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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 22:30
LA BIBLE. PAROLE DE DIEU.jpg

 

À tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre, à tout être humain. Que la paix vous soit donnée avec abondance! Le témoignage que je vous propose, ce jour, est d’une importance capitale et rare en son genre. Il bouleversera sûrement votre vie. Si, du moins vous le lisez dans un esprit bien disposé. Il est complètement renversant ! Mais, rassurez-vous, je ne cherche pas à faire du sensationnel, je veux simplement que chacun de vous découvre la vérité des Saintes Ecritures et recherche le salut de son âme, aujourd’hui plus que jamais ! Il est peut-être encore temps pour vous, avant que vous ne passiez définitivement et irrémédiablement, de « l’autre côté » ! A lire et à faire lire ! Que DIEU vous bénisse, richement ! Dindé Fernand.


"Tout a commencé aux alentours de 10:00 du matin. Nous étions en train de prier et de nous préparer pour aller à un pique-nique qui devait avoir lieu plus tard dans la journée. Soudain, autour de 10:00, une puissante lumière blanche s'est mise à briller à l'une des fenêtres. Lorsque la lumière est apparue, chacun de nous fut baptisé du Saint-Esprit et s'est mis à prier en langues. A ce moment, nous étions tous dans l'étonnement et fascinés par ce que nous voyions. Cette lumière glorieuse illuminait complètement la pièce. Cette lumière était beaucoup plus forte que la lumière du soleil. Au milieu de cette splendeur, nous pouvions voir une foule  d'anges vêtus de blancs. Ces anges étaient d'une apparence superbe, si grands et si beaux à la fois. Au milieu de tous ces anges, nous avons vu quelque chose d'incroyable : le visage d'un Homme ! Cette image était celle d'un être spécial, un homme vêtu d'une longue robe sous un manteau très blanc. Ses cheveux étaient comme des fils d'or. Nous ne pouvions pas voir son visage car il brillait trop. Cependant, nous avons vu qu'Il portait une ceinture dorée autour de Sa poitrine. Il y était écrit, en lettres dorées : ‘‘Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs. ”..."

 

Pour lire le témoignage dans son intégralité, cliquer sur : GIBBOR 777.

Et attendre l'ouverture du fichier WORD. Bonne lecture et que DIEU vous bénisse!

 

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Published by Dindé - dans Témoignages
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 13:51

  EUCHARISTIE.jpg

 

Richard Bennett est un ancien prêtre Catholique qui a compris les erreurs de l'Eglise Catholique en trouvant le salut par la foi en Jésus-Christ seul. Son site Internet, "Berean Beacon", comprend une page en Français, comportant de nombreux articles et témoignages de conversions d'anciens prêtres et religieuses Catholiques.

Il s'agit d'un sujet particulièrement délicat. Alors que je venais de quitter la prêtrise, on me demandait parfois ce que je pensais de la Messe. Je répondais alors qu'il s'agissait pour moi d'un sujet tellement douloureux que j'étais incapable d'en faire la moindre analyse, et j'évitais de l'aborder. Il en fut ainsi pendant plus de deux ans. Je traitais d'autres questions, mais c'est seulement au cours de la quatrième année après mon départ que j'ai commencé à analyser l'enseignement catholique sur la Sainte Communion et la Messe.

Les auteurs catholiques populaires exultent en parlant de la puissance et du prestige du prêtre, qui pendant la Messe fait descendre Christ du ciel sur l'autel. Ils expliquent que le prêtre renouvelle le sacrifice offert par Christ sur le Calvaire. Considérons par exemple ce qu'en dit le prêtre catholique John O'Brien :

"Quand un prêtre prononce les prodigieuses paroles de la consécration, il atteint jusqu'au ciel, fait descendre le Christ de Son trône, et Le place sur l'autel pour qu'Il y soit à nouveau offert comme Victime pour les péchés des hommes. Le pouvoir du prêtre surpasse celui des monarques et des empereurs ; il surpasse celui des saints et des anges ; il surpasse celui des Chérubins et des Séraphins. Son pouvoir surpasse même celui de la Vierge Marie. Alors que la Sainte Vierge fut le moyen humain par lequel le Christ s'incarna une seule fois, le prêtre, lui, fait descendre du ciel le Christ, et Le rend présent sur notre autel en tant que Victime éternelle pour les péchés des hommes, non pas une seule fois, mais mille fois ! Le prêtre parle, et voici que le Christ, le Dieu éternel et tout-puissant, incline la tête et obéit humblement au commandement du prêtre. Qu'elle est donc sublime, la dignité de la prêtrise chrétienne : son privilège est d'être l'ambassadrice et la vice-régente du Christ sur la terre ! Le prêtre perpétue pour l'essentiel le ministère du Christ, il enseigne aux fidèles avec l'autorité de Christ, il pardonne au pécheur pénitent par le pouvoir de Christ, il offre à nouveau le même sacrifice d'adoration et d'expiation que Christ offrit sur le Calvaire. Il ne faut pas s'étonner de ce que les auteurs spirituels prennent un plaisir particulier à appeler le prêtre "alter Christus". En effet, le prêtre est, et doit être un autre Christ." (1)

Beaucoup, parmi les anciens prêtres que nous sommes, ont trouvé cet enseignement difficile à accepter, même avant d'avoir cessé de célébrer la Messe. Dans son témoignage, Alexander Carson fait part de sa propre lutte :

"Un dimanche soir au mois de juillet 1972, j'ai commencé à lire l'Epître aux Hébreux dans le Nouveau Testament. Cette Epître exalte Jésus, Son sacerdoce et Son sacrifice au-dessus de tout ce que connaissait l'Ancienne Alliance dans l'Ancien Testament. Voici un des passages que j'ai lus : "Il [Jésus] n'a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, et ensuite pour ceux du peuple. Cela, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même." (Hébreux 7 :27) Cela m'a fait sursauter, et j'ai commencé à éprouver un grand malaise. Pour la première fois, j'ai compris que le sacrifice de Jésus a consisté en une seule et unique offrande, faite sur le Calvaire, une offrande pleinement suffisante par elle-même pour me réconcilier avec Dieu et avec tous ceux qui se sont repentis au long des siècles. J'ai vu alors que "le saint sacrifice de la Messe" que j'offrais chaque jour tout comme des milliers d'autres prêtres catholiques, était chose fallacieuse, sans rapport aucun avec la réalité. Si donc le "sacrifice" que j'offrais quotidiennement était dépourvu de sens, alors mon "sacerdoce", dont la raison d'être était précisément d'offrir ce "sacrifice", était également dépourvu de sens."(2)

Ce qui a été accompli à la Croix.

Avant d'examiner en détail ce qu'enseigne l'Eglise Catholique sur la Messe, il importe de comprendre au moins dans ses grandes lignes l'œuvre de Dieu, dont le point culminant est le sacrifice de Christ. La perfection absolue de ce sacrifice tient à la dignité de la personne de Christ. Il est l'Homme-Dieu qui a obéi, qui a souffert, et qui est mort. Plus jamais il ne pourrait y avoir d'offrande égale à celle-là. A lui seul, ce sacrifice montre l'œuvre de grâce du Christ Jésus. Jamais rien n'existera de plus adéquat, de plus excellent, car c'est l'œuvre de Celui qui "n'a pas estimé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu." (3) L'empressement de Christ, ainsi que Sa volonté, se reflètent dans Ses paroles : "Voici, je viens…pour faire, ô Dieu, ta volonté." (4) La volonté du Père a pour centre et pour accomplissement le sacrifice de Christ ; c'est le Père qui a voulu cet acte suprêmement profitable pour Son peuple. Le Saint Esprit proclame le double bienfait incomparable que procure le sacrifice parfait de Christ : "Et c'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes." (5) Le sacrifice de Christ a pour origine la volonté du Père. Il était capital que ce fût le Père qui appelât Son Fils à accomplir cette œuvre, étant la Personne à qui la réparation était due. Ce sacrifice était le plan du Père, le but du Père. "Cet homme [le Christ Jésus], livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu." (6) "Mais lui, après avoir présenté un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis à perpétuité à la droite de Dieu… car par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés." (7)

L'offrande unique de Christ, voulue par le Père, a été offerte une seule fois. La marque de la perfection divine est visible dans le fait qu'il s'agit d'un seul et unique sacrifice, offert une seule fois. Oser proposer un renouvellement de ce sacrifice unique qui fut présenté une seule fois, c'est dénigrer le plan du Père, la volonté du Père. On voit la majesté, la puissance, et l'absolue perfection de Christ Jésus le Seigneur dans Son offrande unique, offerte une seule fois. Christ a également rendu manifeste l'effet de Son sacrifice, c'est-à-dire la sanctification de Son peuple. L'Ecriture décrit ainsi le contraste entre l'offrande toute-suffisante de Christ et les offrandes inefficaces présentées sous la loi : "Tout sacrificateur se tient à son poste chaque jour pour faire son service et offrir souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés. Mais lui, après avoir présenté un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis à perpétuité à la droite de Dieu." (8)

Le Christ Jésus a triomphé par Son sacrifice, et Il libérera parfaitement de la culpabilité du péché, de la puissance du péché, et de la punition du péché tous ceux qui viennent à Lui. Il leur donnera la certitude de posséder la sainteté parfaite et la joie de la communion avec Lui-même et avec le Père. "Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché." (9) Le Père ne Se souviendra plus des péchés ni des iniquités du vrai croyant ! Voilà qui montre la richesse de la grâce de Dieu, et la toute-suffisance de la satisfaction offerte par le Christ sur la Croix : "Là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché." (10) Du péché des véritables croyants, Dieu ne Se souviendra plus, ni pour leur faire honte maintenant, ni pour les condamner dans l'éternité. Christ a offert un seul sacrifice, à jamais efficace. Ce sacrifice a une puissance éternelle. "Il n'y a donc plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ." (11) Rien ne pourra jamais séparer les Siens de l'amour de Dieu. "C'est pour cela aussi qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur." (12) Christ procure aux Siens un salut éternel et parfait !

La Victime catholique.

Quand j'étais prêtre, j'ai bien souvent abaissé le regard sur le pain et sur le vin après avoir prononcé les paroles de la consécration, croyant que je venais d'offrir le sacrifice du Christ Jésus. Les paroles exactes que je prononçais étaient les suivantes : "Considère favorablement le sacrifice de ton Eglise, et vois la Victime dont la mort nous a réconciliés avec toi-même." (13) Ensuite je demandais au Père céleste d'accepter le Christ en tant que "Victime sainte". Je ne comprenais pas alors que mon action contredisait les Ecritures. Amy Bentley, dans son témoignage intitulé "La conversion d'une religieuse catholique", donne l'explication suivante : "Nos responsables d'Eglise enseignaient qu'un sacrifice quotidien était nécessaire, mais selon Hébreux 10 :10, nous sommes sanctifiés par l'offrande de Jésus présentée 'une fois pour toutes'. Il ne me venait jamais à l'esprit de me demander pourquoi 'l'Eglise véritable' était remplie de responsables qui enseignaient que le sacrifice du Calvaire était incomplet." (14)

Tel est le terrain du culte catholique ; il nous faut à présent l'examiner à la lumière du respect absolu que nous inspire le Dieu parfaitement Saint. La vérité, c'est que l'offrande unique et parfaite de Christ a été acceptée, puisque maintenant Il est ressuscité des morts, monté au ciel, et qu'Il siège à la droite de la Majesté Divine. Son sacrifice unique, absolument complet et parfait, a été accepté par le Père pour la gloire éternelle de Son Nom, et pour la gloire du Christ Jésus Lui-même. C'est là une dure vérité pour des Catholiques sincères et pieux, mais c'est une vérité incontournable.

Le catholicisme prétend que le Christ est immolé au cours de la Messe.

Selon les Documents du Concile Vatican II, l'Eglise catholique enseigne ce qui suit :

"Car dans le sacrifice de la Messe Notre Seigneur est immolé (15) lorsqu'il 'devient présent sous le mode sacramentel, pour nourrir les fidèles sous les apparences du pain et du vin'. C'est dans ce but que le Christ a confié ce sacrifice à l'Eglise [Catholique]…La participation au Repas du Seigneur est toujours communion au Christ qui S'offre pour nous en sacrifice au Père." (16)

Ayant officiellement ratifié le Concile de Trente, l'Eglise Catholique actuelle continue de déclarer anathèmes tous ceux qui ne considèrent pas la Messe comme un sacrifice propitiatoire. Une propitiation consiste à apaiser une personne offensée et à la rendre favorable. Voici les paroles que l'Eglise Catholique a ratifiées :

"Si quelqu'un dit que le Sacrifice de la Messe est seulement un Sacrifice de louange et d'actions de grâces, ou une simple mémoire du Sacrifice qui a été accompli à la Croix, et qu'il n'est pas propitiatoire, ou qu'il n'est profitable qu'à celui qui le reçoit ; et qu'il ne doit point être offert pour les vivants et pour les morts ; pour les péchés, les peines, les satisfactions, et pour toutes les autres nécessités : qu'il soit anathème (maudit)." (17)

Les commandements limpides de Christ sont diamétralement opposés à tout cet enseignement. Les paroles de Christ : "Prenez et mangez" s'adressaient aux Apôtres, et non à Son Père dans le ciel. Il ne leur a pas commandé "d'offrir en propitiation", mais simplement de "prendre et de manger". Le sacrifice qui a suivi ces paroles fut le Sien, le Sien seulement ; et comme le déclare l'Ecriture, "après avoir accompli la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts." (18)

La "victime sainte" catholique.

La Messe est au centre du culte catholique et de la vie catholique. L'Eglise enseigne à ses fidèles qu'ils doivent s'offrir eux-mêmes en même temps que la "victime sainte". Ainsi cette Eglise déclare : "Par conséquent, le sacrifice eucharistique est la source et le sommet de tout le culte de l'Eglise [Catholique] et de toute la vie chrétienne. Les fidèles participent plus pleinement à ce sacrement d'action de grâce, de propitiation, de pétition et de louange, non seulement lorsque, de tout cœur, ils offrent la victime sainte, et s'offrent eux-mêmes en elle au Père avec le prêtre, mais aussi lorsqu'ils reçoivent cette même victime sous forme sacramentelle. (19)

Jamais Christ n'a été victime, et l'idée qu'on puisse faire de Lui une victime ne se trouve nulle part dans l'Ecriture. Non, c'est librement et volontairement qu'Il a choisi d'accomplir la volonté de Son Père. Rome insiste tellement sur ce faux fondement doctrinal que la pensée se focalise sur un Christ tragique, un Christ victime, au lieu d'être centrée sur un Christ vainqueur, Seigneur des seigneurs et Roi des rois. L'Eglise Catholique réitère comme suit son commandement selon lequel les fidèles doivent offrir à Dieu la divine victime :

"Ainsi c'est l'assemblée eucharistique qui est le centre de la communauté chrétienne présidée par le prêtre. Les prêtres apprennent donc aux Chrétiens à offrir la victime divine à Dieu le Père dans le sacrifice de la Messe, et à faire avec elle l'offrande de leur vie…" (20)

Le prêtre doit donc apprendre au peuple à faire , "avec la victime, l'offrande de leur vie", c'est-à-dire à faire réparation à Dieu pour leurs péchés, en offrant cette victime divine, et avec elle, toute leur vie. C'est ainsi que vivait Jacqueline Kasser. Son témoignage commence ainsi : "Pendant quarante-cinq ans j'ai vécu en Catholique romaine, et j'ai passé vingt-deux de ces années dans un couvent cloîtré où l'on se consacrait à l'adoration, à la réparation, et à la souffrance. Je croyais que la vocation d'une religieuse consistait à être un sauveur du monde semblable à Jésus-Christ en miniature." (21) Elle ne comprenait pas alors que si on offrait des réparations en tant que "sauveur en miniature," on rabaissait le sacrifice unique et parfait offert une seule fois par Christ ; et que cela revenait à insinuer que ce sacrifice était susceptible d'être perfectionné.

La Croix et la Messe amalgamés en un seul sacrifice.

Tout en disant que l'Eglise se conforme au commandement du Seigneur, le Vatican déclare en outre que le sacrifice du Calvaire et la Messe sont "un seul et même sacrifice". Voici son enseignement :

"Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l'Eucharistie sont un unique sacrifice :'C'est une seule et même victime ; c'est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s'est offert Lui-même alors sur la Croix. Seule la manière d'offrir diffère' : 'Et puisque dans ce divin sacrifice qui s'accomplit à la Messe, ce même Christ, qui s'est offert Lui-même une fois de manière sanglante sur l'autel de la Croix, est contenu et immolé de manière non sanglante, ce sacrifice est vraiment propitiatoire'." (22)

Il est donc très clair que d'après l'Eglise Catholique, le Christ est offert de manière non sanglante au cours de la Messe. Le Saint-Esprit enseigne, au contraire, que le sacrifice de Christ a été offert une seule fois, à la différence des sacrifices quotidiens demandés dans l'Ancien Testament. "Il n'est pas entré [dans le sanctuaire céleste] afin de s'offrir plusieurs fois, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ; car alors, le Christ aurait dû souffrir plusieurs fois depuis la fondation du monde. Mais maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice." (23) Il y a eu un seul sacrifice, offert une seule fois : voilà la manifestation de la perfection divine. Proposer un renouvellement de ce sacrifice unique offert une seule fois, c'est rabaisser la volonté de Dieu et le plan de Dieu.

Deuxièmement, se croire digne d'offrir le Christ Jésus Immortel et Son sacrifice parfait, c'est le comble de l'arrogance. Seul le Christ Jésus était qualifié pour S'offrir Lui-même. Lui seul possédait les qualifications parfaitement uniques, comme l'enseigne le Saint-Esprit : "C'est bien un tel souverain sacrificateur qui nous convenait : saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux." (24)

Troisièmement, Rome affirme que le Christ est offert "de manière non sanglante" ; mais l'Ecriture assimile l'offrande à la souffrance. Dans un sacrifice propitiatoire, offrande et souffrance ne font qu'un. Il s'agit là d'une vérité si importante que l'Ecriture l'érige en principe absolu : "sans effusion de sang, il n'y a pas de rémission." (25) Dans ce contexte, "un sacrifice non sanglant" est une contradiction dans les termes. Un sacrifice sans effusion de sang est une absurdité qui a pour seul effet de tromper.

A cause de son caractère absolument unique, le sacrifice de Christ consiste en une seule offrande, offerte une seule fois. Cette unicité est d'une importance telle, que le Saint-Esprit la réaffirme sept fois dans le Nouveau Testament. Il fait ressortir le contraste entre la perfection du sacrifice de Christ, et les sacrifices de l'Ancien Testament qui devaient être renouvelés quotidiennement. Par exemple, l'Apôtre Paul enseigne ce qui suit : "Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes, et maintenant qu'il vit, il vit pour Dieu." (26) De même, l'Apôtre Pierre déclare : "En effet, Christ aussi est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de vous amener à Dieu." (27) Cette même vérité est réitérée cinq fois dans l'Epître aux Hébreux, et elle conduit à cette conclusion : "De même aussi le Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés d'un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, sans qu'il soit question du péché, pour ceux qui l'attendent en vue de leur salut. (28) Cette vérité retentit, dans toute sa majesté, dans la proclamation du Seigneur sur la Croix : "Tout est accompli." (29)

Christ est le seul à avoir donné satisfaction.

Selon l'Ecriture, Christ, et Christ seul, a donné satisfaction. Il a souffert en tant que substitut de Son peuple, afin de satisfaire aux exigences de la loi, et de procurer aux siens une justice éternelle. Toute Son œuvre, Il l'a accomplie en tant que Chef et représentant de Son peuple ; juridiquement, Il a porté les péchés des Siens, et juridiquement Il a accompli toute justice. Il est littéralement, selon l'expression du prophète Jérémie, "l'Eternel notre justice" (30) Du point de vue juridique, Il a accompli toute justice ; Il a donné une pleine satisfaction pour les péchés de Son peuple. Christ seul était l'Etre parfait qui pouvait donner satisfaction. Telle est la gloire de Christ, le rayonnement de Sa Personne, et Son œuvre prodigieuse de médiateur et de substitut pour les siens. Le sacrifice de Christ purifie de leurs péchés les croyants et les rapproche de Dieu, comme nous le dit le Saint-Esprit :"Combien plus le sang de Christ - qui par l'Esprit Eternel s'est offert lui-même sans tache à Dieu - purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant !" (31) C'est Lui qui était sans tache, c'est Christ seul qui était digne d'offrir le sacrifice et de donner satisfaction. Telle est la splendeur de Christ.

Une communication aimante et véritable.

Quand on analyse les termes exacts des Ecritures, il est parfaitement clair que le Repas du Seigneur n'est pas un sacrifice, mais qu'il n'est pas non plus un simple rappel sommaire et sec d'un événement passé. Tout comme Moïse a dit dans l'Ancien Testament : "Ceci est le sang de l'alliance que Dieu a ordonnée pour vous" (32), de même le Seigneur Jésus a déclaré : "Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez." (33) Ce commandement donné par Christ lorsqu'Il institua Son Repas implique plus qu'un simple rappel : il s'agit de faire mémoire avec amour de Sa Personne. (34) Le sens profond du mot "mémoire" (35) suppose une interaction personnelle avec le Seigneur Lui-même. L'Ancien Testament a annoncé cette communion qui devait caractériser l'ère du Nouveau Testament : "Je mettrai ma loi au-dedans d'eux, je l'écrirai sur leur cœur ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : 'Connaissez l'Eternel !' car tous me connaîtront, depuis le plus petit d'entre eux jusqu'au plus grand, - Oracle de l'Eternel-" (36) Cette communion-là est la caractéristique essentielle de la Nouvelle Alliance. Le Christ Jésus, le Seigneur est le Médiateur de cet héritage, comme il est écrit : "Voilà pourquoi il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin qu'une mort ayant eu lieu pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l'héritage éternel." (37) Cet héritage, c'est la connaissance intime du Père et du Fils. "Or la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ." (38)

Qui peut prendre part au Repas du Seigneur ?

Seuls ceux qui ont reçu le salut selon les critères bibliques peuvent prendre part à la table de communion du Seigneur. Les croyants véritables sont ceux qui adhèrent au Dieu Très Saint, par Sa seule autorité, telle que la Bible la montre, ceux qui sont sauvés devant Lui par la grâce seule, par la foi seule, et en Christ seul. En outre le véritable croyant doit s'examiner lui-même, "et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe." (39) Le même passage biblique déclare que "celui qui mangera le pain et boira la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur." (40) Veuillez remarquer que la Parole de Dieu dit "indignement" ; elle ne dit pas "celui qui est indigne" ; car nul n'est jamais digne en lui-même de participer à la table du Seigneur ; tout vrai croyant s'en approche en se réfugiant dans la seule justice du Christ Jésus. Ce vrai croyant doit examiner sa conscience sous le regard de Dieu, pour savoir s'il s'approche de la table du Seigneur avec respect et révérence, en ayant confessé au Seigneur tout péché connu, et en s'en étant repenti.(41) Même une vive conscience de son indignité personnelle ne doit pas l'empêcher de participer, une fois qu'il a tout confessé au Seigneur dans une authentique repentance, et quand il désire puiser dans Sa grâce à Sa table.

La communion avec le Seigneur pendant Son Repas.

L'Apôtre Paul insiste sur un point clé, la communion avec le Seigneur, quand il dit : "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est elle pas la communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ? (42) La caractéristique essentielle de la table du Seigneur n'est pas une présence littérale et physique du Seigneur, et les raisons permettant d'affirmer cela sont contenues dans les récits évangéliques eux-mêmes ; nous aborderons ce point ultérieurement. L'unité dont il est question est celle de la communion spirituelle entre Dieu et Son peuple ; c'est cette unité-là que célèbre la table du Seigneur. Dans la Nouvelle Jérusalem, cette communion sera un face à face, évoqué par l'Apôtre Jean : "Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu'il sera manifesté, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu'il est." (43) Pour l'instant, sous la Nouvelle Alliance, la réalité de notre communion avec le Seigneur est célébrée au moyen de signes, et non face à face. "Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang, qui est versé pour vous." (44) Sous la Nouvelle Alliance, l'obéissance consiste à entretenir avec le Seigneur une communion spirituelle intime.

Le fondement de notre confiance en tant que peuple appartenant au Seigneur.

La Parole de Dieu montre en vérité que le Seigneur veut que Ses fidèles soient pleinement assurés de ce qu'Il a fait et de ce qu'Il a dit. Afin qu'ils soient pleinement assurés et consolés, le gage qui authentifie Son œuvre est confirmé par un serment. (45) "Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang, qui est versé pour vous." (46) Par là, Christ déclare en toute légalité aux croyants qu'ils Lui appartiennent. De même que dans la vie courante il y a des documents officiels attestant des vœux de mariage, et qu'il y a des titres de propriété pour les maisons, les voitures, etc., de même ces paroles du Seigneur témoignent avec solennité et exactitude de ce qui concerne les croyants. Dans l'Ecriture, les prédictions de l'Ancien Testament se sont accomplies dans le Nouveau Testament. Christ S'est donné Lui-même aux croyants dans Son corps et dans Son sang. Il leur a donné cette déclaration formelle et officielle de la Nouvelle Alliance, leur transmettant Sa promesse formelle, Son assurance.

Pour le croyant, cette ordonnance néo-testamentaire est l'acte donnant accès à toutes les bénédictions de Christ, attestées par le sang de Christ. Ses Paroles sont les suivantes : "Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. Car toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne." (47) Le but est clair : annoncer la mort de Christ, la proclamer, la publier. On ne se contente pas de se souvenir de Christ, de ce qu'Il a fait, et de ce qu'Il a souffert ; il s'agit plutôt, pour les croyants, de participer au don glorieux accordé par Christ qui Se donne Lui-même à eux. Ils ont à déclarer que Sa mort leur donne la vie, le réconfort et l'espérance. Ils annoncent Sa mort et participent aux fruits de cette mort en présence de Dieu le Père. La Nouvelle Alliance signifie qu'Il est leur Dieu, et qu'ils sont Son peuple. Ses décrets concernent le désir et la joie de leurs cœurs et leurs pensées : en un mot, la communion avec Lui. "Or voici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël : Après ces jours-là, dit le Seigneur, je mettrai mes lois dans leur intelligence, je les inscrirai aussi dans leur cœur ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple." (48)

La communion spirituelle mise en valeur par le contraste.

Avec beaucoup de force, l'Apôtre Paul parle de la communion avec le Seigneur en l'opposant de manière abrupte à cette pratique occulte bien connue qu'est contact spirituel avec les démons. Cet enseignement vigoureux a pour but de mettre hors la loi ce sacrilège intolérable qu'est la communion avec les démons. Il s'agit d'une communication réelle, particulièrement dangereuse, et absolument interdite. "Je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons." (49) L'incompatibilité entre ces deux sortes de contacts spirituels apparaît clairement dans le commandement : "Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons : vous ne pouvez avoir part à la table du Seigneur et la table des démons." (50)

Il est capital de comprendre que l'Apôtre insiste sur une communion réelle et consciente, sur une union spirituelle entre Christ et les croyants. Il ne s'agit pas d'un simple souvenir ; si c'était le cas, cette opposition n'aurait pas de sens. L'Apôtre oppose l'intimité spirituelle avec les démons à l'intimité spirituelle avec le Seigneur. Ce passage permet donc de conclure que "la communion au sang de Christ" (51) est une intimité réelle entre le Seigneur et les croyants qui célèbrent Son Repas. En introduisant ce Repas, le Seigneur a exprimé Son propre désir en ces termes : "J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous…Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous." (52)

Les croyants doivent donc à leur tour désirer vivement partager ce repas avec Lui. Cette communion avec Lui est l'essence même de la Nouvelle Alliance. Dans ce contexte qui montre le culte véritable en même temps que sa contrefaçon, le Seigneur met l'accent sur l'esprit d'adoration véritable : "Voici sur qui je porterai mes regards : sur le malheureux qui a l'esprit abattu, qui tremble à ma parole." (53) Afin d'aspirer à L'adorer comme il se doit, les croyants doivent avoir soif de cette communion autour de Sa table. Là où ils ont cette soif, Sa grâce leur donnera de comprendre toujours plus profondément ces paroles du Seigneur : "Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés." (54)

La prière que j'adresse au Père pour tous les croyants qui ont part à la célébration du Repas du Seigneur est la suivante : "Qu'il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme intérieur ; que le Christ habite dans vos cœurs par la foi et que vous soyez enracinés et fondés dans l'amour, pour être capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et de connaître l'amour de Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu. Or à celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui la gloire dans l'Eglise et en Christ Jésus, dans toutes les générations, et au siècle des siècles, Amen." (55)

Notes :

  1. Révérend John O'Brien, The Faith of Millions, the Credentials of the Catholic Religion (Ce que croient des millions de personnes : les lettres de créance de la religion catholique) Huntington, IN : Our Sunday Visitor, Inc., 1963, 1974, pp. 255-256.
  2. Alexander Carson, "Free Indeed" (Réellement libre) dans Far from Rome, Near to God : the Testimonies of Fifty former Roman Catholic Priests (Loin de Rome, près de Dieu : les témoignages de cinquante anciens prêtres catholiques romains) Recueillis par Richard Bennett et Martin Buckingham, 2e édition (Carlisle, PA : Editions Banner of Truth Trust, 1997)
  3. Philippiens 2 :6
  4. Hébreux 10 :9
  5. Hébreux 10 :10
  6. Actes 2 :23
  7. Hébreux 10 :12, 14
  8. Hébreux 10 :11-12
  9. Hébreux 10 :17-18
  10. Hébreux 10 :18
  11. Romains 8 :1
  12. Hébreux 7 :25
  13. "Prière Eucharistique N° 3", New Saint Joseph People's Prayer Book, Rév. Francis Evans, Editeur Général (New York, NY : Editions "Catholic Book Publishing", 1997)
  14. Amy Bentley, "The Conversion of a Catholic Nun" (Conversion d'une religieuse catholique), dans The Truth Set Us Free : Twenty Former Nuns Tell Their Stories (La Vérité nous a rendues libres : les témoignages de vingt anciennes religieuses) Récits recueillis par Richard Bennett. (Mukilteo, WA, Editions WinePress Publishing, 1997)
  15. Le dictionnaire "Larousse" définit ainsi le verbe "immoler" : 1) Tuer, pour offrir en sacrifice à une divinité 2) Faire périr ; 3) sacrifier.
  16. Documents du Concile Vatican II, N° 9, Eucharisticum Mysterium, 25 mai 1967, Vol 1, Section 3, pp. 102-103
  17. Le Concile de Trente, Vingt-deuxième Session
  18. Hébreux 1 :3
  19. Documents du Concile Vatican II, N°9, Eucharisticum Mysterium, 25 mai 1967, Vol. 1, Section 3, p. 104
  20. Documents du Concile Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 7 décembre 1965, Section 5,
  21. Jacqueline Kassar, "From a Nuns' Convent to Biblical Conversion" (D'un couvent de religieuses à la conversion biblique), dans l'ouvrage The Truth Set us Free (voir Note 14)
  22. Catéchisme de l'Eglise Catholique, §1367, Editions Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998
  23. Hébreux 9 :25-26
  24. Hébreux 7 :26
  25. Hébreux 9 :22
  26. Romains 6 :10
  27. 1 Pierre 3 :18
  28. Hébreux 9 :28
  29. Jean 19 :30
  30. Jérémie 23 :6
  31. Hébreux 9 :14
  32. Hébreux 9 :20
  33. 1 Corinthiens 11 :25
  34. W.E. Vine, An Expository Dictionary of New Testament Words (Old Tappan, NJ : Fleming H. Revell Co, 1940) #1, anamnesis, pp. 274-275
  35. Thayer's Greek Lexicon, #364 anamnesis : "un mémorial, une occasion de faire (avec amour) mémoire de moi " PC Study Bible pour Windows V3.1
  36. Jérémie 31 :33-34
  37. Hébreux 9 :15
  38. Jean 17 :3
  39. 1 Corinthiens 11 :28 :
  40. 1 Corinthiens 11 :27
  41. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner et pour nous purifier de toute iniquité." 1 Jean 1 :9
  42. 1 Corinthiens 10 :16
  43. 1 Jean 3 :2
  44. Luc 22-20
  45. Hébreux 6 :17 : "En ce sens, Dieu voulant donner aux héritiers de la promesse une preuve supplémentaire du caractère immuable de sa décision, intervint par un serment…"
  46. Luc 22 :20
  47. 1 Corinthiens 11 : 25-26
  48. Hébreux 8 :10
  49. 1 Corinthiens 10 :20
  50. 1 Corinthiens 10 :21
  51. 1 Corinthiens 10 :16
  52. Luc 22 : 15, 20
  53. Esaïe 66 :2
  54. Matthieu 5 :6
  55. Ephésiens 3 :16-21

 

 

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Published by Dindé - dans Etudes bibliques
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 21:56

L-EPEE-DE-LAFAYETTE.jpg
L'épée de Lafayette: un symbole maçonnique


Depuis le lundi 22 mars 2010, Overblog subit une attaque très virulente sur les blogs, ce qui a pour conséquence de ralentir de nombreux affichages, voire même une interruption du service de temps en temps. Les provenances de ces attaques sont de différents pays mais essentiellement d'Italie.

Jeudi 25 mars 2010: "Nous sommes, depuis 3 jours, la cible d'une attaque de type DoS (déni de service) inédite par sa puissance. Nous sommes attaqués très régulièrement, nous avons donc un ensemble de protections qui permettent de ne pas dégrader notre service. Dans le cas présent, l'attaque a été si violente qu'elle a rendu indisponible l'ensemble de la plateforme pendant plusieurs heures !
 
Nous savons que les blogs visés font tous référence à la franc-maçonnerie et à une certaine élection qui doit se dérouler aujourd'hui, que les adresses IP utilisées sont localisées en Italie, et que celui qui a commandé cette attaque a mis des moyens financiers forcement très importants au regard de la technique employée. Il s'agit d'un acte de cybercriminalité grave, car pour tenter de rendre indisponible quelques blogs les initiateurs de cette attaque n'ont pas hésité à mettre hors service plus d'un million de blogs.

Nous nous sommes toujours fixé comme mission de permettre au plus grand nombre de s'exprimer librement. C'est cette liberté qui est attaquée aujourd'hui. Nous sommes fiers d'être aujourd'hui un outil de la démocratie, mais cela nous coute cher en efforts... "


Notre équipe technique s'efforce au maximum de maintenir le portail et les blogs depuis ces derniers jours. Nombre d'entre vous nous ont apporté leur soutien que nous apprécions. Nous vous remercions pour votre patience et votre compréhension.

Over-blog.com

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:15

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UNE PREUVE DE LA VACUITÉ DE CERTAINES LOUANGES, POURTANT PROBABLEMENT SINCÈRES


«Je hais, je méprise vos fêtes, et je ne puis sentir vos assemblées solennelles; si vous m'offrez des holocaustes et vos offrandes de gâteau, je ne les agréerai pas, et je ne regarderai pas le sacrifice de prospérités de vos bêtes grasses. Ôte de devant moi le bruit de tes cantiques; et la musique de tes luths, je ne l'écouterai pas.» Amos 5:21
La pensée donnée ici par Amos (ainsi que dans l'ensemble de son message) nous confirme cette vision et annonce également certains symptômes du christianisme de la fin des temps, renforcé par exemple par la prophétie de Paul à Timothée (2 Timothée 3:5): «Dans les derniers temps, les hommes auront l'apparence de la piété (nous pouvons intégrer dans ce mot celui d’adoration), tout en ayant renié ce qui en fait la force ». Notez que ces hommes font partie de la maison de la foi — il ne s'agit pas ici de la photographie du monde perdu — et qu'ils n'ont pas égaré, délaissé, oublié les fondements et révélations originels, purs et authentiques de leur culte, mais qu'ils les ont RENIÉS.
Ce n’est pas du tout la même chose. Renier est un acte dont nous porterons la responsabilité. Ces exemples attestent que la fausse adoration chrétienne n'est pas une thèse issue de la théologie négative. Le manque de discernement actuel, la volonté d'unifier et de simplifier les composantes de la foi ne doivent pas nous conduire dans le simplisme. Une certaine adoration, en accord apparent avec l'héritage religieux et tournée vers le vrai Dieu, sincère et brillante, peut toutefois ne pas être conforme aux normes essentielles de la Vérité.


Une anecdote : L'ADORATION DU CORPS (le parvis extérieur)
Un déplacement qui va vers l'extérieur, vers le superficiel

L'adoration est présentée aujourd'hui d'une manière de plus en plus esthétique ; ses arrangements sont d'une richesse et d'une variété qui vont croissant, d'une même plastique que les autres choses du monde. La louange musicale vendue est « branchée », tout est fait pour atteindre ce but.
Il ne s’agit pas d’être contre la beauté ou la richesse musicale, mais contre le culte de la beauté. C'est Dieu qui a créé la beauté et il n'est pas prêché ici de doctrine misérabiliste, mais ce même Dieu est aussi Celui qui regarde au cœur.
Toucherait-on mieux le cœur de Dieu par de belles œuvres, des prières savantes ou de riches offrandes ?! Voilà bien la pensée «religieuse» que l’ennemi voudrait voir s’installer en nous. De riches musicalités ? Des arrangements plus branchés, des orchestrations plus complexes ? Nous avons oublié que le psalmiste inspiré a dit aussi : «ô Dieu, la louange t’attend dans le silence, en Sion» (Ps. 65:1).

On entend plaider ici ou là (et même prêcher) pour une adoration « du corps » : retrouver la liberté de l'adoration du corps, par les gestes de la danse. On justifie ce courant en judaïsant par-ci, et on l’innocente en psychologisant par-là. Il y aurait beaucoup à dire à propos de ces enseignements. Mais le spectacle d'une Église qui danse et des chrétiens et chrétiennes qui ondulent fait penser à d'autres spectacles du monde (voir note 4, en fin d'article). Nous préférerions tous que l'Eglise redevienne un lieu où les hommes craignent de se joindre, à cause de la présence de Dieu (Actes 5:13), plutôt que l’espace de liberté que chacun veut remplir avec ses désirs.
Si nous aspirons à nous en tenir aux directives bibliquesnéo-testamentaires (1 Timothée 3:15) la danse sera pour nous à ranger au rayon des distractions, des accessoires. Cela ne mérite ni un message, ni un enseignement, et surtout pas d'être prôné… pour nous faire plaisir ou pour importer une pratique, singer une culture.
Notre génération ignorante se retrouve (inconsciemment) sur le chemin d’une adoration agréable, moderne, apparemment plus vivante, mais moins coûteuse que celle révélée dans la Bible. Nous voulons bien offrir nos corps en sacrifice dans les temps de louange, mais le reste doit continuer de nous appartenir : cela entretient donc une apparence d'adoration, mais sans la force de la mort à soi-même, ce qui constitue un des fondements de l'erreur d'interprétation de la pensée divine.
Offrir à Dieu des sacrifices de louange ne se réduit pas à chanter, à travailler le chant, ou à prendre des cours de musique.
Alors que cette définition s'installe dans le cœur de la génération qui vient, il est de notre devoir de défendre les fondements de la foi concernant ce sujet, et de manifester une adoration authentique en nous consacrant nous-mêmes de nouveau à l'Eternel.
Qu'on ne s'y trompe pas, et que nul ne tombe dans une critique facile : c'est parce que le corps des responsables sera défaillant dans les consécrations personnelles, dans l'attachement à la Parole de Dieu, que le glissement de la dilution avec le monde (l'apostasie) s'effectuera devant nos enfants, pour finir par s’installer en eux.

« Adorer », selon la manière qui s'installe dans certains milieux chrétiens aujourd'hui, peut finir par devenir une activité religieuse ABSOLUMENT VIDE si elle n'est pas précédée, accompagnée, suivie, de l'obéissance à la volonté divine. L'adoration est justement L'EXPRESSION de l'obéissance. André Chouraqui la traduit par le mot «se prosterner», qui se passe de commentaires. On devrait rappeler ces principes à chaque concert, et les groupes en vogue devraient en faire la pointe de leur épée : nous voulons entendre, nous demandons à entendre, pour nos enfants, nos jeunes, pour le monde également, oui, entendre s’élever de ces ministères des appels et des témoignages puissants de la Croix, des appels qui font trembler la chair et qui remettent les musicalités à leur place, c'est-à-dire au service du message, et non l'inverse.
Et «Les pécheurs ne résisteront point dans l'assemblée des justes» (Ps. 1:5).


COMPLICITÉ

Nous disions (p.15) que l'adoration ne peut exister si nous ne connaissons pas Celui que nous adorons. Lorsque Rebecca St James, figure de la louange anglo-saxonne, se réjouit des enseignements du pape et collabore à des manifestations organisées par le catholicisme, elle démontre qu'elle ne sait pas vraiment qui elle « adore ».
« J'ai eu de la chance d'entendre le pape parler à St Louis il y a 2 ans, et je chantais là-bas à cette occasion. C'était GRAND ! J'ai beaucoup aimé ce qu'il a partagé, un enseignement très biblique, très actuel, très droit ! J'aimerais que les jeunes puissent entendre ce qu'il dit, car je crois qu'il va à l'essentiel. Je l'apprécie beaucoup et je prie Dieu qu'Il lui donne le cœur de continuer son ministère ! »
Le catholicisme enseigne pourtant encore ouvertement et depuis des siècles que le salut par la foi ne suffit pas, et donc que le sacrifice de Christ ne suffit pas. C'est, de fait, un autre évangile (2 Corinthiens 11:4), et les Écritures nous apprennent à déclarer «anathèmes» toutes les tentatives d’altération ou de perversion de la Vérité (Gal. 1:8).
Un des derniers conciles reprend en considération un passage de Lumen Gentium qui affirme que "Marie, en vertu du don de grâce, précède de loin toutes les autres créatures célestes et terrestres".
L'Eglise catholique affirme donc que Marie est la plus grande créature de la terre : toute la grandeur des saints s'évanouit devant la grandeur de Marie. Marie dépasse aussi les créatures célestes : toute la grandeur des anges n'est pas comparable à la grandeur de Marie. Voilà la raison qui nous pousse à avoir une confiance illimitée en Marie. Le Saint Père souligne encore : " Le culte, le simple culte ne suffit pas. Le culte doit devenir imitation de Marie " (Benoît XVI).
«Ma manière de concevoir la dévotion à la Mère de Dieu a subi une transformation. Si autrefois j'étais convaincu que Marie nous conduit au Christ, à présent je commence à comprendre que le Christ aussi nous conduit à sa Mère"»(Jean-Paul II, "Ma vocation, Don et Mystère", Paris 1996).

Nous disons avec tristesse que nous sommes en face d'un système religieux aux ferments antichrist, bien que constitué de certaines œuvres justes et de croyants sincères, un système dont les dogmes sont inchangés depuis quinze siècles (et dont certains se sont aggravés). L'affrontement doctrinal a été sévère au cours de l'histoire de l'Église, et un très grand nombre de nos frères et sœurs dans la foi ont laissé leur vie dans une lutte acharnée pour ne pas céder à la tyrannie de la religion universelle, et aux pressions d'abjuration. Le nom des martyrs est oublié, comme leur sang qui a coulé, mais le Seigneur s'en souvient (Apocalypse 6/9) ; ceux qui ne connaissent ni leur histoire, ni les avertissements des Écritures sont condamnés à tomber dans les pièges les plus grossiers.

Lorsque des groupes français de louange évangéliques connus, apportent leur notoriété et leur concours à des concerts organisés par le catholicisme, au motif que nous adorons le même Dieu (et que le mandat d'évangélisation est d'aller « partout »), ils ne peuvent éviter de se trouver en contradiction avec le combat — et le sang — de leurs pères dans la foi PARCE QUE LES MÊMES DOGMES SONT TOUJOURS DEBOUT. Ceux-ci ont lutté contre un «esprit» qui est toujours vivant, doctrinalement identique, mais dont les intentions sont maintenant déguisées, dans de douces paroles aujourd'hui pacifiques ; même s'ils sont sincères, même si les temps ont changé, même si les combats doctrinaux sont devenus politiquement incorrects, chacun devrait cependant considérer l'angle éternel, la vision spirituelle, et la Vérité, pour éviter de se positionner en complices, même involontaires, de l'esprit antichrist.
«Et, par de douces paroles, il entraînera à l'impiété ceux qui agissent en transgressant l'alliance; mais le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira» (Dan. 11:32).

Car si les grands esprits de l'histoire de l'Église libre ont vu (entre autres choses) le catholicisme dans la grande prostituée d'Apocalypse 17 et 19 (il n'y a pas que ce système religieux qui soit en cause dans cette image, ce paragraphe n'est pas inspiré par un anticatholicisme primaire), alors ceux qui s'uniront à elle ne pourront éviter de faire une seule chair avec elle, comme l'affirme l'apôtre Paul (1 Corinthiens 6:16) dans l'énoncé d'un autre principe spirituel.


UN MAUVAIS EMPLOI DE LA MUSIQUE CHRÉTIENNE CONSTITUERA UN LEVIER D'APOSTASIE

Si nous écoutons la grande majorité des acteurs de la musique chrétienne, qui (encore une fois) ne font qu'exprimer leur sincérité, ce domaine d'expression de l'Église représente la meilleure plate-forme de rencontre entre les chrétiens d'abord, et entre les chrétiens et les non-croyants ensuite. La louange est un espace consensuel, éloigné des combats d’arrière-garde à propos de la vérité. Chanter et adorer ensemble permet de laisser de côté nos différences pour nous réunir sur ce que nous avons de plus précieux en commun, le Dieu unique, en louant Son amour dans l'unité, comme Sa Parole nous le demande.
Je veux mettre en relation le phénomène auquel nous assistons avec un texte prophétique du livre de Daniel, en soumettant ici une hypothèse à votre discernement spirituel:

«Avec de l'or, et avec de l'argent, et avec des pierres précieuses, et avec des choses désirables, il honorera un dieu que n'ont pas connu ses pères» (Dan.11:38).
Pouvons-nous penser vraiment que ce soit un nouveau dieu que proposeront la bête et le faux prophète, à une société des temps de la fin qui ne peut être que très avertie ?
Le simplisme de cette hypothèse ne doit pas nous tromper. Nous ne sommes pas ici en présence d'un obscur dieu des nations, une divinité inacceptable pour la société de cette époque de la fin, pleine de connaissance, mais bien du Dieu des Écritures qui est redéfini ici, au travers de modifications du culte ancestral.
Il n'est plus adoré sur la base de Son amour ou de Ses vertus, de Son sacrifice ou de Sa Personne, mais sur une base humaine, appuyée sur l'homme et sur ce que ce dernier lui apporte — des choses belles, précieuses, une adoration brillante — au moyen des choses terrestres, du meilleur de lui-même, c'est-à-dire au travers d'un humanisme religieux, et non selon la révélation (voir Note 5).

Nous revenons donc, à la fin de toutes choses, dans le même schéma qu'au début : la cohabitation spirituelle d’une adoration méritante, terrestre, d'inspiration humaine (Caïn), et d’une adoration révélée, céleste (Abel). Détail navrant : l’une persécutera l’autre, même après avoir pris connaissance de la volonté divine, preuve que la connaissance de la Vérité sans l’amour de la Vérité ne suffit pas, comme Satan l’a démontré.

La redéfinition du Dieu de nos pères est une stratégie plus efficace que l'émergence d'une nouvelle divinité, ou la substitution d'un dieu existant d'une autre religion, qui sont des hypothèses peu crédibles. Aucun élu ne risquerait d’être séduit (Mat. 24/24).
Cette redéfinition est graduellement présentée dans un esprit de progrès, dans le but d'atteindre un objectif religieux « meilleur », et elle répond à une usure d'image, une lassitude populaire, une incompréhension vis-à-vis d'un Dieu trop lointain, rigide; elle répond enfin au besoin de la religion de contrôler le Dieu qu’elle représente.

Il existe beaucoup de similitudes avec la tension que connut le peuple de Dieu dans le désert, au pied du Sinaï, après leur sortie d'Égypte (Exode 32).
Dans cet épisode dit « du veau d'or », nous considérons un peu hâtivement que les Hébreux sont passés du Dieu unique à une idolâtrie grossière, mais ce n'est pas aussi simple. Dans leur volonté pressante de changer de dieu, ils ont cependant pris garde de ne pas changer Son Nom, ainsi que ses caractéristiques principales, sacrifices, holocaustes etc. : « Fais-nous un dieu qui aille devant nous ». Pour « faire » leur dieu, ils se sont défaits de leurs choses précieuses, leurs bijoux, leurs richesses personnelles, le meilleur d'eux-mêmes, ce qui représente un nouveau type de l'humanisme chrétien. Ils ont fait ensuite appel à une autorité spirituelle reconnue, Aaron, qui a cédé à la pression de ces gens fatigués d'attendre que le Dieu de Moïse parle, apparaisse, agisse. Tous glissent comme un seul homme dans cette idolâtrie plus ou moins sécurisée, et dans une atmosphère de fête « pour l'Eternel » (Ex. 32/5)!

Et le peuple s'assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour se divertir (Ex. 32/6 rapporté par Paul dans 1 Cor. 10/7), ce qui rappelle quelques évidences actuelles.

Le chemin de la transformation du culte biblique et le changement de la perception du Dieu de la Bible ne se fait pas en un seul jour. Un lent processus de déplacement des bornes anciennes s'établit sur plusieurs générations.
Un des axes (il y en a d'autres) de cette stratégie d'affaiblissement de la puissance de la foi est constitué par la tolérance, puis l'acceptation, puis l'installation dans l'Église, du concept du plaisir religieux. «Les choses désirables» (Daniel 11:38).
Dans les derniers temps, les hommes deviennent amis des voluptés (traduction Darby), ayant l'apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force (2 Timothée 3:4). La traduction Segond dit «aimant le plaisir plus que Dieu» (2 Timothée 3:4).
C'est le cliché d'une religion pourtant toujours en rapport avec le Dieu originel, mais qui n'en a plus la puissance, l'impact, la résonance, l'empreinte, et qui finit par représenter sur la terre un autre Dieu, qui n'est plus conforme à la Révélation, «un autre Jésus» (2 Corinthiens 11:4), ce qui relève d'une forme de dépendance, même inconsciente, à l'esprit de l'Antichrist.

Aimer le plaisir plus que Dieu ne signifie pas obligatoirement que le chrétien a tourné le dos aux choses spirituelles pour glisser dans les péchés de la chair. Car alors il ne se soucierait pas de conserver les apparences de la foi. Il pourrait plutôt s'agir d'un chrétien… «en exercice», sincère, présent, qui a accepté, graduellement, le remplacement de la croix par d'autres moyens de suivre « Dieu », de servir « Dieu », une nouvelle manière de l'adorer qui sauvegarde les apparences de la piété, qui peut même les améliorer, mais qui ne peut plus satisfaire à ce qui en faisait la force.
Nous considérons ici que le travail de l'ennemi consiste à tenter d'introduire la notion du plaisir, de la liberté, de la facilité, dans la maison de Dieu, ce qui constitue le meilleur levier pour créer une brèche dans la consécration à la Vérité, tout en rendant « les choses de l'Esprit » désirables.
«Si tu gardes ton pied de profaner le sabbat, de faire ton plaisir en mon saint jour, si tu appelles le sabbat tes délices, et honorable le saint jour de l'Eternel... » (Esaïe 58:13).

L'Église est donc, selon ce point de vue, victime d'un mouvement tendant à réduire et faire disparaître les lignes de séparation entre le monde et les enfants de Dieu. Cette pression qui s'exerce d'une manière accrue depuis seulement quelques décennies, pèse sur l'ensemble des protections (que la rébellion appelle «interdits» et «tabous») dispensées par la Bible, et qui ont servi de modèle social ou religieux. Stratégie de dilution du faux dans le vrai, de mélange libéral impur avec le pur, de la justification du mal et des soupçons de radicalisme sur le bien, de l'immixtion d'une tolérance humaniste : la fin du vingtième siècle a été le théâtre d'une action spirituelle impure (et interne) marquant un peu plus le déclin du christianisme originel. Le besoin de réveil qui est prêché un peu partout constitue un aveu de cet état de fait, malgré une satisfaction de façade.

Comme sur un terrain de football dont on effacerait certaines lignes, il ne sera bientôt plus possible d'arbitrer correctement entre le vrai et le faux, le bien et le mal, le juste et l'injuste : comme siffler la faute si les règles sont remises en question, ou si tous les joueurs ont le même maillot ? C'est pourquoi les règles anciennes et les valeurs morales prônées par les Écritures sont l'objet de pressions afin de pousser l'Église à «actualiser» certains comportements, à «évoluer» dans son approche esthétique, à «progresser» dans ses exigences et la présentation de son message. Encore une fois, rappelons-le et que le Seigneur veille sur ces paroles : il ne s’agit pas de figer l’action de l’Église, ou de s’opposer à toute évolution, mais simplement de chercher ensemble à garder le fil à plomb à sa place (Amos 7/7 et 8).
Car c'est quand les hommes se croient plus sages que Dieu qu'ils s'exposent, eux et le peuple qu'ils ont la charge de conduire, à de terribles conséquences.

La tentation de s'écarter de la Parole originelle s'effectue d’ailleurs toujours par le raisonnement: «Dieu a-t-il réellement dit ? Ne voyons-nous pas combien le chrétien est ridicule face aux besoins et exigences du monde, à la soif d'émotions de la jeunesse ? Le temps n'est-il pas venu d'atteindre l'objectif de la gloire de l'Eglise ? d'unir le monde et la foi dans un acte d'amour, de compassion, de tolérance et d'acceptation de l'autre ?»
Un certain christianisme pense avoir beaucoup de choses à gagner en se rapprochant des standards du monde, en adoptant certains de ses codes, avant de délivrer le message de Dieu.
Mais la réponse du ciel est toujours la même : on ne gagne pas le monde en flirtant avec lui ou en l'épousant, mais en divorçant de lui. Nous sommes appelés à sortir du camp du monde en acceptant de porter sur nous la honte d'appartenir à Christ et de porter Son Nom (Hébreux 13:13), c'est-à-dire en revêtant Christ et en marchant comme Il a marché:
«Le monde me hait, parce que moi je rends témoignage de lui, que ses œuvres sont mauvaises» (Jean 7:7).

«Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien; mais parce que vous n'êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait» (Jean 15:19).

Durant dix-neuf siècles, l'Église a considéré que le monde devait recevoir Christ avec les Paroles de Christ, par l'Esprit de Christ, en méprisant la honte d'être différent de ce monde (en méprisant donc la tentation de chercher à être accepté par lui, de ne pas être rejeté), en supportant l'opprobre d'être chrétien, en décalage total avec l'esprit du monde. Car nos pères dans la foi étaient morts au monde, aux principes du monde, aux éléments du monde, et acceptaient les conséquences de leur choix, de leur témoignage : ceux-ci ont proclamé par là qu'ils attendaient une cité meilleure, permanente, invisible. Cela provoquait inévitablement leur rejet du monde, en conformité avec leur Maître et ce qu'il leur avait annoncé : ne vous inquiétez pas si le monde vous rejette, si le monde vous hait (inquiétez-vous plutôt s'il est en paix avec vous, car alors cela signifierait que vous ne dénoncez pas ses œuvres - Luc 6:26).
Cet état d'esprit les protégeait des passions de la jeunesse, et les gardait d'introduire des influences mondaines dans l'Église, de céder à la tentation de bouleverser le culte en cherchant à le rendre conforme à leurs attentes et leurs aspirations ou plus simplement aux suggestions du dieu de ce siècle - le dieu des modes.

L’ennemi cherchera bien sûr à réduire la réflexion développée ici, et à l’amener sur le terrain de l’opposition des goûts, des réticences des générations face aux progrès des suivantes,en faisant planer sur cette prise de position le soupçon de la cristallisation, de l’enfermement, qui caractérise tous les protectionnismes, les radicalismes, les fondamentalismes, et en fin de liste : les fanatismes et sectarismes.
La réponse n’est pas dans les débats ou dans les oppositions d’idées, mais dans la Parole de Dieu. C’est l’invitation ultime de cette étude. C’est par Sa lumière que nous pouvons voir la lumière (Ps. 36/9).
L’héritage scripturaire a justement été laissé pour des périodes troubles, afin que nous sachions «comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est la COLONNE ET LE SOUTIEN DE LA VÉRITÉ» (1 Timothée 3:15).

La porte d’entrée de notre vocation est étroite, et le chemin qui mène à «la nature divine» (2 Pi. 1/4) est étroit lui aussi. Les enfants de Dieu, dans quelque domaine que ce soit, ne peuvent boire la coupe du Seigneur sans devoir renoncer aux autres coupes, et nous n’ignorons pas ce que cela peut signifier pour nous en termes de choix (1 Corinthiens 10:21) et d’abandons.
C’est pourquoi toutes les formes de mélanges et de compromis, tous les alliages disparates, tous les vils matériaux de construction du royaume (1 Cor. 3/12) DOIVENT être laissés, ou seront consumés, car tout ce qui est de l’Homme, tout ce qui provient de la nature déchue ne peut atteindre l’arbre de Vie, franchir la barrage des chérubins à l’épée déployée (Gen. 3/24).



NOTES

Note 1
Satan a cependant fourvoyé l'Eglise, bien peu vigilante et bien peu consciente de ces réalités sournoises liées à la musique et à son effet potentiel sur l'âme, en l'amenant à remplacer par la musique dite « chrétienne » (parce que pratiquée par des chrétiens, dans et pour l'Eglise) l'adoration qui est due à Dieu. Et il excelle remarquablement bien, ayant eu une longue expérience dans ce domaine, puisqu'il était le chérubin qui conduisait la louange dans le ciel* ! C'est parce qu'aujourd'hui la présence de Dieu est si absente de nos églises et réunions que nos jeunes chrétiens comme les moins jeunes ont cherché à la remplacer par l'artifice de la musique sophistiquée. (Ponia Pech).
*Ézéchiel 28:13 : « tu as été en Eden, le jardin de Dieu; toutes les pierres précieuses te couvraient, le sardius, la topaze et le diamant, le chrysolithe, l'onyx et le jaspe, le saphir, l'escarboucle et l'émeraude, et l'or; le riche travail de tes tambourins et de tes flûtes était en toi; au jour où tu fus créé ils étaient préparés ».
Ésaïe 14:11 : « Ton orgueil est descendu dans le shéol, le son de tes luths. Les vers sont étendus sous toi, et les larves sont ta couverture ».


Note 2
«Le problème est que les responsables qui cèdent à la tentation ne savent pas qu'ils sont en train de perdre la spiritualité biblique de leur âme, parce que les chrétiens consomment des prestations musicales d'artistes, y compris dans les églises le dimanche matin, ils assistent ou participent à des shows, et Dieu est devenu un accessoire » (Scott McCarty).

Note 3
- Une citation de Pierre Truschel
« La musique touche l'âme, les émotions. Elle peut créer un monde d'illusions face à une réalité beaucoup plus lourde. Savez-vous que les perfections du son et la qualité musicale aujourd'hui sont fausses, parce que c'est le produit de la technologie avancée. La beauté du son ne correspond plus au son qui sort de la gorge du chanteur. C'est du trucage. La qualité ne correspond plus à la vérité de celui qui chante puisqu'il a l'aide, le soutien, de toute sa technologie et de toute l'électronique. En un mot, on nous fait chanter Dieu sur des trucs qui sont des créations humaines, mais qui ne correspondent plus à la vraie beauté humaine ! C'est la beauté de l'électronique ! Où en sommes-nous ? La perfection du sceau et la qualité musicale rendue parfaite par l'électronique ne correspondent plus à la réalité qui sort de la gorge de ceux qui chantent. C'est une fausse perfection qui peut entraîner une onction musicale, comme il existe une onction pour l'acteur de théâtre ou de cinéma, séduisant, travaillant l'âme et les émotions mais ne touchant plus l'être intérieur dans la vérité. Parce qu'il n'y a plus de vérité profonde.
Beaucoup confondent les douces émotions avec la réalité profonde de la présence de Dieu qui transforme et qui rend actif et non pas consommateur. La vraie présence de Dieu nous pousse à servir et tout ce qui n'est qu'émotionnel nous pousse à consommer. Quand on voit la difficulté d'avoir, à l'heure actuelle, des responsables, d'avoir du recrutement pour les colonies de vacances, pour le travail, on se rend compte qu'on a affaire à une génération qui consomme. Pour moi, la musique est devenue pour beaucoup une drogue évangélique qui a remplacé une réelle relation avec le Seigneur Lui-même ».


Note du COURRIER INTERNATIONAL: "Etats Unis - De la musique comme torture"
"Le point commun entre Britney Spears, Metallica et Bruce Springsteen ? Certains de leurs disques sont utilisés dans les centres de détention américains pour démolir psychologiquement les détenus.
Yasir Al-Qutaji, 30 ans, est un avocat originaire de la ville irakienne de Mossoul. En mars 2004, alors qu’il enquêtait sur les tortures que les soldats américains étaient accusés d’infliger aux Irakiens, il a été arrêté par les forces américaines et soumis aux mêmes sévices. Nu, la tête encagoulée, il a été passé à tabac, puis il a fait un long séjour dans la “disco”, une salle où la musique était diffusée à un tel volume que ses interrogateurs étaient obligés, pour lui parler, de placer un porte-voix près de ses oreilles.
Yasir Al-Qutaji n’est pas le seul Irakien à mentionner ce supplice “musical”. La technique est connue bien au-delà de Mossoul. Elle est utilisée dans tous les lieux touchés par la guerre contre le terrorisme : que ce soit l’Afghanistan, la prison de Guantanamo ou celle d’Abou Ghraib. En Afghanistan, Zakim Shah, un paysan de 20 ans, a été privé de sommeil par des soldats américains qui l’exposaient à une musique assourdissante et l’accablaient de cris. A Guantanamo, des morceaux d’Eminem, de Britney Spears, de Limp Bizkit, de Rage Against the Machine, de Metallica et de Bruce Springsteen – en particulier son tube Born in the USA – sont diffusés aux détenus à des volumes abrutissants, parfois pendant quatre heures d’affilée.
Cette technique fait partie de ce qu’on appelle la “torture légère”, une combinaison soigneusement dosée de moyens de coercition psychologiques et physiques qui, sans aller jusqu’à provoquer la mort, peut causer des traumatismes psychologiques considérables. Conçue pour priver la victime de sommeil et générer une surstimulation sensorielle, elle se révèle absolument insupportable».


Note 4
Citation Ponia Pech
Il y a quelques années, dans une église charismatique bien ouverte à la bénédiction de Toronto et connue pour son groupe de louange, nous avons entendu les conducteurs de louange marteler constamment que le corps doit participer à la louange, qu'il doit être libéré pour le Seigneur. Et par diverses autres paroles et exhortations « bibliques », tout était mis en œuvre pour contribuer à « décoincer » les plus « frileux », c'est-à-dire ceux qui, au goût de l'équipe dirigeante, restaient trop statiques pendant les moments de « louange ». Que de fois n'avions-nous pas entendu le verset de Romains 12 :1 :
“Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.” (Romains 12:1 LSG)
interprété de travers, abusivement tordu, malmené et utilisé pour justifier un tel appel à l'implication de tout le corps pour « adorer Dieu », ce qui, dans la pratique, donnait lieu à ce qui était appelé « célébrations » ou défoulements physiques collectifs se manifestant par des danses, des sauts, le tout sur des musiques bruyantes, une atmosphère survoltée, dénuée de tout sentiment de la présence de Dieu.
Ceci révèle l'incroyable emploi, sans scrupules, des Saintes Écritures, pour forger de toutes pièces une théologie justifiant la sensualité et le débordement des sens ! L'apôtre serait scandalisé de voir l'Eglise moderne appliquer un traitement aussi odieux à sa recommandation à la sanctification du corps (ce qui inclut au lieu de la pratique du débordement sensuel, une retenue corporelle, comme il l'affirme ci-après : “Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.” (1 Corinthiens 9:27 LSG)) comme fruit de la consécration à Dieu.
C'est en tordre le sens consciemment comme Aaron et le peuple hébreu dans le désert ont pu le faire, en se livrant à la débauche tout en calmant leur conscience par le procédé qui consiste à tout mettre au niveau de l'adoration du Dieu vivant (le veau d'or) ! Le péché est aussi vieux que le monde! Voyons comment Paul a offert son corps comme un sacrifice raisonnable :

“Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous.” (2 Corinthiens 4:7-12 LSG).

Il serait plus qu'inconvenant que cet homme de Dieu qui a mis sans cesse sa vie en péril, bravant bien des épreuves et des privations, en vue de faire connaître l'Evangile, par amour pour Christ, au point de souffrir le dépouillement le plus total et de porter dans son corps, son âme et son esprit la mort et « ce qui manque aux souffrances de Christ» (l'agonie de l'enfantement) servant ainsi de libation (c'est-à-dire de sacrifice), oui, il serait inconvenant et déplacé de penser que ce Paul aurait encouragé les chrétiens à user de décontraction par des danses et des démonstrations gestuelles dans leur temps d'adoration collectif. Quelle trahison de la pensée de Dieu ! A l'image du Divin Maître, Paul s'est donné entièrement à Christ pour faire connaître Son nom au monde entier; il se considérait comme mort, crucifié au monde, tout comme le monde était crucifié pour lui. C'est de ce genre de sacrifice et de culte raisonnable dont parlait Paul.


Note 5
Les paroles de David Wilkerson, témoin des dérives de l’Église outre-atlantique, résonnent comme un avertissement : «Une nouvelle idolâtrie est en train d'emporter l'Amérique en ce moment. Bien que de nos jours, nous ne voyons plus de personnes s'agenouiller littéralement devant des images sculptées. Cette idolâtrie moderne au lieu de cela séduit des multitudes par sa subtilité et son raffinement. Néanmoins, cela met plus Dieu en colère qu'aucune autre idolâtrie de l'Ancien Testament!
Le Nouveau Testament nous avertit que des ministres qui apparaîtront comme des anges de lumière mais qui sont concrètement des ministres de Satan viendront dans les derniers jours. Ces hommes seront passionnés, capables de s'exprimer clairement, agréables et pleins de ressources. Mais ils seront manipulés par un esprit qui ne vient pas de Dieu !
"Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres." (2.Corinthiens 11:3-15).

Cet autre Evangile que Paul mentionne est le message du salut sans la croix !
C'est la grande idolâtrie de nos jours. Il y a une foule de prédicateurs qui ont littéralement mis de côté le message de la croix de Jésus-Christ !
Soyez avertis : Peu importe ce que vous dit une personne à propos d'un grand "Réveil" ou d'une action du Saint-Esprit ayant lieu, peu importe combien de multitudes sont entraînées, ou à quel point leur louange est forte; le succès visible d'un ministère particulier n'a pas d'importance. Si la croix de Jésus-Christ n'est pas la porte par laquelle les gens viennent, vous pouvez être assurés que ce n'est pas une œuvre de Dieu !

La croix avec ses exigences et son espoir est le véritable cœur de l'Evangile. Et quel que soit le culte, quelle que soit l'association, tout ce qui se nomme église n'est qu'une idolâtrie éhontée si la chose n'a pas la croix au centre. Une telle adoration est entièrement d'un autre esprit et Dieu n'aura rien à faire de cela. Sans la croix, tout ce qui reste est plaisanterie, un Évangile perverti, quelque chose venant des profondeurs de l'enfer: C'est une idolâtrie plus insultante envers le Seigneur que l'idolâtrie d'Israël !

Néanmoins, dans la plupart des églises où cet "Autre Évangile" est prêché, les bancs sont remplis. Toutes les paroles sont chantées et prononcées. Les termes théologiques tels que sainteté, Saint-Esprit et la croix, sont mentionnés. Tout paraît bon et semble juste. Mais la réalité de la croix n'est pas présentée ! La crise de la croix, les orientations amenant la confrontation, sont complètement évitées. Et si un sermon sur la croix n'inclut pas la confrontation vis-à-vis du péché, si cela ne vous emmène pas au moment décisif de la croix, ce n'est pas la véritable prédication de la croix ! Si j'allais prêcher sur les exigences de la croix dans beaucoup d'églises d'aujourd'hui, avec sa mort à toutes les convoitises et tous les plaisirs du monde, la foule s'enfuirait exactement comme elle l'a fait quand Jésus lui a dit que le sacrifice exigé était de le suivre.
Je devrais dire aux multitudes assises confortablement : "Dieu demande que vous fai siez face à vos péchés, que vous vous agenouilliez à la croix, que vous vous occupiez de votre méchanceté." Au lieu de cela, ils déversent leurs énergies dans des réunions intelligentes, pleines d'art de mise en scène, d'illustrations dramatiques, de sermons sur la manière de s'occuper des problèmes de la vie.
En ce moment, on est en train de voir une génération entièrement nouvelle de ministres, jeunes, élégants, intelligents, assidus, d'hommes compétents, qui construisent d'énormes complexes, offrant tout aux gens, de la garderie au sauna, en passant par les salles de musculation.

Les fidèles peuvent maintenant rattacher l'amélioration de leur église à leurs divertissements, amusements, événements familiaux ou musicaux. C'est entièrement de la haute technologie, contemporaine et non agressive.
Je crois que Dieu ne prête même pas attention à un grand nombre de ces frêles tentatives d'attirer des âmes avec ces attraits modernes. Il semble avoir beaucoup de patience avec de tels efforts bien attentionnés et charnels pour promouvoir l'Evangile. Mais les ministres de ces Églises auront des ennuis s'ils refusent d'avertir leurs gens d'abandonner leurs péchés !
Jérémie s'est lamenté :
"...Ils fortifient les mains des méchants, afin qu'aucun ne revienne de sa méchanceté..." (Jérémie 23:14). "S'ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre Mes paroles à Mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions"(verset 22).




TABLE DES VERSETS EMPLOYÉS

INTRODUCTION
Jude 1:3 : «Bien-aimés, quand j'usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois pour toutes transmise aux saints»

Chapitre LE RÔLE MAJEUR DE LA LOUANGE
1 Chroniques 15:16 : «David dit aux chefs des Lévites d'établir leurs frères, les chantres, avec des instruments de musique, des luths, et des harpes, et des cymbales, qu'ils feraient retentir en élevant leur voix avec joie».
Ézéchiel 28:12 : «Ainsi dit le Seigneur, l'Eternel: Toi, tu étais la forme accomplie de la perfection, plein de sagesse, et parfait en beauté; tu as été en Eden, le jardin de Dieu; toutes les pierres précieuses te couvraient, le sardius, la topaze et le diamant, le chrysolithe, l'onyx et le jaspe, le saphir, l'escarboucle et l'émeraude, et l'or; le riche travail de tes tambourins et de tes flûtes était en toi; au jour où tu fus créé ils étaient préparés».
Ésaïe 14:12 : «Comment es-tu tombé des cieux, astre brillant (appelé Lucifer dans certaines versions, du latin lucis (lumière) et ferre (porteur), fils de l'aurore? Tu es abattu jusqu'à terre, toi qui subjuguais les nations!»
Ézéchiel 28:16 : «Par l'abondance de ton trafic, ton intérieur a été rempli de violence, et tu as péché; et je t'ai précipité de la montagne de Dieu comme une chose profane, et je t'ai détruit du milieu des pierres de feu, ô chérubin qui couvrait!»
Apocalypse 5:8, 9 et 10 : «Et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens tombèrent [sur leurs faces] devant l'Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantent un cantique nouveau, disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre».
Apocalypse 14:2 :
«Et j'entendis une voix venant du ciel, comme une voix de grandes eaux et comme une voix d'un grand tonnerre; et la voix que j'entendis était comme de joueurs de harpe, jouant de leurs harpes».
Apocalypse 15:3 : «Et ils chantent le cantique de Moïse, esclave de Dieu, et le cantique de l'Agneau, disant: Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu, Tout-puissant! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations!»

Matthieu 26:30 :
«…ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s'en allèrent] à la montagne des Oliviers».
Éphésiens 5:18 et 19 : «Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution; mais soyez remplis de l'Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur».

1 Corinthiens 6:3 : «Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges? et [nous ne jugerions] pas les affaires de cette vie?»
1 Corinthiens 11:31 : «Mais si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés».
1 Corinthiens 14:29 : «…et que les prophètes parlent, deux ou trois, et que les autres jugent».
1 Thessaloniciens 5:20 : «ne méprisez pas les prophéties, mais éprouvez toutes choses, retenez ce qui est bon».

Chapitre EXPANSION ET EXAGÉRATIONS
1 Pierre 2:9 : «Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière»

Chapitre LA MUSIQUE CHRÉTIENNE ET L'ADORATION
2 Rois 3:14 : «Et Elisée dit: L'Eternel des armées, devant qui je me tiens, est vivant, que si je n'avais égard à la personne de Josaphat, roi de Juda, je ne te regarderais pas, et je ne te verrais pas. Et maintenant amenez-moi un joueur de harpe. Et il arriva, comme le joueur de harpe jouait, que la main de l'Eternel fut sur Elisée».
1 Samuel 16:16 et 23 : «Que notre seigneur veuille parler: tes serviteurs sont devant toi, ils chercheront un homme qui sache jouer de la harpe; et il arrivera que, quand le mauvais esprit [envoyé] de Dieu sera sur toi, il jouera de sa main et tu t'en trouveras bien … Et il arrivait que, quand l'esprit [envoyé] de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et en jouait de sa main; et Saül était soulagé et se trouvait bien, et le mauvais esprit se retirait de dessus lui».

Page 5
2 Samuel 6:1 : «
Et David assembla encore toute l'élite d'Israël, trente mille [hommes]. Et David se leva et se mit en marche, et tout le peuple qui était avec lui, vers Baalé de Juda, pour en faire monter l'arche de Dieu, qui est appelée du nom, du nom de l'Eternel des armées, qui siège entre les chérubins. Et ils montèrent l'arche de Dieu sur un chariot neuf, et l'emmenèrent de la maison d'Abinadab, qui était sur la colline; et Uzza et Akhio, les fils d'Abinadab, conduisaient le chariot neuf. Et ils l'emmenèrent, avec l'arche de Dieu, de la maison d'Abinadab, qui était sur la colline, et Akhio allait devant l'arche.
Et David et toute la maison d'Israël s'égayaient devant l'Eternel avec toutes sortes [d'instruments] de bois de cyprès: avec des harpes, et des luths, et des tambourins, et des sistres, et des cymbales. Et ils arrivèrent à l'aire de Nacon, et Uzza étendit [la main] vers l'arche de Dieu et la saisit, parce que les bœufs avaient bronché.
Et la colère de l'Eternel s'embrasa contre Uzza, et Dieu le frappa là à cause de sa faute; et il mourut là, près de l'arche de Dieu. Alors David fut très irrité de ce que l'Eternel avait fait une brèche en [la personne d'] Uzza; et il appela ce lieu-là du nom de Pérets-Uzza, [qui lui est resté] jusqu'à ce jour. Et David eut peur de l'Eternel en ce jour-là, et il dit: Comment l'arche de l'Eternel entrerait-elle chez moi?
Et David ne voulut pas retirer l'arche de l'Eternel chez lui dans la ville de David, mais David la fit détourner dans la maison d'Obed-Edom, le Guitthien. Et l'arche de l'Eternel demeura trois mois dans la maison d'Obed-Edom, le Guitthien; et l'Eternel bénit Obed-Edom et toute sa maison.
Et on rapporta au roi David, en disant: L'Eternel a béni la maison d'Obed-Edom et tout ce qui est à lui, à cause de l'arche de Dieu. Et David alla, et fit monter l'arche de Dieu de la maison d'Obed-Edom dans la ville de David, avec joie. Et il arriva que quand ceux qui portaient l'arche de l'Eternel avaient fait six pas, il sacrifiait un taureau et une bête grasse.
Et David dansait de toute sa force devant l'Eternel; et David était ceint d'un éphod de lin. Et David et toute la maison d'Israël faisaient monter l'arche de l'Eternel avec des cris de joie et au son des trompettes».
Nombres 1:50 : «Et toi, tu préposeras les Lévites sur le tabernacle du témoignage, et sur tous ses ustensiles, et sur tout ce qui lui appartient: ce seront ceux qui porteront le tabernacle et tous ses ustensiles; ils en feront le service, et camperont autour du tabernacle».


Page 6
Marc 8:36 : «Car que profitera-t-il à un homme s'il gagne le monde entier, et qu'il fasse la perte de son âme»;
Page 7
Genèse 25:34 : «Et Jacob donna à Esaü du pain et du potage de lentilles; et il mangea et but, et se leva; et s'en alla: et Esaü méprisa son droit d'aînesse».
1 Jean 2:15 : «N'aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde: si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui»;
Jacques 4:4 : «Adultères, ne savez-vous pas que l'amitié du monde est inimitié contre Dieu? Quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu».
2 Timothée 2:22 : «Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l'amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur»;

Page 8
COURRIER INTERNATIONAL: "Etats Unis - De la musique comme torture"
"Le point commun entre Britney Spears, Metallica et Bruce Springsteen ? Certains de leurs disques sont utilisés dans les centres de détention américains pour démolir psychologiquement les détenus.
Yasir Al-Qutaji, 30 ans, est un avocat originaire de la ville irakienne de Mossoul. En mars 2004, alors qu’il enquêtait sur les tortures que les soldats américains étaient accusés d’infliger aux Irakiens, il a été arrêté par les forces américaines et soumis aux mêmes sévices. Nu, la tête encagoulée, il a été passé à tabac, puis il a fait un long séjour dans la “disco”, une salle où la musique était diffusée à un tel volume que ses interrogateurs étaient obligés, pour lui parler, de placer un porte-voix près de ses oreilles.
Yasir Al-Qutaji n’est pas le seul Irakien à mentionner ce supplice “musical”. La technique est connue bien au-delà de Mossoul. Elle est utilisée dans tous les lieux touchés par la guerre contre le terrorisme : que ce soit l’Afghanistan, la prison de Guantanamo ou celle d’Abou Ghraib. En Afghanistan, Zakim Shah, un paysan de 20 ans, a été privé de sommeil par des soldats américains qui l’exposaient à une musique assourdissante et l’accablaient de cris. A Guantanamo, des morceaux d’Eminem, de Britney Spears, de Limp Bizkit, de Rage Against the Machine, de Metallica et de Bruce Springsteen – en particulier son tube Born in the USA – sont diffusés aux détenus à des volumes abrutissants, parfois pendant quatre heures d’affilée.
Cette technique fait partie de ce qu’on appelle la “torture légère”, une combinaison soigneusement dosée de moyens de coercition psychologiques et physiques qui, sans aller jusqu’à provoquer la mort, peut causer des traumatismes psychologiques considérables. Conçue pour priver la victime de sommeil et générer une surstimulation sensorielle, elle se révèle absolument insupportable»
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Page 11
1 Corinthiens 9:20 : «et pour les Juifs, je suis devenu comme Juif, afin de gagner les Juifs; pour ceux qui étaient sous la loi, comme si j'étais sous la loi, n'étant pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui étaient sous la loi»;

Page 12
Ésaïe 5:20 : «Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui mettent les ténèbres pour la lumière, et la lumière pour les ténèbres, qui mettent l'amer pour le doux, et le doux pour l'amer».
Jacques 3:1 : «Ne soyez pas beaucoup de docteurs, mes frères, sachant que nous en recevrons un jugement plus sévère».

Page 13
1 Samuel 15:18 :
«Et l'Eternel t'avait envoyé par un chemin, et t'avait dit: Va et détruis entièrement ces pécheurs, les Amalékites, et fais-leur la guerre jusqu'à ce qu'ils soient consumés.
15:19 Et pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Eternel, et t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mauvais aux yeux de l'Eternel?
15:20 Et Saül dit à Samuel: J'ai écouté la voix de l'Eternel, et je suis allé par le chemin par lequel l'Eternel m'a envoyé; et j'ai amené Agag, roi d'Amalek, et j'ai entièrement détruit Amalek.
15:21 Et le peuple a pris, dans le butin, du menu et du gros bétail, comme prémices de ce qui était voué à l'exécration, pour sacrifier à l'Eternel, ton Dieu, à Guilgal.
15:22 Et Samuel dit: L'Eternel prend-il plaisir aux holocaustes et aux sacrifices, comme à ce qu'on écoute la voix de l'Eternel? Voici, écouter est meilleur que sacrifice, prêter l'oreille, meilleur que la graisse des béliers;
15:23 car la rébellion est comme le péché de divination, et l'obstination comme une idolâtrie et des téraphim. Parce que tu as rejeté la parole de l'Eternel, il t'a aussi rejeté comme roi. Et Saül dit à Samuel: J'ai péché, car j'ai transgressé le commandement de l'Eternel et tes paroles, car j'ai craint le peuple et j'ai écouté leur voix.
Et maintenant, pardonne, je te prie, mon péché, et retourne-t'en avec moi, et je me prosternerai devant l'Eternel. Et Samuel dit à Saül: Je ne retournerai point avec toi; car tu as rejeté la parole de l'Eternel, et l'Eternel t'a rejeté pour que tu ne sois plus roi sur Israël.
Et Samuel se tourna pour s'en aller, et [Saül] saisit le pan de sa robe, qui se déchira.
Et Samuel lui dit: L'Eternel a déchiré aujourd'hui la royauté d'Israël de dessus toi, et l'a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi. Et aussi, la sûre Confiance d'Israël ne ment point et ne se repent point; car il n'est pas un homme pour se repentir».
Nombres 3:4 : «Et Nadab et Abihu moururent devant l'Eternel, lorsqu'ils présentèrent un feu étranger devant l'Eternel dans le désert de Sinaï, et ils n'eurent point de fils; et Eléazar et Ithamar exercèrent la sacrificature en présence d'Aaron, leur père».
Genèse 22:5 : «Et Abraham dit à ses jeunes hommes: Restez ici, vous, avec l'âne; et moi et l'enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons: et nous reviendrons vers vous».


Page 14
2 Samuel 24:24 : «Et le roi dit à Arauna: Non, car certainement j'achèterai de toi pour un prix, et je n'offrirai pas à l'Eternel, mon Dieu, des holocaustes qui ne coûtent rien. Et David acheta l'aire et les bœufs pour cinquante sicles d'argent».
1 Corinthiens 3:16 : «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous?»
Apocalypse 5:10 : «et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre».
Osée 4:6 : «Mon peuple est détruit, faute de connaissance; car toi, tu as rejeté la connaissance, et je te rejetterai afin que tu n'exerces plus la sacrificature devant moi. Car tu as oublié la loi de ton Dieu, et moi j'oublierai tes fils».
Apocalypse 3:16 : «Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche».
Matthieu 7:22 : «Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom, et n'avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom?»

Page 17
Actes 5:13 : «…mais, d'entre les autres, nul n'osait se joindre à eux, mais le peuple les louait hautement».

Page 19
2 Corinthiens 11:4 : «Car si celui qui vient prêche un autre Jésus que nous n'avons pas prêché, ou que vous receviez un esprit différent que vous n'avez pas reçu, ou un évangile différent que vous n'avez pas reçu, vous pourriez bien [le] supporter».
Galates 1:8 : «Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu'il soit anathème».
Apocalypse 6:9 : «Et lorsqu'il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été égorgés pour la parole de Dieu et pour le témoignage qu'ils avaient [rendu]».

Page 20
1 Corinthiens 6:16 : «Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps [avec elle]? "Car les deux, dit-il, seront une seule chair".
Matthieu 24:24 : «Car il s'élèvera de faux christs et de faux prophètes; et ils montreront de grands signes et des prodiges, de manière à séduire, si possible, même les élus».

Page 21
Exode 32:5 : «Et Aaron vit le veau, et bâtit un autel devant lui; et Aaron cria, et dit: Demain, une fête à l'Eternel!»
Exode 32:6 : «Et le lendemain, ils se levèrent de bonne heure, et offrirent des holocaustes, et amenèrent des sacrifices de prospérités. Et le peuple s'assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour se divertir».

Page 22
Hébreux 13:13 : «Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre».
Amos 7:7 et 8 : «Ainsi il m'a fait voir; et voici, le Seigneur se tenait sur un mur [bâti] d'aplomb, et il avait un plomb à sa main. Et l'Eternel me dit: Que vois-tu, Amos? Et je dis: Un plomb. Et le Seigneur dit: Voici, je place un plomb au milieu de mon peuple Israël; je ne passerai plus par-dessus lui».


Note annexe ajoutée 24/04/2008 : on peut consulter le témoignage édifiant de Dan Lucarini, ex-directeur de louange dans des églises évangéliques américaines, ainsi que des extraits de son livre à cette adresse internet :

http://alliance.baptiste.free.fr/adlv/musique_eglise.htm




Merci à Ponia Pech et Scott McCarty pour leur conseil, ainsi que leurs suggestions et corrections qui ont contribué à rendre cette étude plus compréhensible, et plus complète. Septembre 2006. On pourra demander gratuitement la brochure de cette étude en adressant un mail à : le-sarment@wanadoo.fr ou à l’adresse suivante :
Association LE SARMENT – BP 153 – 74410 – St Eustache






Mise en Ligne le 7 01 2007

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Published by Dindé - dans Etudes bibliques
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:07

BATTERIE

Le développement de la musique chrétienne et l'essor des groupes de louange suscitent un certain nombre de réflexions dans le Corps de Christ. Par définition, il ne devrait y avoir que de bonnes choses à dire à propos de ce phénomène : louer Dieu, chanter la gloire de Dieu; mais un examen attentif fait apparaître de plus en plus de désaccords de fond avec la Parole de Dieu et il devient nécessaire de poser de vraies questions, tout en se gardant de prises de positions personnelles.

«Bien-aimés, quand j'usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois pour toutes transmise aux saints» (Jude 1:3).

Avant d'aborder les chapitres du positif/négatif, assurons-nous de partager la même définition de la musique chrétienne : initialement, nous parlons de la louange à Dieu, qui a pris une certaine importance et acquis une nouvelle influence, pour englober ce que nous appelons dans les milieux charismatiques « l'adoration ». Dans les lignes qui suivent, ces expressions seront donc proches, voire synonymes : louange, adoration, musique chrétienne, car elles font désormais partie, de fait, de la même sphère. Il existe bien évidemment des nuances lorsque nous entrons dans les détails, mais c'est l'idée générale.


LE RÔLE MAJEUR DE LA LOUANGE

Le propos de cette étude n'est pas de faire une analyse exhaustive de la louange, des différentes étymologies employées dans la Bible, et de l'étendue des significations et subtilités du sujet, mais de faire ressortir quelques points parmi les plus importants.
Rappelons simplement que la louange est une puissante composante de la foi, expression de notre gratitude, et ce, de l'Ancien au Nouveau Testament. Elle est initialement l'exaltation de Dieu : Sa puissance, Sa beauté, Son infinie sagesse, Sa miséricorde, Sa grâce.
Organisée par David (1 Chroniques 15:16), la louange semble avoir toujours existé. En effet, à la lecture du livre d'Ezéchiel 28, nous comprenons que son origine est céleste, que Satan y jouait un rôle prépondérant (verset 13) avant la Chute, alors que son nom était encore Lucifer (en hébreu : astre brillant, voir Esaïe 14:12) et que cela fut en partie la cause de sa déchéance (précipité hors de la sphère céleste, sur la terre, à cause de l'orgueil qui fut trouvé dans son cœur - Ez. verset 17).
Puis l'Apocalypse nous ramène, à la fin des choses et après que la dernière page terrestre soit tournée, dans une louange céleste et inspirée par la vision de la gloire (5:9, 14:3, 15:3).
Nous savons que Jésus a chanté des psaumes (Matthieu 26:30), et que l'apôtre Paul encourage les chrétiens à s'exhorter et s'enseigner les uns les autres en s'entretenant «par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de tout votre cœur au Seigneur» (Éphésiens 5:19).
Il ne devrait donc pas être nécessaire de démontrer à quel point la louange, la musique qui l'accompagne, et l'adoration sont sensées occuper une place majeure dans la vie d'un enfant de Dieu.

Il semblait néanmoins important d'établir un préambule clair sur les indiscutables aspects positifs avant d'aborder des points qui doivent exercer notre jugement (dans le sens de discerner et non de condamner - 1 Corinthiens 6:3, 1 Corinthiens 11:31, 1 Corinthiens 14:29, 1 Thessaloniciens 5:21).


EXPANSION ET EXAGÉRATIONS

Phénomène récent dans l'histoire de l'Église, nous assistons à l'avènement d'un certain type de musique chrétienne depuis une vingtaine d'années, durant lesquelles sont apparues des productions diverses, accompagnées d'une popularité nouvelle et dont le succès s'affirme de plus en plus.
Certains prophètes de Kansas City, au ministère international, avaient annoncé il y a quelques années (1994-2000) que la musique chrétienne deviendrait le grand levier du réveil à venir, atteignant le monde et déclenchant des conversions, amenant en quelque sorte la sanctification du lieu saint jusqu'à l'extérieur du temple.
Sur le plan de l'expansion, les choses semblent être conformes à cette prédiction, et le succès grandissant de la musique chrétienne n'est sans doute pas sans impact dans une certaine forme d'évangélisation, mais sans commune mesure (pour l'instant) avec l'hypothèse d'un réveil mondial.
Bien plus, certains points inquiétants ont fait leur apparition :

1) le déplacement du rôle de la louange (à l'insu des acteurs du phénomène), qui consiste en une mise en avant excessive.
2) un rapprochement de plus en plus suspect avec l'esprit du monde, qui tend à montrer que les valeurs chrétiennes seraient solubles dans les modes du siècle —et non le contraire comme on se plaît à le penser.
3) un appauvrissement du sens fondamental de la louange, dont les apparences cependant n'ont jamais été aussi brillantes.


UN BREF RAPPEL DE LA PLACE BIBLIQUE ORIGINELLE


Le plan céleste qui fut révélé à Moïse dans le Sinaï était très clair : pour parvenir au Saint des Saints, à la présence de l'Eternel, les sacrificateurs passaient effectivement par l'autel des parfums (type spirituel de la louange) où brûlaient des mélanges odoriférants réservés à l'Eternel, mais après certaines étapes bien précises, comme préparatoires à ce service.
On rencontrait en premier lieu l'autel où les sacrifices étaient consumés, puis le bassin d'airain où les sacrificateurs se purifiaient, puis le Lieu Saint et l'autel des parfums. Enfin, derrière un épais rideau, dans l'obscurité et le silence, l'arche de l'alliance sur laquelle était déposé le sang de l'agneau, une fois dans l'année (Exode 29, 30, 31).

Chaque détail y était important, et l'ordre des choses devait être toujours scrupuleusement respecté. Aujourd'hui, un conducteur de louange ou un « leader » de groupe de louange qui privilégierait l'aspect musical et technique au détriment du sens que donnent les Écritures à la louange, évoluerait dans une plus grande vulnérabilité spirituelle, et exposerait inévitablement ceux qu'il est chargé de diriger à des risques religieux, dont le premier serait de manquer Le But véritable*. Et c’est ce qui se produit de plus en plus.

*Citation de Gloria Gaither, chansonnière chrétienne américaine : «J'ai demandé aux deux cent cinquante participants du séminaire combien conduisaient la louange dans leur Église ou écrivaient des chants. Les mains étaient presque toutes levées. Puis je leur ai demandé combien avaient lu 1 ou 2 Rois depuis deux ans. Trois mains levées. Je me suis alors penchée et je leur ai demandé de quel droit ils piquaient des versets positifs par-ci par-là dans les Psaumes pour leurs chants, sans considération pour le doute, les larmes et même l'agonie desquels ils étaient issus. Le psalmiste les a chèrement payés, ces versets heureux, lisez les Rois! C'est une leçon pour nous. La louange est authentique et réelle quand on est passé par le creuset et qu'on en est sorti». Source : le christianisme aujourd'hui - avril 2006

Par le symbole de l'autel des parfums, et des parfums eux-mêmes (voir plus loin, "Moïse et les parfums", plus loin), nous comprenons le rôle essentiel de la louange, qui s'intègre dans un ensemble révélé : d'abord la confession de la nécessité de la mort pour être réconcilié avec Dieu, au travers d'un sacrifice, Jésus-Christ, seul valable et suffisant pour nous sauver : c'est notre première louange, car nous avons été rachetés «pour que nous annoncions les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière» (1 Pierre 2:9). C'est la sanctification, la purification, avant l'entrée dans le lieu saint, dans lequel brille la lumière des Écritures (le chandelier) face à l'autel des parfums (la prière et la louange).
Et c'est l'ensemble de ces choses, et leur présence dans la vie et le cœur du croyant, qui mènent à la présence de Dieu. Cette connaissance devant devenir, du point de vue de Dieu, de plus en plus profonde, jusqu’à acquérir un statut de révélation (une connaissance vivante), sans laquelle l'obéissance et la confiance absolue dans la sagesse divine ne peuvent s'établir durablement.

La louange n'est donc pas le centre de gravité du culte, comme cette idée tend à se répandre dans certains milieux, là où l'importance de la Parole de Dieu lui est subordonnée (tout simplement parce que cette louange est considérée comme un meilleur élément rassembleur, donnant une meilleure image de la foi) ; et si elle fait partie des étapes du chemin du croyant vers la présence de Dieu, elle n'en est ni le socle, ni l'élément déclencheur.
On voit d’ailleurs qu’en plaidant en son temps pour une expérience constante de la louange, l'apôtre Paul a soin de placer la recherche de la pensée et de la volonté divine dans la Parole de Dieu avant la louange :

«Que la parole du Christ habite en vous richement, en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l'un l'autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce» (Colossiens 3:16).


LA MUSIQUE CHRÉTIENNE ET L'ADORATION

Si nous réfléchissons (et que nous analysons les mouvements de notre cœur), nous constatons que la louange doit être l'expression de notre reconnaissance, de notre joie, de notre espoir, c'est à dire la somme des élans intérieurs vers notre Dieu. Certains chants, cantiques, hymnes, portés par certaines musiques, transportent littéralement notre âme, stimulent positivement nos sentiments, et semblent nous permettre de pénétrer dans une dimension spirituelle qui nous rapproche de Dieu. Il est possible ainsi de s'extraire des limites des raisonnements charnels, de sortir du naturel pour entrer dans une dimension plus élevée, quelques instants. Mais il semble hélas que cette sorte de communion-là soit dépendante de la stimulation des ingrédients extérieurs, et que sans musique et sans rythme, sans ambiance et sans atmosphère, il devienne plus difficile «d'entrer dans la présence de Dieu», selon la formule consacrée aujourd'hui.

Il est vrai que dans l'Ancien Testament, nous pouvons voir le prophète Élisée s'appuyer sur la musique (consacrée, très probablement) pour entrer dans l'esprit de prophétie (2 Rois 3:15).
Et lorsque le roi Saül était perturbé par un mauvais esprit, la musique inspirée de David lui rendait la paix (1 Samuel 16:16).
Le pouvoir de la musique est donc incontestable, même le monde est au fait de cette connaissance. Il suffit pour s'en convaincre d'observer l'immersion des jeunes dans certains concerts, rave-parties, techno parades, et face à certaines idoles des musiques en vogue. Les leaders de certains groupes profanes sont investis d'une très grande influence, souvent rebelle, amorale, et c'est bien dans leurs rangs que le monde a compté, et compte encore, les plus grands apôtres antichrists. Satan connaît donc parfaitement la potentialité de la musique puisque, comme nous l'avons vu en introduction, ce domaine céleste lui a été tout à fait familier, et qu'il l’a porté en lui (Ezéchiel 28:13). Rien de surprenant que la musique soit pour lui un moyen de manipulation (particulièrement des jeunes esprits) et qu'il cherche par tous les moyens à dévoyer, détourner, polluer cette dimension de la musique chrétienne, en y introduisant (ou en suggérant l'introduction) de «feu étranger», de nature purement charnelle, ou d'emprunts/imports du monde (voir note 1, en fin d’article).
Plusieurs axes de cette stratégie sont présentés brièvement ici, au travers d'une illustration biblique :


UNE PRÉSENTATION POUR DIEU MAIS SANS LE SAINT-ESPRIT
Où la sincérité et l'inspiration ne suffisent pas, si nous n'employons pas les moyens de Dieu.

Au début de son règne, le roi David eut à cœur le but très noble — qui pourrait être partagé par nombre de groupes de louange d'aujourd'hui — de ramener l'Arche d'Alliance (type de la présence de Dieu) au milieu d'Israël, afin que la gloire habite de nouveau au milieu du peuple de Dieu (2 Samuel 6). Il s’agit là d’un programme toujours actuel, bien que les Écritures nous enseignent que le Seigneur est toujours avec nous (Mat. 18/20).
Ils la chargèrent donc sur «un char neuf», tiré par des bœufs, pour l'emmener jusqu'à Jérusalem. Il fallait trouver un moyen de transport correspondant au chargement ! Mais à la suite d'un accident de parcours qui fit chanceler l'Arche, un homme (Uzza) mourut en voulant empêcher le précieux chargement de tomber. Dieu le frappa, car nul ne devait porter la main sur elle sous aucun prétexte. Ce moment de fête et de réjouissances bascula dans le deuil, David en fut très éprouvé, et l'Arche fut détournée vers une autre direction.
Si le roi avait consulté la Parole de Dieu, ou ceux qui la connaissaient, il aurait appris que les instructions données par l'Eternel à Moïse étaient claires : l'Arche devait être portée par quatre sacrificateurs, au moyen de barres, qui devaient reposer sur les épaules d'hommes consacrés (Nombres 1:50).
Au travers de cette expérience, qui repose sur une initiative qui semblait pourtant servir les intérêts de Dieu, le jeune roi traversa une épreuve qui lui démontra que le proverbe populaire «qui veut la fin veut les moyens» ne pouvait pas devenir biblique, et que s’il peut nous arriver d’avoir des désirs corrects pour l’œuvre de Dieu, il faudra néanmoins que leur mise en œuvre se fonde sur la méthode divine.
Cette grande leçon doit continuer de nous servir à nous aussi : on ne peut pas rendre un service à Dieu (ou au peuple de Dieu) sans se conformer rigoureusement à l'inspiration divine; et bien des échecs «spirituels» trouvent ici leur explication.
La louange, l'adoration étaient en jeu, et David puisait son mobile dans un désir absolument sincère d'honorer Dieu et de Le servir. Mais ce chemin, qui lui semblait inspiré, entraîna néanmoins la mort d'un homme, l'irritation, l'incompréhension, la peur (2 Sam. 6:9).
Cette histoire nous enseigne avec une très grande force que nous pouvons être comme David une personnalité appelée, élue, compétente dans l'appel qui est le nôtre, et cependant être amenés à faire le constat évident que tous ces paramètres n'assouplissent pas les exigences de la sainteté de Dieu, n'élargissent pas les limites de notre liberté dans l'adoration, mais au contraire doivent nous amener à une plus grande dépendance de la volonté divine, une plus grande fidélité à la révélation qui nous a été laissée au travers des Écritures.
Ce « char neuf » est ici une image de l'alternative mondaine, des moyens naturels, dont nous pensons qu'ils peuvent pallier aux moyens spirituels, souvent interprétés comme contraignants ou dépassés.


LE CHAR NEUF DU MONDE

Dans l'analyse du phénomène de la musique chrétienne actuelle, des nouvelles formes de louange et d'adoration, nous pouvons extraire 3 éléments qui font partie du domaine naturel et qui constituent ensemble — à nos yeux — ce « char neuf » :

1- Le marketing , la main qui vient au secours de Dieu, qui fait la promotion de la louange et de l'adoration (!), et qui serait une aide naturelle pour faire connaître la sainteté; car en effet le marketing chrétien nous explique que … «la musique chrétienne suscite l'adoration», «fait entrer dans l'adoration», et que les artistes chrétiens font partie «d'une nouvelle génération d'adorateurs assoiffés de pouvoir rendre gloire à Dieu au travers d'une louange passionnée et explosive» (Hillsong United).
Telle est la vision, tel est le but avoué. Les qualificatifs et superlatifs abondent, pour nous aider à imaginer «la puissance spirituelle» de tels adorateurs, et de telles adorations… et acheter plutôt ceci, ou plutôt cela. Inimaginable il y a seulement une vingtaine d'années, le christianisme s'est converti dans ce domaine au marketing (ensemble des techniques de persuasion de la communication, dans le but par exemple d'influencer un comportement d'achat) pour donner naissance à une promotion commerciale de la louange de l'Eternel. C’est un acte aux implications spirituelles grave qui a été consenti ici par l’Église.
Quelqu'un a dit un jour que «la publicité est la gloire du riche, et la gloire est la publicité du pauvre» (anonyme). Mais si le riche et le pauvre font un usage égal de la publicité, c’est la gloire qui n’a plus de place, car il deviendra plus simple de parler de la gloire et de chanter la gloire, que de la montrer par la consécration, la circoncision, l’adhérence.

L'Évangile a-t-il besoin du marketing ? Aucun des héros de la foi d'Hébreux 11 ne l'aurait imaginé, eux qui mettaient leur foi, par la prière et l'intercession, dans l'action du Saint-Esprit. Mais il se trouve de plus en plus de responsables chrétiens pour y céder, afin d'atteindre — comme David avec l'arche — leur noble but… qui veut la fin, veut les moyens.
Mais à quoi servira-t-il de gagner le monde, si nous devons y perdre notre âme ?

Le sujet de l'opportunité de l'utilisation du marketing dans la musique chrétienne (mais aussi dans l'évangélisation, les formations et séminaires d'enseignement) est une question spirituelle majeure à laquelle on ne peut répondre par un «micro-trottoir» (mode de la vox populi), qui a l'avantage de faire l'économie d'un vrai débat tout en paraissant traiter le sujet. Beaucoup de responsables de l'Église voient les promesses de résultats du marketing d'un bon œil, et ne pensent pas se détourner de Dieu en suivant ce chemin. Question de point de vue (note 2). Entre la sagesse divine, rassemblée dans un Livre hors du temps, et les impératifs temporels dictés par la sagesse humaine, il nous faut choisir sans cesse. N'y a-t-il pas un peu de cette vieille tentation, toujours active aujourd'hui, d'échanger notre droit d'aînesse contre l'assurance de goûter à une compensation et un résultat immédiats (1 Jn 2:15 et Jac. 4:4) ?

Quelques exemples de marketing empruntés au catalogue d'un éditeur chrétien :
«Sur ce « live » enregistré au House of Blues de La Nouvelle Orléans, Lisa McClendon dévoile sa personne, son cœur, son esprit. Magnifiquement arrangé, cet enregistrement rappelle à nos oreilles le souvenir d'une soirée où l'esprit et la vérité rencontraient la soul music ( !). Agençant avec une subtilité rare le jazz et le RnB, les relevant à l'aide des cuivres les plus suaves, elle arrive à produire un son qui affleure délicatement nos sens et notre perception de la louange».
Difficile de résister à la tentation de l'ironie dans le commentaire de cet article : on se demande si « l'esprit et la vérité » ont pris du plaisir à chalouper au rythme de la soul musique (musique de l'âme !) comme on voit les enfants de Dieu le faire de plus en plus dans les églises, et le résultat que peut bien donner une telle rencontre. Est-ce la musique de l'âme qui a convaincu (converti ?) l'esprit et la vérité, ou le contraire ? On se perd en conjectures.
Ici, Dieu n’est que l’accessoire de ce travail musical, et l’accent est placé sur l'artiste (ce disque dévoile “sa personne, son cœur, son esprit”) et sur sa musique («magnifiquement arrangé» - ce qui au passage démontre que les arrangeurs et les tables de mixages sont devenus aussi des instruments de louange [voir Note 3 en fin d'article, citation de Pierre Truschel] - agencé, subtilité, relevé, suaves, affleurant délicatement nos sens …). Ah ! nos sens !

Il fut un temps, pas si éloigné, où la place de nos sens était sur une croix, et où les enseignements consistaient à crucifier la chair avec ses convoitises, à fuir les passions de la jeunesse : « Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Galates 5:24 et 2 Timothée 2:22). Or, la nouvelle génération est conduite, sous nos yeux, avec la «complicité» de responsables progressistes/libéraux dans un esprit différent, mais, dit-on, toujours pour « adorer », ce qui aurait (croit-on) la faculté d'innocenter tous les comportements. La dérive incontestable d’une louange mondaine trahit l’émergence d’une nouvelle mentalité*.

* A.W. Tozer : «La nouvelle croix encourage une nouvelle attitude évangélique où l'on ne reconnaît plus l'ancienne. L'évangéliste n'exige plus de son auditeur qu'il renonce à lui-même avant de recevoir la vie nouvelle. Il ne prêche plus les contrastes mais insiste sur les similitudes. Il cherche l'intérêt du public en démontrant que le christianisme n'a pas d'exigences désagréables, qu'il offre plutôt les mêmes distractions que le monde, seulement à un niveau plus élevé !
La nouvelle croix ne brise pas le pécheur : elle ennoblit les caractéristiques de sa vieille nature pour les mettre au service de sa foi, service qui s'annonce dès lors enthousiasmant puisqu'elle épargne son amour propre. Au type agressif elle dit : "Viens et sois agressif pour Christ!" A l'orgueilleux elle dit : "Viens et glorifie-toi pour Christ !" A celui qui cherche les fortes émotions elle dit : "Viens goûter la communion chrétienne, c'est si passionnant !" Le message chrétien est ainsi modifié selon la mode du jour pour être acceptable au public. »

Suites d’exemples de marketing chrétien :
« Une nouvelle révélation rock francophone qui ravit nos oreilles… Flycase nous emmène dans un voyage aux limites d'un rock puissant avec de très belles balades en prime. Les sonorités sont actuelles, péchues, et les mélodies accrocheuses. Ce premier album est déjà une bombe. »

La première phrase serait sans doute insupportable à certains chrétiens des pays de l'Est qui ont été torturés au moyen de morceaux de rock (ainsi que plus récemment des prisonniers musulmans de Gantanamo par la CIA, consulter : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=60255 ou lire un extrait à la fin de cet article, dans la rubrique notes). Il s'agit là encore une fois d'une présentation mondaine d'un produit somme toute semblable en tous points à un produit du monde.

Dernier exemple :
« La nouvelle production du chanteur est une suite de cantiques, de chants de louange contemporaine et de gospels traditionnels, le tout interprété sur un rythme country qui accompagnerait à merveille une version chrétienne de Lucky Luke ( !)… La voix de Randy Travis est en effet reconnaissable entre mille… Vous comprendrez mieux pourquoi il a vendu 24 millions d'albums au cours de sa carrière … »
Ni par puissance ni par force, chantons-nous; peut-être faudrait-il aussi soumettre ces paroles à un «arrangeur» et les remasteriser afin de leur donner un sens plus contemporain : ni par les décibels, ni par le marketing, mais encore et toujours par Son Esprit.

2- L'argent
Le marketing mène d’une manière naturelle au sujet de l'argent. Lorsque la Bible traite de ce thème, elle emploie l'expression de « Mammon » (personnification de la richesse, et puissance qui contrôle son utilisation) : «Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon» (Matthieu 6:24).
Le fait que la notoriété et la rentabilité puissent se mêler à la louange à l'Eternel s’exprimant au travers de la musique chrétienne, est une donnée non négligeable, qui en rend plus complexe la gestion. Que se passerait-il si les prédicateurs et les prophètes étaient exposés à pareilles pressions et tentations, en étant tenté de réaliser du profit avec les révélations qu’ils reçoivent ?…

Même si nous admettons que l'ensemble des acteurs de la musique chrétienne agit dans la sincérité de son cœur, et que nous lui faisons crédit que chacun ne cherche qu'à louer l'Eternel, nous ne pouvons éviter qu'un soupçon de mercantilisme plane sur le phénomène lui-même. Les 24 millions d'albums de Randy Travis poussent à la méditation, même si la plupart des CD de musique chrétienne ne « percent » pas la limite des 10 000 ventes (en France) et qu'il ne revient à l'artiste en moyenne que 8 à 10 % des recettes.
Il se trouve cependant que la perspective de réussir une carrière «dans la louange» peut être considérée par certains jeunes musiciens chrétiens sous des angles qui mettront les saintetés personnelles à rude épreuve, et nous pouvons noter que le monde autour de nous — s'agit-il d'une coïncidence ?— propose également et dans le même temps les mêmes possibilités aux jeunes : devenir des « stars » de la musique, accéder à la notoriété et à la célébrité en chantant. Est-ce un signe des temps ? L'analogie mérite réflexion.

A ce sujet, les paroles de Leonard Ravenhill sont très parlantes :
Travaillant dans le milieu musical, je constate sans cesse cette confusion. Aujourd'hui, nous voyons des célébrités devenir chrétiennes, mais elles ne posent jamais leur musique sur l'autel. …… je dois vous exprimer ce dont j'ai été témoin. J'ai vu des célébrités devenir chrétiennes et être propulsées sous les feux des projecteurs par des éditeurs et des sociétés de disques, avant d'y avoir été préparées. Et lorsqu'elles rencontrent un échec, elles s'écroulent. Puis elles déclarent que le " christianisme est une blague - cela ne marche pas " alors que les gens les considéraient, en disant : " Ils sont si zélés pour Dieu." En réalité, elles cultivaient leur passion désorientée pour nourrir leurs propres intérêts.»
Ceux qui désirent aujourd'hui continuer d'affirmer avec la Bible que la louange en tant que telle doit être absolument sainte, réservée à Dieu, seront amenés à reconnaître également que la louange ne peut donc pas devenir un objet commercial, une marchandise, sans perdre sa sainteté. Elle prend alors le risque de devenir simplement de la musique, au même titre que ce qui relève du domaine profane. Il s'agit là d'un principe spirituel.

Exode 30:34-37
Et l'Eternel dit à Moïse: Prends des épices odoriférantes, du stacte, et de la coquille odorante, et du galbanum, des épices odoriférantes, et de l'encens pur: de tout, à poids égal; et tu en feras un encens composé, d'ouvrage de parfumeur, salé, pur, saint. … Et quant à l'encens que tu feras, vous n'en ferez point pour vous selon les mêmes proportions: tu le considéreras, saint, consacré à l'Eternel.

Cette réalité, soulignée ici, ne doit pas être occultée au profit d'un raisonnement progressiste. Partager la louange est une chose très bonne, faire en sorte que le monde prenne connaissance de ce que nous avons reçu - gratuitement - par l'inspiration du Saint-Esprit est également très bon, mais faire de cette louange un « produit » de consommation, c'est mélanger des considérations matérielles, financières aux considérations spirituelles.
Dans bien des cas, cette musique chrétienne serait davantage à classer dans la catégorie des musiques engagées, défendant certaines valeurs du christianisme (pas toutes), témoignant donc que des artistes et des créateurs, parfois de premier plan, s’impliquent pour la cause de Dieu. Il serait donc préférable de lui donner (en fait, de lui rendre) cette identité, qui correspond mieux à la réalité, plutôt que de laisser s’installer la confusion entre la louange, l’adoration et des créations musicales de plus en plus libres.
D’un point de vue spirituel, c’est la musique qui est l’écrin de la vérité, et non le contraire. Il ne sert à rien de «sanctifier» la musique, comme il ne devrait pas être nécessaire de rappeler à des enfants de Dieu, à fortiori des disciples, que le plus bel écrin ne pourra compenser la faiblesse ou l’absence de la Vérité dans les vies. Nous pourrions même dire que la Vérité est capable de se contenter d’un écrin très simple (voire de pas d’écrin du tout, comme dans les réveils connus), ce qui n’altérera jamais sa puissance. Aujourd’hui, on laisse entendre, dans un message implicite, que «la louange et l’adoration» amèneront le Réveil ou l’onction de l’approbation divine, alors que c’est l’obéissance et l’amour de la Vérité que les Écritures décrivent comme des facteurs essentiels de la vie chrétienne.
La volonté de Dieu est — et a toujours été, incontestablement — de pourvoir aux besoins de l'évangélisation et du témoignage, c'est une des raisons pour lesquelles le Saint-Esprit a été donné. Mais dans bien des cas aujourd'hui, reconnaissons-le, nous trouvons des paliatifs pour mener à bien nos plans, nos programmes, nos campagnes. Un bon appel à la générosité, des coupons de participation, un orateur persuasif, des souscriptions dégressives, la vente (et parfois la pré-vente) de ce qui est devenu une marchandise, et nous suivons nos objectifs — pour le royaume de Dieu bien sûr ! — sans avoir à nous soumettre à l'approbation céleste finale.
La gratuité aura bientôt complètement disparu d'un christianisme noyauté par le matérialisme : «Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement» (Matthieu 10:8). Chercher la gratuité serait pourtant un chemin et une lutte qui honoreraient Dieu.
Bien des œuvres colossales ont été bâties sans aucun appel à l'argent, et des vies de service entières se sont exprimées dans une soumission financière sans faille (Hudson Taylor, Charles Studd, James Fraser, Georges Muller) : ces réalités n'auraient-elles plus cours ? Dieu aurait-Il changé ?
En réalité, c'est le siècle qui a changé et qui a déteint sur le cœur des chrétiens, mais, plus grave encore, sur le cœur de ceux qui avaient été appelés à être des héros de la foi, des entrepreneurs pour Dieu. L'atmosphère de « vitesse » que le monde fait peser sur les hommes, l'obligation rapide de résultat, la course à la réussite impriment leur mouvement tyrannique sur le christianisme, et dans la quête obsessionnelles des raccourcis, nous sommes naturellement prêts à emprunter tous les chemins qui mènent à Rome, pourvu que nous évitions cette croix trop exigeante et trop dure pour l'âme, trop lente pour nos plannings.

Mais si la Bible est bien restée notre point de rencontre pour comprendre la Vérité et les grands principes du Bien et du Mal, alors nous continuerons, comme nos pères dans la foi, à respecter ses propres définitions. Car la redéfinition de nouveaux standards serait le signe du début de notre apostasie.

3- Le mélange des styles, la confusion des genres
Alors qu'il est écrit : « Ne vous conformez pas à l'esprit du siècle » (Romains 12:2), certains compositeurs actuels rendent la louange à l'Eternel de plus en plus conforme aux styles de musiques du monde (du siècle), pensant peut-être que la louange purifie tout — mais ce principe n'est pas biblique : la Bible nous avertit même au contraire que ce sont «les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs » (1 Cor. 15:33).
Il serait bien évidemment absurde de chercher à maintenir les styles de musique —chrétienne en l'occurrence — au même niveau que celui de l'Eglise originelle, ou de brider les expressions des artistes chrétiens dont le cœur exprime, à leur manière et selon leur époque, une louange toujours personnelle et renouvelée. Ce n'est pas le propos de ces lignes. Mais il s'agit de mettre en lumière un phénomène de capillarité entre le monde et l'Eglise, dont un des points de contact est la musique.
L'ensemble des croyants, en effet, c'est à dire l'Église, est appelé ouvertement à un devoir de résistance vis-à-vis de son époque et de sa mentalité, et non à un mélange. Le mélange est très exactement l'opposé de la sanctification, qui est étymologiquement la mise à part du monde et du péché.
En effet, le but de notre témoignage et de la nouvelle naissance, c'est que le monde de chaque époque entende et comprenne «que ses œuvres sont mauvaises» (Jean 7:7), et cela ne peut en aucune façon se faire au moyen d'instruments qui cherchent à réduire et gommer leurs différences — ce qui résoudrait il est vrai, le sempiternel problème du rejet, mais anéantirait l'impact de la Vérité.

Nous rapprocher du monde, nous identifier à ses codes pour mieux le comprendre et ainsi mieux lui parler, relève du sophisme. On entend citer souvent la déclaration de Paul: «Je me suis fait Juif avec les Juifs, Grec avec les Grecs…» (1 Cor. 9/20) pour justifier nos rapprochements (en fait : amitiés) avec le monde, oubliant que par eux, nous nous constituons objectivement ennemis de Dieu (Jacques 4:4). L'apôtre allait effectivement vers des communautés et des cultures différentes de la sienne, avec respect, dans le but unique de présenter son Évangile… mais il se séparait en secouant la poussière de ses pieds si son message était refusé ! Il ne faudrait pas confondre. On ne peut imaginer Paul émettre un jugement radical sur ceux, parmi ses frères juifs, qui refusaient Christ, et participer à une de leurs conventions quelques temps plus tard, sous prétexte que le christianisme doit être uni au delà des différences doctrinales. C'est pourtant ce qui est prêché de plus en plus aujourd'hui.

«C'est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous soyons emportés loin d'elles » (Hébr 2:1).


Les scénographies de certains groupes de musique chrétienne, leurs attitudes, leurs vêtements, et l'utilisation qu'ils font de certains styles de musique relèvent d'un affront spirituel qui est fait à ceux qui ont donné leur vie pour l'amour de la Vérité.
Des musiques d'inspiration satanique (Rock, Hard Rock, Heavy Metal, etc), ouvertement déclarées et bien connues de tous les professionnels*, servent de «véhicule» (de «char») pour porter des paroles qui parlent de Dieu, et sont écoutées béatement par des adolescents qui y ressentent « l'onction », parce qu'on leur a présenté ces produits comme spirituels ; et l'on confond, inévitablement, la sphère émotionnelle et la sphère spirituelle.

*Lire l’article d’Anne Fleischman, Université de Montréal : Les adeptes de heavy metal sont plus dépressifs, une étude qui démontre une corrélation entre certains styles musicaux et le sentiment dépressif chez les adolescents (http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/ArchivesForum/2003-2004/030908/article2609.htm).

Nous savons que des émotions similaires sont ressenties dans les concerts profanes et les concerts chrétiens : sentiments fusionnels, osmose, pulsions de joie, transports rythmiques, ivresse des sens, formes incantatoires, ce qui est absolument incontestable. Encore une fois, rappelons-le, le domaine de la musique est bien connu de l'ennemi et il fait peu de doute qu'il est en train de s'en servir, de telle sorte qu'il devient difficile de démêler le vrai du faux.
Certains musiciens des années 50 (notamment Ray Charles) ont été les instruments d'un mouvement similaire, mais dont le mécanisme était inverse : ils se sont emparés de la musique considérée comme consacrée (le style gospel), réservée aux églises pour chanter la louange de Dieu, et ils l'ont détournée pour y mélanger des paroles profanes (rébellion, immoralité et sexualisation) : c'était la naissance de l'esprit rock'n roll. Les oppositions et les scandales n'y firent rien.
La stratégie d'appauvrissement continue aujourd'hui son mouvement de lessivage afin d'intégrer cette fois le rock dans la louange*.

*«…La musique abominable va être chassée. Par exemple, ayez un autre regard sur la vache sacrée numéro un de la plupart des jeunes chrétiens d'aujourd'hui - le hard rock! Ils l'ont maintenant rebaptisé "le Rock de Jésus" - "le Rock d'Amour" - "le Rock du Saint-Esprit." La musique elle-même n'est pas une abomination pour Dieu, parce qu'elle n'est rien de plus qu'un son amplifié. Mais, le mercantilisme bon marché promu par tant de rockeurs de Jésus est l'une des pires abominations que l'Eglise ait jamais connues. Je ne peux pas le retenir plus longtemps. Quelqu'un doit le dire. L'effet du prétendu rock de Jésus sur l'Eglise est scandaleux. C'est une puanteur dans les narines de Dieu et quand Jésus commence à purger la moisson - tous les changeurs de monnaie du rock de Jésus seront les premiers à s'en aller. Combien de temps pensez-vous que Dieu supportera certains de ces groupes de chant corrompus qui voyagent à travers le pays et qui font payer jusqu'à 7 000 $ un simple "spectacle pour Jésus" ? Combien de temps Jésus permettra-t-Il à une petite armée d'agents, de managers et de promoteurs d'intimider les églises en poussant les jeunes à une musique qui n'est rien d'autre que l'écho bon marché des halls de concerts de rock impies ? Je suis persuadé à 100 % que Jésus est sur le point de souffler directement hors du sanctuaire toute la musique sensuelle, copiée du monde. Nous avons désespérément besoin d'une purification de notre appréciation de la musique. Notre Seigneur ne peut pas être heureux quand Ses enfants développent un goût pour un son qui s'identifie tellement avec les drogues, le sexe et la violence.» (David Wilkerson).

Une cinquantaine d'années et trois générations ont suffit à l'ennemi pour procéder à un échange standard et souiller la forme et le fond, pour ne laisser à la fin que les choses naturelles, grâce aussi à la tolérance et au laxisme des chefs et responsables chrétiens, et à leur manque de discernement.
Il est donc plus que temps de réagir. Réagir contre les théories séductrices de «rachat de la musique» qui voudraient faire passer à nos yeux des impuretés pour ce qui est saint, au prétexte que des textes parlent de Dieu.
Appeler le bien : mal, et le mal : bien est le signe du désordre et de la confusion dans la maison de Dieu (Esaïe 5:20).

«Je vous écris pour vous dire de retenir fermement ce que vous avez reçu, afin que personne ne prenne votre couronne» (Apocalypse 3:11).

Notre combat n'est pas seulement une lutte persévérante pour continuer d'accomplir ce pour quoi nous avons été oints, mais c'est de l'accomplir de la manière conforme à l'attente du Seigneur, et aux moyens dont Il veut pourvoir. Notre couronne peut être perdue par une seule erreur de choix stratégique, lorsque nous avons été appelés à être des conducteurs du peuple de Dieu, c'est à dire des instruments de bénédiction.
Ceux qui dirigent ne seront pas jugés de la même manière que les autres (lire Jacques 3:1), et l'influence de notre exemple dépasse ce que nous imaginons.
Notre discours, les positions doctrinales que nous adoptons, notre manière de nous habiller, notre liberté, deviennent à notre insu des enseignements implicites ; à grand «pouvoir», grandes responsabilités.


EXEMPLE D'ÉCHEC DANS LE SERVICE, L'APPEL, L'ONCTION

C’est l’histoire du règne du premier roi d’Israël qui nous en donne une illustration. La première erreur qui coûta au roi Saül sa couronne (lire 1 Samuel 15) a été de céder à la crainte de voir le peuple le quitter. C’est à cause de la peur que le peuple l’abandonne — c’est parce que le pasteur a peur que son église se vide, peur que l’œuvre de Dieu s’essouffle — que Saül a été poussé à commettre une faute. La seconde erreur a été d'épargner (de recycler) ce qui venait de l'ennemi vaincu, pour le consacrer à l'Eternel, alors que la Parole de Dieu lui avait explicitement demandé de le dévouer par interdit (de le détruire).
L'allégorie de cette erreur représente un des pièges des responsables de la louange et artistes chrétiens (mais aussi des prophètes, pasteurs et autres conducteurs). En effet, le monde a été vaincu, et les choses qui sont dans le monde ne doivent pas être sauvegardées par nous, même pour être représentées dans le culte à l'Eternel. Ce principe biblique est prévalant sur «la doctrine du rachat de ce qui est impur», qui est une séduction.
Ce responsable reconnaît donc qu’il a transgressé la Parole de Dieu car «il a craint le peuple et écouté leur voix»(15:24). Il a cédé à la pression des gens qui voulaient autre chose que ce que leur permettait la Parole de Dieu.
Notez que la couronne perdue du roi est restée sur sa tête durant de nombreuses années, malgré le fait que l'onction est passée sur une autre personne, dans une sanction spirituelle sans appel. Il est donc possible de conserver son rang et de continuer de représenter l’autorité, aux yeux des hommes, mais il en est tout autrement devant le trône de Dieu : «je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort» (Apoc. 3/1).

Un autre exemple, plus extrême celui-là, nous est donné au travers de l'épisode du feu étranger présenté à Dieu par Nadab et Abihu, fils d'Aaron, et qui provoqua leur mort en plein service (Nombres 3:4) : ils avaient eux aussi été appelés au sacerdoce, avaient répondu à cet appel, mais négligèrent de l'accomplir dans le strict respect du cadre révélé, en agissant d’une manière légère.
Ces textes bibliques nous rappellent, à un moment de l'histoire de l'Église où les enseignements semblent être de plus en plus lissés et consensuels, que l'Eternel est un Dieu de grâce ET de jugement, et que Son trône est saint.
«Moi l’Eternel, le premier; et avec les derniers, je suis le Même» (Esaïe 41/4).


L'ADORATION

Un court aperçu de l'origine de l'adoration biblique, indispensable pour éclairer son sens:
quel est le premier emploi biblique du verbe « adorer » ? Le contexte de l'apparition de cette adoration est un enseignement; si nous trouvons des traces de sacrifices dans les vies de la plupart des acteurs bibliques (dans Genèse 8:20 en particulier), c'est Abraham qui devient - explicitement - le premier adorateur, et ce ne fut pas à l'occasion d'un chant ou d'un saint recueillement, mais en obéissant à une exigence divine absolue et totale. C'est en effet à l'occasion du sacrifice de son fils Isaac (Genèse 22:5) que le vieil homme est entré dans une adoration authentique «en vérité.»
Les manifestations extérieures de l'adoration peuvent, il est vrai, se traduire par le chant, la louange, des réjouissances, mais la démonstration de notre dépendance à l'Eternel et de notre confiance en Dieu sera prouvée par des actes concrets, souvent coûteux en terme de sacrifice de nous-mêmes. C'est pourquoi David répugne à apporter à l'Eternel un sacrifice qui ne lui aurait rien coûté (2 Samuel 24:24). Et c’est ce qui constitue la partie cachée de l’iceberg de la véritable adoration, et lui assure sa stabilité et son authenticité. Sans cette partie cachée, les plus belles adorations sont «des nuées sans eau, des arbres sans fruit» (Jude 1:12).

L'adoration d'Abraham est apparue dans le dépouillement de sa vie, dans le renoncement de sa volonté au profit de celle de Dieu, et ce n'est sans doute pas un hasard si ce lieu (le mont Morija) fut montré à Salomon pour l'édification du temple de l'Eternel.
Nous sommes devenus ce temple (1 Corinthiens 3:16), et nous avons été faits sacrificateurs (Apocalypse 5:8-10), ce qui représente pour nous un appel, une élection à la sainteté et à la séparation.

Un des dangers de la musique chrétienne actuelle — et de celle de demain — sera de confondre l'adoration avec une ambiance spirituelle (par manque de connaissance, voir Osée 4/6), et d'assimiler l'approbation divine avec le contact d'une «onction», selon le langage employé aujourd'hui, une stimulation réelle, mais qui ne touche que les sentiments. «Car «l’onction» ne change pas les vies, mais c’est l’obéissance qui change les vies, qui est le signe de notre circoncision intérieure» (Pierre Truschel).

Pour l'Eglise de Laodicée (Apoc. 3:14 - et notamment parmi elle ceux qui ne seront pas vainqueurs), le fait d'être vomie de la bouche de Dieu signifie qu'elle a effectivement été en Dieu, appelée et élue à être «comme la bouche de Dieu», à prononcer la Parole de Dieu pour le monde, et que c'est une place qu'elle a occupée pour un temps ; mais elle a échoué dans l'exigence de séparer ce qui est bien de ce qui est mal selon le cœur de Dieu*. Elle a connu un temps de succès, a vu un certain résultat («Je connais tes œuvres»), des délivrances, exprimé des prophéties (Matthieu 7:22), mais ne pourra recevoir sa couronne parce que la tiédeur — image du libéralisme et du relativisme — a eu raison du feu de son premier amour.


VRAIE ET FAUSSE ADORATION

Une adoration qui ne serait donc basée exclusivement que sur son expression, (la louange ou la musique chrétienne), serait vouée à s'éteindre, car l'adoration des vrais adorateurs se fonde sur un sacrifice — celui du Seigneur Jésus-Christ en premier — et celui de l'adorateur lui-même en second. Un des premiers symptômes inquiétants serait une louange riche en chants et musiques, mais de plus en plus pauvre en prières de reconnaissance et d'actions de grâce. C’est un fait constaté : les cultes qui se sont musicalisés à l’excès ne laissent plus de place à l’expression des prières personnelles. Et le peuple de Dieu fait de moins en moins entendre sa louange intime et vraie. Ceux qui considèrent ce phénomène comme un symptôme d'appauvrissement établissent un lien avec ce que la Bible appelle «l'apostasie*».

*Description de certaines réunions de «louange» : Faut-il ne rien dire de cette "louange" qui nous crève les tympans, de ces "offrandes" sous haute pression, de ces attitudes théâtrales, de ces paillardises carnavalesques, de ces cris aigus qui rappellent ceux des damnés et qui ponctuent le déroulement de certaines réunions? Faut-il ne rien dire de cette absence flagrante d'une prédication de la Parole (sinon à titre tout à fait symbolique), … De tels phénomènes n'auraient pas été tolérés un seul instant pendant ce réveil historique qu'a connu le Pays de Galles, et où l'on veillait constamment à éviter même la musique instrumentale ou une quelconque intrusion humaine; et voilà qu'on se sert de ces choses à présent, et qu'on les glorifie. Ce réveil gallois ne fut que "sainteté à l'Eternel" tant que ces critères furent sauvegardés. » (Arthur Katz)

Dans son échange avec la femme samaritaine au puits de Jacob, Jésus a soulevé pour nous le coin d'un voile, en ce qui concerne cette question délicate de la vraie et la fausse adoration: «Vous adorez, mais vous ne savez pas ce que vous adorez» (Jean 4).
Son discours contient en creux une pensée qu'il ne va pas développer sur le moment, mais qui prendra son sens à un moment où, Il le sait, la question de l'adoration se reposera de nouveau d'une manière brûlante.
Pour tous ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués dans le phénomène de la louange, il est inconcevable d'adorer sans savoir ce que nous adorons. Pourtant, ces paroles constituent une confirmation formelle qu'une adoration peut exister sans être éclairée. Comment ? Précisément, les Samaritains n'imaginaient pas une seule seconde se trouver dans ce cas de figure : il y avait chez eux un culte très proche de Jérusalem (le mont Garizim), des sacerdoces (ou rituels) au contenu inspiré du judaïsme traditionnel, des fêtes similaires, des sacrificateurs, des chants, des musiques, des cœurs sincères, et enfin le Dieu d'Abraham, l'Eternel. Comme les Juifs, ils entretenaient une attente messianique. Mais ces cultes, ces adorations « d'assemblées » proches, cousines, étaient doctrinalement incompatibles, à cause des mélanges qui s'y trouvaient.
C'est à la faveur du dialogue avec cette femme que le Seigneur Jésus-Christ a implicitement introduit la notion d'une fausse adoration en ajoutant l'adjectif « vrai » aux adorateurs « en esprit et en vérité » (Jean 4), et cette déclaration mérite toute notre attention.

Un adorateur qui ne connaîtrait pas le Dieu qu'il adore ne pourrait pas être considéré comme un « vrai adorateur en Esprit et en vérité » ; c'est une pensée très forte. Sommes-nous en train de couper les cheveux en quatre ? Dieu ne serait-Il pas plutôt heureux de recevoir et d'agréer toutes les adorations, comme on l'enseigne de plus en plus aujourd'hui?
Il semble que sur cette question précise de l'adoration (et, encore une fois, de son sens biblique, entier et puissant), le principe du rejet d'une « certaine adoration » soit confirmé par l'histoire de Caïn et Abel. Nous voyons pour le premier une adoration matérialisée par un sacrifice méritant (les fruits de la terre, image du produit naturel de cette création), qui ne sera pas agréée. Et pour le second, une adoration basée sur un sacrifice, qui traduit la reconnaissance de la vacuité des moyens humains, et du besoin d'une mort expiatoire, qui sera agréée.
Or, nous savons d'une manière irréfutable que certaines composantes du christianisme, d'hier ou d'aujourd'hui, renient objectivement la toute-suffisance de la mort expiatoire de Christ, et son exclusive médiation (en partageant sa divinité et son autorité avec sa mère, par exemple).

La réalité d'une fausse adoration, qu'elle soit momentanée ou pas, est démontrée par les Écritures. Il est donc possible pour un chrétien d'aujourd'hui de confondre, hélas, l'adoration biblique avec l'adoration musicale, et de s'imaginer (avec plus ou moins de force) être impliqué dans un mouvement de « louange explosive » plus authentique que celle de ses pères, qui est estimée désuette et dépassée.
Il ne s'agit donc pas là d'une question légère, surtout si nous nous souvenons qu'elle est à l'origine du premier meurtre « fraternel ».
Cette notion de la vraie et de la fausse adoration est enfin confirmée par la déclaration prophétique d'Esaïe (ainsi qu'Amos 5:23), par la bouche duquel le Seigneur constate au milieu de son peuple une adoration extérieure, une confession simplement formelle pouvant constituer (au mieux) une forme d'illusion ou (au pire) d'hypocrisie:

«Et le Seigneur dit: Parce ce que peuple s'approche de moi de sa bouche, et qu'ils m'honorent de leurs lèvres, et que leur cœur est éloigné de moi» És. 29:13

C'est ici la lecture divine d'une certaine « adoration », qui dit beaucoup de belles choses et qui véhicule beaucoup d'émotions, mais dont les racines en terme d'obéissance/d’écoute de la Parole de Dieu sont dominées par d'autres impératifs.
Chaque chrétien peut traverser cette expérience à un moment ou à un autre de son existence, et Dieu ne rejette pas les adorateurs en devenir, ce que nous sommes tous, en définitive. Mais l'accent est mis ici sur la généralisation d'un comportement, sur un glissement du sens profond de l'adoration vers un culte superficiel, creux, et une illusion de communion dans laquelle Dieu ne se reconnaît pas.
«Écouter la Parole de Dieu vaut mieux que faire des sacrifices, prêter l'oreille (tenir compte) vaut mieux que la graisse des béliers » (1 Samuel 15:22).

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 23:22

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Article de Richard Bennett

Le monde catholique est sur le point de célébrer le 150ème anniversaire de la promulgation du dogme de "l'Immaculée Conception" de Marie. Les regards se portent non seulement sur le Vatican à Rome, mais aussi sur Lourdes en France. D'après le Vatican, c'est à Lourdes que Marie est apparue le 25 mars 1858 à une jeune paysanne, Bernadette Soubirous, et a déclaré : "Je suis l'Immaculée Conception". Le Pape a pris cela pour une confirmation du dogme qu'il avait promulgué en 1854, quatre ans plus tôt. Bien des célébrations ont déjà eu lieu cette année, mais le point culminant devrait être atteint le 8 décembre 2004. Déjà, à l'heure actuelle, Marie est l'objet d'un culte à nul autre pareil : c'est une pratique qui est entrée dans les mœurs. "En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la Miséricorde', à la Toute Sainte." (1) Faire retentir à nouveau ce dogme papal, c'est susciter l'enthousiasme et la ferveur, car la plupart des autres dogmes traditionnels concernant Marie sont fondés sur cette doctrine de "l'Immaculée Conception".

"L'Immaculée Conception" : Marie serait "pleine de grâce" et absolument sans péché

L'Eglise Catholique enseigne que Marie a été "pleine de grâce" et exempte de tout péché dès sa conception, et qu'elle n'a pas commis le moindre péché pendant sa vie. Cette doctrine est officiellement formulée comme suit :

"Au long des siècles l'Eglise a pris conscience que Marie, 'comblée de grâce' par Dieu, avait été rachetée dès sa conception. C'est ce que confesse le dogme de l'Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le Pape Pie IX : La Bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel." (2) ...Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie..." (3)

Le dogme de "L'Immaculée Conception" ne concerne pas la naissance virginale de Jésus-Christ, mais la conception de Marie elle-même dans le sein de sa propre mère. Ce dogme affirme qu'elle a été "pleine de grâce" et exempte du péché originel comme de tout péché personnel pendant sa vie entière. D'après la papauté, l'expression "pleine de grâce" se trouve dans Luc 1:28. Mais même l'édition catholique de la Bible New American Bible traduit : "Salut, toi à qui une faveur est accordée ! Le Seigneur est avec toi." Dans les dogmes officiels, le terme grec signifiant : "à qui une faveur est accordée" [kécharitoméné] est improprement rendu par : "pleine de grâce" (4). Mais le sens fondamental de cette expression scripturaire est que Marie est l'objet d'une faveur divine toute particulière. (5) Cette expression ne revient dans le Nouveau Testament qu'une seule fois, dans Ephésiens 1:6, où il est écrit que les bénéficiaires de la faveur divine, ce sont tous les membres du peuple élu de Dieu.

L'Eglise catholique accorde fallacieusement à Marie un attribut clé, faisant de Marie celle qui est "pleine de grâce". L'enseignement officiel va jusqu'à déclarer :

"Dans la descendance d'Eve, Dieu a choisi la Vierge Marie pour être la Mère de son Fils. "Pleine de grâce", elle est "le fruit le plus excellent de la Rédemption" : dès le premier instant de sa conception, elle est totalement préservée de la tache du péché originel et elle est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie." (6)

Il est parfaitement scandaleux de dire que Marie est "pleine de grâce", car selon la vérité biblique, cette plénitude de la grâce est l'apanage de Christ Lui-même. La grâce et l'amour salvateurs de Dieu sont manifestés dans l'œuvre du Souverain Sacrificateur, Christ, et en Lui seul. C'est Lui qui est "plein de grâce". C'est précisément la marque distinctive de Son ministère. L'Ecriture réserve cet attribut unique au Seigneur Jésus-Christ, et à Lui seul. "La Parole... a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité". (Jean 1:14) Tout ce qui a précédé Christ était seulement un type, une représentation de Lui ; et tout ce qui est venu après Lui ramène à Lui. L'Apôtre Jean proclame que "la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ", "et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce." (Jean 1:16) C'est à cause de Sa grâce que les vrais croyants sont rendus acceptables aux yeux du Dieu Très Saint. "Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute plénitude." (Colossiens 1:19) La volonté du Père est que toute la plénitude soit en Lui. La grâce abondante demeure exclusivement en Celui qui est "la Parole faite chair". Source de grâce pour tout Son peuple, Il possède en plénitude le mérite et la justice. La joie du Père est en Lui seul, en Lui le Sauveur, se trouve "la plénitude de celui qui remplit tout en tous". (Ephésiens 1:23) Lui seul donne en abondance à tous ceux qui Lui appartiennent "grâce pour grâce". (Jean 1:16)

Prétendre que Marie est "pleine de grâce" est donc un mensonge blasphématoire. C'est de l'arrogance, un manque de respect envers l'Unique, envers Celui qui est le Fils incarné de Dieu. "Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l'expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts." (Hébreux 1:3) Inciter quelqu'un à se tourner vers "Marie, pleine de grâce" revient à dépouiller Christ le Seigneur de son trait suprêmement distinctif. Dire que Marie est "pleine de grâce", c'est l'insulter elle-même, car elle se réjouissait d'avoir un Sauveur. Elle a proclamé : "Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit a de l'allégresse en Dieu, mon Sauveur." (Luc 1:46-47) La raison pour laquelle Dieu est appelé "Sauveur", c'est qu'Il sauve son peuple du péché. Même la mère du Seigneur a eu besoin de son Sauveur. Marie est bénie, car elle a bénéficié d'une manifestation particulière de la faveur de Dieu, qui l'a appelée à être la mère du Seigneur. De la part de Dieu, il s'agit d'un choix souverain. Marie, elle, a cru ; et conformément à la parole que Dieu lui avait adressée, elle a conçu alors qu'elle était vierge, et elle a donné naissance au Christ Jésus, le Seigneur. Plus tard, toujours obéissante à la Parole du Seigneur, elle a été l'épouse de Joseph, et ensemble ils ont eu des enfants. (7) La vérité toute simple, c'est que comme tous les autres pécheurs, Marie de Bethléhem a été une pécheresse sauvée par la grâce de Dieu et par la foi, et non par quelque justice inhérente à son être, ou par quelque grâce qui l'aurait préservée du péché dès avant sa naissance.

L'attribut qui sépare Dieu de tous les autres êtres

Le Christ Jésus Lui-même, avec le Père et avec le Saint-Esprit, est Dieu : Dieu seul est le Très Saint. Le catholicisme tente de proclamer que Marie est aussi "la Très Sainte".

"En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la Miséricorde', à la Toute Sainte." (8)

La Bible enseigne avec une parfaite clarté que Dieu seul est infini, éternel, immuable dans Son Être, dans Sa sagesse, Sa puissance, Sa justice, Sa bonté et Sa vérité. Lui seul est le Très Saint. Sa sainteté est l'attribut qui recouvre tous ses autres attributs, si bien que Sa droiture est sainte, Sa vérité est sainte, et Sa justice est sainte. Il est ce qu'est chacun de Ses attributs ; et Son attribut suprême, la sainteté, Le sépare de tous les autres êtres. Il est le Tout Autre. La raison pour laquelle nous devons être justifiés devant le Dieu Très Saint, c'est que l'Ecriture dit : "Nul n'est saint comme l'Eternel ; il n'y a point d'autre que toi ; il n'y a point de rocher comme notre Dieu." (1 Samuel 2:22) La Parole de Dieu proclame aussi : "Seigneur, qui ne craindrait et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi." (Apocalypse 15:4) Tenter de qualifier une créature de "Toute Sainte", c'est un blasphème caractérisé, un acte idolâtre et immoral.

La prétention d'attribuer à Marie un rôle de Sauveur

L'Eglise catholique affirme que celle qui est appelée "la Toute Sainte" serait également cause de salut. Voici ce que déclare Rome :

"Comme dit S.Irénée, 'par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut'." (9)

Cette revendication sacrilège a des incidences sur les personnes ordinaires qui recherchent le salut devant Dieu. Elle présuppose que Marie peut influencer Dieu, et lui attribue la capacité de sauver des âmes, à commencer par la sienne. La Bible enseigne que le salut des âmes est une initiative divine, car "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle." (Jean 3:16) Dieu est "L'Eternel compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité." (Exode 34:6) Orienter quelqu'un vers Marie en prétextant qu'elle est "cause de salut", c'est trahir l'unique espérance qu'un être humain puisse avoir : cette espérance est en Christ Jésus, et elle est fondée uniquement sur l'amour de Dieu.

La conséquence

Tous ces textes officiels de Rome au sujet de Marie, qui tendent à faire d'elle "L'Immaculée Conception", celle qui est "pleine de grâce", "la Toute Sainte", une "cause de salut" sont insolents et sacrilèges devant le Dieu Très Saint, le seul Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Tout cette mise en scène théâtrale qui doit culminer le 8 décembre 2004 est en réalité un débâcle désastreux. Elle met en péril le salut éternel d'une multitude de gens dans le monde entier. Ce qui est essentiel, c'est de placer notre foi dans le Seigneur Jésus-Christ et en Lui seul. "Celui qui croit en lui n'est pas jugé." (Jean 3:18) "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle" (Jean 3:36) "Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils." (1 Jean 5:10) L'homme étant un être déchu, pour le sauver l'Ecriture lui offre la foi selon l'Evangile, une foi personnelle en Jésus-Christ et en Lui seul, et non une foi détournée au profit de l'Eglise et des sacrements. Ajouter à l'Evangile la foi en Marie, en prétendant qu'elle conduit à Christ, c'est ériger une barrière particulièrement dangereuse, empêchant d'accéder au salut éternel.

Richard Bennett a passé vingt et un ans en tant que prêtre de paroisse catholique à Trinidad dans les Antilles. En 1972, après un accident qui a failli lui coûter la vie, il s'est mis à étudier sérieusement la Bible. Au cours des quatorze années qui ont suivi, il a comparé catholicisme et vérité biblique : en 1986, il a été convaincu par le message de l'Evangile. Sauvé par la seule grâce de Dieu, il a alors officiellement quitté l'Eglise catholique et la prêtrise. Il a fondé un ministère d'évangélisation en faveur des catholiques, l'association "Berean Beacon" (Le Phare de Bérée). L'adresse de son site Internet est : www.bereanbeacon.org

Notes :

(1) Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2677. Ed. Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998. (Toutes les autres citations de ce Catéchisme sont tirées du même ouvrage.)

(2) Catéchisme, § 491

(3) Catéchisme, § 493

(4) Il s'agit aussi de la prière catholique la plus souvent récitée : "Je vous salue, Marie, pleine de grâce..."

(5) Le verset 30 exprime la même pensée : "Rassure-toi, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu." En grec, le mot signifiant "à qui une faveur est accordée" se dit : "kécharitoméné". C'est la forme passive du verbe "charitoo", et cela veut dire "bénéficiant d'une grâce" (charis), "enrichi par une grâce". La racine du mot est la même que dans le terme employé pour la salutation (chaïré) et dans le mot signifiant "faveur" (charin). Marie est l'objet d'une "grande faveur", car elle bénéficie de la grâce de Dieu.

(6) Catéchisme, § 508

(7) Par exemple, dans Matthieu 13:55, nous lisons : "Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, Joseph, Simon, et Jude ?" Pourquoi l'Eglise catholique trompe-t-elle sciemment ses fidèles ? C'est pour promouvoir l'image d'une Marie qui serait une créature semi-divine, et qui ne saurait s'abaisser à avoir une relation conjugale normale avec Joseph, son époux ; c'est pour faire de Marie un modèle pour les religieuses et les prêtres, tenus de rester célibataires.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 23:04
Par l'ex-prêtre catholique Richard Bennett

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Le pape Benoît XVI a séjourné en France, du 12 au 15 septembre 2008. Les 13, 14, et 15 septembre il a participé, à Lourdes, aux cérémonies marquant le 150ème anniversaire des apparitions de Marie. D’après les estimations, deux cent mille catholiques étaient présents. 3.800 policiers, gendarmes et agents assuraient la sécurité du pape et des pèlerins ; l’armée française avait mis en place des batteries de missiles, des avions d’interception, des patrouilles cynophiles et des tireurs d’élite. Les services secrets du Vatican étaient là également.
Le Vatican affirme que le 25 mars 1858 à Lourdes, Marie apparut à une jeune paysanne appelée Bernadette Soubirous, et lui a annonça : « Je suis l’Immaculée Conception ». Le pape d’alors vit dans cette apparition la confirmation du dogme qu’il avait proclamé quatre ans plus tôt, et selon lequel la Vierge Marie aurait été conçue sans péché originel. En 1858 Bernadette déclara que « la dame » lui était apparue dix-huit fois à l’entrée d’une grotte près du Gave. En 1862, l’évêque catholique Bertrand-Sévère Laurence proclama qu’il s’agissait d’apparitions authentiques. Quant à Bernadette, elle quitta sa famille en 1866 pour devenir religieuse à Nevers, au centre de la France. Elle ne revint jamais à Lourdes. Là où les apparitions avaient eu lieu, les autorités catholiques firent construire une grande basilique qui fut achevée en 1872. Plus tard, on construisit d’autres lieux de culte dans les environs, par exemple la Basilique du Rosaire et la Basilique Pie X, qui est souterraine. Malade, Bernadette mourut à trente-cinq ans. Elle fut canonisée, c'est-à-dire déclarée « sainte » par l’Église catholique, en 1933. Depuis environ 1948, les pèlerins se sont rendus à Lourdes par millions. On estime actuellement que Lourdes reçoit six millions de pèlerins par an, et qu’il s’y produit des guérisons miraculeuses.
En 2007 le pape Benoît XVI accorda une indulgence plénière à ceux qui se rendraient en pèlerinage à Lourdes. Le 7 décembre 2007, le quotidien anglais « London Telegraph » publiait un article intitulé : « Un voyage à Lourdes écourte le temps de purgatoire. » Cette indulgence de Benoît XVI réduit, dit-on, le temps qu’un catholique doit passer au purgatoire afin d’être purifié de ses péchés. Elle peut être accordée aux catholiques du monde entier jusqu’au 8 décembre 2008 (1). Cette visite papale commémorative, qui a lieu en septembre et non en décembre, attire tout particulièrement l’attention du monde sur le dogme papal de « l’Immaculée Conception ». Tout cela témoigne d’un attachement indéfectible au mysticisme, de la part du pape en particulier, et de l’Église catholique romaine d’une façon générale.

Le dogme qui étaye Lourdes

Le dogme de « l’Immaculée Conception » déclare que Marie est « pleine de grâce » et absolument sans péché. L’enseignement catholique officiel est formulé en ces termes : « Au long des siècles l'Église a pris conscience que Marie, 'comblée de grâce' par Dieu, avait été rachetée dès sa conception. C'est ce que confesse le dogme de l'Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le Pape Pie IX : La Bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel » (2).
« …Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie… » (3). Contrairement à ce que beaucoup croient, le dogme de « l’Immaculée Conception » ne concerne pas la naissance virginale de Jésus-Christ, mais la conception de Marie elle-même dans le sein de sa mère. L’Église catholique affirme que Marie est « pleine de grâce », exempte du péché originel, et qu’elle resta pure de tout péché tout au long de sa vie. Selon la papauté, le terme « pleine de grâce » se trouve dans Luc 1:28. Mais même la Bible catholique « New American Bible » traduit : « Et s’approchant d’elle, il l’ange dit : ‘Je te salue, toi à qui une faveur est accordée ! Le Seigneur est avec toi.’ » La formulation officielle du dogme n’en utilise pas moins l’expression « pleine de grâce », et non « à qui une grâce est accordée. » L’Église catholique assigne donc à Marie un attribut-clé, la plénitude de la grâce. Le texte biblique affirme au contraire que Marie est l’objet de la faveur de Dieu. L’enseignement catholique officiel poursuit cependant : « Dans la descendance d’Ève, Dieu a choisi la Vierge Marie pour être la mère de son Fils. ‘Pleine de grâce, elle est le fruit le plus excellent de la Rédemption: dès le premier instant de sa conception, elle est totalement préservée de la tache du péché originel et elle est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie’ » (4).
Il est scandaleux de proclamer que Marie est « pleine de grâce », parce que selon la vérité biblique, cette plénitude de la grâce appartient exclusivement à Christ. L’amour et la grâce salvateurs de Dieu sont l’œuvre de Christ, et de Christ seul, en tant que grand Souverain Sacrificateur. La marque distinctive de son ministère est la plénitude de la grâce. Cette caractéristique, unique dans toute l’Écriture, s’applique au Seigneur Jésus-Christ et à nul autre. « La Parole… a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1:14). Tout ce qui a précédé le Seigneur Jésus n’était qu’un type, c'est-à-dire une représentation de lui. Tout ce qui est venu après lui ramène à lui. « La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ" (Jean 1:17), proclame l’apôtre Jean, qui dit encore : "et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce » (Jean 1:16). C’est par sa grâce que les vrais croyants sont rendus acceptables aux yeux du Dieu Très Saint. La volonté du Père est que toute la plénitude habite en lui, l'unique Sauveur. La grâce abondante demeure exclusivement en celui qui est « la Parole faite chair ». Source de grâce pour tout son peuple, il possède en plénitude le mérite et la justice. La joie du Père est qu'en lui seul, en lui le Sauveur, se trouve « la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éphésiens 1:23). Lui seul donne en abondance, à tous ceux qui lui appartiennent, « grâce pour grâce » (Jean 1:16). Affirmer que Marie est « pleine de grâce » et que cet attribut la caractérise en propre, c’est blasphémer. C’est manifester un mépris insolent envers le Fils de Dieu incarné. L’Écriture le décrit, lui seul, en ces termes : « Le Fils de Dieu étant la splendeur de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant fait par soi-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts. » (Hébreux 1:3, tr. Martin). Pousser les fidèles à se tourner vers Marie, en la disant « pleine de grâce », c’est chercher à dépouiller le Christ Jésus, le Seigneur, de ce qui lui appartient exclusivement.
Dire que Marie est « pleine de grâce », c’est même faire affront à sa personne. Elle se réjouissait d’avoir un Sauveur, et proclamait : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur… » (Luc 1: 46-47). Elle appelle Dieu « Sauveur » parce qu’il sauve son peuple de ses péchés. Même la mère de notre Seigneur avait besoin d’avoir un Sauveur. Marie était bienheureuse, car Dieu lui avait manifesté sa faveur en l’appelant à être, physiquement parlant, la mère du Seigneur. Ce fut le choix souverain de Dieu. Marie, qui était vierge, et qui avait foi en Dieu, conçut le Christ Jésus, le Seigneur, et lui donna le jour. Plus tard, obéissant à la Parole du Seigneur, elle devint l’épouse de Joseph, avec lequel elle eut plusieurs enfants. Ainsi nous lisons dans l’Évangile de Matthieu : « N’est-ce pas le fils du charpentier ? N’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? » (Matthieu 13:55-56). Comme tous ceux dont la foi est véritable, Marie de Bethléem était une pécheresse sauvée par la grâce de Dieu, par la foi, et non par quelque justice qui lui aurait appartenu en propre, ni par une grâce particulière qui l’aurait préservée dès sa conception.

À quoi mène le dogme de « l’Immaculée Conception »

À Lourdes, on rend un culte à une Marie issue de l’imagination de la papauté. À Lourdes et dans le monde entier, on exalte cette Marie et on l’appelle « la Toute Sainte ». Selon le Catéchisme officiel, « En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la miséricorde', à la Toute Sainte » (5). Mais la Bible enseigne on ne peut plus clairement que Dieu seul est le Très Saint. Sa sainteté est l'attribut qui englobe tous ses autres attributs : c’est pourquoi sa droiture est sainte, sa vérité est sainte, et sa justice est sainte. Il est ce qu'est chacun de ses attributs ; et son attribut suprême, la sainteté, le sépare de tous les autres êtres. Il est le Tout Autre. La raison pour laquelle nous avons besoin d’être justifiés devant le Dieu Très Saint, c'est que l'Écriture dit : « Nul n'est saint comme l'Éternel ; il n'y a point d'autre que toi ; il n'y a point de rocher comme notre Dieu » (1 Samuel 2:2). La Parole de Dieu proclame aussi : « Seigneur, qui ne craindrait et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi » (Apocalypse 15:4). Combien elles sont solennelles, aussi, ces paroles du prophète : « Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Esaïe 6:3). Tenter de qualifier une créature de « Toute Sainte », c'est un blasphème caractérisé, un acte suprêmement idolâtre. Dans le cadre de ce culte rendu à une Marie papale, certaines prières s’adressent spécialement à « Notre-Dame de Lourdes » : « Bienheureuse et très pure Vierge Marie, tu as choisi de te manifester, resplendissante de vie, de douceur et de beauté, dans la Grotte de Lourdes. Tu t’es révélée à la jeune Sainte Bernadette, disant : ‘Je suis l’Immaculée Conception’. Et maintenant, Vierge Immaculée, Mère de miséricorde qui guéris les malades, Consolatrice des affligés, tu connais mes désirs, mes maux, mes souffrances. Considère-moi avec miséricorde. Tes apparitions à la grotte de Lourdes en on fait un sanctuaire privilégié où tu dispenses tes faveurs. Beaucoup y ont été guéris de leurs infirmités spirituelles et physiques. Je viens donc en me confiant dans ton intercession maternelle. Obtiens pour moi, ô Mère pleine d’amour, cette requête particulière » (6).
La Marie imaginaire que le pape exalte à Lourdes possède aussi, dit-on, la capacité de sauver. L’Église catholique enseigne que celle qu’on invoque sous le nom de « Toute Sainte » serait aussi cause de salut. D’après le Catéchisme de l’Église Catholique, « Comme le dit S. Irénée, 'par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut’ » (7). Cette citation d'Irénée est un blasphème pernicieux pour les personnes simples qui aspirent à être sauvées devant Dieu. Elle attribue à la volonté de Marie une puissance capable d'influencer Dieu ; elle lui prête une efficacité permettant de sauver des âmes, à commencer par la sienne. Elle revient aussi à mépriser l'amour de Dieu, cause véritable du salut des âmes. La Bible enseigne que le salut des hommes est une initiative divine, car « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). La Bible nous apprend que Dieu est « miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité" (Exode 34:6). Le Psaume 86, au verset 15 dit aussi qu'il est « un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité ». « L'Éternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne l'iniquité et la rébellion » (Nombres 14:18). Diriger une âme vers Marie dans l'espoir que celle-ci pourra influencer Dieu et obtenir sa miséricorde, c'est anéantir l'unique espérance de cette âme, espérance qui est dans le Christ Jésus seul.

Une porte d’entrée dans le monde occulte

Tout ce culte associé à Lourdes a des conséquences désastreuses, car ainsi, par la pratique du culte marial, des familles entières entrent de plain pied dans le monde occulte. Le pape Benoît XVI donne l’exemple, entraînant tout un chacun dans cette voie-là. En rendant un culte à une créature quelle qu’elle soit, en prétendant qu’elle est comme le Dieu Très Saint en raison d’une « Immaculée Conception » supposée, le pape pèche ouvertement contre le Premier Commandement de Dieu. Son exemple entraîne les catholiques de base non seulement à se détourner du culte véritable qui est dû à Dieu seul, mais encore à pénétrer dans la sphère occulte du monde des esprits. Cette pratique fait tomber des familles et des nations entières sous le jugement de Dieu. L’Écriture ne dit-elle pas : « L’Éternel se montre, il fait justice, il enlace le méchant dans l’œuvre de ses mains » (Psaume 9:16).
Dans les pays catholiques, les Madones faiseuses de miracles offrent un accès facile au monde occulte des démons et des miracles démoniaques, par exemple les apparitions d’anges, de défunts, et de « Marie ». Le parallèle entre Marie et les déesses païennes est saisissant. Conséquence navrante, ces pratiques-là conduisent au satanisme, à la pornographie, au suicide, et à la décadence morale générale. Le culte catholique de « l’Immaculée Conception » mène à l’occultisme, et il fait partie intégrante du système occulte. La Marie papale, que certains appellent « le principe divin féminin » réunit les attributs des déesses païennes. Sur le site Internet « White Moon », par exemple, sous la rubrique « Marie et les autres déesses », on lit : « Lorsque vous invoquez Marie, mère de Jésus, vous invoquez sans le savoir la Mère Universelle sous une de ses multiples formes. » Ce ne sont pas seulement les adultes qui se font piéger, mais aussi les enfants. Un de ces sites offre une page de dessins à colorier pour les enfants, qui sont ainsi initiés à l’occultisme tout en coloriant Marie et les autres déesses. Il est impossible de sous-estimer les périls que comporte l’entrée dans le monde occulte.

La conséquence

Tout ce que nous venons de voir concernant Lourdes - la Marie catholique censée être « pleine de grâce », « Toute-Sainte », « cause de salut », bénéficiaire d’une « Immaculée Conception » - n’est qu’impiété et blasphème aux yeux du Dieu Très Saint, et du seul Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Toute la mise en scène splendide entourant la visite du pape à Lourdes est comme un chant de sirènes conviant à une descente dans les ténèbres. Elle met en péril le salut éternel de multitudes dans le monde entier, car elle se prétend chrétienne mais ne communique rien de l’Évangile de Jésus-Christ. L’Écriture nous apprend, il est vrai, que « Satan lui-même se transforme en ange de lumière » (2 Corinthiens 11 :14). Mais comment ne serions-nous pas bouleversés en voyant l’œuvre du prince des ténèbres dans ces dogmes officiels qui font descendre le pape Benoît XVI dans les ténèbres de Lourdes en ces jours de Septembre 2008 ?
L’apôtre Jean, tout comme Pierre et Paul, écrit pour nous montrer comment connaître la paix et la sécurité qui découlent de la réconciliation avec Dieu. N’hésitons pas à le répéter : Dieu seul est le Très Saint. La sainteté est la marque qui caractérise tous les aspects de son Être. C’est pourquoi il nous faut être réconciliés avec le Dieu unique et Saint selon les conditions qu’il prescrit lui-même. Par sa grâce, le pécheur qui est mort dans ses péchés et ses transgressions reçoit du Saint-Esprit la conviction de se détourner de ses péchés, et de se tourner vers Christ, par la foi seule, pour recevoir le salut que Christ est seul à donner. C’est un salut fondé uniquement sur la vie et la mort parfaites de Christ. Par cette mort le Seigneur Jésus-Christ a payé la totalité du prix des péchés de son peuple. Seul Dieu par sa grâce ouvre l’oreille du pécheur et le rend capable de mettre sa foi en Christ seul. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2 :8-9).
Notes :
1. Le 8 décembre est la date officielle de la fête annuelle de « l’Immaculée Conception ».
2. Catéchisme de l’Église Catholique, Éd. Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998, § 491.
3. Catéchisme, § 493.
4. Catéchisme, § 508.
5. Catéchisme, § 2677.
6. http://members.aol.com/mstringy13/page5.html
7. Catéchisme, § 494

 

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Published by Dindé - dans Etudes bibliques
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 10:59

 

BENOIT XVI

Les 10 et 11 juillet (2007) dernier, les médias du monde entier ont largement fait écho à un document dans lequel le Pape s’élève contre les églises véritables. Le quotidien “Le Monde” du 11/07/07 a publié un article d’Henri Tincq intitulé: “Vatican: seule l’Eglise catholique possède la vérité du christianisme”. Le Times du Royaume-Uni affichait ce titre: “Message du Pape aux chrétiens: A moins d’être catholique et romaine, une église n’est pas authentique”. Ailleurs on lisait: “Les protestants courroucés suite à la déclaration du Vatican” ou encore: “Pour le Pape Benoît XVI, le salut passe par l’Eglise catholique”. Ce décret papal signale une modification dans la politique vaticane; nous devons donc l’analyser et en examiner les conséquences pour les croyants véritables. C’est ce que nous nous attachons à faire dans ce nouvel article, En s’élevant contre les églises véritables, Benoît XVI démasque son propre système. Je vous prie de faire circuler cet article dans votre entourage, et de le mettre si possible sur un site Internet. Si vous souhaitez recevoir cet article sous forme de fichier Word, veuillez nous le signaler. Bien à vous dans le Christ Jésus, au service de Son Evangile, Richard Bennett.

Le 10 juillet 2007, le Pape Benoît XVI a publié un nouveau décret (1) réaffirmant sa conviction selon laquelle l’Eglise catholique romaine serait l’unique Eglise fondée par Jésus-Christ. Toute autre église serait déficiente, ou n’aurait même pas le droit de s’appeler “église”. L’élément nouveau, dans ce document, c’est qu’il déclare catégoriquement que les “Communautés chrétiennes nées de la Réforme du XVIe siècle” ne peuvent prétendre être des “Eglises” au sens propre (2).

Déjà en septembre 2000, quand Benoît XVI était encore le Cardinal Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (3), il avait déclenché des ondes de choc dans le mouvement œcuménique en s’élevant contre toutes les églises non catholiques dans le décret “Dominus Iesus”, rédigé sous son autorité. Ultraconservateur, fidèle à la rigidité doctrinale d’avant Vatican II, tenant depuis longtemps les chrétiens bibliques pour des hérétiques et non pour des “frères séparés”, le Pape Benoît XVI veut rectifier ce qu’il qualifie d’interprétation erronée des propos œcuméniques du Concile Vatican II.

Ce document de 2007 prend la forme de cinq questions suivies de la réponse, afin de corriger toute erreur concernant les intentions véritables de Vatican II. La mission de Benoît XVI est de rectifier les conclusions doctrinales de certains catholiques qui, influencés par les chrétiens bibliques, s’éloignent de la ligne dure caractérisant jadis le dogme catholique. La cinquième et dernière question de ce décret à visée catéchétique revêt une importance particulière: “Pourquoi les textes du Concile et du Magistère postérieur n’attribuent-ils pas le titre ‘d’Eglise’ aux communautés chrétiennes nées de la Réforme du XVIe siècle?”

Voici la réponse, qui sert de conclusion au décret: “Parce que, selon la doctrine catholique, ces Communautés n’ont pas la succession apostolique dans le sacrement de l’ordre. Il leur manque dès lors un élément essentiel constitutif de l’Eglise. Ces Communautés ecclésiales, qui n’ont pas conservé l’authentique et intégrale réalité du Mystère eucharistique, surtout par la suite de l’absence de sacerdoce ministériel, ne peuvent être appelées “Eglises” au sens propre selon la doctrine catholique.”

La vérité biblique montre la vraie nature de ce décret papal

En proclamant la primauté universelle de l’Eglise de Rome, et en niant la foi de la Réforme, le Pape s’élève contre toutes les Eglises et tous les chrétiens qui sont pleinement consacrés au Seigneur Jésus-Christ et à Son Evangile éternel (4). Benoît XVI est incapable de voir que ceux qu’il dénigre sont fondés sur le Roc, c’est-à-dire sur Christ Lui-même, “le Fils du Dieu vivant”. Ils constituent Son peuple, Son épouse, Son Eglise véritable. Ils adhèrent à Dieu seul et à Sa parole écrite; et ils sont sauvés par le Dieu Très Saint, par la grâce seule et par la foi seule, en Christ seul: toute louange et toute gloire reviennent à Dieu seul. Voilà l’épouse de Christ, le temple du Dieu vivant, le lieu où Il demeure pour toujours. La voilà, l’Eglise, que le Christ Jésus a aimée; les voilà, Ses disciples pour lesquels Il s’est donné Lui-même afin de les laver dans Son propre sang. Ils sont l’Eglise sanctifiée et purifiée par la Parole, “pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse” (Ephésiens 5:25). Cette Eglise est “l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux” (Hébreux 12:23). En tant que catholique romain, Benoît XVI ne peut que rejeter l’Evangile que découvrit la Réforme au sortir des ténèbres de la papauté. L’ironie de la situation est qu’en cherchant à rétablir la ligne dure du catholicisme, il démontre que sa propre église est une contrefaçon apostate de l’Eglise biblique.

Benoît XVI fonde sa dénonciation sur la doctrine formulée dans la réponse à la deuxième question: “Le Christ ‘a établi sur la terre’ une Eglise unique et l’institua comme ‘assemblée visible et communauté spirituelle’: depuis son origine, elle n’a cessé d’exister au cours de l’histoire et toujours elle existera, et c’est en elle seule que demeurent à jamais tous les éléments institués par le Christ lui-même...’ Cette Eglise, constituée et organisée en ce monde comme une société, subsiste dans l’Eglise catholique gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui.”

Benoît XVI présuppose que l’Apôtre Pierre est allé à Rome, et que chacun des papes est un successeur de Pierre: mais c’est un présupposé sans fondement. Il n’y a pas trace dans les Ecritures d’une visite de Pierre à Rome, pas plus que de successeurs de Pierre ou de quelque autre Apôtre. En revanche dans Actes 1:21-22, l’Ecriture fait connaître les critères de l’apostolat: ce ministère apostolique a été confié exclusivement aux Apôtres et à Paul. Tous ont été désignés par le Christ Lui-même, sans qu’il soit jamais question de successeurs. Dans le Nouveau Testament, les Apôtres nommaient des anciens et des diacres, et non d’autres Apôtres (5). Pourtant la notion bibliquement insoutenable de “succession apostolique” constitue le fondement même de la papauté. Sur elle reposent la primauté et l’autorité papales. Mais jamais le Seigneur Dieu n’a confié Sa vérité à une lignée humaine quelle qu’elle soit. Ce concept de “succession apostolique” ne tient pas la route! Un seul maillon défectueux suffit en effet à invalider tous les maillons suivants. Mais la locomotive du train de Benoît XVI, c’est bien la succession apostolique. Comme d’habitude, la papauté procède par décrets; et une fois de plus, Benoît XVI pose des affirmations dogmatiques.

L’héritage véritable légué par l’Apôtre Pierre

La “succession apostolique” est donc la doctrine définissant la primauté universelle du pape. C’est là-dessus qu’il s’appuie pour dénoncer les autres Eglises. Mais quel héritage l’Apôtre Pierre nous a-t-il réellement légué? Pierre n’a pas proclamé une institution, un système, ou une organisation quelconque: il a simplement proclamé l’Evangile du Seigneur Jésus-Christ, en ces termes: “Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu; il a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l’Esprit” (1 Pierre 3:18). La cause des souffrances méritoires de Christ, c’est le péché des hommes. Christ s’est offert en sacrifice Lui-même, une fois pour toutes, pour expier les péchés des siens. Le Juste a souffert pour les injustes. Il s’est offert en tant que Substitut pour tous les chrétiens véritables, et il a porté leurs iniquités afin d’apaiser la juste colère du Dieu Très Saint. Celui qui ne connaissait pas le péché a souffert à la place de ceux qui ne connaissaient pas la justice. La sainte raison d’être des souffrances du Christ Jésus était de nous amener à Dieu, de nous réconcilier avec Dieu, de nous accorder l’accès au Père, de porter à notre compte Sa justice, et de nous faire parvenir à la gloire éternelle. Le voilà, l’héritage que Pierre nous a légué: une foi infiniment précieuse, comme le précise le premier verset de sa deuxième Epître: “Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et du Sauveur Jésus-Christ” (2 Pierre 1:1).

L’enseignement de Pierre est la réfutation de toute organisation hiérarchique, et de la “Sainte Tradition” papale. Pour Pierre, tous les chrétiens nés de nouveau sont “une race élue, un sacerdoce royal” (1 Pierre 2:9), et non un pesant système hiérarchisé, avec par ordre ascendant: les laïcs, les prêtres, les évêques, les cardinaux, et le pape. Pierre enseigne que le salut et la rédemption sont acquis par le sang de Christ: “Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache” (1 Pierre 1:18-19).

En revanche le Pape Benoît XVI insiste sur les sacrements, selon lui nécessaires au salut (6). Pierre cautionne les écrits de l’Apôtre Paul, qui condamnait les traditions des hommes. Pierre a averti les chrétiens au sujet des faux docteurs qui allaient subrepticement introduire des hérésies dans l’Eglise: et c’est là, justement, ce qu’a fait le catholicisme romain. Mais le fondement de l’Evangile de vérité que Pierre proclame à ceux qui sont nés de nouveau, c’est la Parole du Seigneur. Ainsi il leur annonce qu’ils ont été “régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu… Mais la Parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l’Evangile” (1 Pierre 1:23, 25). La Pape, lui, ne se fonde pas sur la seule Parole de Dieu: il décrète que l’Ecriture et la “Sainte Tradition” “doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d’amour et de respect” (7). Mais les enseignements de Pierre anéantissent complètement les doctrines fondamentales de Benoît XVI et de son système inspiré par ce monde.

Un changement radical de politique

Depuis plus de quarante ans, la papauté avait adopté une stratégie œcuménique trompeuse, mise au point par le Concile de Vatican II. On entend souvent dire que “depuis Vatican II, tout a changé”, mais dans ce décret récent, le Pape déclare sans ambiguïté: “Le Concile n’a pas voulu changer et n’a de fait pas changé la doctrine en question” la doctrine sur l’Eglise telle qu’elle est formulée dans la Constitution Dogmatique “Lumen Gentium” (8). En outre il cite le discours de Jean XXIII du 11 octobre 1962 (9). Le Concile de Vatican II s’était ouvert sous le règne de Jean XXIII; Celui-ci avait clairement stipulé que le dogme catholique sur l’Eglise devait rester inchangé, mais que “la forme” de la papauté devait changer selon “les exigences de notre époque”. Aussi le Concile est-il passé de la séparation d’avec les autres religions et de la condamnation de ces dernières à un nouveau programme de faux œcuménisme. Ce fut là une vaste opération de relations publiques concernant tout un chacun à l’échelle de la planète. Cette nouvelle relation d’acception chaleureuse devait s’étendre non seulement aux autres grandes religions du monde, mais encore aux chrétiens bibliques, qui se voyaient à nouveau “accueillis dans la bergerie”. Au sein de la “Sainte Mère l’Eglise” on parlait désormais de “frères séparés”, et non plus d’“hérétiques”. La papauté tenait à présent les principales religions païennes, l’islam, le bouddhisme, et l’hindouisme, pour “des chemins valides vers Dieu” (10). Par cette stratégie nouvelle, l’Eglise de Rome s’est mise en devoir de gagner le monde entier à sa cause. Il ne fallait rien de moins, après le règne controversé de Pie XII, et l’image d’austère rigidité présentée au monde par son pontificat. Jean XXIII, le pape très populaire qui lui succéda, avait prié sur son lit de mort, dit-on, pour “une nouvelle Pentecôte”. Son église s’est donc sciemment mise en devoir d’adopter le “Renouveau Charismatique” naissant. Elle a soutenu ce mouvement qui brouillait les différences doctrinales tout en insistant sur la tolérance et sur l’unité. L’Eglise romaine a donc réussi à gagner du terrain au cours des années 1960 et 1970. Sa nouvelle politique impliquait aussi d’autres courants: le dialogue s’est avéré un instrument des plus efficaces pour le rapprochement. Par ce moyen, l’Eglise catholique a progressivement gagné du terrain dans les églises bibliques, comme elle le déclare sans ambages: “Le dialogue n’est pas une fin en soi… le dialogue œcuménique ne se limite pas au plan théorique et purement conceptuel (11). Au contraire, “il sert à transformer les modes de pensée, les comportements, et la vie quotidienne de ces communautés non catholiques. Il prépare ainsi la voie vers leur unité dans la foi au sein de l’Eglise une et visible. Par cette voie, peu à peu, après avoir surmonté les obstacles empêchant la parfaite communion ecclésiale, se trouveront rassemblés par une célébration eucharistique unique, dans l’unité d’une seule et unique Eglise, tous les chrétiens. Cette unité, le Christ l’a accordée à son Eglise dès le commencement. Nous croyons qu’elle subsiste de façon inamissible ne pouvant être perdue dans l’Eglise catholique…” (12).

Pendant plus de quatre décennies et plus de quatre pontificats, le Vatican a pratiqué l’œcuménisme dans une ambiance suave, rassurante, tolérante, conciliante. Ces documents de Vatican II ont été publiés en 1975. Une seule fois depuis lors, le masque est tombé. Quand le Pape Benoît XVI n’était encore que le Cardinal Ratzinger, il a rédigé le Document “Dominus Iesus” (13), dans lequel il affirmait déjà ce qu’il proclame aujourd’hui au sujet des Eglises issues de la Réforme: “Les Communautés ecclésiales qui n’ont pas conservé l’épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des églises au sens propre” (14).

Le Pontife dévoile le fond de sa pensée

C’est une chose, pour un cardinal, de déclarer que les Eglises chrétiennes “ne sont pas des églises au sens propre”, mais cette affirmation a une tout autre portée quand elle vient d’un pape, surtout quand il nomme les églises en question. Certes, le Pape actuel reste capable de courtiser les églises chrétiennes pour les inciter à dialoguer avec le Vatican, mais de toute évidence aujourd’hui, il paraît décidé à reprendre la position ancienne, la position conquérante et traditionnelle, celle qui a produit tant de fruits exécrables sous l’Inquisition entre 1203 et 1808. On voyait déjà poindre la pensée actuelle de Benoît XVI dans le Décret “Dominus Iesus” en l’an 2000. Dans ce document il faisait même référence à la revendication arrogante de Boniface VIII, ce sinistre pontife du Moyen Age qui proclamait dans sa Bulle “Unam Sanctam”: “Nous déclarons, affirmons, définissons et proclamons à toute créature humaine que pour son salut, elle dépend nécessairement du Pontife Romain” (15).

Cette prétendue primauté fait partie intégrante de la pensée des “purs et durs” du Vatican, des stratèges qui exercent le pouvoir. Parmi eux se trouve le Pape Benoît XVI avec ceux qui l’ont porté au trône pontifical. Son présupposé fondamental est que le Seigneur a établi une hiérarchie totalitaire constituée par le pape, les cardinaux, les patriarches, les archevêques les plus titrés, les autres archevêques, les métropolitains, les coadjuteurs des archevêques, les évêques diocésains, les coadjuteurs des évêques, et ainsi de suite. On a là un chef d’œuvre de l’esprit de Diotrèphe, “qui aime à être le premier” (3 Jean 9). Mais l’épouse de Christ selon la Bible est constituée d’une toute autre manière. Dans le véritable corps de Christ, ceux qui ont été ordonnés anciens ou diacres sont de simples frères au sein d’un corps unique, et un Seul est leur Maître, le Seigneur Jésus-Christ: “Un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères” (Matthieu 23:8).

Le retour d’une doctrine conduisant à la damnation

Aujourd’hui le Pape Benoît XVI prouve qu’à l’époque de son cardinalat les médias lui attribuaient des surnoms judicieux: “l’agent de police”, le “Panzer cardinal”, ou encore “le rottweiler de Dieu”. D’innombrables diktats déjà anciens sont en accord avec sa stratégie actuelle. Outre le commandement blasphématoire imposant la soumission au pape comme condition du salut, il y a aussi ce décret papal promettant la damnation, et publié par le Concile Général de Florence en 1442. Des documents émanant des papes actuels font encore état de ce verdict officiel datant du quinzième siècle: “La Sainte Eglise Romaine… croit fermement, professe et prêche que ceux qui demeurent hors de l’Eglise catholique, non seulement les païens, mais également les Juifs, les hérétiques, les schismatiques, ne peuvent avoir part à la vie éternelle, mais qu’ils iront dans le feu éternel préparé pour le Diable et ses anges (Mt. 25.41), à moins qu’avant la fin de leur vie, ils n’aient été reçus dans le sein de l’Eglise… Car l’union avec le corps de l’Eglise est d’une telle importance que les sacrements de l’Eglise ne sont utiles qu’à ceux qui demeurent en son sein; et les jeûnes, les aumônes, et les autres œuvres de piété, et les exercices d’une vie militante chrétienne n’apportent la récompense éternelle qu’à eux seuls. Et nul ne peut être sauvé, même s’il verse son sang au nom du Christ, à moins qu’il ne soit dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique” (16). La substance de ce décret de 1442 conserve toute sa force dans le document publié par le Pape Benoît XVI en 2007. On l’a vu, la réponse à la cinquième question, à la fin du document, est la suivante: “Ces communautés ecclésiales, qui n’ont pas conservé l’authentique et intégrale réalité du Mystère eucharistique, surtout par la suite de l’absence de sacerdoce ministériel, ne peuvent être appelées ‘Eglises’ au sens propre.”

Cette ligne dure s’accorde parfaitement avec une grande partie de l’enseignement officiel actuel. L’Eglise catholique romaine proclame: “Il n’y a aucune faute, aussi grave soit-elle, que la Sainte Eglise ne puisse remettre. ‘Il n’est personne, si méchant et si coupable qu’il soit, qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère’“ (17). Et la Rome papale de déclarer: “Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n’a donné ni aux anges ni aux archanges… Dieu sanctionne là-haut tout ce que les prêtres font ici-bas. Si dans l’Eglise catholique romaine il n’y avait pas la rémission des péchés, nul espoir n’existerait, nulle espérance d’une vie éternelle et d’une libération éternelle. Rendons grâce à Dieu qui a donné à son Eglise un tel don” (18).

L’enseignement des Ecritures Saintes est tout à l’opposé: le salut passe par la médiation de Jésus-Christ seul, car Il est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes (19). L’instrument du salut n’est pas une église quelle qu’elle soit, mais la relation personnelle au Seigneur Jésus-Christ, la foi que chacun, à titre individuel, place en Lui. L’Apôtre Paul résume ici le message du salut: “Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ” (Romains 3:24). Il montre que la cause efficace du salut, c’est la grâce de Dieu, et le paiement est constitué par “la rédemption qui est dans le Christ Jésus”. Attribuer à l’Eglise papale une part dans l’œuvre salvatrice de Dieu, c’est le comble du blasphème. Selon les Ecritures, le salut est dans le Christ Jésus seul, “pour célébrer la gloire de sa grâce” (Ephésiens 1:6).

La politique papale dure, hier et aujourd’hui

La nouvelle politique du pontife actuel rappelle indiscutablement la ligne politique dure des siècles de l’Inquisition papale. Cette dernière a duré six cent cinq ans. Pendant tout ce temps, les chrétiens bibliques sont restés remarquablement forts et patients dans la foi. En 2007, nous devons tenir ferme de la même manière, nous confiant dans le Seigneur Jésus-Christ, qui est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. Ces chrétiens bibliques d’autrefois ont été ridiculisés, et ils ont trouvé en face d’eux un peuple égaré et indifférent. Mais ils ont continué, avec la plus grande netteté, à dénoncer le Pape et ses diktats. Chaque jour ils mettaient en pratique l’Evangile de la grâce (20). Nous devons faire de même. Il y va de la gloire du Seigneur, de Son Evangile, et de Ses promesses! “C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant” (Hébreux 12:28-29). Le Christ Jésus avait préparé les chrétiens d’autrefois à supporter les condamnations et les fausses accusations, en promettant: “Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous, et soyez dans l’allégresse… car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous” (Matthieu 5:11-12). Ceux qu’on accuse à tort doivent se réjouir, ils doivent proclamer la vérité du Seigneur et Son Evangile de grâce, parce que l’Eternel règne. Nous qui faisons face à la “ligne politique dure” du Pape Benoît XVI, aux mensonges implacables et incessants, à l’erreur et aux blasphèmes d’aujourd’hui, nous devons persévérer, et compter, pour répondre, sur la puissance et la force du Dieu vivant et vrai. Benoît XVI compte exercer un contrôle accru, comme le montre son décret intransigeant. Il ne remarque pas que de tels décrets monarchiques indiquent qu’il règne sur un peuple d’esclaves. Ses prétentions arrogantes montrent que la dictature papale impose aux catholiques de se soumettre toute leur vie à un système cruel et mensonger fondé sur les œuvres.

La réponse parfaite au décret papal

La réponse définitive au décret papal, c’est la Bonne Nouvelle éternelle de notre Seigneur Dieu. Le Seigneur Jésus est mort à la place du chrétien véritable. Sa vie parfaite, son sacrifice parfait que nul ne peut réitérer, voilà l’unique rançon pour l’âme du croyant. “Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon de beaucoup” (Marc 10:45). Tel était le prix exigé par le Dieu Très saint afin que Sa justice fût satisfaite en vue du pardon des péchés. Cette rançon versée libère du péché le croyant véritable qui se confie dans le Christ Jésus seul; elle le libère des ruses du diable et des griffes d’une fausse église. “Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6:23). Sous l’autorité de la Bible seule, les pécheurs convaincus par le Saint-Esprit se tournent vers Dieu par la foi seule, afin de recevoir le salut que Lui seul peut accorder. Ce salut repose uniquement sur le fait que Christ est mort et ressuscité pour les siens. Quand ceux-ci mettent leur foi en Lui seul, ils comprennent l’immensité de la grâce du Père, “et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ” (Romains 3:24). La grâce souveraine de Dieu et Son pardon nous rendent capables de répondre dans la foi et de placer notre confiance en celui qui est mort à notre place. Aucune Eglise ne peut sauver, aucune ecclésiologie non plus. Nous sommes justifiés devant le Dieu Très saint uniquement par Sa grâce, dans le Christ Jésus seul.



Notes


1. “Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine sur l’Eglise”: http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/ cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20070629_responsa-quaestiones_fr.html
2. Caractères gras ajoutés.
3. Appelée jadis “Office de l’Inquisition”, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi siège toujours à Rome, dans le même édifice occupé par son prédécesseur au cours des six siècles terribles pendant lesquels cet Office imposait par les tortures et la mort les décrets du pape relatifs à l’Inquisition.
4. Voir Matthieu 16:16.
5. Les termes de “surveillant”, de “pasteur”, et d’“ancien” sont interchangeables (voir Actes 20:17, 28; 1 Pierre 5:1-4).
6. Catéchisme de l’Eglise Catholique, Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris 1998, § 1129.
7. Catéchisme, § 82.
8. Constitution Dogmatique “Lumen Gentium”, http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html
9. Jean XXIII, Discours (11 octobre 1962) Note 1 dans “Réponses à certaines questions…” de Benoît XVI: “Le Concile… veut transmettre dans son intégrité, sans l’affaiblir ni l’altérer, la doctrine catholique… Il faut que cette doctrine soit plus largement et hautement connue… En effet, autre est le dépôt lui-même de la foi, c’est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérable doctrine, et autre est la forme sous laquelle ces vérités sont énoncées, en leur conservant toutefois le même sens et la même portée.
10. Déclaration “Nostra Aetate” sur l’Eglise et les religions non chrétiennes, http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/ documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html
11. Document post-conciliaire N° 42, “Réflexions et Suggestions concernant le dialogue œcuménique”, 15 août 1970, Section VI, 3e partie.
12. Ibid., Section II, “Nature et but du dialogue œcuménique”.
13. Document “Dominus Iesus”, http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/
rc_con_cfaith_doc_20000806_dominus-iesus_fr.html
14. “Dominus Iesus”, section 17
15. Bulle “Unam Sanctam”, 18 novembre 1302, citée dans The Sources of Catholic Dogma, Tr. Roy Deferrari, 30e édition de Enchiridion Symbolorum de Henri Denzinger, révisé par Karl Rahner, S.J., 1954 (St Louis, Missouri, B. Herder book CO., 1957, # 469.
16. The Christian Faith in the Doctrinal Documents of the Catholic Church, J. Neuner, S.J., et J. Dupuis, S.J., éditeurs (New York, Alba House, 1982) #1005.
17. Catéchisme, §982
18. Ibid., §983
19. Voir Jean 14:6; Actes 4:12; 1 Timothée 2:5.
20. Voir notre document vidéo en anglais sur
“Youtube”

Richard Bennett, Association “Berean Beacon”
La reproduction de cet article est autorisée, y compris sur l’Internet, à condition qu’elle soit intégrale, que la source soit indiquée, et qu’aucune modification ne soit apportée. Voir également les autres articles en français de Richard Bennett.


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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 20:24

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Un Appel à Revenir aux Sources du Christianisme


vendredi 31 août 2007, par Jean-Louis Bulté

Jésus répondit à Pilate : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? (évangile de Jean, chapitre 18, versets 37-38

La question de Pilate à Jésus est certainement une des plus essentielles qui soient. Bien sûr, dans un temps où le diktat du relativisme sévit, il semble tout à fait impossible d’attribuer à la vérité un caractère absolu. Chaque religion posséderait une partie de la vérité et puisqu’il serait hasardeux d’essayer d’en définir les mesures respectives, on estime fort logiquement qu’il est inutile de se torturer l’esprit avec ce genre de question métaphysique. Et pourtant, Jésus avait déjà répondu à la question de Pilate. Dans le même évangile de Jean, au chapitre 14 verset 6, nous lisons que Jésus se révèle comme la vérité incarnée. Puis en Jean chapitre 17 verset 17 Jésus définit la Parole de Dieu comme étant la vérité. Deux passages qui témoignent que selon l’Évangile, la vérité n’a rien d’abstrait. Elle s’est matérialisée en chair et en os.


Venons-en maintenant à l’objet de cette étude. Soucieux de rompre avec un silence trop longtemps prolongé sur les grandes hérésies de l’Eglise Catholique Romaine, nous avons voulu confronter les dogmes si protégés de la « Grande Église » avec les déclarations de la Bible, que nous croyons entièrement d’inspiration divine. Tout prouve que bien des Français, qui se réclament encore pour 68 % du catholicisme, sont attachés à un certain nombre de pratiques religieuses — le baptême des enfants par exemple — et se réfèrent facilement à l’enseignement qu’ils ont reçu dans leur enfance sans se poser la question du bien-fondé de ces croyances et pratiques. Pourquoi utiliser le terme d’hérésie qui, il faut l’avouer, pourrait paraître exagéré ? Tout simplement parce que L’Eglise Romaine a pendant des siècles soi-disant fait la chasse aux hérésies ou plus exactement aux hérétiques, et ce, à chaque fois qu’une voix était discordante par rapport aux dogmes et traditions de l’Eglise. Le pauvre Galilée en fit lui-même les frais, lui qui eut la prétention de dire qu’il avait découvert que la terre était ronde et non plate et qu’elle tournait autour du soleil et n’était pas le centre de l’univers. Les autorités ecclésiales du moment le sommèrent d’abandonner ses recherches car elles remettaient directement en question la position officielle de l’Eglise.


Et que dire de tous ces innocents massacrés ou brûlés vifs sous le régime de l’Inquisition, cette institution spécialement créée pour combattre l’hérésie. Est-il utile de revenir sur un passé si douloureux et bien révolu ? Outre le fait que nous croyons fermement qu’il faudra rendre des comptes un jour, ce qui nous importe aujourd’hui c’est d’attirer l’attention sur le fait que bien des vérités déclarées par l’Eglise Catholique ne sont en réalité que mensonge au regard des écrits bibliques qui seuls peuvent servir de référence absolue en matière de foi chrétienne.


Certains réformateurs, du XVIème siècle en particulier, avaient apporté un éclairage considérable sur le système catholique et ses dérives, mais l’écho de leur voix s’est estompé avec les siècles. Nous croyons que seule la vérité proclamée par l’Écriture (la Bible) peut remédier à l’ignorance qui subsiste et attirer à nouveau l’attention de nos concitoyens sur des questions qui ont été reléguées en arrière-plan de leurs préoccupations. La doctrine de l’Eglise Catholique Romaine contient un certain nombre d’erreurs que nous voudrions mettre en évidence le plus clairement possible.


Nous espérons que vous aurez la curiosité de prendre connaissance des pages qui suivent. Notre désir, c’est que vous connaissiez Celui qui est la vérité car de cette connaissance peuvent se produire les plus grandes transformations : « Je sais une chose : c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois… Jésus l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Et qui est-il Seigneur, afin que je croie en lui ? Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il l’adora. Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles » (Évangile selon Jean, chapitre 9:25, 35-39).


Que croyez-vous ? Quelles sont vos certitudes ?


Bien des catholiques sont aujourd’hui en proie à des interrogations légitimes. L’Eglise laissant subsister autant d’ambiguïtés que de zones floues, beaucoup de fidèles s’interrogent au sujet des positions prises par les instances supérieures. Pour palier à cette lacune, beaucoup sont tentés d’associer à leur foi les pensées venues des religions hindouistes, concernant la réincarnation par exemple qui aurait séduit quelque 30% de catholiques. L’éternité, l’existence du paradis et de l’enfer, la réalité d’un jugement après la mort, sont parmi ces zones floues embarrassantes. Et pourtant, sur chacun de ces sujets, la Bible donne des révélations précises permettant aux croyants d’avoir de solides certitudes. Bien sûr, l’Eglise Catholique après avoir formellement interdit pendant des générations la lecture de la Bible, condamnant même ceux qui la possédaient, n’encourage guère sa lecture assidue. Il est vrai qu’il est toujours plus facile de conduire des personnes maintenues dans l’ignorance. C’est pourquoi, nous tenons à préciser que nous respectons la foi sincère de bien des catholiques et que notre réaction porte sur « le système » du catholicisme, non conforme à la Bible sur lequel il prétend être édifié. Vous trouverez donc dans les prochaines pages un examen des grands piliers de la doctrine de l’Eglise Romaine. Mais avant de les aborder, rappelons …


Les origines de l’Eglise Catholique Romaine


Il est certainement utile de rappeler ici que l’Eglise Catholique n’a été établie ni par Jésus ni par les apôtres et que l’Eglise primitive était radicalement différente de celle-ci.

C’est en 313 que l’Eglise jusque-là persécutée va obtenir de l’empereur Constantin la paix, la reconnaissance et un rapprochement étroit avec l’État. Constantin, tout en gardant son titre païen de Souverain Pontife favorisa le christianisme.


C’est à la fin du IVème siècle que l’empereur Théodose interdit le culte païen : tout citoyen romain était contraint d’accepter la foi chrétienne telle qu’elle avait été formulée au concile de Nicée en 325. Tous ceux, dès lors, qui pour des raisons de conscience, ne suivaient pas ce diktat et n’entraient pas dans cette religion d’État étaient stigmatisés comme hérétiques.

Sous la direction du pape Léon Le Grand (440-461), l’Eglise universelle prit un immense essor. C’est lui que la plupart des historiens de l’Eglise désigne comme étant le premier pape, le premier à vouloir monopoliser au profit de l’évêque de Rome les promesses faites par Jésus à l’apôtre Pierre (Matthieu 16:18,20).


L’institution de « l’Eglise d’État » fut achevée sous le règne de l’empereur Justinien (527-565) lorsqu’il établit les prêtres comme « fonctionnaires d’État ». Les évêques devinrent des dignitaires munis de pouvoirs religieux et politiques et se firent considérer comme des « pères spirituels ».


La prééminence des évêques, et surtout des métropolites dans les églises catholiques favorisa grandement les relations de l’Eglise avec les autorités civiles. L’Eglise et l’État ne tardèrent pas à être étroitement associés, et, très vite, la puissance de l’État fut à la disposition des chefs de l’Eglise pour sanctionner leurs décisions. C’est ainsi que les persécutés devinrent graduellement persécuteurs.


Plus tard, les églises qui, restées fidèles à la Parole de Dieu furent persécutées par l’Eglise dominante comme hérétiques et sectaires, exprimèrent souvent dans leurs écrits leur entière désapprobation de l’union de l’Eglise et de l’État.


Avec l’introduction des masses plus ou moins païennes dans l’Eglise, le culte ne peut éviter la paganisation. Toutes sortes de pratiques sont introduites : le signe de croix (310) ; l’utilisation des cierges (320) ; la vénération des anges et des saints décédés (375), en sont quelques exemples. Les églises et même les individus sont placés volontiers sous la protection d’un saint ; bientôt, dans chaque autel, on désire placer une relique sacrée. Les images, les pèlerinages, les processions satisfont également le goût du faste et la superstition qui animent les foules. Ceux qui protestent alors contre ces déviations sont traités d’impies et leurs réactions restent sans résultat.


LE PURGATOIRE


Nous touchons ici directement à la question du salut de l’âme, question la plus essentielle qui soit au regard des paroles fameuses de Jésus : « A quoi servirait-il à un homme de gagner le monde entier s’il perdait son âme ? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Matthieu 16:26).


Peut-on savoir ce qu’il y a vraiment après la mort ? Si l’âme est immortelle, que devient-elle, où va-t-elle ? Y a-t-il un lieu d’attente et de purification comme le suppose la doctrine du purgatoire ? Peut-on avoir l’assurance de son salut ou est-ce une présomption ?

A chacune de ces questions, la Bible donne en réalité des réponses claires et précises. Seule l’ignorance ou l’incrédulité nous maintiennent dans l’incertitude.


Il y a dans le cœur de tout homme la pensée de l’éternité, déclare l’Ecclésiaste (Ecclésiaste 3:11). Quand il vous est arrivé de penser à la mort, vous avez peut-être perçu une interrogation latente et certainement vous vous êtes dit que les choses ne devaient pas en rester là, qu’il y avait peut-être une continuité, une vie après la vie...


Le drame c’est que nous ne prenons pas le temps de chercher de vraies réponses et qu’une multitude de gens se dirigent vers le grand départ sans même se préparer, comme s’il n’y avait rien, ou bien, au contraire, comme si tout le monde allait au paradis, comme le claironne une certaine chanson populaire, mais il n’y a rien de plus faux. « Le royaume de Dieu, dira Jésus, est semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, les pécheurs le tirent et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon et ils jettent ce qui est mauvais. Il en sera de même à la fin du monde ».


« Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents »
(Matthieu 13:47-50). L’expression « méchants » ne concerne pas uniquement les grands criminels car en vérité, selon la Bible, tout homme qui demeure délibérément éloigné de Dieu est un méchant. « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, car ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous... » (Romains 1:18-22).


L’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) car iI révèle la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes (Tite 2:11). Le salaire du péché c’est la mort mais le don de Dieu en Jésus-Christ c’est la vie éternelle (Romains 6:23). C’est pourquoi, celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui (Jean 3:36).


Non, le salut n’est pas aléatoire ; il ne doit rien au hasard, mais il dépend directement de notre connaissance ou de notre non-connaissance du Fils de Dieu : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6) ; « en vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis... si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10:7,9).

Ainsi donc, comme le dira l’apôtre Paul aux chrétiens de Rome, « si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Romains 10:9).


Dans ce temps de syncrétisme religieux où l’on veut se rassurer autour de cette pensée que toutes les religions se valent, servent et honorent un même Dieu sous des noms différents, il paraît présomptueux et peu raisonnable d’être à la fois catégorique et si restrictif concernant la question du salut. Mais la Bible, que nous croyons être la parole de Dieu, est à la fois catégorique et restrictive.


Après la mort il n’y a pas de néant, il n’y a pas non plus de seconde chance au travers d’une réincarnation : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:27). Il n’y a pas davantage de purgatoire, cet état de purification, selon le dogme officiel, cette antichambre pour le ciel, où les âmes encore impures trouvent un soulagement dans les prières des fidèles mais surtout dans le sacrifice de la messe. C’est là une hérésie pure et simple au regard du sacrifice parfait et parfaitement suffisant de Jésus qui, par son sang, a obtenu pour nous la paix avec Dieu (Romains 5:1 ; Colossiens1:20).


C’est encore et toujours cette même idée erronée que nous pouvons participer à notre propre salut alors que la Bible est formelle : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Ephésiens 2:8).

C’est le pape Grégoire le Grand (mort en 604) qui ébaucha la doctrine. Le concile de Florence en 1439 définit le dogme confirmé par le concile de Trente. C’est sur ce dogme que prit son essor le fameux trafic des indulgences au travers desquelles on pouvait moyennant finances, soulager la souffrance d’un être cher en faisant dire quelques messes. Ce fut l’occasion d’exploiter la crédulité des foules ignorantes et de faire rentrer de l’argent permettant aux pontifes de la Renaissance de mettre sur pied leurs projets à la gloire de... Rome ou tout simplement à la leur.


Il n’y a pourtant pas trente six chemins pour aller au ciel mais seulement un comme le précisera Jésus : « Large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui entrent par là ; mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie et il y en a peu qui les trouvent » (Matthieu 7:13-14). Jésus est-il ici fataliste ? « Celui qui cherche trouve » dira-t-il. Cela veut donc dire que le drame demeure dans le fait que peu de personnes cherchent à connaître la vérité qui mène au salut.


Il est intéressant de lire ce commentaire tiré du Dictionnaire du Christianisme de Jean Mathieu-Rosay : « Il est impensable, pour l’Eglise, de faire marche arrière lorsqu’une doctrine a été définie comme dogme de foi par un concile. L’infaillibilité du magistère en serait ébranlée. Bien des théologiens reconnaissent toutefois que le dogme du purgatoire, en raison surtout de considérations psychologiques et pédagogiques, pose aujourd’hui bien des problèmes ».


C’est ainsi que même le système des indulgences subsiste comme l’indique le Nouveau Catéchisme de L’Eglise Catholique : « Puisque les fidèles défunts en voie de purification sont aussi membres de la même communion des saints, nous pouvons les aider... en obtenant pour eux des indulgences » (Catéchisme, articles 1476-1478, page 317).

Terminons par une question : Que penser du fait que les Papes sont ceux qui ont le plus de messes après leur mort et cela à l’échelle mondiale ? Ont-ils donc si besoin de cet état de purification que constitue le purgatoire et par conséquent du secours de la prière des fidèles ?

 

LA VIERGE MARIE


Actuellement, dans la pratique des dévotions catholiques, une place immense est faite à la vierge Marie. Les titres qu’on lui attribue sont multiples : Mère de Dieu, Porte du ciel, Refuge des pécheurs...

Marie est vénérée au point que Jésus Lui-même semble relégué à une place inférieure. Les innombrables statues de la Vierge à l’enfant (ou sans enfant) sont suffisamment parlantes. Qu’en est-il en réalité par rapport aux Écritures ?


La naissance de Jésus est surnaturelle. C’est le mystère de l’incarnation : « Une vierge enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel » (Esaïe 7:14). Mais Marie n’en reste pas moins une femme à part entière qui fut choisie en vertu de la grâce souveraine de Dieu, ce que celle-ci admettra d’emblée dans sa prière : « Le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante » (Luc 1:48).


Au Moyen-Âge, le culte de Marie se développe considérablement grâce à la chevalerie (culte de la Dame). On note l’apparition de l’Ave Maria vers le IXème siècle comme prière rituelle. Peu à peu apparaissent les fêtes mariales dont la dernière en date, l’Assomption, a été établie par le pape Pie XII en novembre 1950 seulement. Pourquoi cette soudaine « révélation » ? Tout simplement pour résoudre une question de logique doctrinale. Déclarer Marie comme étant sans péché devait forcément impliquer qu’elle n’avait pu voir la mort. La Bible ne fait bien sûr aucune mention d’une élévation de Marie au ciel. Seul Jésus a été souverainement élevé à la droite de Dieu, seul Il est couronné de gloire et d’honneur. Prétendre qu’il est nécessaire voire préférable de passer par Marie pour atteindre son Fils n’a de même aucun fondement scripturaire et relève de l’imaginaire de théologiens qui tordent le sens des Écritures. Voyez plutôt les récits des évangiles concernant les contacts que Jésus a pu avoir avec Marie et les paroles qu’il prononça à son égard :

  • Quand Marie réprimanda Jésus qui lui avait faussé compagnie à elle et à Joseph, celui-ci répondit : « Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon père. Mais ils (y compris Marie) ne comprirent pas ce qu’il leur disait ». (Luc 2:41-50).
  • A Cana, Marie fut certainement surprise d’entendre Jésus lui dire : « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? » (Jean 2:4).
  • Quand on vint avertir Jésus que sa mère et ses frères désiraient le voir (Marc 3:31-35), il ne manifesta pas une grande joie, sachant que peu de temps avant ils avaient voulu se saisir de lui, pensant qu’il était hors de sens (Marc 3:21). Jésus déclara alors que quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est son frère, sa sœur, et sa mère Aucun hommage particulier à Marie mais une mise au point des plus claires : d’abord, le fait que Marie ait engendré Jésus ne lui donne aucune prérogative spéciale sur lui ; ensuite, le fait que Jésus soit né de chair et de sang ne doit pas masquer son origine divine, éternelle, céleste.
  • Quand une femme voulut rendre un hommage tout particulier à Marie en s’exclamant du milieu de la foule : « Heureux le sein qui t’a porté, heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! », Jésus réagit aussitôt pour lever toute ambiguïté : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » (Luc 11:27-28).
  • Enfin, quand Jésus déclara sur la croix : « Femme, voilà ton fils », et à Jean : « Voilà ta mère », il ne voulait en aucune manière signifier que Marie était la mère de tous les croyants mais ne voulant pas la laisser à elle-même, dans le besoin et le désarroi, il la confia donc aux soins de son disciple le plus proche. Cela est d’autant plus clair que l’Écriture précise qu’à partir de ce moment le disciple la prit chez lui (Jean 19:26-27).

 

Marie « Mère de Dieu »


Prétendre que Marie est la « Mère de Dieu » parce qu’elle a enfanté celui qui est la Parole faite chair, le Verbe incarné, c’est prendre un raccourci bien simpliste pour tomber dans une aberration grossière. Dieu « est » de toute éternité, il n’a ni commencement ni fin. Dire que Marie est la Mère de Dieu c’est dire que Dieu a un commencement au travers de la naissance de Jésus. C’est oublier que Jésus s’est seulement incarné en prenant un corps semblable au nôtre pour accomplir notre Rédemption mais qu’il était avec le Père de toute éternité : « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. Les juifs lui dirent.- tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham I Jésus leur dit : en vérité en vérité je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8 : 56-58).


Il est manifeste que Marie est un exemple de foi et d’humilité mais elle ne saurait être vénérée comme une déesse. En réalité, c’est après l’entrée massive des païens dans l’Eglise, habitués au culte des déesses, qu’on vint en foule vers Marie. Il est significatif de voir que c’est à Ephèse, la ville de la déesse Artémis, que le concile de 431 la déclara « Mère de Dieu ». C’est alors qu’on commença à lui dédier des autels et des images. Dans son livre consacré à la vie de l’apôtre Paul (L’avorton de Dieu), Alain Decaux mentionne cette réalité : à Ephèse, « le paganisme est partie intégrante de la vie quotidienne. Chacun implore Artémis dans ses prières comme - bien plus tard - les chrétiens prieront Marie. Chaque mois de mai est consacré à la déesse. Tous les quatre ans, son culte prend des proportions inouïes. D’innombrables pèlerins se ruent dans la ville entièrement fleurie. La moindre chambre est louée plusieurs mois à l’avance. Tout le jour, des cortèges joyeux parcourent la cité en criant et chantant :  »Grande est Artémis des Ephésiens !«  » (page 212).


Les Isis, Artémis, Astarté et Vénus de l’Antiquité ont laissé place à l’adoration d’une divinité féminine : Marie. On comprend mieux le mécanisme religieux de transfert de dévotion, qui conduit à une forme d’idolâtrie chrétienne, toute aussi répréhensible du point de vue de la Bible.

 

L’Immaculée Conception


C’est en 1854 que le Pape Pie IX va rassembler une grande partie des évêques à Rome pour discuter de la question et se mettre d’accord sur les termes exacts de la promulgation de l’Immaculée Conception. Dès lors, Marie apparaît comme le seul être épargné par le péché originel. Modèle de pureté absolue, elle seule peut être désignée pour devenir la mère de Jésus. Très opportunément, c’est après cette proclamation, 4 ans plus tard, en 1858, à Lourdes, que la Vierge Marie se serait présentée à la jeune Bernadette comme l’immaculée Conception, venant ainsi confirmer elle-même le bien-fondé d’un tel attribut.


Cette allégation survenue après 19 siècles d’obscurité n’a encore une fois aucun fondement néo-testamentaire. Si Marie avait été sans péché nous ne voyons pas pourquoi elle s’adresse à Dieu comme à son sauveur : « et mon esprit se réjouit en Dieu, mon sauveur » (Luc 1:47) ; seul le péché amène à considérer le besoin d’un sauveur capable de pardonner et d’effacer.

Jamais de son vivant Marie ne s’est attribuée une telle qualité, bien au contraire : « Le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante » (Luc 1:48). Il est donc très étrange qu’elle puisse maintenant se donner des attributs divins.


Rien dans les diverses épîtres du Nouveau Testament ne permet un instant de supposer que Marie soit née et demeurée sans péché ou qu’elle puisse avoir une part quelconque dans notre Rédemption. En fait, les écrits des divers apôtres se focalisent uniquement sur la personne de Jésus sans faire aucunement mention de Marie.


Nous devons donc admettre en toute objectivité que les allégations de l’Eglise Catholique concernant Marie relèvent davantage de la fantasmagorie mystique plutôt que d’une révélation indiscutable des Saintes Écritures, qui, rappelons-le encore, sont la seule et unique source de connaissance pour tout ce qui concerne la foi chrétienne.

 

La vie de Marie selon les évangiles


Le Nouveau Testament est en fait très sobre concernant la vie de Marie. Au-delà du choix de Dieu qui relève de sa grâce souveraine, nous voyons en Marie une femme effacée qui n’a jamais cherché à faire parler d’elle. Il est manifeste que, jusqu’à la croix, il fut pour elle très difficile de conjuguer le fait que Jésus soit son fils et le fait qu’il soit le Fils de Dieu. Contrairement aux idées reçues, il est clair que Marie eut bien d’autres enfants. Il suffit de lire Matthieu 13:55-56, Marc 6:3, Jean 7:5, Actes 1:14, pour s’en convaincre. Le dogme de la virginité perpétuelle de Marie n’est donc pas plus fondé que celui de sa nature immaculée.


LA PAPAUTÉ


Une des particularités majeures de l’Eglise Catholique consiste en son organisation pyramidale, toute une hiérarchie allant du simple prêtre au cardinal et ayant à sa tête un monarque absolu, le pape. Celui-ci est défini comme étant l’évêque de Rome, successeur de Saint Pierre ; il est le chef visible de l’Eglise, le vicaire de Christ, celui dont la parole serait infaillible. C’est ainsi que depuis le IVème siècle, plus de 250 papes se sont succédés, laissant parfois à l’Histoire le témoignage d’hommes intéressés par le pouvoir, capables de décisions impitoyables envers ceux qui avaient l’audace de contester leur autorité.


Et pourtant, un simple examen des écrits néo-testamentaires nous montre qu’il y a bel et bien eu une méprise énorme dans le choix d’établir sur l’Eglise un chef terrestre. En voici quelques preuves :

Jésus n’a jamais établi l’apôtre Pierre comme chef de l’Eglise et ne l’a jamais considéré comme supérieur aux autres apôtres ; l’interprétation erronée du texte de Matthieu 16:18,19 a été des plus dommageables. Jésus ne voulait aucunement signifier à Pierre qu’il deviendrait la pierre principale de l’édifice spirituel qu’est l’Eglise, mais plutôt affirmer que tous ceux qui, comme Pierre reconnaîtraient en Jésus le fils de Dieu, sauveur du monde, constitueraient Son Église, chaque croyant devenant en lui-même une pierre vivante pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce (1 Pierre 2:4,6). Jésus-Christ est le seul fondement de l’Eglise comme le déclare l’apôtre Paul aux Corinthiens : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ » (1 Corinthiens 3:11).


Il est à remarquer qu’un an après la déclaration faite à Pierre, les disciples se disputent pour savoir qui est le plus grand (Luc 22:24-26). Or, Jésus ne répond pas : « Mais c’est Pierre ! ». Il profite de cette occasion pour dissiper toute ambiguïté concernant d’éventuels débats sur l’influence des uns sur les autres et pour ’tuer dans l’œuf’ toute ambition venant mettre en péril l’égalité parfaite de tous ceux qui Le suivent.

Nulle part nous ne voyons Pierre, dans la lecture du livre des Actes des Apôtres, accepter des honneurs particuliers : il se pressa de reprendre Corneille qui se prosternait devant lui (Actes 10:25,26).


Dans l’épître aux Galates, Paul mentionne Jacques, Céphas (Pierre) et Jean comme les colonnes de l’Eglise primitive (Galates 2:9) : Pierre n’est mentionné qu’en deuxième position. Précédemment le même apôtre Paul avait précisé que le Seigneur avait fait de lui l’apôtre des païens comme de Pierre l’apôtre des juifs (Galates 2:7,8).Très intéressant puisque le Pape, censé être le successeur de Pierre, aurait logiquement dû conserver la même mission, mais toute l’histoire dément ce fait.

Faut-il ajouter que Pierre, lors de son passage à Antioche, fut confondu dans son hypocrisie par l’apôtre Paul (Galates 2:11-14),ce qui n’est pas très convaincant en ce qui concerne le sujet de l’infaillibilité du soi-disant premier Pape.


Jésus a plusieurs fois combattu cette idée de primauté lorsqu’Il exhorta ses disciples à se faire serviteurs de tous et à ne pas rechercher les honneurs des hommes. Pour s’occuper de son Église, Jésus n’a jamais voulu établir un système reconnaissant une autorité humaine par excellence, mais il a envoyé le Saint-Esprit pour conduire les siens dans la Vérité (Jean 16:13,14).


Pour ce qui concerne encore l’infaillibilité du Pape définie par le concile de Vatican I, en 1870, on peut affirmer que jamais l’apôtre Pierre ne s’est arrogé une telle qualité, lui qui se déclare « ancien » (presbytre) parmi les anciens et dit que seul Jésus est le Prince des pasteurs (1 Pierre 5:1-4).

En vérité, nul homme n’a le droit de prétendre à l’infaillibilité car Jésus-Christ Lui seul, Dieu manifesté en chair, possède l’infaillibilité. Il est, Lui seul, le Chef suprême de l’Eglise. NUL HOMME ne devrait avoir le droit de s’arroger un tel titre.

Il est impossible de prouver que Pierre fut le premier évêque de Rome. Certes, une très ancienne tradition dit qu’il est mort dans cette ville, sous Néron en 66, mais rien dans le Nouveau Testament ou dans des documents contemporains, ne dit que Pierre, apôtre des Juifs, soit devenu l’évêque de Rome. C’est même invraisemblable car en 58, l’épître aux Romains montre que Pierre n’était pas dans cette ville. En 61, quand Paul y est prisonnier, Pierre n’y est toujours pas (Actes 28). La deuxième épître à Timothée, écrite de Rome, plus tard encore, ne parle toujours pas de la présence de Pierre dans cette ville.


Comment Rome est-elle devenue le siège du pouvoir pontifical ?


L’Eglise de Rome, l’une des plus anciennes, puissante et influente (puisqu’elle avait parmi ses membres de hauts fonctionnaires de l’empire, et, à partir de 315, l’empereur et sa famille), devint une des Églises les plus vénérées. Son chef était revêtu, par ce fait, d’une grande autorité. Progressivement, il revendiqua des prérogatives particulières et la prééminence, mais les évêques des autres grandes Églises luttèrent longtemps contre ces prétentions.

En réalité le choix de Rome comme « capitale ecclésiastique du monde » est purement arbitraire. L’Eglise de Jésus-Christ n’a nullement besoin d’un siège géographique particulier puisqu’elle est présente dès que deux ou trois disciples de Jésus se réunissent en son nom et cela sans même la présence d’un prêtre (Matthieu 18:20).

 

L’origine du titre « souverain pontife »


Dans les documents de l’Eglise catholique, le pape est très souvent nommé « le souverain pontife ». C’est étrange, car le titre de « pontife » vient directement du paganisme. Le chef de l’ensemble des prêtres des différents cultes de Rome était le souverain pontife, « pontifex maximus », c’est-à-dire le constructeur en chef des ponts. Dans l’Antiquité, en effet, les fleuves étaient considérés comme des divinités dont il fallait apaiser la colère si l’on essayait de les franchir. La construction d’un pont relevait ainsi de l’art mystérieux d’un homme capable d’attirer la faveur divine. Maître de redoutables secrets, les faiseurs de ponts étaient des personnages sacrés. A partir d’Auguste, l’empereur lui-même se fit appeler ainsi car il prétendait établir un pont entre le commun des mortels et les dieux. L’empereur Gratien, en 379, supprima le titre, trop païen à ses yeux. Cela n’empêcha pas qu’à partir de Léon 1er, l’évêque de Rome accepta de le porter jusqu’à devenir, depuis la Renaissance, le titre le plus habituel.

 

Très-Saint Père, Vicaire de Christ


Il n’est pas rare d’entendre de part et d’autre parler du « Très-Saint Père » pour désigner le Pape, certainement pour signifier qu’il n’est pas un simple père dans l’Eglise mais le chef, le représentant le plus important de l’Eglise. Accepter une telle appellation paraît bien étrange si l’on considère que Jésus a clairement demandé de n’appeler personne « Père » sur la terre, « car vous n’en avez qu’un, le Père céleste » (Matthieu 23:9).


Quant à la précision « Très-Saint », il y a de quoi être choqué puisque Jésus s’adressant à son Père l’appellera « Père Saint » (Jean 17:11) : le Pape serait-il donc plus saint que Dieu lui-même !!! Cela est bien surprenant !

Faut-il également s’arrêter sur l’expression « Vicaire de Christ » ?

Si le Pape est bien le représentant sur terre de Jésus-Christ il est très étonnant qu’il réside pour la majeure partie de son temps dans une sorte de tour d’ivoire, de château retranché, alors que Jésus sillonnait les routes le plus simplement du monde (et sans papamobile) allant de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable (Actes l0:38).

En vérité le Pape agit et se déplace surtout en tant que représentant de l’Eglise Catholique Romaine dont il est le gardien et le principal promoteur.

 

Le baptême des nouveaux-nés


Selon la doctrine catholique, le sacrement du baptême confère la première grâce sanctifiante qui efface le péché originel, nous fait enfants de Dieu, membres de l’Eglise et héritiers du Paradis. La tradition du baptême des enfants est encore très respectée parmi les français car il offre la garantie que rien ne s’opposera à un mariage et à un enterrement religieux. Pour beaucoup, il faut le dire, le baptême est une coutume, un rite, une formalité qui n’a guère de signification.


Le vrai baptême chrétien comme la Bible l’enseigne, ne concerne que des adultes qui désirent manifester leur appartenance au Christ et leur foi en Lui. Jamais il n’est question dans le Nouveau Testament de baptême d’enfants et cela est bien logique : un bébé n’a aucune conscience d’un quelconque engagement envers Dieu ; un peu d’eau sur sa tête ne saurait faire de lui un chrétien.

Le véritable baptême est un engagement volontaire, une démarche libre et personnelle de suivre Jésus-Christ : « Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? Philippe dit : si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit : je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque » (Actes 8:36-38).


Le salut ne dépend pas du baptême mais de la foi du cœur : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé ; car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Romains 10:9,10).

Ici encore la tradition religieuse a relégué la révélation spirituelle et l’ordre divin au second plan, l’annulant au profit de raisonnements.

 

LA LITURGIE DE LA MESSE


Résultat de longs siècles de tradition, l’office de la messe se déroule selon des règles très strictes, très solennelles. Il comprend un grand nombre de gestes, signes de croix, génuflexions, inclinaisons du corps, dont le sens symbolique est très précis. En plusieurs occasions on utilise de l’encens ce qui constitue un curieux emprunt au paganisme romain : brûler de l’encens devant la statue d’un César était une profession de loyalisme envers l’État. Dès le Vème siècle, l’Eglise d’Occident utilise de l’encens pour l’intronisation du pape, adoptant ainsi pour l’évêque de Rome le cérémonial païen de la glorification de l’empereur.

La messe est rythmée par un certain nombre de prières récitées, de formules toutes faites ne laissant aucune place à la spontanéité et à l’expression libre.


Il s’agit d’un rituel très structuré au sein duquel le fidèle est plus spectateur que participant. Les vêtements sacerdotaux, comme l’ensemble des ustensiles, si précieux pour l’officiant, n’ont en réalité aucune valeur particulière. C’est en fait une reproduction des instruments du culte qui était rendu dans le Tabernacle juif puis dans le Temple.


Si vous regardez maintenant ce qui est dit dans la Bible, en particulier dans le livre des Actes qui nous expose clairement de quelle manière s’organisait le culte des premiers chrétiens, vous réaliserez très vite l’importance du contraste : il n’y avait pas de prêtre orchestrant le culte rendu à Dieu avec la plus grande rigueur, mais la participation de chaque chrétien avec ordre et bienséance, dans une grande liberté. Les prières n’étaient pas récitées mais spontanées. Il n’y avait aucune succession de geste rituels destinés à produire et à entretenir le sentiment mystique. Chants, prières, enseignement de la Parole de Dieu, partage du pain et du vin étaient vécus dans la plus grande simplicité mais dans une vraie spiritualité.


L’EUCHARISTIE


C’est au XVIème siècle, au concile de Trente, que la doctrine dite de la « transsubstantiation » a été adoptée officiellement mais c’est au XIIème siècle que des théologiens utilisèrent ce terme technique pour désigner la transformation miraculeuse du pain et du vin en véritable substance du corps et du sang du Christ. A chaque eucharistie interviendrait ce mystère miraculeux de la transsubstantiation dans lequel, à chaque occasion, le Christ s’offrirait à nouveau. Ainsi donc, le sacrifice de l’Agneau divin se trouve renouvelé à chaque office.

Cette théologie de la Sainte-Cène est très différente de celle que la Bible définit : en effet, les chrétiens sont appelés à partager le pain et le vin en mémoire du sacrifice accompli une fois pour toutes par Jésus-Christ. Il s’agit d’une communion spirituelle avec Celui qui donna sa chair et son sang pour le salut du monde, du moins pour le salut de tous ceux qui auraient foi en Lui dans ce monde. Le sacrifice de Jésus n’a d’effet expiatoire pour le pardon des péchés que pour celui dont la foi est authentique. La Sainte-Cène en elle-même n’est pas un acte rédempteur car Jésus-Christ est mort une fois pour toutes pour les péchés dans un sacrifice total, parfait et suffisant. Il suffit de lire le 9ème chapitre de l’Épître aux Hébreux pour y voir apparaître toute la vérité sur la question.


Il est fort surprenant que seul le prêtre ordonné soit en mesure de célébrer l’eucharistie, la transformation du pain et du vin ne pouvant se faire que par son intervention. Outre le fait que la transsubstantiation soit une hérésie pure et simple au regard des déclarations parfaitement claires des écrits néo-testamentaires, il faut préciser que dans l’église primitive, les chrétiens célébraient la Sainte-Cène le plus simplement du monde, dans les maisons, sans la présence indispensable d’un prêtre, puisque Jésus a fait de tous ceux qui croient en Lui des prêtres pour Dieu son Père (Apocalypse 1:5- 6).

Que le prêtre ordonné soit seul en mesure de prendre la coupe est encore une aberration puisque tous ceux qui participent au pain peuvent de la même manière participer au vin (1 Corinthiens 11, versets 23-27).


L’eucharistie est certainement le point central du culte catholique romain et ce n’est donc pas par hasard que le pape Jean-Paul II a tenu à repréciser certains aspects de cette institution lors d’une déclaration datée du 17 avril 2003, rappelant au passage qu’il était impossible de communier avec des protestants, tant leur façon de voir les choses était contraire à la doctrine de Rome. Sur le fond, cette position est logique et pleinement compréhensible. Seulement, ce sont bien sûr toujours les mêmes qui ont raison et les mêmes qui ont tort..., l’église de Rome s’érige en mère protectrice de la Vérité alors qu’en réalité ses dogmes, sacrements et traditions sont en contradiction flagrante avec les révélations données par la simple lecture du Nouveau Testament. Mais sur ce dernier point, Rome a bien sûr trouvé la parade en appelant les fidèles à ne pas interpréter la Bible par eux-mêmes mais à se fier uniquement à l’interprétation donnée par l’Eglise au travers du prêtre.


LES SAINTS


Dans les premiers temps de l’Eglise, le mot était synonyme de « chrétien ». Celui qui avait été baptisé au nom de Jésus-Christ était sanctifié, mis à part. Lorsque le baptême se généralisa après le IVème siècle et devint un rituel religieux propre à introduire un maximum de païens dans l’Eglise, le titre de « chrétien » subit une dévaluation et il ne fut plus possible d’assimiler purement et simplement tout chrétien à un saint. Dès lors, on réserva ce titre aux martyrs puis à tous ceux qui avaient mené une vie particulièrement féconde au sein de l’Eglise et dont les vertus chrétiennes avaient été remarquables. Montrés en exemple, on considéra ces personnes comme ayant un rôle tout particulier devant Dieu et ils devinrent des intermédiaires possibles qu’on pouvait invoquer en fonction des besoins et des situations.

Les saints ou « bienheureux » ont leurs autels, et leurs reliques sont souvent exposées. La liste est longue et augmente sans cesse au risque de ne plus savoir… à quel saint se vouer.


L’hommage rendu aux saints, dont l’importance est à la mesure de leurs icônes présentes dans les églises catholiques, est encore une déviation, une confusion, une hérésie. Le fait de prétendre qu’il est possible de les invoquer pour obtenir une aide quelconque relève d’une sorte de spiritisme déguisé, sévèrement condamné par Dieu (Lévitique 20:6). Le Seigneur seul peut être invoqué ; c’est le témoignage laissé par l’ensemble des Écritures.


LES ICONES


Du grec eikôn, image, représentation, l’icône est un élément très présent dans la piété catholique. C’est ainsi que Jésus se retrouve avec de multiples visages dont la représentation est, bien sûr, tout à fait aléatoire... et que dire de Marie et d’autres personnages dont les peintures sont aussi diverses qu’étranges !

L’icône semble avoir un rôle transcendant : celui de fixer la foi, de mettre en contact plus étroit. Mais la vraie foi n’a nullement besoin d’un support matériel, et une image, quelle qu’elle soit, ne saurait avoir une quelconque influence qui puisse rapprocher de la personne si arbitrairement représentée.


Ce besoin d’images est symptomatique : à défaut d’une communion vivante avec Dieu par Jésus-Christ, il faut s’entourer d’images, comme de statues d’ailleurs, pour « créer » une présence, une atmosphère soi-disant propice à la méditation et la prière.

« Nous marchons par la foi et non par la vue » dira Paul aux Corinthiens (2 Corinthiens 5:7) ce qui rejoint cette parole de Jésus : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29).

Dieu, l’Éternel, celui qui est le roi des siècles, immortel, invisible (1 Timothée 1:17) a pourtant clairement défendu de se faire une image taillée ni aucune représentation des choses qui sont en haut dans les cieux (Deutéronome 5:8).

Mais le cœur de l’homme irrégénéré est idolâtre, ce n’est pas nouveau. C’est pourquoi bien des personnes sont particulièrement attachées aux icônes, tout comme elles le sont aux reliques, aux statues, aux apparitions.


LE CHAPELET


L’origine de cet objet mérite quelque attention, tant à lui seul il montre avec quelle facilité l’Eglise de Rome a adopté des objets, des rites et des traditions totalement étrangers à la vraie foi chrétienne telle qu’elle est révélée par les écrits néo-testamentaires. En effet, le chapelet, encore bien présent chez les religieux, provient en fait des religions orientales comme l’attestent nombre de statues d’antiques déesses hindoues. L’Islam l’adopta dès le IXème siècle et aujourd’hui encore, boutiquiers des souks ou princes du pétrole l’égrènent inlassablement entre leurs doigts.


Les chrétiens (catholiques) le découvrirent au temps des croisades et dès le XIIème siècle les Dominicains en firent une dévotion à la vierge Marie. Adopté pour la convenance, il devint à la fois le support de la récitation systématique du « Notre Père » et de « l’Ave Maria », tout en étant le moyen matériel de méditer en les récitant les principaux mystères de la vie de Jésus.

Cet instrument « compte-prières » est une idée païenne. Jésus l’a d’ailleurs clairement dénoncé : « Quand vous priez, ne multipliez pas les paroles comme font les païens qui croient qu’à force de paroles ils seront exaucés » (Matthieu 6:7).

La prière n’est pas récitation machinale mais l’expression de notre cœur envers Dieu. Que de personnes récitent le « Notre Père » sans rien saisir du sens réel de ce qu’ils disent. Il s’agit là d’une nouvelle contradiction des dogmes catholiques avec la Bible.


L’EAU BENITE


A l’entrée de toutes les églises catholiques, on trouve des récipients spéciaux contenant de l’eau ordinaire bénie par le prêtre. Elle aurait de merveilleuses vertus. Aussi le fidèle y trempe-t-il les doigts avant de se signer ; le prêtre en asperge le peuple, les maisons, les cercueils...

Cette pratique est apparue au IVème siècle quand les païens, contraints d’adopter le christianisme comme seule religion officielle, introduisirent l’usage de l’eau lustrale qui était employée au cours des rites de purification dans les religions antiques. Son emploi fut admis peu à peu par les prêtres et c’est au IXème siècle que son utilisation se généralisa vraiment. Ainsi donc, le même principe s’applique encore et encore : soucieux de ne pas contrarier les gens qui entraient en masse dans l’Eglise, les autorités ecclésiales importèrent certaines traditions et coutumes pourtant directement contraires à l’Évangile. Il en est ainsi, comme nous l’avons vu, de l’adoption de l’encens, des icônes, de l’eau bénite mais nous pourrions parler aussi des cierges dont les catholiques font grand emploi.


LES CIERGES


Outre le fait que les bougies petites ou grandes font l’objet de tout un commerce (certaines peuvent servir plusieurs fois), leur utilisation dans un cadre spirituel est vide de sens, sans aucune portée. Tout symbole qui n’a pas été établi par Dieu lui-même est un symbole à portée humaine, émotionnelle, ni plus, ni moins. Offrir des lumières au Père des lumières est une étrange conception de Dieu lui-même. La foi des premiers chrétiens était dépourvue de ce genre d’artifices.


L’EXTRÊME ONCTION


Ce n’est qu’à partir du XIIème siècle qu’on appela ainsi en occident le sacrement des malades. Celui-ci consiste en une onction d’huile sainte (huile d’olive bénie par l’évêque) sur divers endroits du corps du malade, accompagnée à chaque fois de l’invocation : « Que par cette onction sainte le Seigneur te pardonne les fautes que tu as commises ».


Au fil du temps, l’extrême onction a été considérée comme le sacrement des mourants et donc réservé aux seuls malades graves, dans le but d’apaiser leur conscience en leur assurant le pardon des péchés. C’est là encore une dérive regrettable, car qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ?

Jésus pouvait le faire de par sa nature divine, mais aucun homme ne peut s’attribuer un tel pouvoir. Cette pratique de l’extrême onction est par conséquent un rite inutile qui a la grave conséquence de rassurer faussement des personnes qui devraient se repentir pour obtenir le pardon de leurs péchés.


LES ORDRES RELIGIEUX


Fondés par des hommes qui voulaient vivre leur foi de façon authentique et dépouillée des artifices d’un monde qu’ils jugeaient dépravé, les ordres religieux, qui sont multiples, consacrent hommes et femmes à une vie cloisonnée, une vie d’ascétisme, de prières rituelles et parfois de service à autrui. Quoique nous puissions comprendre les motivations de leurs fondateurs, nous ne sommes pas néanmoins en accord avec la pensée de Jésus qui parle de l’Eglise comme la lumière du monde, le sel de la terre. Il n’est nullement question d’isolement.

Une vie consacrée à la prière ! Quelles prières ? Des prières inspirées par les dogmes mensongers et les fausses traditions instituées par l’Eglise de Rome.


Par conséquent que de prières inutiles que le Seigneur ne saurait agréer. Et pour dire un mot du célibat imposé à tous ceux qui veulent consacrer leur vie, est-il permis de dire que l’apôtre Pierre était marié, ainsi que bien d’autres apôtres, et qu’il n’est pas forcément utile de s’imposer le célibat pour servir Dieu ou le glorifier.

C’est un drame de considérer l’envergure de cette fausse conception qui aboutira à la plus grande des désillusions.


"Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ; il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; c’est ce qu’on dit aussi quelques uns de vos poètes : De lui nous sommes la race… Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent ou à de la pierre, sculptés par l’art ou l’industrie de l’homme.

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts…" (Actes 17/24 à 31).


CONCLUSION


Il nous faudrait écrire un livre entier pour nous arrêter sur bien d’autres aspects du culte catholique romain mais nous pensons avoir établi ici et simplement la preuve que l’Eglise Catholique Romaine s’est construite et s’organise selon un modèle qui n’est pas celui de l’Eglise primitive mais selon le modèle des cultes païens de I’antiquité. Ainsi donc, nombre de pratiques observées par bien des français n’ont strictement rien à voir avec l’enseignement de Jésus-Christ.


Les paroles de Jésus adressées aux religieux sont toujours d’actualité : « Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? » (Matthieu 15:3) ; « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte en enseignant des doctrines qui ne sont que préceptes humains » (Matthieu 15:8-9).


Il faut bien se rendre à l’évidence : l’hérésie si combattue par l’Eglise de Rome l’a été au nom d’une hérésie encore plus grande.

Pour reprendre une image de Jésus, l’Eglise Catholique Romaine est telle un aveugle conduisant un autre aveugle. Le résultat ? Ils tomberont tous les deux dans une fosse (Matthieu 15:14). Sans même s’en rendre compte, les dignitaires de l’Eglise Catholique ferment aux hommes la porte du Royaume des cieux et ils n’y entrent pas eux-mêmes (Matthieu 23:13). La sincérité de bien des hommes d’Église et leur dévouement ne peuvent occulter un terrible aveuglement aux résultats les plus désastreux puisqu’ils concernent la destinée éternelle des hommes. Ce n’est pas sans raison que Jésus a tenu à préciser qu’il ne suffisait pas de dire « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume des cieux mais qu’il fallait faire la volonté de Dieu (Matthieu 7:21). Ce n’est pas non plus sans solennité qu’il a avertit qu’il y aurait des pleurs et des grincements de dents dans l’éternité (Matthieu 8:12).


Tout le monde chrétien se réclame de la Bible mais en réalité bien des vérités sont passées sous silence ou sont détournées de leur véritable signification. La Bible est un tout qui est à prendre dans son ensemble et non par bribes. Aimer Jésus ne consiste pas à formuler de beaux discours mais à garder sa parole (Jean 14:23).


Notre but, en diffusant cette brochure à l’échelle nationale, n’est pas de faire la promotion d’une autre Église, mais d’élever la voix, comme d’autres l’ont fait bien avant, pour rompre un silence coupable sur des croyances, pratiques et coutumes totalement étrangers au véritable christianisme.

Que faire alors ? Nous croyons qu’il est grand temps que toutes les âmes sincères qui désirent s’attacher à la vérité plus qu’à leur religion prennent la résolution que la Bible, Parole de Dieu, préconise : « Sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur Tout-Puissant » (2 Corinthiens 6:17-18).


Que le Seigneur vous affermisse dans la résolution de revenir à la vérité. Jésus-Christ est le chemin, la vérité et la vie et nul ne vient au Père que par lui, proclame l’Évangile. C’est lui qui est le chef suprême de l’Eglise, le grand pasteur qui saura vous conduire personnellement, par son Esprit de vérité, dans toute la vérité. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32).


Référence :
Article diffusé par « Le Sarment ».

 

Il est édité par l’association Le Sarment, BP 604, 74056 Annecy Cedex. Dons et soutien à l’œuvre : CCP n°314340G Grenoble, email : le-sarment@wanadoo.frLe Sarment est un périodique gratuit d’édification spirituelle. Ses colonnes sont ouvertes à tous, pour autant que les écrits soient propres à édifier, dans l’Esprit des Saintes Ecritures. Le Sarment n’est pas le journal d’une église et n’est affilié à aucune dénomination ; c’est une œuvre chrétienne, au service du corps de Christ. Son indépendance est assurée par les dons volontaires qui émanent directement de son lectorat.

 

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Published by Dindé - dans Etudes bibliques
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 19:25

Article de Cutting Edge Ministries. Cet article peut être consulté en anglais à l’adresse suivante :

http://www.cuttingedge.org/free001a.htm


Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale.


Nous espérons que tous les Francs-Maçons pourront lire ce court article, avant même de lire nos autres articles. Car il existe, à l'intérieur même de la Franc-Maçonnerie, une organisation encore plus secrète, dont la plupart des Francs-Maçons ne connaissent rien, même certains Maçons du 33e degré ! Nous vous la dévoilons ici.

Nous recevons constamment des E-mails de Francs-Maçons, qui sont très choqués de lire dans certains de nos articles que la Franc-Maçonnerie est une organisation satanique. Ils nous affirment honnêtement que ce n'est pas la situation de leur Loge. Certains affirment même être des Francs-Maçons du 32e ou du 33e degré, et disent qu'ils sont donc bien placés pour savoir ce qui se passe dans la Franc-Maçonnerie. Ils proclament donc avec assurance : "La Franc-Maçonnerie n'est pas satanique !"

Nous avons tous les deux raison ! Vous avez raison de proclamer que la Franc-Maçonnerie que vous pratiquez dans votre Loge n'est certainement pas satanique. Mais nous avons raison de dire que le cœur de la Franc-Maçonnerie est satanique, car elle œuvre puissamment pour manifester le Christ du Nouvel Age, l'Antichrist.

Vous pourriez me demander comment pouvons-nous avoir tous les deux raison ? Pour vous répondre simplement, je dirai que la Franc-Maçonnerie est une organisation cachée au sein d'une autre organisation. L'organisation intérieure connaît la vérité spirituelle de la Franc-Maçonnerie, et la défend de toutes ses forces, de toute son âme et de toute sa pensée. Tandis que l'organisation extérieure est délibérément tenue à l'écart de cette vérité, et délibérément induite en erreur par de fausses interprétations.

Description de l'organisation de la Franc-Maçonnerie.

Voyons comment l'auteur Franc-Maçon Manly P. Hall décrit cette organisation de la Franc-Maçonnerie à deux dimensions. Celle-ci comprend deux organisations distinctes. L'une est visible, l'autre invisible. Hall a été honoré par le Journal du Rite Ecossais, qui l'a appelé : "L'Illustre Manly P. Hall," en septembre 1990, ou encore "le plus grand philosophe de la Franc-Maçonnerie," ajoutant que "le monde est bien meilleur depuis qu'il existe un Manly Palmer Hall, et nous sommes devenus meilleurs après l'avoir connu et avoir connu son œuvre." Voici ce que dit Manly P. Hall :

"La Franc-Maçonnerie est une fraternité cachée dans une autre fraternité : une organisation visible cachant une fraternité invisible des élus… Il est nécessaire d'établir l'existence de ces deux ordres séparés et pourtant interdépendants, l'un visible, et l'autre invisible. L'organisation visible est une splendide camaraderie composée "d'hommes libres et égaux," qui se consacrent à des projets éthiques, éducationnels, fraternels, patriotiques et humanitaires. L'organisation invisible est une fraternité secrète, des plus augustes, majestueuse de dignité et de grandeur, dont les membres sont consacrés au service d'un mystérieux "arcanum arcandrum," c'est-à-dire d'un mystère caché." (Hall, Conférences sur la Philosophie antique, page 433).

Beaucoup d'hommes sincères sont membres de cette organisation visible, sans se douter de l'existence d'une organisation invisible au milieu d'eux. En fait, Albert Pike avait des choses à dire en ce qui concernait les "frères" de l'organisation invisible : "Comme toutes les Religions, tous les Mystères, l'Hermétisme et l'Alchimie, la Franc-Maçonnerie ne révèle ses secrets à personne, sinon aux Adeptes, aux Sages et aux Elus. Elle a recours à de fausses explications pour interpréter ses symboles, pour induire en erreur ceux qui méritent d'être induits en erreur, pour leur cacher la Vérité, qu'elle appelle la lumière, et les en écarter." (Morale et Dogmes, pages 104-105, 3e degré).

Avez-vous bien compris ces révélations fondamentales de Pike ? Après tout, la Franc-Maçonnerie est bien une religion, selon l'ordre des Mystères sataniques, de la Philosophie Hermétique et de l'Alchimie, qui sont également sataniques ! La Franc-Maçonnerie ne révèle pas ses secrets aux "frères" de l'organisation extérieure, quel que soit leur rang. Seuls les Elus de la société cachée, invisible, ont accès à la vérité. Les pauvres frères de l'organisation visible sont "nourris à la petite cuillère" ! On leur donne de fausses explications des symboles maçonniques, et on les induit sciemment en erreur ! Pour quelle raison ? Car ces pauvres gars, membres de l'organisation visible, s'ils sont induits en erreur, "n'ont que ce qu'ils méritent" !

S'il s'avère qu'un nouveau membre de la Franc-Maçonnerie vénère Jésus-Christ, il est immédiatement enfermé dans l'organisation visible, et la vérité cachée ne lui est jamais révélée. Il ne sera jamais considéré comme un adepte, un sage, ou un élu. Ces termes sont réservés aux membres de l'organisation invisible. Il fera partie de ceux à qui l'on cachera délibérément la vérité concernant les doctrines secrètes de la Franc-Maçonnerie, et à qui l'on donnera des interprétations délibérément erronées des symboles maçonniques, afin de leur faire simplement croire qu'ils connaissent la vérité.

Pike complète ainsi ses instructions pour induire délibérément en erreur les membres de l'organisation visible : "La Franc-Maçonnerie cache jalousement ses secrets, et induit intentionnellement en erreur ses interprètes prétentieux." (Ibid., page 105).

Les membres de l'organisation visible sont considérés comme faisant partie de la "masse." Celle-ci comprend 95 % de tous les Francs-Maçons. Ecoutez ce que dit Pike, à propos du fait de cacher la vérité aux "masses" : "Un esprit qui aime la sagesse et qui contemple de près la Vérité est forcé de la déguiser, afin d'induire les multitudes (c'est-à-dire vous !) à l'accepter… Les fictions sont nécessaires pour le peuple, et la Vérité devient mortelle pour ceux qui ne sont pas assez forts pour la contempler dans tout son éclat." (Ibid., page 103, 3e degré). (C'est moi qui ai ajouté la parenthèse en gras).

Si un Franc-Maçon n'est pas capable d'accepter la vérité que la Franc-Maçonnerie invisible, en réalité, adore et sert Satan, cette vérité devient "mortelle" pour lui ! C'est pour cela que des "fictions sont nécessaires," afin que les Francs-Maçons membres de l'organisation visible ne soient pas tellement accablés, s'ils en connaissaient les secrets, qu'ils quitteraient la Franc-Maçonnerie et révèleraient ces secrets au grand jour.

Un livre très récent parle aussi de ces deux organisations dans la Franc-Maçonnerie. David Ovason, astrologue célèbre, a écrit un livre publié en 1999, et intitulé : "The Secret Architecture of our Nation's Capital : The Masons and the Building of Washington, D.C." (L'architecture secrète de la capitale de notre nation : Les Francs-Maçons et la construction de la ville de Washington). Ce livre n'est pas opposé à la Franc-Maçonnerie. En fait, la préface élogieuse de ce livre a été rédigée par C. Fred Kleinknecht lui-même, Maçon du 33e degré, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du 33e degré, Juridiction du Sud, Washington, Etats-Unis ! En d'autres termes, les conclusions de ce livre sont particulièrement appréciées par l'un des Maçons les plus importants du monde actuellement ! Lisez ce que dit ce livre à propos des deux organisations de la Franc-Maçonnerie.

Après avoir parlé du "voyage astral cosmique en termes maçonniques," Ovason explique la signification des symboles les plus communs de la Franc-Maçonnerie : "Bromwell a injecté un profond niveau d'ésotérisme dans les symboles apparemment inoffensifs employés dans les Loges. Ces symboles sont abondamment représentés sur les tableaux et tapis employés par les Maîtres Maçons pour les expliquer aux néophytes. Ces tableaux et tapis, quand ils ne sont pas utilisés comme instruments d'éducation, restent comme symboles de la Loge, et comme symboles du chemin intérieur et du chemin extérieur de la noble profession." (Page 99). Ainsi, David Ovason admet que la Franc-Maçonnerie est composée d'une organisation "intérieure" (invisible) et d'une organisation "extérieure" (visible). Albert Pike avait effrontément déclaré que les "néophytes" recevaient un enseignement délibérément faussé sur la signification des symboles !

Bill Cooper, auteur du Nouvel Age, qui n'a rien d'un anti-Maçon, et qui n'est certainement pas Chrétien, déclare ceci à propos des deux fraternités, l'une imbriquée dans l'autre : "La plupart des membres de la Franc-Maçonnerie ne savent pas que les Illuminati sont initiés aux "secrets au cœur des secrets," ou aux "organisations au cœur des organisations," comme ils les appellent." (Behold a Pale Horse — Voici, un cheval blanc — page 79).

L'exemple parfait de cette "fraternité dans une fraternité," une invisible au cœur d'une visible, peut être trouvé dans le plus ancien document connu du Nouvel Ordre Mondial. Ce document est l'un des meilleurs exemples d'une "révélation" reçue par l'écriture automatique. Il détaille les nombreux changements que doivent subir toutes les sociétés du monde, pour que puisse se manifester le "royaume du Christ." Ce document est connu sous le nom de "Protocole des Sages de Sion." C'est un manuel de base de l'occultisme. Ecoutez ce que l'auteur surnaturel de ce document dit des deux organisations de la Franc-Maçonnerie. Cet auteur explique de quelle manière sournoise et déguisée les Illuminati vont finir par exercer leur dictature mondiale.

"C'est pour cela que nous avons inventé cette politique globale, et que nous l'avons injectée dans la pensée des Gentils, sans leur donner la moindre chance de comprendre sa signification secrète. Pourquoi ne pas atteindre par des moyens détournés ce que notre tribu dispersée ne pourrait jamais atteindre par une voie directe ? C'est ce qui a servi de base à l'organisation d'une Franc-Maçonnerie secrète, que personne ne connaît, et dont les buts ne sont soupçonnés par aucun membre du troupeau des Gentils. Nous les attirerons pour l'apparence dans l'armée visible des Loges Maçonniques, afin qu'ils aveuglent les yeux de leurs frères." (Protocole 11 — L'Etat totalitaire, paragraphe 7 — En gras dans le texte original).

Notez que cet auteur surnaturel décrit les Francs-Maçons qui sont membres de la Fraternité externe, visible, comme constituant le "troupeau des Gentils." Ils ont été délibérément attirés dans la Franc-Maçonnerie "pour l'apparence," et afin "qu'ils aveuglent les yeux de leurs frères." Il semble que les Maçons de la Fraternité Invisible n'aient pas beaucoup de considération pour ceux de la Fraternité Visible !

Nous ne devrions donc pas être surpris de voir Albert Pike appeler les Frères Visibles des "interprètes prétentieux," alors qu'ils s'efforcent simplement d'apprendre la signification des symboles de leur Loge !

Je le dis en passant à ceux d'entre vous qui avez tenté de me convaincre qu'Albert Pike serait discrédité aujourd'hui, lisez ce que David Ovason écrit à propos de Pike, dans son livre cité plus haut :

"Albert Pike, sans doute l'ésotériste le plus profond des Etats-Unis…" (Page 31).

"Albert Pike était un profond érudit dans certains domaines…" (Page 92).

"Le docte Albert Pike…" (Page 366).

"Pike mourut dans ses appartements, situés dans le temple, le 2 avril 1891. Sept années plus tard, le Congrès vota la construction d'un mémorial en son honneur… La statue est imposante. Plus grande que nature, la statue de Pike se dresse sur un haut piédestal. A ses pieds se lamente une femme qui représente l'esprit de la Franc-Maçonnerie." (Page 321).

Rappelez-vous que ce livre était chaleureusement recommandé par C. Fred Kleinknecht, Maçon du 33e degré ! Manifestement, si Kleinknecht éprouve une telle considération pour Albert Pike, tous ceux qui ont tenté de me convaincre du contraire ont besoin de s'expliquer avec M. Kleinknecht. En vérité, Pike incarne bien aujourd'hui encore la Franc-Maçonnerie.

Un court paragraphe d'un autre livre de Manly P. Hall définit parfaitement ce qui constitue le cœur et l'âme de la Fraternité Invisible de la Franc-Maçonnerie :

"Quand un Maçon apprend que la signification du guerrier sur la planche représente en fait une dynamo dégageant une puissance vivante, il connaît le mystère de sa noble profession. Les énergies bouillonnantes de Lucifer sont dans ses mains. Avant qu'il puisse commencer à avancer et à s'élever, il doit prouver qu'il est capable d'utiliser correctement ces énergies."
(The Lost Keys To Freemasonry — Les clefs perdues de la Franc-Maçonnerie — publié par Macoy Publishing and Masonic Supply Company, Inc., Richmond, Virginia, 1976, page 48).

Le Journal du Rite Ecossais avait déclaré en 1990 que Manly P. Hall était le "plus grand Philosophe de la Franc-Maçonnerie." Un Franc-Maçon du 32e degré m'a écrit pour me dire qu'il n'avait jamais entendu parler de Manly P. Hall. Vous pouvez vous-même constater que son livre a été publié par une Maison d'Edition Maçonnique. La seule raison pour laquelle ce Franc-Maçon de haut rang n'a jamais entendu parler de Manly P. Hall, est que Hall était un dirigeant de la Fraternité Invisible, alors que ce Franc-Maçon n'est qu'un membre de la Fraternité Visible !

Un autre Franc-Maçon du 33e degré, Foster Bailey, a poussé sa femme, Alice A. Bailey, dans la Maçonnerie féminine, dont elle est devenue une principale dirigeante. Alice Bailey a également dirigé la Société de Théosophie entre les années 20 et le début des années 50. Elle fut un auteur prolifique, et reconnaissait qu'elle était un "canal" d'expression d'un esprit qui s'appelait le Maître D.K. Elle a également reçu des révélations significatives à propos de cette Franc-Maçonnerie intérieure et invisible.

"Il n'y a aucune séparation entre l'Eglise Une et Universelle, cette partie invisible de la Franc-Maçonnerie, et les cercles les plus secrets de toutes les Sociétés Esotériques" (Bailey, L'extériorisation de la Hiérarchie, page 513).

Bailey explique en fait que tous ceux qui accèdent à cette Franc-Maçonnerie intérieure et invisible, qui constitue bien l'Eglise Universelle de l'Antichrist, sont en parfaite communion avec tous ceux qui appartiennent au noyau secret de toutes les Sociétés Esotériques du monde.

Mais Bailey fait une déclaration encore plus forte, à propos du cœur de la Franc-Maçonnerie invisible : "Le Mouvement Maçonnique est le gardien de la loi. Il est la Maison des Mystères, et le siège de l'initiation. Il détient dans son symbolisme le rituel de la Divinité, et préserve dans son œuvre picturale la voie du salut. Les méthodes de la Divinité sont démontrées dans ses Temples. Le monde peut avancer sous le regard de cet Œil auquel rien n'échappe. La Franc-Maçonnerie est une organisation bien plus occulte qu'on peut l'imaginer. Elle est destinée à être l'école de formation des futurs occultistes les plus évolués." (Bailey, Ibid., page 511).

Les mots employés par Bailey, "occulte," "secret," "invisible," nous permettent de comprendre qu'elle parle en fait de la partie intérieure et invisible de la Franc-Maçonnerie. Non seulement cette Fraternité Invisible existe bien, mais elle est destinée à être "l'école de formation des futurs occultistes les plus évolués" ! !

C'est cela la Franc-Maçonnerie Invisible, dont on vous a caché pendant si longtemps l'existence ! Pour permettre aux Francs-Maçons de vérifier eux-mêmes ce fait, nous les encourageons à consulter la Maison d'Edition et de distribution de livres Maçonniques secrets concernant la Franc-Maçonnerie invisible. Il s'agit de la Maison Kessinger. Son adresse Internet est la suivante : http ://www.kessingerpub.com

Nous vous encourageons à consulter les sujets qu'ils ont fait figurer au bas de leur page d'accueil. Notez la nature extrêmement satanique et antichrétienne de tous les sujets dont s'occupe la Fraternité Invisible ! Voici un certain nombre de ces sujets, que j'ai reproduits pour vous :

Alchimie — Religions antiques — Corps astral (pratique satanique) — Astrologie (interdite par la Bible) — Autosuggestion — Babylone — H.P. Blavatsky (L'une des adeptes les plus ténébreuses de la magie noire. Adolf Hitler a étudié ses enseignements et en a tiré des arguments pour l'Holocauste des Juifs) — Bouddhisme — Lecture des cartes — Chaldée (Les Mystères Chaldéens et Babyloniens ont attiré sur ces peuples une destruction divine complète, en raison de leurs pratiques sataniques. C'est cette même Babylone qui est condamnée dans le Livre de l'Apocalypse) — Mysticisme Chrétien (C'est l'aspect "chrétien" de la Franc-Maçonnerie, qui réinterprète toutes les doctrines chrétiennes à sa manière) — Science Chrétienne (Pleinement antichrétienne, mais compatible avec la Franc-Maçonnerie) — Clairvoyance (Complètement satanique, et interdite par la Bible) — Couleurs et Sons (Ce sont des domaines très importants dans le satanisme) — Conscience Cosmique (Satanique) — Lecture dans la boule de Cristal (Interdite dans la Bible) — Divination (Interdite par la Bible) — Druidisme et Celtes (Ils ont développé au plus haut point les sacrifices humains) — Doctrines Orientales — Christianisme Esotérique (Consiste à redéfinir les doctrines Chrétiennes) — Evolution (Vous pensiez que la Franc-Maçonnerie était compatible avec le véritable Christianisme ?) — Bonne Aventure (Interdite par la Bible) — Géomancie et Gématrie (Pratiques sataniques) — Gnosticisme (L'apôtre Paul combat cette doctrine dans ses épîtres) — Hermétisme — Quête du Saint Graal (Allégorie satanique représentant la recherche de la manifestation de l'Antichrist) — Hypnose — Islam — Karma (Doctrine satanique de la réincarnation) — Conscience d'Amour et Conscience Sexuelle (pratiques complètement sataniques) — Magie (Interdite par la Bible) — Adoration de la Nature (L'adoration du Soleil est une pratique essentielle dans la Franc-Maçonnerie Invisible) — Lecture des lignes de la main (Divination satanique) — Culte Phallique (Adoration du sexe mâle en érection !) — Cabale (Interprétation satanique de l'Ancien Testament Hébreu) — Réincarnation — Rose-Croix (Complètement satanique) — Adoration du Serpent (Non seulement la Franc-Maçonnerie est une Religion, mais on y pratique l'adoration du Serpent, c'est-à-dire de Satan lui-même !) — Télépathie (Communication satanique par la pensée) — Tarot (Divination, interdite par la Bible) — Physique Transcendantale — Zoroastre (Culte satanique, que Dieu a détruit dans l'Ancien Testament).

Vous pouvez prendre conscience de ce qui constitue le cœur de la Fraternité Intérieure et Invisible ! La partie la plus sombre de toutes ces pratiques est sans aucun doute le Culte Phallique. L'obélisque est le symbole majeur de ce culte. C'est la raison pour laquelle vous pouvez voir des obélisques associés aux lieux importants pour la Franc-Maçonnerie. Il est temps pour vous de sortir de la séduction, ne pensez-vous pas ?

Regardez ce qu'Albert Pike dit de l'obélisque : "D'où la signification du phallus, ou de son inoffensif substitut, l'obélisque, dressé comme un emblème de la sortie du tombeau et de la résurrection de la Divinité" (Morals and Dogma, page 393). Vous savez à présent pourquoi vous pouvez voir de nombreux obélisques sur les tombes de Francs-Maçons, car c'est un "emblème de la résurrection de la Divinité." Les Maçons Invisibles croient qu'ils deviennent des dieux tout au long de leur vie. L'obélisque sur leur tombe n'est que la manifestation visible de cette croyance.

L'obélisque vient des Mystères égyptiens, du temps des Pharaons. La Bible en parle dans 2 Rois 10 :25-26 : "Lorsqu'on eut achevé d'offrir les holocaustes, Jéhu dit aux coureurs et aux officiers : Entrez, frappez-les, que pas un ne sorte. Et ils les frappèrent du tranchant de l'épée. Les coureurs et les officiers les jetèrent là, et ils allèrent jusqu'à la ville de la maison de Baal. Ils tirèrent dehors les statues de la maison de Baal, et les brûlèrent." Le mot hébreu traduit par "statue" est "matsabah," ou "pilier, pierre dressée." Il peut se traduire par "obélisque."

Le Dieu Tout-Puissant a ordonné que les piliers de Baal soient détruits. Mais il a ordonné d'abord au Roi Jéhu de frapper les adorateurs de ce pilier, ou adorateurs de Baal. La Franc-Maçonnerie Invisible est donc consacrée à l'adoration de l'obélisque, culte interdit par Dieu et puni de mort. Gardez ceci à l'esprit quand vous contemplez l'obélisque du Monument de Washington !

Enfin, vous devez savoir que le culte du Serpent conduit directement en Enfer, car c'est Satan lui-même qui se tient directement derrière ce culte. C'est cela, la Franc-Maçonnerie Invisible, et je parie que vous n'avez jamais su qu'elle existait, n'est-ce pas ?

A présent que vous savez tout cela, je vous encourage à lire nos articles de Cutting Edge, en réalisant que nous parlons de cette organisation intérieure invisible. Rappelez-vous ceci : nous ne sommes pas engagés dans un débat de société. Je n'essaye pas de vous faire entrer dans mon camp. Mais c'est l'avenir de votre précieuse âme éternelle qui est en jeu. Si vous êtes Franc-Maçon, vous participez à l'organisation secrète la plus néfaste, la plus ténébreuse et la plus corrompue du monde ! Le fait que vous soyez membre de la Fraternité Visible donne à tous les démons un droit légal de vous attaquer et de produire dans votre vie toutes sortes de détresses et d'afflictions, même si vous ignorez complètement l'existence de la Fraternité Invisible.

C'est le salut éternel de votre âme qui est en cause. Je vous en prie, lisez nos articles avec le plus grand soin, et que vos yeux spirituels soient ouverts !

David Bay, Directeur de Cutting Edge Ministries.



Conclusion de Parole de Vie :

Nous complétons cet appel adressé aux Francs-Maçons qui liraient cet article par ces quelques paroles :

Seul Jésus-Christ peut vous faire sortir du filet spirituel dans lequel Satan a réussi à vous prendre. Sachez que Jésus-Christ a vaincu Satan (l'antique Lucifer) à la Croix. Il n'existe pas de "bon" Lucifer et de "mauvais" Satan. Ils sont une seule et même personne. Le but de Satan est de séduire et tromper l'humanité, pour l'entraîner avec lui dans le lac de feu. Il se garderait bien de révéler aux Francs-Maçons ce qui les attend, s'ils ne se dégagent pas de son filet !

Jésus-Christ a vaincu Satan à la croix : "Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix" (Colossiens 2 :13-15).

Jésus-Christ vous offre un plein pardon pour tous les péchés que vous avez commis, notamment ceux que vous avez commis par ignorance, dans l'incrédulité, par votre appartenance à la Franc-Maçonnerie. Confessez-Lui ces péchés, et un plein pardon vous sera accordé. Le sang de Jésus est puissant pour effacer tous les péchés.

Jésus-Christ vous fera alors passer par une véritable nouvelle naissance spirituelle, qui n'a rien à voir avec la "nouvelle naissance" dont on vous a parlé dans la Franc-Maçonnerie. Vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous affranchira ! Tournez-vous vers Jésus maintenant même, n'attendez pas, Son retour est très proche !

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  • Né de nouveau en Mai 1983, époux d'une femme ADORABLE et père de quatre MERVEILLEUX enfants(deux filles et deux garçons), Responsable du Groupe d'Intercession de ma communauté, Responsable du Groupe Musical (Guitare basse)et Directeur de Radio.
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