine?

 

 

Lire l’intégralité de ce document, cliquer ICI.

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 15:19

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Pour la majorité la prédication de la croix restera un scandale ou une folie, or elle est une puissance surnaturelle, divine qui sauve le croyant et le fait croître dans l'amour et la vérité à l'image de Jésus-Christ.

 

Jésus nous a tracé le chemin, il s'est humilié dans l'abandon de soi qui l'a mené jusqu'à la mort sur la croix et Dieu l'a ensuite élevé cf. Ph.2:1-10. Voilà l'essence du message de l'apôtre Paul (1Co.1:18, Ep.4:12-15) rappelé plus tard par l'apôtre Jacques qui résume ainsi le plan de Dieu pour nous: «Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera» Ja.4:10. Regardons cela de plus près.

 

Consolation et miséricorde à la croix


Nous avons donc besoin de venir humblement à la croix chaque fois que nous sommes offensés par le péché des autres pour recevoir la consolation et la guérison et chaque fois que nous avons offensé les autres par notre péché pour recevoir le pardon et la réconciliation.

 

Dans cette perspective, la croix n'est pas juste la porte d'entrée mais reste au centre de la vie chrétienne, c'est pourquoi Paul disait aux chrétiens de Corinthe: «J'ai décidé parmi vous de ne rien savoir d'autre chose que de Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié» et aux chrétiens de la Galatie: «Pour ma part, jamais je ne vais me vanter de quoi que ce soit, si ce n'est que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ par qui le monde est crucifié pour moi comme je le suis pour le monde».

 

Nous avons aussi besoin de venir à la croix et y monter chaque fois que nous sommes tentés par les convoitises et les passions de notre chair. Paul déclare: «Ceux qui sont unis à Jésus-Christ crucifient le vieil homme... qui est la chair avec ses passions et ses désirs». Être unis à Jésus-Christ, c'est s'unir à lui sur la croix dans sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Paul explique aux Philippiens que cette union était le but de sa vie, qu'il voulait expérimenter dans son union avec Jésus ses souffrances et sa puissance de résurrection Ph.3:10.

 

Quand Paul dit qu'il a été crucifié avec Christ, il ne parle pas seulement de son vieil homme, de sa chair avec ses désirs et ses passions, il parle de son être entier, avec ses émotions, ses désirs, sa volonté aussi, c'est Jésus qu'il invite à venir vivre en lui, il pense comme lui, cf. Ph.2:5, il souffre des mêmes choses que lui, il se réjouit aussi des mêmes choses que lui, il veut les mêmes choses que lui, ce n'est plus lui qui vit mais Christ qui vit en lui, il est mort et sa vie est cachée en Christ, il ne vit plus pour lui-même mais pour celui qui est ressuscité d'entre les morts, l'amour de Christ le presse, cf. Ga.2:20 et 2Co.5:16. Voilà la «croixsens» spirituelle; alors que le «moi» diminue, Jésus prend de plus en plus de place en nous, cf. Jn.3:31.

 

L'obéissance de renoncer à soi et s'abandonner à Dieu ne vient pas sans souffrance Hé.5:8, c'est pénible de mourir mais la nouvelle vie qui en résulte apporte une joie céleste de ressuscité; le fruit de l'Esprit qui fait qu'il est possible en tout temps de se réjouir dans le Seigneur même au milieu des souffrances, comme Paul le faisait en prison avec Silas.

 

Ps.92:12-15


Les justes croissent comme le palmier,
Ils s'élèvent comme le cèdre du Liban.
Plantés dans la maison de l'Eternel,
Ils prospèrent dans les parvis de notre Dieu;
Ils portent encore des fruits dans la vieillesse,
Ils sont pleins de sève et verdoyants,
Pour faire connaître que l'Eternel est juste.
Il est mon rocher, et il n'y a point en lui d'iniquité.


 

Que le Seigneur nous donne à tous l'intelligence et la capacité divine pour notre croissance spirituelle alors la croix prendra de plus en plus son sens dans nos vies.

 

Source: http://www.croixsens.net/croix.php 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 14:59

 

PAULA-FRIEDRICHSEN.jpg

 

De  Paula Friedrichsen


J'aimais tellement ma nouvelle église! C'était plein de ferveur et d'enthousiasme et tout à fait à la pointe. Le pasteur avait du talent et était à la fois un prêcheur charismatique et un très bon chanteur. L'église grandissait et avait un impact dans la communauté.

 

Et je me sentais tellement bénie d'en faire partie!

Nous venions de déménager dans une petite ville pittoresque du nord de la Californie à cause du nouveau travail de mon mari. Et, bien qu'à cette époque il n'était pas chrétien, il approuvait mon désir d'être impliqué dans ma nouvelle église. 

 

Et cela n'a pas pris longtemps pour que je sois impliquée dans plusieurs ministères, tels que la garderie, les retraites pour les femmes et même le prêche et l'enseignement biblique quand on me le demandait. 

Pendant toute cette période, j'ai développé une relation forte avec mon pasteur et sa femme ainsi qu'avec d'autres membres de l'église.

 

Nous nous retrouvions tous ensemble au restaurant après le service du dimanche soir dans la communion fraternelle et les conversations étaient bien animées. 

Très souvent, j'appelais mon mari avant de me joindre au groupe pour lui demander si cela ne l'embêtait pas que j'y aille. Au ton de sa voix, je voyais bien qu'il aurait préféré que je rentre à la maison, mais j'étouffais cette impression et je choisissais d'en faire à ma tête.

 

Le temps passait et je commençais à éprouver un grand plaisir et à me sentir bien acceptée dans ma relation avec le pasteur. 

Il devint mon ami et mon mentor. J'étais flattée par l'attention qu'il me prodiguait et par son amitié, à travers le ressenti d'un genre d'approbation que je n'avais jamais connue auparavant.

Nous avons alors commencé à nous téléphoner fréquemment, bien au-delà de l'habituelle connexion que nous avions avec nos amis communs.

 

Et la barrière a été franchie au cours d'une après-midi de juillet particulièrement chaude.  

Mon petit garçon était en train de faire sa sieste et j'étais en train d'avoir ma conversation téléphonique journalière avec le pasteur, quand ce dernier prit les devant et me fit part que l'intérêt qu'il avait pour moi était plus que de l'amitié.

C'est ainsi qu'à débuté la période de ma vie la plus atroce. Car cet engagement romantique a rapidement évolué en une situation horrible et hors contrôle qui a compromis mon mari ainsi que toute l'église.

Comme vous pouvez l'imaginer aisément, mon mari était furieux. Sa seule consolation était qu'il ne s'était passé rien de sexuel entre le pasteur et moi. Et, croyez-le ou non, c'est à cette période que mon mari est devenu mon meilleur ami! 

 

Alors que les blâmes, les accusations et les rumeurs faisaient feu dans toute la ville, mon mari est devenu mon refuge, ma source habituelle de réconfort et de pardon.

 

Garde-fous pour mariages


Rétrospectivement, je remarque trois garde-fous que j'ai ignoré. Si vous 

Vous êtes en train de devenir trop intime dans une relation avec un autre homme, je pense que les garde-fous suivants pourraient vous aider:

 

1 - Faites confiance au jugement de votre mari


Dieu a eu l'intention de faire de mon mari quelqu'un de suffisamment proche pour qu'il devienne ma "deuxième moitié". 

Il est mon protecteur parce que très souvent il remarque bien avant moi les intentions louches des autres hommes. Il ne s'est jamais senti à l'aise dans cette relation avec mon pasteur et, bien que je croyais que c'était "OK" parce que sous l'égide de l'église, il était toujours sur ses gardes.

 

Les hommes savent comment les autres hommes s'y prennent, de la même manière que les femmes savent comment les autres femmes s'y prennent. Faites confiance à votre homme!

 

2 - C'est dans la transparence que les choses s'arrangent


Cela n'a pu commencer à s'arranger que quand j'ai commencé moi-même à être complètement honnête avec mon mari et quand je lui ai raconté toute cette sale histoire.  

Et maintenant, quand je commence à être secrète et évasive, je sais  qu'il est temps que je lui raconte ce qui se passe dans ma vie.

 

Ne vous imaginez pas cependant que le chemin a été rapide et facile. Cela a commencé quand j'ai demandé de l'aide à quelques sœurs matures.  

Elles faisaient partie d'une autre église et n'était donc pas personnellement blessées par cette histoire. Je leur ai demandé conseil et prières.

 

C'est ce temps de prière, en conjonction avec mes efforts déterminés de porter mon attention sur mon foyer et sur mon mari, qui ont été le point de départ du processus du rétablissement et du retour du bonheur dans mon mariage.

 

3 - On est en sécurité quand on peut répondre de ses actes


Un des meilleurs trucs du démon, c'est de nous diviser et de nous séparer du reste du corps du Christ. 

Plus je m'enfonçais dans cette amitié amoureuse avec mon pasteur, plus je devenais secrète et isolée, parce que je refusais de répondre de mes actes devant mes meilleurs amis.

 

C'est pourquoi il est tellement important de rester en réseau avec de bons amis chrétiens et de les laisser avoir un regard sur nos vies ainsi que d'avoir des amies sures avec lesquelles on peut prier et auxquelles on peut dire absolument tout. 

Confiance, transparence, responsabilité sont les garde-fous d'un bon mariage ! 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 14:29

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Par Ginette Gaasch

  
Construire une vie de couple, c’est un peu comme construire une maison.
Pour que celle-ci tienne debout, il faut un bon terrain, des matériaux de bonne qualité , un bon architecte et un bon maçon.


Pour construire son couple, il faut avoir trouvé le bon architecte, c’est à dire Dieu, car c’est lui le concepteur du mariage.


Ensuite, il est important de choisir ensemble le bon terrain, celui de nos croyances, de nos valeurs communes c’est cela qui va nous permettre de construire sur des bases solides.
Puis il faut retrousser ses manches et travailler, travailler encore, pour élever les murs avec le ciment de l’amour et du pardon. Au cours  de mes longues années de mariage, j’ai pu expérimenter combien sont utiles les conseils donnés par Dieu dans sa parole, la Bible. Voici les recommandations qu’il nous donne dans le livre de la Genèse  « L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et les deux deviendront une seule chair ».

 

 1 – QUITTER 

 

Un couple marié depuis 7 ans avec 3 enfants me disaient dernièrement « Nous habitons la même  maison que nos parents : eux sont au 1er étage et nous au rez de chaussée. Ils ne respectent pas notre choix de vie, et nous trouvent trop rigides avec nos enfants. Ils interviennent dans leur éducation. Mon mari n’ose pas poser les limites à ses parents, et vous imaginez les conflits qui s’en suivent entre nous ». Ce couple a bien sûr négligé de mettre en pratique la première recommandation de Dieu : quitter père et mère.


Il y a parfois un avantage matériel à rester habiter chez les parents, mais quelles difficultés s’en suivent si l’on ne pose pas des limites claires.


Il est vrai que c’est plus facile de quitter l’autorité des parents quand on a mis une distance, géographique entre eux et nous. Toutefois, même dans la situation exposée ci-dessus, il est possible de vivre une vie de couple en autonomie en expliquant aux parents qu’ils doivent maintenant nous laisser vivre le style de vie que nous avons choisi, et qu’ils doivent rester à leur place c’est à dire derrière, comme soutien et non plus comme acteurs principaux. 

Comment quitter ? Dans la paix, mais avec fermeté si nécessaire. En tant que couple, nous n’avons plus à nous soumettre à l’autorité de nos parents, mais entrer dans la dimension de la soumission mutuelle, et de l’interdépendance.. C’est indispensable pour arriver à construire sa vie de couple, et éduquer ses enfants. Veiller à bien faire la différence dans nos cœurs entre honorer ses parents et continuer à leur obéir plus ou moins consciemment.

Honorer et respecter nos parents est un commandement auquel nous devons obéir jusqu’à la fin de nos jours.
Par contre, il est important  qu’en tant que couple nous décidions de re-choisir nos propres valeurs, celles que nous voulons garder de l’éducation de nos parents respectifs, et celles que  nous allons laisser tomber. Choisir notre mode de vie et apprendre à faire des choix en accord l’un avec l’autre, est une démarche d’adulte.. Les conseils de nos aînés peuvent être utiles parfois et être intégrés dans notre réflexion de couple. Mais il est faux et dangereux de n’oser rien décider sans l’aval des parents. Cela nous empêche de mûrir et de devenir responsable.

 

 2 - S’ATTACHER 

 

L’attachement est un processus. Et ce n’est pas l’amour fou que l’on ressent au début de la relation amoureuse qui se concrétise par le mariage et le don sexuel. C’est une tout autre réalité, car il se construit tout au long de la vie.


En Hébreux il correspond à « s’appliquer à tenir ferme, et à rester uni ».
En grec, il évoque l’image de deux feuilles de papier collées sur toute leur surface, et que l’on ne peut détacher sans qu’elles se déchirent.

On ne peut s’empêcher de penser au déchirement du divorce. L’attachement se  transforme et grandit tout au long des différentes étapes de la vie : pendant la lune de miel, celui de l’organisation de la vie commune, et sur le long terme. Il se fait dans un fondu enchaîné au fur et à mesure que l’on se détache des parents.

C’est mon conjoint qui devient mon plus proche prochain, c’est avec lui que je veux bâtir ma vie de couple et de famille. Cela va donc nécessiter certains choix, qui vont m’amener à lâcher certaines attitudes, priorités ou relations pour en choisir d’autres qui permettront la consolidation de mes liens dans le couple.
 
S’attacher est un travail volontaire, celui de la construction de la vie de couple.  Comme un enfant, le couple naît, se développe et mûrit, s’épanouit, mais il peut aussi régresser et s’il n’est pas soigné, il peut mourir. C’est donc un processus qui demande des soins constants.


Chaque temps de la vie d’un couple a ses caractéristiques propres. Chaque choix a ses conséquences, ses problèmes et ses ajustements. Celui de l’arrivée de l’enfant en fait partie. La question à nous poser chacun personnellement est: Comment gérons nous les difficultés, les problèmes qui se posent à nous chaque jour, et qui peuvent nuire à la consolidation de notre couple ? Arrivons-nous à en parler calmement, avec maturité, réalisme, en ayant une bonne communication entre nous dans la vérité et l’amour ? Ou avons-nous tendance à nous décharger sur l’autre, en l’accusant ?


Toute la problématique de la vie de couple réside dans notre façon de gérer nos conflits. C’est tout un apprentissage car toute relation peut être génératrice de conflit, tout simplement parce que nous sommes différents.


 Il est donc utile de nous interroger sur notre manière de réagir, savoir reconnaître nos torts, apprendre à communiquer, à nous écouter et nous demander pardon quand ce la est nécessaire.
Reconnaître nos responsabilités dans un conflit, et vivre le pardon réciproque est source de croissance et d’attachement pour le couple. Considérons un peu plus longuement ces différentes étapes de la vie d’un couple :

 

-          La lune de miel : 


 Nous  en rêvons tous et elle est chargée d’une bonne dose d’attentes. Cela peut être un temps de grand bonheur.


 Il arrive aussi parfois que  la découverte de l’autre, de ses besoins, de son intimité, de ses traits de caractère cachés apporte quelque déconvenue et nous plonge dans la perplexité. « Il ou elle n’est donc pas tout à fait ce que j’avais rêvé… » 

 

-          L’organisation de la vie commune : 


Très vite le couple va être appelé à s’entendre sur un ensemble de questions pratiques : l’argent, les loisirs, l’alimentation, les tâches respectives, les habitudes (celui qui est du soir, celui qui est du matin, elle veut dormir la fenêtre ouverte, je la veux fermée, volets et rideaux tirés).

Puis il y a les relations avec la famille, les amis, les engagements dans le sport, dans
l’église, dans la cité. Autant de choses qui vont nécessiter dialogue et négociation, si l’on veut préserver l’unité, car il est essentiel d’éviter que se mette en place un style de vie caractérisé par deux cheminements parallèles.

 

-          L’organisation à long terme :


Elle nécessite des décisions qui engagent le couple dans ses valeurs et sa durée : la venue et le nombre d’enfants, la vie professionnelle de chacun des époux, l’achat ou non d’un logement ou la construction d’une maison.


Il est important de réfléchir à tous ces choix, et de les rediscuter régulièrement, pour voir ce qui doit être réajusté, pour préserver la vie de famille. 

 

-          L’arrivée de l’enfant :

 
Autrefois il arrivait dans la première année du mariage, ce qui n’est plus souvent le cas. Aujourd’hui, grâce aux méthodes de contraception, une grande liberté de choix existe. L’enfant arrive donc parfois plusieurs années après le mariage. Si cela représente un avantage par rapport au budget du couple ou de la possibilité de choix, il n’en demeure pas moins un temps de grand bouleversement. Problèmes de fatigue de la mère, et du père aussi, pour qui les nuits sont plus courtes, et les journées de travail tout aussi longues.


 Toutefois, l’arrivée de l’enfant demeure une grande source d’épanouissement, même s’il peut créer des turbulences dans le duo amoureux. C’est un temps de mûrissement et d’apprentissage du don de soi.


Tout ce qui vit est appelé à grandir . Donc le couple qui est vie, est en période de croissance. 
Si cette pensée est présente à votre esprit, elle vous aidera à dépasser les moments de crise qui peuvent survenir.


 N’oublions pas que l’attachement dans la vie de couple sera consolidé par les sentiments qui seront exprimés. Ils ne concernent pas seulement le temps des fiançailles et de la lune de miel. Nous avons besoin tout au long de notre vie de nous savoir aimer, reconnu comme ayant de la valeur. Nous avons aussi besoin d’être compris, écouté, et de nous sentir en sécurité avec notre conjoint.
Ce sont là les besoins fondamentaux de tout être humain. Si nous savons veiller sur nos comportements et nos paroles pour les combler, nous sommes sur le chemin de la réussite de notre couple.

 

 3 - DEVENIR UNE SEULE CHAIR 

 

Le troisième pilier de la vie de couple, prévu par Dieu, nous rappelle que la sexualité s’inscrit dans le projet de bonheur du créateur. Il l’a prévue pour notre joie, et non pas pour la souffrance et les abus.


La Bible développe une approche positive et non pas culpabilisante comme on l’a trop souvent entendu. Le Cantique des cantiques nous décrit le chant d’amour de la bien-aimée et de son bien-aimé. C’est sans doute un des plus beaux poèmes d’amour jamais écrit, et il se trouve dans la Bible.


Le livre de la Genèse nous rappelle une parole sortie de la bouche du Créateur : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide qui soit son vis à vis » Genèse 2/ 18
 
Et d’ajouter dans le livre du Deutéronome  24/5 « Lorsqu’un homme sera nouvellement marié, il n’ira point à l’armée, on ne lui imposera aucune charge, et il sera exempté pour raison de famille, pendant un an et il réjouira la femme qu’il a prise ».
Dieu a vraiment pensé à tout ! 


Notre sexualité est donc un don de Dieu. C’est un puissant facteur d’unité dans le couple. Un moyen merveilleux pour remplir notre réservoir émotionnel. Nous avons tout autant besoin qu’un bébé d’être touché, caressé, aimé par les mots et par les gestes. 
 Il convient de rappeler que vie sexuelle et vie spirituelle ont un lien étroit. 


«  Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord,  pour un temps, et pour vaquer à la prière, puis retournez l’un vers l’autre. Il ne faut pas donner à Satan l’occasion de vous tenter » nous dit Paul en 1 Cor 7/5.

 


Quelle sagesse dans cette parole ! Dieu reconnaît que nous avons des besoins sexuels et qu’il est normal de les exprimer  et de les satisfaire dans le couple.


N’utilisons pas trop facilement le prétexte de la fatigue, pour nous refuser.  Notre vie sexuelle est aussi importante que notre vie spirituelle, car elles sont source d’unité. J’aimerais rappeler ici que le moteur de notre sexualité, c’est notre unité affective. Le besoin d’être aimé est au cœur de tout être humain, et n’est jamais assouvi.


 La relation amoureuse doit donc se concrétiser par de multiples signaux : dire « je t’aime » faire des compliments, exprimer sa reconnaissance, faire un cadeau, une surprise, donner de l’aide… Il ne s’agit pas seulement de « faire l’amour », mais de donner de l’amour de multiples façons, afin de bien vivre le don de l’amour comme une joie, une fête, aussi avec mon corps. Pour conclure, j’aimerais rappeler cette parole de la Genèse  1 : 27/28 «  Dieu créa l’homme à son image, il le créa homme et femme…Et d’ajouter :  Dieu vit tout ce qu’il avait créé, et voici, cela était très bon ». 


Ce que le Créateur a déclaré très bon, ne le méprisons pas mais vivons-le dans la joie et la reconnaissance, afin que Dieu soit glorifié dans tous les domaines de notre vie.


http://www.topchretien.com/topfeminin/ 

 

http://pasteurdaniel.com

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Published by Dindé - dans Etudes bibliques
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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 22:05
 

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Richard Bennett est un ancien prêtre Catholique qui a compris les erreurs de l'Eglise Catholique en trouvant le salut par la foi en Jésus-Christ seul. Son site Internet, "Berean Beacon", comprend une page en Français, comportant de nombreux articles et témoignages de conversions d'anciens prêtres et religieuses Catholiques.


Je garde un vif souvenir des difficultés que me causaient les confessions du samedi pendant ma première année de sacerdoce dans la paroisse catholique de Park Street à Port of Spain, à Trinidad. Tous les samedis, de 15 heures à 18 heures, de nombreux Catholiques faisaient la queue près du confessionnal en attendant d'y entrer pour nous dire leurs péchés. Je m'en souviens, je transpirais alors abondamment, et pas seulement à cause du climat tropical, mais bien plutôt parce que pour la première fois de ma vie, je ressentais l'horreur qu'il y a à se tenir pendant trois heures d'affilée sous le déversoir du récit, parfois très détaillé, des péchés d'autrui. Tout cela se prolongeait pendant une heure de plus après le repas du soir, de 19 heures à 20 heures. A 20 heures, Carlton, le sacristain de l'église, était obligé de refermer les portes au nez de ceux qui voulaient encore venir confesser leurs péchés aux prêtres. Je me rappelle à quel point les gens étaient mal à l'aise en me racontant leurs péchés, surtout les jeunes femmes qui parlaient de leur inconduite sexuelle. Je voyais perler la sueur sur les lèvres des pénitents. La tâche devint encore plus difficile alors que semaine après semaine, les mêmes personnes revenaient confesser les mêmes péchés.

 

Au cours de cette première année, je n'ai jamais douté qu'il fût en mon pouvoir de déclarer : "Je t'absous de tous tes péchés au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Nous prononcions ces paroles en latin. C'est seulement plus tard que je me mis à douter sérieusement, quoique même dans ma première paroisse à Mayaro, au sud-est de l'île de Trinidad, parfois des doutes fugaces me traversaient l'esprit. Cela se produisait surtout dans les avant-postes de la Mission ; les gens revenaient semaine après semaine avec une pléthore de péchés, toujours les mêmes : fornication, adultères, vols. Ce qui aggravait le problème, c'est qu'il fallait entendre les confessions avant la messe, et tous les dimanches, j'avais à dire trois messes différentes. Quelquefois, il fallait vraiment se dépêcher d'en finir avec les confessions, en donnant très peu de conseils et de directives à ceux qui se confessaient, parce qu'il y avait d'autres messes à heures fixes. Ce qui devenait de plus en plus lourd à porter, c'était cette impression d'avoir séjourné dans une fosse d'immondices, où l'on aurait jeté toujours plus d'immondices au point de me submerger et de me faire succomber sous le poids terrible de la connaissance des péchés qui me tombaient dessus. Tout encombré encore de ces horreurs, et sans avoir pu m'en remettre personnellement, j'étais alors obligé d'aller dire la messe. Le problème ne fit qu'empirer, car la messe ne contribuait en rien à me décharger de ce fardeau de plus en plus pesant.

 

Bien des années après, dans ma dernière paroisse à Sangre Grande au nord-est de Trinidad, j'avais de réelles réserves au sujet de la confession. L'Ecriture m'avait appris qu'on ne recevait le pardon des péchés que dans la mesure où l'on croyait dans le Christ Jésus. Je savais aussi que l'Ecriture déclarait : "Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ?" (1) A cette époque, je cessai d'entendre les confessions, sauf pour certaines femmes âgées qui se contentaient de réciter une liste de péchés mémorisée au temps de leur jeunesse (je savais qu'elles seraient offensées si je ne les entendais pas en confession). Puisque je refusais, d'une manière générale, d'entendre les confessions, on fit bien sûr à mon sujet un rapport à l'Archevêque. Ce ne fut là qu'un des nombreux problèmes qui se mirent à s'accumuler lorsque j'eus commencé à traiter les questions dans une perspective biblique, pendant mes sept dernières années comme prêtre de paroisse.

 

Peut-être ce témoignage permettra-t-il de mieux faire comprendre ma situation désespérée en tant que prêtre. J'avais étudié la doctrine catholique et je l'avais mise en pratique dans une paroisse : je connaissais la frustration engendrée par le sacrement de confession dans la vie des paroissiens aussi bien que dans la mienne.

 

Les péchés ne sont véritablement pardonnés que lorsqu'on a foi dans le Seigneur Jésus-Christ.

"Vous donc, frères, sachez-le bien : par lui le pardon des péchés vous est annoncé" (2). En se fiant à l'œuvre achevée du Christ Jésus, le Seigneur, une âme reçoit le pardon de ses péchés ; une justice parfaite lui est attribuée, et elle est rendue juste à cent pour cent devant Dieu. "Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu." (3) "En Lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés selon la richesse de sa grâce". (4) Ainsi, l'Evangile est la puissance de Dieu pour le salut, comme l'a proclamé l'Apôtre Paul. Lorsqu'on pèche après avoir été sauvé, on a à résoudre un problème relationnel avec notre Père céleste en Lui confessant directement le péché en question. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice." (5)


Le pardon catholique.


Il y a une différence saisissante avec l'enseignement limpide du Seigneur dans l'Ecriture : on apprend au Catholique à rechercher le pardon, non pas en confessant son péché à Dieu par Jésus-Christ (6), mais à un prêtre humain servant d'intermédiaire. Voilà ce que pratiquent les Catholiques fervents. La pensée qui sous-tend cette pratique demande à être expliquée. Le Catéchisme de l'Eglise catholique explique qu'il y a sept sacrements, et pas seulement les deux sacrements scripturaires que sont le baptême et la communion. "Le sacrement de pénitence et de réconciliation" a cinq noms (7), chacun de ces noms définissant un aspect particulier du rituel dans son ensemble. Le premier nom qui le définit est "le sacrement de conversion", le deuxième est "le sacrement de Pénitence", qui est, dit-on, indispensable au salut. Voici les paroles officielles de Rome :

 

"C'est par le sacrement de Pénitence que le baptisé peut être réconcilié avec Dieu et avec l'Eglise… Ce sacrement de Pénitence est, pour ceux qui sont tombés après le Baptême, nécessaire au salut, comme l'est le Baptême lui-même pour ceux qui ne sont pas encore régénérés." (8)

 

Ce Catéchisme explique aussi pourquoi le sacrement de Pénitence est "nécessaire au salut" :

 

"Le Christ a institué le sacrement de Pénitence pour tous les membres pécheurs de son Eglise, avant tout pour ceux qui, après le Baptême, sont tombés dans le péché grave et qui ont ainsi perdu la grâce baptismale… C'est à eux que le sacrement de Pénitence offre une nouvelle possibilité de se convertir et de retrouver la grâce de la justification. Les Pères de l'Eglise présentent ce sacrement comme 'la seconde planche [de salut] après le naufrage qui est la perte de la grâce'." (10)

 

Cet enseignement-là, qui veut qu'on puisse perdre la justification, contredit carrément Romains 8 :29-39, 1 Pierre I :2-5, Romains 11 :29, Nombres 23 :19, etc… Ainsi, les Catholiques ne sont nullement assurés de leur salut.

 

Le troisième nom qu'on donne au sacrement de Pénitence est "le sacrement de confession, puisque l'aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement…" (11) Ce qui rend essentielle cette confession à un prêtre, c'est que malgré la reconnaissance par l'Eglise Catholique du fait que Dieu seul peut pardonner les péchés, cette Eglise déclare ensuite "qu'en vertu de sa divine autorité, Il donne ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom." (12)

 

Poussant plus loin ce raisonnement, le Catéchisme déclare : "Il a cependant confié l'exercice du pouvoir d'absolution au ministère apostolique. Celui-ci est chargé du "ministère de la réconciliation" (2 Corinthiens 5 :18). Le pas suivant consiste à développer l'idée de succession apostolique, dans la section intitulée "Le Ministre de ce Sacrement".

 

"Puisque le Christ a confié à ses apôtres le ministère de la réconciliation, les évêques, leurs successeurs, et les presbytres, collaborateurs des évêques, continuent à exercer ce ministère. En effet, ce sont les évêques et les presbytres qui ont, en vertu du sacrement de l'Ordre, le pouvoir de pardonner tous les péchés 'au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit'."

 

Cette obligation de se confesser au prêtre vient d'une mauvaise compréhension du sacerdoce du Christ. Voilà pourquoi la vocation apostolique est également mal comprise, ainsi que le fait que cette vocation a pris fin avec les apôtres des Ecritures. Le Catéchisme poursuit son développement sur l'épiscopat : ayant apparemment arraché la puissance à son Détenteur légitime, les évêques la mettent à présent au service de leurs propres conceptions de la pénitence et du pardon.

 

"L'évêque, chef visible de l'Eglise particulière, est donc considéré à juste titre, depuis les temps anciens, comme celui qui a principalement le pouvoir et le ministère de la réconciliation : Il est le modérateur de la discipline pénitentielle. Les presbytres, ses collaborateurs, l'exercent dans la mesure où ils en ont reçu la charge soit de leur évêque (ou d'un supérieur religieux), soit du Pape, à travers le droit de l'Eglise [catholique]."(13)

 

Ainsi la pensée catholique s'oppose à l'Ecriture, puisque l'idée qu'ont les leaders de la succession apostolique les entraîne à penser qu'ils peuvent pardonner les péchés du peuple. C'est pourquoi ils revendiquent le droit d'administrer la pénitence à tout un chacun. Cette notion est étrangère à l'Ecriture.

 

En quatrième lieu, ce sacrement est appelé "sacrement du pardon", et cette appellation est définie comme suit :"Il est appelé sacrement du pardon puisque par l'absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent 'le pardon et la paix'. (14)

 

L'enseignement sur le pardon va bien plus loin encore que ce que nous venons de voir. On proclame qu'il n'existe pas d'offense, si grave soit-elle, que les prêtres de l'Eglise ne peuvent pardonner. Selon les paroles mêmes du Vatican :"Il n'y a aucune faute, si grave soit-elle, que la Sainte Eglise ne puisse remettre. Il n'est personne, si méchant et si coupable qu'il soit, qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère." (15)

 

Ce pouvoir des prêtres surpasse même, assure-t-on, le pouvoir des anges et des archanges. Voici ce qu'affirme Rome à ce sujet :

 

"Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n'a donné ni aux anges ni aux archanges… Dieu sanctionne là-haut tout ce que les prêtres font ici-bas." Si dans l'Eglise il n'y avait pas de rémission des péchés, nul espoir n'existerait, nulle espérance d'une vie éternelle et d'une libération éternelle. " (16)

 

Pourrait-on concevoir des propos plus arrogants ? Si une créature prend sur elle le pouvoir de pardonner le péché, elle blasphème, car cette prérogative appartient à Dieu seul. "C'est moi, moi qui efface tes crimes pour l'amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés." (17)

Ce verset de la Bible nous assure que par grâce, les péchés sont effacés pour l'amour de Dieu Lui-même. Le même pronom est répété deux fois, pour insister sur le fait que c'est Lui seul qui pardonne les péchés.


La confession obligatoire.


Rome insiste pour que les siens se confessent : ses lois l'affirment clairement. Voici quelques échantillons de ses règlements :

 

"Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l'Eglise doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu'il n'a pas encore confessés et dont il se souvient après avoir examiné soigneusement sa conscience." (18)

 

"La confession individuelle et intégrale constitue l'unique moyen ordinaire par lequel un fidèle conscient d'un péché grave est réconcilié avec Dieu et avec l'Eglise." (19)

 

"Le fidèle est tenu par obligation de confesser, selon leur espèce et leur nombre, tous les péchés graves commis après le baptême, non encore directement remis par le pouvoir des clés de l'Eglise et non accusés en confession individuelle, dont le fidèle a conscience après un sérieux examen de soi-même." (20)

 

L'expérience humiliante du confessionnal est obligatoire dans le Catholicisme. Ce système de confession à l'oreille du prêtre ne peut que corrompre l'Evangile en encourageant et en promouvant un rituel étranger aux Ecritures.

 

Exiger, comme condition pour le pardon, qu'avec un cœur parfaitement contrit on fasse au prêtre un exposé détaillé des péchés graves "selon leur espèce et leur nombre", voilà une pratique dégradante qui conduit souvent au péché.


Le pardon des péchés, un acte judiciaire de la part du prêtre.


Le rite de la Confession selon l'Eglise catholique implique certaines paroles obligatoires, que le prêtre est tenu de prononcer :

 

"Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils, Il a réconcilié le monde avec lui et Il a envoyé le Saint-Esprit pour la rémission des péchés : par le ministère de l'Eglise, qu'Il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés."(21)

 

L'absolution que le Catholique est tenu d'obtenir n'est pas une déclaration affirmant que Dieu Lui-même a pardonné les péchés du pénitent ; il s'agit bien plutôt d'un acte judiciaire du prêtre qui déclare :"Je vous pardonne tous vos péchés." C'est donc le prêtre lui-même qui est le juge pardonnant les péchés. Selon la formule du Concile de Trente :

 

"Cependant, quoique l'absolution donnée par le prêtre consiste à dispenser le bienfait d'un autre, ce ministère ne se borne pas à annoncer l'Evangile ni à annoncer le pardon des péchés, mais il équivaut à un acte judiciaire, par lequel il prononce une sentence en tant que juge." (Canon 9). (22)

 

Le Catéchisme aussi revendique ce "pouvoir divin" qu'ont les prêtres de remettre les péchés :

 

"Dieu seul pardonne les péchés. Parce que Jésus est le Fils de Dieu, Il dit de Lui-même : 'Le Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre' (Mc 2 :10) et Il exerce ce pouvoir divin : 'Tes péchés te sont pardonnés !' (Mc 2 : 5) Plus encore : en vertu de sa divine autorité, Il donne ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom." (23)

 

C'est une arrogance inconcevable que de revendiquer pour des hommes pécheurs le pouvoir judiciaire divin de pardonner les péchés. Une circonstance aggravante consiste à fonder cette revendication mensongère sur Matthieu 16 :19, alors qu'en fait le Seigneur confiait à l'Apôtre Pierre une mission personnelle. Mais le Catéchisme poursuit en ces termes :

 

"En donnant part aux apôtres de son propre pouvoir de pardonner les péchés, le Seigneur leur donne aussi l'autorité de réconcilier les pécheurs avec l'Eglise. Cette dimension ecclésiale de leur tâche s'exprime notamment dans la parole du Christ à Simon Pierre : 'Je te donnerai les clés du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux.' (Mt 16, 19). Cette même charge de lier et de délier qui a été donnée à Pierre a aussi été donnée au collège des apôtres unis à leur chef (Mt 18 :18 ; 28 : 16-20)." (24)

 

Le Seigneur a dit à l'Apôtre Pierre : "Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux." (Matthieu 16 :19) "Je te donnerai" : cette promesse s'applique exclusivement à Pierre. Cette parole du Seigneur s'est accomplie à la lettre le jour où Pierre devint le premier instrument de l'ouverture du royaume des cieux en prêchant l'Evangile aux Juifs (Actes 2 :41) puis aux non-Juifs (Actes 10 :44-47). Ces clefs représentaient un double pouvoir qui concernait les Juifs et aussi les non-Juifs. Pierre, et Pierre seul, a accompli cela. Il ne peut pas avoir de successeurs dans la mission dont nous avons là une annonce prophétique, car pour les Juifs comme pour les non-Juifs, l'ouverture initiale du Royaume a été un acte ponctuel unique. Quant au fait de lier et de délier selon Matthieu 16 :19 et 18:18, c'est une allusion aux décisions de l'assemblée ecclésiale concernant la discipline. On y parvient grâce à la prière, à la Parole, et à l'Esprit ; ce sont ces décisions-là qui seront ratifiées dans le ciel. Cela ne se rapporte pas au droit divin que détient le Seigneur de pardonner les péchés. L'idée qu'une créature humaine pécheresse puisse se voir déléguer une autorité divine pour pardonner les péchés des autres est une offense à Dieu sur toute la ligne, et une négation de l'Ecriture, de la Parole de vérité du Seigneur. Néanmoins, c'est très exactement ce que l'Eglise de Rome revendique pour ses prêtres.


L'Eglise romaine revendique un fondement biblique pour le pardon qu'accorde le prêtre.


Le fondement scripturaire qui confirmerait, selon Rome, le fait que le prêtre peut absoudre les péchés d'autrui est cité dans le paragraphe 1485 de son Catéchisme :

"Le soir de Pâques, le Seigneur se montre à ses apôtres et leur dit : 'Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus' (Jn 20 : 22-23)."

La réponse biblique à cette revendication se trouve dans les mots mêmes du verset 23 du chapitre 20 de Jean :"Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." Les Apôtres n'étaient pas envoyés en tant que prêtres, mais en tant que témoins de la vérité seulement. Ils n'étaient pas les médiateurs de la réconciliation, mais ils devaient prêcher et publier cette réconciliation. De toute évidence, en ces quelques mots, le Seigneur a résumé l'Evangile. Le Seigneur donnait à ses disciples l'autorité pour déclarer le pardon à ceux que Dieu avait déjà pardonnés. La mission qu'Il confie ici à ses disciples, dans l'Evangile de Jean, est évoquée dans des passages parallèles tels que Luc 24 ;47, Matthieu 28 :18-20, et Marc 16 :15-16. C'est bien ainsi que les Apôtres ont compris cette mission et qu'ils ont obéi, comme en témoigne tout le Livre des Actes : Christ n'a pas nommé des confesseurs pour analyser les détails les plus intimes de chaque péché dans un confessionnal. Au contraire, Il envoyait en mission les prédicateurs de Son Evangile et s'assurait que leur voix serait entendue. Ainsi, l'Apôtre Pierre a proclamé : "Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés." (25) Si nous croyons en Lui, Il nous justifiera. Telle est la grande rémission des péchés dont tous ont besoin, et sans laquelle chacun de nous est spirituellement mort. Le pardon scripturaire des péchés s'accomplit par la proclamation de l'Evangile, et non en chuchotant ses péchés à l'oreille de quelque mortel dans un confessionnal.


Les dangers de la confession.


Ce qui m'attriste et me brise le cœur, c'est la vanité de ce qui passe pour être le moyen de pardonner le péché, avec les dégâts qui s'ensuivent. On recourt à un objet fait de main d'homme, occupé par deux pécheurs dont l'un revendique une domination sur la conscience de l'autre, au lieu de recourir à une communion personnelle et intime entre Dieu et celui qui recherche Sa miséricorde et Sa grâce au travers de la fidélité du Christ Jésus. On enseigne aux âmes à abandonner la foi authentique et précieuse pour les encourager à ramper servilement devant une autre créature dans le cadre d'un rituel dangereux. Le salut et le pardon ne coulent plus vers le pécheur au travers de la Parole pure émanant du cœur même de Dieu : des hommes ignorants s'évertuent à pomper le pardon au moyen d'un dispositif de leur fabrication, avec des robinets sacramentaux pour le distribuer au pécheur par l'intermédiaire de prêtres.

 

Le système catholique remplace donc l'œuvre du Saint Esprit et la joie du pardon en présence du Dieu vivant par un rapprochement intime avec un homme. Cependant, le vrai danger de la pratique du confessionnal réside dans le fait qu'il occasionne parfois des péchés et même de fausses accusations. Ces dangers sont tous mentionnés par les règlements concernant le sacrement dans le système catholique. Les lois du Vatican sur la confession, selon le Canon 977, stipulent que : "En-dehors du cas de danger de mort, l'absolution du complice d'un péché contre le sixième commandement du Décalogue est invalide." ["Tu ne commettras pas d'adultère" constitue le sixième commandement, selon l'Eglise catholique.]

 

Le problème est tel que le Pape Jean Paul II a décidé que certaines offenses commises par des prêtres et où le sacrement de réconciliation est lié à la pédophilie, ne peuvent être jugées que par un Tribunal à Rome et nulle part ailleurs. Ce document mentionne :

 

"Les offenses graves contre le sacrement de réconciliation : 'Accorder l'absolution à un complice [pour le prêtre] du péché contre le Sixième Commandement; inviter en cette occasion, à ce moment, ou sous le prétexte de la confession, à pécher contre le Sixième commandement ; violer directement le secret de la confession.' La pédérastie est le crime contre les usages. C'est 'un péché contre le Sixième Commandement commis entre un mineur de moins de 18 ans et un prêtre'." (26)

 

Ces lois freinent peut-être, au plan local, la propagation des scandales liés à la confession, mais elles sont impuissantes à restreindre les désirs contre nature d'hommes non régénérés devant cette situation anormale qu'est l'extrême proximité imposée par le confessionnal. Décréter que des hommes détiennent un pouvoir tel qu'ils peuvent poser les actes judiciaires absolvant le péché, puis leur imposer la proximité intime, si dangereuse, de femmes et de jeunes garçons, et ne pas s'attendre à des comportements coupables et honteux, voilà qui tient à la fois de l'arrogance grossière et de l'inertie, de la part de l'Eglise romaine. Si dans le monde des affaires ordinaires, une entreprise traitait ses cadres de cette manière-là, elle serait immédiatement dénoncée comme criminelle et l'on conseillerait aux citoyens de s'abstenir d'y faire des investissements.

 

De plus, le Canon 984 déclare au paragraphe 1 : "L'utilisation des connaissances acquises en confession qui porte préjudice au pénitent est absolument défendue au confesseur, même si tout risque d'indiscrétion est exclu." La loi exigeant la discrétion, et dont on dit qu'elle donne au prêtre le droit de garder le secret, peut facilement devenir, pour le prêtre, une occasion de pécher. Surtout dans les groupes restreints, par exemple quand on entend des religieuses en confession, il est très difficile, sinon impossible, d'éviter que les informations entendues au confessionnal n'influencent la conduite ultérieure, quand on rencontre les personnes en question dans d'autres contextes.

 

Une autre loi vaticane générale sur la confession est le Canon 979 : "Que le prêtre procède avec prudence et discrétion quand il pose des questions, tenant compte de la condition et de l'âge du pénitent, et qu'il s'abstienne de s'enquérir du nom du complice." Cette loi révèle les dangers qui s'attachent au fait de poser des questions au confessionnal. L'interdiction faite au prêtre de demander le nom du complice d'un crime révèle également à quel point ces rencontres confidentielles au confessionnal peuvent devenir une occasion de péché.

 

Ce ne sont là que quelques échantillons des lois terribles conçues pour anticiper et pour limiter les dégâts moraux potentiels liés à la pratique de la confession dans l'intimité du confessionnal. Si on s'en tenait aux règles normales concernant la relation d'aide biblique, bien des dangers seraient écartés. (27) Par le précepte et par l'exemple, la Parole de Dieu enseigne que la connaissance du bien et du mal souille toujours la créature qui la détient.

 

Une immense joie céleste à laquelle les Chrétiens aspirent du fond de leur être, c'est d'être définitivement libérés de la présence, de la puissance, et de la connaissance du péché. La raison pour laquelle le Seigneur S'est exclusivement réservé la connaissance du bien et du mal au jardin d'Eden, c'est que seul un Etre parfaitement saint et illimité, infiniment puissant et bon peut détenir cette connaissance sans contracter de souillure. (28) C'est donc le comble de l'ineptie spirituelle et de la bêtise présomptueuse que de mettre au point et d'imposer un rituel à caractère confidentiel, au cours duquel il faut sonder les profondeurs de la dépravation et de la faiblesse humaines sous couvert d'une recherche du pardon et de la grâce. (29) Pourtant, la loi de l'Eglise romaine impose d'entendre les confessions au confessionnal et non ailleurs. (30)

 

C'est un fardeau terrible de voir que sous prétexte de pardonner les péchés, on sape le ministère qui appartient exclusivement au Christ Jésus, et qu'on en vient parfois à commettre des péchés graves. Des prêtres sincères s'acquittant de leur devoir, des Catholiques fervents cherchant à apaiser leur culpabilité peuvent devenir la proie du péché en pratiquant ce rite qui passe, justement, pour délivrer du péché. Les scandales dus au confessionnal et à d'autres entretiens privés au sein du système catholique ont pris des proportions si épouvantables qu'on se retrouve devant tout un flot de cas avérés, pour lesquels des preuves pourraient être fournies. Nos cœurs devraient en être affligés, et notre souffrance à ce sujet devrait nous remplir d'un désir brûlant de communiquer le pur Evangile aux Catholiques, afin qu'ils s'approchent du Seigneur Lui-même et connaissent la liberté et la joie d'appartenir à Lui seul. "Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres". (32)

 

Le Seigneur a promis, dans Sa grâce, que tous ceux qui persévéreraient dans Sa Parole connaîtraient la vérité, et que la vérité les rendrait libres. La vérité de l'Evangile libère du joug des rites et des cérémonies, de ces leurres et de ces pièges familiers qui sont bien incapables de libérer une conscience humaine devant Dieu. L'âme qui se confie uniquement dans le Seigneur pour être sauvée, qui s'appuie sur Sa miséricorde jour après jour pour être pardonnée, cette âme-là contemple la gloire du Seigneur et subit une transformation à Son image, de gloire en gloire, par l'Esprit du Seigneur. Nous prions pour que Dieu, qui a dit : "La lumière brillera du sein des ténèbres" brille dans les cœurs de ceux qui sont assis dans l'obscurité lugubre des traditions humaines, et fasse resplendir sur eux "la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ." (33)


Le pardon selon la Bible.


Dans l'Ecriture, cependant, c'est Jésus-Christ seul qui est le médiateur du pardon ; Il est le seul médiateur entre Dieu et l'homme. (34) L'instrument du pardon n'est pas une église, mais la foi dans le Seigneur Jésus-Christ : "Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille". (35) "Quant à celui qui ne fait pas d'œuvre, mais croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée comme justice." (36)

 

Pour tout péché, le pardon émane de Dieu et non d'une église quelle qu'elle soit. Nous en voyons la manifestation, afin de comprendre que c'est Lui, Dieu, qui est juste, "tout en justifiant celui qui a foi en Jésus." Toute tentative d'introduire le prêtre catholique et le sacrement de confession dans l'œuvre salvatrice de la divinité, et de faire en réalité du prêtre et du sacrement la source du pardon, c'est un blasphème grossier. Dans l'Ecriture, le pardon et l'acceptation sont en Christ Jésus et en Lui seul.


Le Dieu de toute grâce.


Quoique les enseignements de la Bible soient parfaitement clairs, l'Eglise Catholique prétend qu'un simple homme, s'il prononce la formule adéquate, devient un moyen de grâce efficace dans un acte judiciaire procurant le pardon. Le rite de la confession, en particulier, qui prétend "qu'en vertu de sa divine autorité, Il donne ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom, " (38) est suffisamment néfaste pour attirer toute la colère divine sur ceux qui ont inventé et qui pratiquent cette pernicieuse parodie du pardon du Seigneur. Dans l'Ecriture, "le Dieu de toute grâce" (39) cherche les siens directement par Sa Parole, les trouve, et les sauve. Le pardon, c'est le don que Dieu fait à celui qui croit. Ce don est accordé au croyant en raison de l'œuvre parfaitement achevée de Christ sur la croix. (40) L'œuvre de Dieu en Christ Jésus montre combien Il est bienveillant envers ceux qui croient, afin que le regard de leur foi se fixe sur Lui seul. "Si par la faute d'un seul, la mort a régné par lui seul, à bien plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie parle seul Jésus-Christ." (41)


Notes :

 

  1.  

  2. Marc II :7

     

  3. Actes 13 :38-39

     

  4. Romains 3 :21

     

  5. Ephésiens 1 :7

     

  6. 1 Jean I :9

     

  7. 1 Timothée 2 :5

     

  8. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Editions Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris 1998, paragraphes 1423-1424. Toutes les autres citations du Catéchisme sont extraites de ce même ouvrage.

     

  9. Catéchisme, paragr. 980

     

  10. Les crochets se trouvent dans le texte original.

     

  11. Catéchisme, paragr. 1446. Le paragraphe 1447 dit que la pratique de la Pénitence tire son origine de la tradition monastique en Orient, si bien que le paragraphe 1447 contredit le paragraphe 1446 qui déclare que le sacrement de Pénitence a été institué par le Christ.

     

  12. Catéchisme, paragr. 1424.

     

  13. Catéchisme, paragr. 1441.

     

  14. Catéchisme, paragr. 1462.

     

  15. Catéchisme, paragr. 1424.

     

  16. Catéchisme, paragr. 982.

     

  17. Catéchisme, paragr. 983.

     

  18. Esaïe, 43:25.

     

  19. Catéchisme, paragr.1493.

     

  20. Code de Droit canonique, Canon 960. Toutes les citations du Code de Droit canonique ont été obtenues sur le site Internet Port Saint Nicolas,

     

  21. Canon 988, §1.

     

  22. Catéchisme, paragr. 1449.

     

  23. Henry Denzinger, "The Sources of Catholic Dogma" (Sources des dogmes catholiques), Trad. Roy J. Deferrari, 30e édition de Enchiridion Symbolorum, du R.P. Karl Rahner, S.J. (St Louis, Missouri, B. Herder Book Co., 1957) # 902. Etant donné que l'Eglise Catholique prétend être "irréformable" (N° 28, Lumen Gentium, dans l'ouvrage Vatican Council II, The Conciliar and Post Conciliar Documents, Austin Flannery) le Concile de Trente est toujours officiellement en vigueur, et ne peut aucunement être abrogé par des déclarations officielles qui viendraient le contredire.

     

  24. Catéchisme, paragr. 1441.

     

  25. Catéchisme, paragr. 1444.

     

  26. Actes 10 :43.

     

  27. 26/7/03

     

  28. Jacques V :16, II Corinthiens 13 :1, 1 Timothée 5 :19.

     

  29. Genèse 2 :17.

     

  30. 1 Samuel II :22-25, et Psaume 51 :1-13.

     

  31. Canon 964 §1 : "La confession ne doit pas être entendue en-dehors du confessionnal sans une juste raison."

     

  32. Voir par exemple le résumé du Ministre de la Justice ("Attorney General") du Massachusetts, p. 2, 23/7/03 De nombreux sites Internet catholiques font état des mauvais fruits produits par les fausses doctrines et les pratiques néfastes.

     

  33. Jean 8 :36

     

  34. 2 Corinthiens 4 :6

     

  35. Jean XIV :6, Actes 4 :12, 1 Timothée 2 :5.

     

  36. Actes 16 :31.

     

  37. Romains 4 :5.

     

  38. Romains 3 :26.

     

  39. Catéchisme, Paragr. 1441.

     

  40. 1 Pierre V:10.

     

  41. Romains 4 :5-8, II Corinthiens 5 :19-21, Romains 3 :21-28, Tite 3 :5-7, Ephésiens 1 :7, Jérémie XXIII :6, 1 Corinthiens 1 :30-31, Romains 5 :17-19.

     

  42. Romains 5 :17.

Adresse du site Internet de Richard Bennett : www.bereanbeacon.org

La rubrique française de ce site peut être consultée à l'adresse :

http://www.bereanbeacon.org/languages/francais.htm

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:47

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Les livres apocryphes contenus dans les Bibles catholiques et œcuméniques sont des écrits extrabibliques dangereux.

On appelle "Apocryphes" les écrits extrabibliques contenus dans la Bible catholique (qui se trouvent aussi dans les Bibles œcuméniques. NdE). L'Eglise catholique leur donne le nom de "Deutérocanoniques". Ce sont : Tobie, Judith, Maccabées I et II, le Livre de la Sagesse, l'Ecclésiastique, appelé aussi "Ben Sirach", et Baruch. En font partie aussi certaines additions aberrantes au livre de Daniel : un chapitre 13, relatant l'histoire de "Suzanne", un chapitre 14 avec le récit de "Bel et le Dragon", et au chapitre 3, un ajout appelé "Cantique des trois jeunes gens". Cent sept versets ("Esther Grec") viennent également s'ajouter au livre d'Esther. L'intérêt de ces livres ou de ces ajouts tient au fait qu'ils renseignent sur certains faits historiques survenus pendant les quatre siècles séparant le livre de Malachie de l'Evangile de Matthieu. Mais nous allons expliquer pourquoi ces écrits ne font pas partie de la Parole écrite de Dieu.

Quelques incidences des Apocryphes sur ma vie personnelle

J'ai mis très longtemps à comprendre que les Apocryphes ne se trouvaient pas dans les Bibles chrétiennes ordinaires. Quelques-uns de ces Apocryphes ont eu des incidences profondes sur ma vie. Vers l'âge de huit ans, j'ai mémorisé un verset de Maccabées II 12 :45 : "la pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse" (1). Cette phrase figurait en effet dans le "Petit Catéchisme" que nous apprenions par cœur à l'école. Elle a eu un grand impact sur moi. Chaque année, le 2 novembre, le "Jour des Morts", je la mettais en pratique. Dans cette école tenue par des Jésuites on m'avait appris que si ce jour-là je priais pour les âmes du purgatoire à chacune de mes visites dans une église, en disant pour chaque âme six "Notre Père", six "Je vous salue, Marie", et six "Gloire soit au Père", à chaque fois, une âme serait délivrée du purgatoire. Alors un certain Jour des Morts, j'ai prié ainsi dans l'église de notre quartier, entrant et ressortant quarante-sept fois, croyant tirer quarante-sept âmes du purgatoire !

Au cours de ma première année de noviciat chez les Dominicains, j'ai dû étudier le chapitre 13 de Daniel. Le comportement immoral et grossier des deux vieillards de ce chapitre 13 m'a scandalisé. Quant au langage et à la tenue morale, ce chapitre-là était sans commune mesure avec les précédents. Bien plus tard seulement, j'ai compris que ce chapitre ne faisait pas partie du Livre de Daniel.

Alors que je me préparais à la prêtrise, je me suis beaucoup intéressé au Livre de Tobie (Livre des actes de Tobit NdE). Je trouvais étrange que Tobit soit devenu aveugle après avoir reçu dans les yeux de la fiente de moineaux. C'était encore plus déconcertant de voir l'ange Raphaël enlever les taches blanches pour guérir Tobit et lui présenter ensuite sa future épouse, Sarra, fille de Ragouël. Bizarrement, Sarra avait déjà eu sept époux qui étaient tous morts sans que le mariage fût consommé. Ce qui me plaisait, en revanche, c'était l'enseignement de l'ange Raphaël : selon lui, par la prière et l'aumône on pouvait sauver son âme ! Cela tombait bien pour m'encourager dans tous mes efforts pour gagner des mérites par les prières et les pénitences.

En raison des erreurs contenues dans les livres et les écrits apocryphes, je tiens ces derniers pour des mines dangereuses enfouies dans la Bible catholique. Pour les lecteurs Catholiques sincères qui ignorent que ces écrits n'ont pas été inspirés par le Saint-Esprit, les conséquences peuvent être navrantes. Il est donc très important d'analyser les enseignements de l'Eglise catholique au sujet de ces livres et de savoir comment on en est arrivé à les inclure dans la Bible catholique.

Rome cautionne officiellement les Apocryphes

Voici ce que déclare officiellement le Vatican : "C'est la Tradition apostolique qui a fait discerner à l'Eglise quels écrits devaient être comptés dans la liste des Livres Saints. Cette liste intégrale est appelée "Canon" des Ecritures. Elle comporte pour l'Ancien Testament 46 écrits (45 si on compte Jérémie et Lamentations ensemble) et 27 pour le Nouveau.

Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, Josué, Juges, Ruth, les deux livres de Samuel, les deux livres des Rois, les deux livres des Chroniques, Esdras et Néhémie, Tobie, Judith, Esther, les deux livres des Maccabées, Job, les Psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie, les Lamentations, Baruch, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie pour l'Ancien Testament" (2).

Cette liste montre donc que pour l'Ancien Testament, le Catholicisme accepte comme canoniques des livres qui n'étaient reconnus ni par le Christ Jésus, ni par les Juifs, ni par les Apôtres, ni par l'Eglise primitive. L'intrusion de ces Apocryphes dans la Parole divine, inspirée et infaillible, est lourde de conséquences. Ces additions représentent un quart du volume de l'Ancien Testament dans une Bible catholique. Leur présence pollue la Parole de Dieu tout entière. Or le don accordé par le Seigneur aux siens est semblable au Seigneur Lui-même : c'est une Parole pure de toute incertitude, pure de tout mensonge. "Tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement, ni ombre de variation" (Jacques 1:17). L'"Ecriture" de l'Eglise de Rome est polluée, et ce seul fait démontre à quel point Rome a complètement dévié des fondements de l'Eglise Apostolique.

Augustin et les Apocryphes

Sauf de la part d'Augustin (3) et de deux Conciles provinciaux tenus en Afrique du Nord (Hippone en 393, et Carthage en 397) il y a eu un rejet général des Apocryphes par l'Eglise primitive. Pourtant en 1546 le Concile de Trente a accepté et cautionné ces livres, les déclarant partie intégrante de la Sainte Parole de Dieu.

Pourquoi il est impossible d'accepter les Apocryphes

Quatre raisons principales empêchent d'accepter les Apocryphes comme faisant partie de l'Ecriture Sainte :

1 - Le Seigneur Jésus-Christ et les auteurs du Nouveau Testament n'ont jamais sanctionné aucun des Apocryphes par des expressions caractéristiques telles que "Il est écrit", ou "Ainsi parle le Seigneur". Fait particulièrement significatif, presque tous les livres canoniques de l'Ancien Testament sont ainsi authentifiés dans le Nouveau Testament (ainsi que par de nombreuses citations de l'Ancien Testament NdE). Mais ni le Seigneur, ni les auteurs du Nouveau Testament n'ont jamais affirmé que les Apocryphes faisaient partie des Ecritures.

2 - Dieu a confié l'Ancien Testament aux Juifs. "Tout d'abord les oracles de Dieu ont été confiés aux Juifs" (Romains 3:2). Les Juifs n'ont jamais reconnu d'autres livres que les écrits canoniques de l'Ancien Testament. La liste des livres de l'Ancien Testament reconnus en l'an 90 de notre ère par les érudits juifs du Concile de Jamnia est identique à celle qu'acceptait l'Eglise primitive, et à celle que reconnaissent les chrétiens actuels. L'historien juif Flavius Josèphe (30-100 après Jésus-Christ) écarte explicitement les Apocryphes.

3 - On remarque l'absence totale, dans les Apocryphes eux-mêmes, de toute revendication d'une inspiration divine. En fait, certains de ces livres déclarent qu'à cette époque le Seigneur ne parlait pas par la bouche de Ses prophètes : "Il sévit alors en Israël une oppression telle qu'il ne s'en était pas produit de pareille depuis le jour où on n'y avait plus vu de prophète" (1 Maccabées 9: 27).

4 - Les Apocryphes contiennent des erreurs, des fables, des superstitions, de la magie, des fraudes et des fausses doctrines, notamment la prière pour les morts. Toutes ces composantes contredisent la pure Parole de Dieu contenue dans les livres canoniques.

Par exemple, au chapitre 8 du livre de la Sagesse, le verset 19 déclare : "J'étais un enfant d'un heureux naturel, j'avais reçu en partage une âme bonne." Ce verset contredit Romains 3:23 : "Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu."

On trouve un autre exemple d'erreur grave dans 2 Maccabées 12:45. Ce verset est cité dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique pour justifier la communion avec les morts ainsi que la prière pour les morts. L'enseignement catholique officiel s'appuie sur ce mensonge de 2 Maccabées 12:45 et déclare : "La communion avec les défunts. 'Reconnaissant dès l'abord cette communion qui existe à l'intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l'Eglise en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car 'la pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse' [2 M 12, 45]. Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur" (4). La communion avec les morts est une pratique païenne que la Bible interdit : "Qu'on ne trouve chez toi personne... qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts" (Deutéronome 18:10-11).

Ces écrits renferment aussi une autre affirmation fausse, à savoir que pour obtenir le salut, l'homme doit puiser dans ses ressources propres (Ecclésiastique 15:14). Cette erreur mortelle est reprise par des documents officiels de Rome postérieurs à Vatican II :

"Mais c'est toujours librement que l'homme se tourne vers le bien... car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Ecclésiastique 15:14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude" (5).

Sans hésitation ni réserve, la Bible catholique dispense cet enseignement qui mène à la damnation. Il contredit catégoriquement la doctrine biblique qui nous enseigne qu'avant de recevoir le salut, nous sommes spirituellement morts. Ephésiens 2:1 décrit clairement l'état de l'inconverti : "Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés". Colossiens 2:13 décrit aussi la condition morale de l'humanité : "Vous qui étiez morts par vos offenses..." A cause du péché d'Adam, l'être humain vient au monde en état de mort spirituelle. Romains 3:10-11 décrit sans ambiguïté son état : "...selon qu'il est écrit : il n'y a pas de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu." D'autres mensonges épouvantables figurent dans Tobie 12:9 : "L'aumône sauve de la mort, et elle purifie de tout péché. Ceux qui font l'aumône sont rassasiés de jours." Il y en a également dans Judith 10:11-13 et dans Baruch 3:4.

Du poison dans la source d'eau vive

La Parole écrite de Dieu est une source d'eau vive absolument pure. Il n'y a pas de place en elle pour les fables trompeuses, les mensonges, les fausses doctrines. En y ajoutant d'autres écrits entachés de fausses doctrines, l'Eglise catholique montre qu'elle ne tient pas la Parole de Dieu pour un absolu dont l'intégrité doit être scrupuleusement respectée ; en fait cette Eglise est attachée par-dessus tout à sa propre tradition. Ces écrits ajoutés à la Bible et officialisés par le Concile de Trente en 1546 constituent une falsification de l'histoire. Ils affaiblissent la cohérence interne des Saintes Ecritures.

En introduisant ces écrits apocryphes dans le canon catholique, la hiérarchie romaine a largement miné la confiance des lecteurs en l'œuvre du Saint-Esprit qui illumine Sa Parole divine. La présence de faussetés d'origines humaines incorporées à la Parole écrite de Dieu a pour effet d'annuler cette Parole.

Un chrétien authentique a le désir de se nourrir de la pure Parole de Dieu, afin de croître et d'être fortifié dans la connaissance de son Seigneur et Sauveur. L'Apôtre Pierre nous dit : "Désirez comme des enfants nouveau-nés le lait pur de la Parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon" (1 Pierre 2:2-3). Ce lait de la Parole ne doit jamais être frelaté, contaminé par des mélanges faits de main d'homme. "La loi de l'Eternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Eternel est véridique, il rend sage le simple. Les ordres de l'Eternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Eternel est limpide, il éclaire les yeux" (Psaume 19:8-9). La Parole de l'Eternel est parfaite : d'un bout à l'autre, elle est à la hauteur du but dans lequel elle a été donnée. Par le Saint-Esprit, cette Parole nous montre notre état de péché et de misère sans Dieu, et la nécessité vitale pour chacun de nous de nous tourner vers Lui. Le témoignage du Seigneur est certain, et sa vérité est inviolable. Ceux qui l'accueillent avec humilité et simplicité sont rendus sages dès maintenant et pour l'éternité.

Notes :

1. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 958. Centurion / Cerf / Fleurus-Mame / Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998. Toute autre citation du Catéchisme Catholique dans cet article est tirée du même ouvrage.

2. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 120.

On ne sait pas exactement jusqu'à quel point Augustin cautionnait les Apocryphes. Le fait de les avoir appelés "Deutérocanoniques" peut signifier qu'il en approuvait la lecture dans l'Eglise sans toutefois les considérer comme canoniques.

3. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 958.

4. Constitution Pastorale "Gaudium et Spes", Section 17

http ://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_cons_19651207_gaudium-et-spes_fr.html

5. Voir Introduction aux Livres des Maccabées, Bible de Jérusalem (Editions du Cerf, Paris, 1961) p. 540 : "Le livre est important par les affirmations qu'il contient sur la résurrection des morts ... les sanctions d'outre-tombe... la prière pour les défunts... le mérite des martyrs... l'intercession des saints... Ces enseignements, portant sur des points que les autres écrits de l'Ancien Testament laissaient incertains, justifient l'autorité que l'Eglise lui a reconnue".

Extraits d'un article de Richard Bennett

source : http ://www.bereanbeacon.org/languages/francais.htm

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 11:06

  POULE-AVEC-SES-POUSSINS.jpg

Pendant un été spécialement sec et chaud au nord-ouest des Etats-Unis, un feu de prairie se déclara et brûla beaucoup de fermes et d’étables.

Après que le feu eut passé, quelques personnes s’organisèrent pour aller visiter les autres afin de leur venir en aide. Passant près d’une ferme réduite en cendres, un de ces hommes vit quelque chose à terre qui ressemblait à une poule noire.

Il s’en approcha. Cela avait bien été une poule, mais elle était presque carbonisée. Elle avait une position si étrange avec ses ailes étendues que l’homme donna un coup de pied pour la déplacer. C’est alors que trois poussins s’échappèrent vivants de dessous leur mère.

Cette poule avait protégé ses petits du feu dévorant. Elle était restée sur eux au milieu des flammes, préférant cette horrible mort à la perte d’un seul de ses poussins.

Cette histoire vraie est une admirable image de ce que le Seigneur Jésus a fait pour nous. Regardons-le sur la croix, les bras étendus, le Sauveur. Si nous allons à LUI, nous serons sauvés et protégés.

Qu’attendons-nous, si nous n’avons pas encore répondu à l’amour du Seigneur Jésus qui nous invite à venir à LUI ?

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