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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 19:36
 Par Franck Slowik  |  20 Septembre 2004  |  Lu 3707 fois sur Top Chrétien.


 « Et vous, enfants de Sion, soyez dans l’allégresse et réjouissez-vous en l’Éternel, votre Dieu, car il vous donnera la pluie en son temps, il vous enverra la pluie de la première et de l’arrière-saison, comme autrefois. Les aires se rempliront de blé, et les cuves regorgeront de moût et d’huile. » (Joël 2. 23-24).Le Docteur Mwinda Lezoka est pasteur de la Communauté Chrétienne de Béthel, à Montréal et professeur du cours « Réveils Spirituels et Évangélisation Mondiale » à l’Institut Biblique du Québec. Il a fait de très nombreuses études sur les réveils spirituels et voici quelques extraits de ce qu’il enseigne.

Dès l’introduction de son cours, nous comprenons très vite que l’Église doit avoir un projet de société pour ne pas passer à côté du but. C’est sa responsabilité d’atteindre son pays et elle doit réfléchir sur l’état spirituel de sa nation car les nations ont besoin de l’Église et du réveil, ainsi que ceux qui les dirigent.

Quelques hommes ont dit, pour définir le réveil :

 « Le réveil est une œuvre de Dieu, qui redonne à une église moribonde, selon un processus inhabituel, ses qualités propre à l’expérience et à la vie chrétienne que le Nouveau Testament considère comme absolument normale » (James Backer, dans Connaître Dieu)

« Les réveils sont donc, la visitation inespérée et ultime de Dieu quand son peuple, à cause de ses péchés, traverse la vallée de la mort et que, conséquemment, il n’est plus en mesure de s’assumer et d’assumer ses responsabilités à l’égard du monde en perdition. » (Vini Bivando, dans Les églises du tiers-monde)

« L’irréligiosité de nos contemporains : nous devons trouver sa source dans l’incapacité de l’église d’annoncer l’Évangile de Jésus-Christ » (Paul Tillick, dans La théologie de la culture)

Il y a un monde qui périt et on peut sentir son degré de dépravation. La société adore plus le travail et l’argent que Dieu et elle néglige les enfants, pour ne citer que ces exemples. Nous devons reconnaître notre incapacité devant Dieu si nous voulons voir des changements. Nous avons besoin de la visite, de la présence, de l’action de notre père, comme des enfants. L’Église doit exprimer cette soif là, si elle veut voir quelque chose de différent. Il faut un peuple qui prie et qui est prêt à mourir dans la prière, un peuple en quête perpétuelle d’un réveil.

« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2Ch 7. 14)

Avant de continuer, voici ce que le réveil n’est pas :

  • L’extension, l’accroissement ou l’agrandissement de l’église.
  • Juste le nombre de conversion ou de baptêmes.
  • L’adhésion d’individus comme membres de l’Église.
  • Le sérieux dans lequel une église vit sa confession de foi.
  • Quelque chose qui vient d’en bas, et non d’en haut (même s’il y a une double responsabilité).

Le réveil n’est possible que si le soupir de quelques enfants de Dieu touche le cœur de Dieu et l’amène à intervenir. C’est la responsabilité humaine du réveil. Pour qu’un réveil éclate, il faut que des hommes et des femmes, conscients de l’état lamentable de l’Église (ils ne s’en contentent plus, ils sont insatisfaits et ils n’aiment plus l’église telle qu’elle est), commencent à avoir des soupirs dans leurs cœurs dans la prière.

Alors pourquoi et quand faut-il un réveil ? :

Parce que l’Église n’est plus ce qu’elle devrait-être normalement. 
Le constat est que dans beaucoup de pays, elle n’a plus la flamme, elle n’est plus une lumière pour le   monde ou le sel de la terre. Hors, les gens se fatiguent quand l’Église n’est plus une source de vie (zoe).
Il est important de souligner que Jésus est LA solution et non UNE solution. C’est lui LA source de vie.
Quand l’Église a perdu toute la vie d’en haut et est devenue une institution humaine.
Le vouloir de l’homme l’emporte sur le vouloir de Dieu : la démocratie remplace la théocratie.
Quand le peuple de Dieu a perdu son premier amour, sa dépendance du Seigneur.
Le peuple dépend souvent d’un système qui existe, des habitudes, des traditions.
Quand tous les signes d’un sommeil se multiplient.
Dissipation des chrétiens, bavardage, mondanité, prédication sans onction, absence de dons de l’Esprit, de guérisons et de miracles,…
Quand la crainte de Dieu a disparu du milieu du peuple et que le péché est accepté, toléré et ignoré.
Les problèmes et le péché ne sont plus confrontés.
Par exemple, l’église sort du principe de la sola scriptura quand elle ordonne des serviteurs homosexuels.
Quand la repentance n’est plus prêchée.
Quand des hommes et des femmes adhèrent plus à un club social qu’à une vie avec Christ – Ils ne prennent plus conscience de leur état.
Quand l’Église n’ose plus proclamer la sainteté de Dieu et sa colère face au péché.
Les dirigeants qui n’osent pas confronter un chrétien à cause de son statut social élevé et de son pouvoir monétaire, par peur de perdre des membres.
Quand on ne parle plus de l’enfer ni des exigences de Dieu.
Pour ne pas troubler les gens ou les éloigner.
Quand les miracles sont peu nombreux ou inexistants.
Les dons de l’Esprit devraient être opérationnels.
Des démoniaques peuvent vivre confortablement dans l’Église lorsqu’il n’y a plus les dons spirituels. Le christianisme sans miracles est une religion.
Quand le Seigneur n’a plus de petits-fils.
Après une première génération, une deuxième et une troisième, il y a une génération qui n’est plus touchée par le christianisme biblique. Des enfants qui sont nés dans un mouvement de plusieurs générations et qui ne vivent plus un réel christianisme ont besoin d’un mouvement de réveil.

Nous avons besoin d’une vraie présence de Dieu, une visitation inespérée et ultime de Dieu. David Wilkerson écrit, dans Le chemin du réveil : « L’Église a perdu sa saveur prophétique sans laquelle le réveil ne peut pas venir ».

T.L. Osborn disait à un groupe d’étudiants de collège biblique : « Si l’Église ne se réveille pas, Dieu ne se réveillera pas ».

Il est impossible, pour quelqu’un qui veut servir Dieu dans sa génération, de ne pas s’arrêter un moment et réfléchir sur ces quelques lignes pleines de vérité. Je vous encourage à réfléchir sur votre situation personnelle et celle de votre pays, et à vous poser les bonnes questions. Un réveil spirituel est peut-être à votre porte !


Franck Slowik

 

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Published by Dindé - dans Messages
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:13

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Par Ray COMFORT

“ Les ordonnances de l'Eternel sont droites, elles réjouissent le coeur; Les commandements de l'Eternel sont purs, ils éclairent les yeux. ”
Psaumes 19:8
 

A la fin des années 70, alors que je voyageais, j’ai découvert avec horreur des statistiques sur la croissance de l’Eglise : 80 à 90 % des gens qui prennent une décision pour Christ s’éloignent de la foi. C’est l’évangélisation moderne, avec ses méthodes, qui crée ces 80 à 90 % (des gens qu’on appelle communément des rétrogrades).
Par exemple, pour que ce soit plus réel pour vous, en 1991, la première année de la décennie, Harvest, une dénomination majeure aux Etats-Unis (avec plus de 11.500 églises) a pu obtenir 294.000 décisions pour Christ. Et ceci s’est fait en une année. Malheureusement, ils n’ont seulement retrouvé que 14.000 personnes qui ont intégré une église. Cela veut dire qu’ils n’ont pas pu rendre compte de 280.000 personnes !
Il y a une chose que j’ai découverte à la fin des années 70, et qui m’a vraiment tracassé. J’ai commencé à étudier l’épître aux Romains, et surtout la façon de prêcher des gens comme Wesley, Moody, Finney, Spurgeon, Martin Luther, des hommes que Dieu a utilisés puissamment à travers les siècles et qui ont créé des réveils, et j’ai découvert que Dieu utilisait un principe carrément négligé dans l’évangélisation moderne d’aujourd’hui. J’ai commencé à enseigner ce principe, et en particulier j’ai été appelé au ministère au sud de la Californie dans la ville de Belflower, spécialement pour partager cet enseignement à travers les églises des Etats-Unis.

Les choses étaient calmes pendant les trois premières années, jusqu'à ce que Bill Got m’appelle après avoir vu mon enseignement sur une cassette vidéo. Il m’a appelé pour que je prêche devant 1000 pasteurs. Et en 1992, il a diffusé cet enseignement sur un écran devant 30.000 pasteurs. Cette même année, David Wilkerson écoutait l’enseignement dans sa voiture, et le soir même il m’a fait voyager 5000 km de Los Angeles à New York pour que je partage cet enseignement avec son église. J’ai récemment entendu parler d’un pasteur qui a écouté la cassette 250 fois.
Je serais ravi si vous lisiez seulement une fois cet enseignement. Enseignement qui s’intitule : Le Secret le Mieux Gardé de l’enfer !

La Bible dit : La loi de l’Eternel est parfaite.

Psaumes 19:8 :
Les ordonnances de l'Eternel sont droites, elles réjouissent le coeur; Les commandements de l'Eternel sont purs, ils éclairent les yeux.

Qu’est-ce que la Bible dit qui est parfait pour restaurer ou convertir l’âme ? Elle est très claire à ce niveau. Elle dit : la loi de l’Eternel est parfaite. Pour illustrer le fonctionnement de la loi de Dieu, regardons un moment la loi civile.

Imaginez, si je vous disais que j’ai vraiment une très bonne nouvelle pour vous, que quelqu’un vient juste de payer votre amende de 200.000.000. Vous réagiriez sûrement en disant : Mais cela n’est pas normal. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Je n’ai aucune amende à payer, moi. La bonne nouvelle ne serait pas une bonne nouvelle pour vous. Cela serait une pure folie. Plus que cela, ce serait vraiment offensant pour vous, car j’insinuerais que vous avez brisé la loi, alors que vous pensiez n’avoir rien fait de mal.

Cependant, si je parle de cette façon, cela aura peut-être plus de sens. Alors que vous veniez à cette réunion, un radar vous a pris en flagrant délit de vitesse dans une ville conventionnée pour aveugles, et vous avez roulé à 80 km à l’heure. Il y avait une dizaine de panneaux qui signalaient la vitesse limitée à 20 km à l’heure. Mais vous avez roulé à une grande vitesse atteignant presque les 100 km à l’heure. Ce que vous avez fait était extrêmement dangereux. Cela mérite une amende de 200.000.000 de francs. Juste avant que la sentence ne tombe, vous apprenez que quelqu’un est venu à votre secours et a payé l’amende à votre place. Vous êtes vraiment chanceux.

Comprenez-vous que lorsqu’on dit à la personne les mauvaises choses qu’elle a faites, alors seulement la bonne nouvelle aura un sens ? Mais, si je ne lui démontre pas qu’elle a brisé la loi, alors, cette bonne nouvelle sera une pure folie, ce sera offensant pour elle. De la même façon, si j’approche un pécheur impénitent, et que je lui dise : Jésus est mort sur la croix pour tes péchés, ce sera de la folie pour lui, ce sera offensant pour lui. Ce sera de la folie, parce que cela n’aura aucun sens pour lui. Les pécheurs « n'ont pas compris comment Dieu rend les hommes justes devant lui, et ils ont cherché à établir leur propre façon de l'être. Ainsi, ils ne se sont pas soumis à l'œuvre salutaire de Dieu ».

Romains 10:3 :
“ Ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir  leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu;

En d’autres termes, la majorité des personnes qui entendent le mot « péché » vont penser: « Ce n'est pas pour moi, je suis une bonne personne, je n’ai jamais vraiment ‘péché’ ! ».

La Bible dit :

1 Corinthiens 1:18 :
Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés , elle est une puissance de Dieu.

Et au fond, si j’insinue qu’il est pécheur, alors qu’il ne le pense pas parce qu’en ce qui le concerne, il y a une multitude de gens plus mauvais que lui. Mais si je prends le temps de suivre les pas de Jésus, cela aura peut-être plus de sens.

Et si je prends le temps d’ouvrir la loi divine, les dix commandements, et que je montre au pécheur précisément ce qu’il a fait de mauvais, qu’il a offensé Dieu en violant sa loi, alors il sera comme Jacques qui dit : Convaincu par la loi d’être un transgresseur.

Jacques 2:11 :
En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d'adultère , a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d'adultère , mais que tu commettes un meurtre , tu deviens transgresseur de la loi.

Alors, la bonne nouvelle ne sera plus une offense, une folie, mais elle sera la puissance de Dieu pour le salut de tous ceux qui croient.

Romains 3:19 :
Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit  à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée , et   que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

Ainsi, une fonction de la loi de Dieu est de fermer leur bouche, de les empêcher de dire : « Oh ! Il y a des personnes pires que moi tout autour, je ne suis pas une si mauvaise personne, voyons. » Non, elle ferme la bouche de ceux qui cherchent à se justifier. Et laisse le monde entier, pas seulement les juifs, coupables devant Dieu.

Romains 3:20 :
Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres   de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché.

1 Jean 3:4 :
Quiconque pèche transgresse la loi , et le péché est la transgression de la loi.

Romains 7:7 :
Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là   ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car   je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point.

Galates 3:24 :
Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

La loi devrait être comme un maître d’école pour nous amener au Sauveur. La loi ne nous aide pas à devenir justes. Elle nous laisse sans aide. Elle ne nous justifie pas. Elle nous laisse seulement coupables, devant le trône de Dieu. Mais ce qui est tragique, c’est qu’au début du siècle dernier, quand on a enlevé la loi qui permet d’attirer les pécheurs à Christ, L’Eglise moderne a dû trouver une autre façon d’attirer les gens à Christ. Elle a utilisé des sujets relatant l’amélioration de la vie. L’Evangile a dégénéré en : « Jésus Christ veut te donner la joie, la paix, la plénitude et un bonheur durable ».

Pour illustrer le côté non biblique de cet enseignement très populaire aujourd’hui, je voudrais que vous lisiez très attentivement cette anecdote. Parce que cet exemple est très important pour vous faire comprendre ce que je vais vous démontrer.

Deux hommes sont assis dans un avion. On donne au premier un parachute, en lui disant qu’il faut qu’il le mette pour améliorer son vol. Il est très sceptique, premièrement parce qu’il ne peut pas comprendre pourquoi un parachute va améliorer son vol. Au bout d’un moment, il décide d’expérimenter cette déclaration pour savoir si elle est vraie. Alors qu’il met le parachute, il remarque le poids sur ses épaules et le mal qu'il a à s’asseoir bien droit. Cependant, il se console du fait qu’on lui a promis que le parachute va améliorer son vol. Alors, il décide de donner un peu de temps à la chose.

Alors qu’il attend, il remarque que les passagers tout autour se moquent de lui et rient parce qu’il porte un parachute dans un avion. Il commence à se sentir humilié, il ne peut plus supporter tout cela encore plus longtemps. Il se lève, il enlève sa ceinture, il enlève le parachute, et le jette par terre. Le désillusionnement et l’amertume remplissent son cœur, car on lui a dit un mensonge.

On donne un parachute au deuxième homme. Mais écoutez bien la différence. Ecoutez bien ce qu’on lui dit. On lui dit de le mettre, car à n’importe quel moment il devra sauter à 30 km d’altitude. Avec remerciements, il s’empresse de mettre le parachute. Il ne remarque pas du tout le poids sur ses épaules. Il ne remarque même pas qu’il ne peut pas s’asseoir droit. Il est concentré dans ses pensées à l’idée de ce qui aurait pu se passer sans parachute. Analysons les motifs et le résultat de l’expérience de chacun de ces deux passagers.

Le motif du premier homme pour mettre le parachute, c'était seulement pour améliorer son vol. Le résultat de cela, c’est qu’il a été humilié par les autres passagers. Il a été désillusionné et même un peu amer envers ceux qui lui ont donné un parachute. Il pense qu’on lui a menti, et cela lui prendra beaucoup de temps avant qu’il n'essaie à nouveau un de ces parachutes.
Le deuxième homme a mis le parachute seulement pour éviter le désastre du saut à venir. Et à cause de la connaissance de ce qui aurait pu se passer sans ce parachute, il a vraiment une joie enracinée dans son cœur et une telle paix sachant qu’il a évité une mort certaine. Son attitude envers ceux qui lui ont donné ce parachute est vraiment d’une gratitude sans bornes.

Maintenant, écoutez ce que dit l’Evangile moderne : « Venez à Jésus. Il vous donnera la paix, la joie, le bonheur et l’accomplissement. » D’une certaine manière, il va améliorer votre vol. Alors, le pécheur répond d’une façon expérimentale pour savoir si les déclarations sont vraies. Qu’est-ce qu’il obtient ? Les tentations, les tribulations, les persécutions que l’Ecriture promet. Les autres passagers se moquent de lui. Alors, qu’est-ce qu’il fait ? Il se débarrasse du Seigneur Jésus-Christ. Il est offensé, désillusionné et surtout très amer. On lui a promis la paix, la joie, l’accomplissement, mais tout ce qu’il a eu, ce sont des épreuves et l’humiliation. Son amertume est dirigée envers ceux qui lui ont promis la soi-disant bonne nouvelle. Son dernier état est pire que celui d’avant. Encore un autre inoculé et amer rétrograde dans la foi…

Au lieu de dire aux passagers qu’ils peuvent améliorer leur vol, nous devrions plutôt les avertir du saut qui est à venir !

Hébreux 9:27 :
Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. Et quand le pécheur comprendra les conséquences horribles d‘avoir brisé la loi de Dieu, alors il courra à Jésus seulement pour échapper à la colère de Dieu qui est à venir :

Matthieu 3:7 :
Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit : Races de vipères, qui vous  a appris à fuir la colère à venir ?

Jean 3:36 :
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

Et si nous sommes de vrais et fidèles témoins, nous prêcherons que Dieu annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice...

Actes 17:31 :
“Parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné , ce dont il a donné  à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts.

Vous voyez que ce n’est pas un problème de bonheur, mais de justice, de droiture. Peu importe quel bonheur donne le péché, à quel point le pécheur jouit du bonheur du péché pour une saison. Sans la justice de Christ, il va périr lors du jour de la colère.

Proverbes 11:4 :
Au jour de la colère, la richesse ne sert à rien; mais la justice délivre de la mort.

La paix et la joie sont des fruits légitimes du Saint-Esprit après la conversion. Mais il n’est pas légitime d’utiliser ces mêmes fruits pour attirer les gens à une conversion. Si nous continuons à faire ainsi, les pécheurs vont répondre avec des motifs impurs manquant la repentance.
Avez-vous deviné pourquoi le second passager avait la joie et la paix dans son cœur ? Parce qu’il savait que ce parachute allait le sauver d’une mort certaine. Et en tant que croyant, j’ai, comme Paul le dit: ‘joie et paix en croyant’, parce que je sais que la justice de Christ va me délivrer de la colère à venir.

Avec cette pensée en tête, regardons de très près une scène dans l’avion. Nous avons une toute nouvelle hôtesse de l’air. Elle porte avec elle un plateau de café bouillant. Son premier jour de travail doit faire très bonne impression. Alors qu’elle s’approche de notre second passager, elle crochète le pied de quelqu’un, et renverse le café brûlant sur lui.
Quelle va être la réaction de notre second passager ? Est-ce qu’il se lève en sursaut pour crier ‘Aïe !’ ? Oui ! Parce qu’il ressent la brûlure. Mais est-ce qu’il se lève pour enlever son parachute ? Non ! Parce qu’il n’a pas mis le parachute pour améliorer son vol, mais juste pour échapper aux conséquences désastreuses du saut à venir. On pourrait même dire que cet incident le rapproche encore plus près de son parachute, et même lui donne envie de sauter au plus tôt.

Si vous et moi nous revêtons le Seigneur Jésus pour le bon motif, pour échapper à la colère à venir, quand les tribulations arriveront et quand le vol aura des secousses, nous n'allons pas nous énerver contre Dieu. Nous n’allons pas perdre notre joie et notre paix. Nous n’étions pas venus à Jésus pour un style de vie meilleur, mais principalement pour échapper à une colère à venir. Même les tribulations amènent le vrai croyant plus près du Seigneur. Malheureusement, nous avons une multitude de gens qui se disent chrétiens, et qui perdent leur joie et paix quand il y a des secousses sur le vol. Pourquoi ? C’est le produit d’un Evangile centré sur l’homme. Ils viennent, manquant la repentance, sans laquelle nul ne peut être sauvé ! (voir Luc 13)

Je suis allé récemment en Australie pour exercer mon ministère. L’Australie est une petite île sur la côte de la Nouvelle Zélande J. J’ai prêché le péché, la loi, la droiture, la sainteté, la repentance et l’enfer. Je n’ai pas été émerveillé par le nombre de gens qui ont voulu ‘donner leur cœur à Jésus’. Il faut même dire qu’il y avait de la tension dans l’air.
A la fin de la réunion, on me dit qu’il y avait quelqu’un à l’arrière, un jeune qui voudrait donner sa vie à Jésus. J’y ai trouvé un adolescent qui ne pouvait pas prier la prière de repentance, car il pleurait si profondément. Pour moi, c’était si rafraîchissant, parce que pendant plusieurs années, je souffrais de la maladie de la ‘frustration évangélique’. Je désirais tellement voir des gens sauvés que je prêchais, sans le savoir, un Evangile centré sur l’homme, message dont voici quelle était l’essence : « Tu ne vas jamais trouver la vraie paix sans Jésus-Christ, parce que tu as un vide dans ton cœur que seul Jésus peut remplir. » Je prêchais Christ crucifié, la repentance, je faisais un appel à la fin, et quand j’ouvrais un œil, je voyais des pécheurs venir. Et je me disais : OH ! Non ! Il y a 90 % de chance pour que cette personne devienne un rétrograde et j’en ai marre de faire des rétrogrades ! Je m’assurais que cette personne était vraiment sincère. Elle avait vraiment de l’intérêt. Je vais à elle et je lui demande :
 
- Qu’est ce que tu veux ?

Et elle me répond :

- Je veux devenir un chrétien. 
Et je lui demande :
- Tu es vraiment sûr? 

Elle me dit :

- Oui, je suis vraiment sûr.
- Alors, répète cette prière après moi. Il faut vraiment que tu sois sûr dans ton cœur.

- Cher Dieu !!!
- Cher Dieu.
- J’ai péché contre toi !
- J’ai péché contre toi…

Et je me demandais :

« Mais qu’est-ce qui se passe ? » Pourquoi  n’y a-t-il pas de conviction dans sa voix ? Pourquoi cette personne ne montre pas à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur ? Si j’examinais bien la situation, elle était vraiment à 100 % sincère, mais avait répondu à un très mauvais message. Cette personne voulait faire un essai avec Jésus. Elle avait déjà essayé le sexe, la drogue, l’alcool qui ne lui avaient pas vraiment donné de satisfaction totale.
 
Alors, elle a voulu essayer ce Jésus de qui on dit : « Il va apporter la paix, la joie, la plénitude, etc. » Elle ne voulait pas échapper à la colère de Dieu à venir, parce que je ne lui avais jamais dit qu’il avait une colère à venir. Cette pauvre personne n’était pas brisée en contrition, parce qu'elle ne savait pas ce qu’était le péché. Je ne lui avais pas dit…

Rappelez-vous ce que Paul a dit : Je n’ai connu le péché que par la loi.

Romains 7:7 :
Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là   ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car   je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point.

Comment quelqu’un peut-il se repentir, s’il ne sait pas ce qu’est le péché ? Il exerce alors une repentance horizontale. Il vient parce qu’il a volé l’homme. Il a menti contre l’homme. Mais quand David a péché contre Bath-Chéba, il l’avait convoitée (10ème des 10 commandements). Il a ainsi volé la femme de son voisin (8ème commandement). Il a commis l’adultère (7ème commandement). Il a commis un meurtre (6ème commandement). Il a déshonoré ses parents (5ème commandement) etc. Il avait brisé tous les 10 commandements.

Il n’a pas dit : « J’ai péché contre l’homme ! » mais « J’ai péché contre l’Eternel !»
 
2 Samuel 12:13 :
David dit à Nathan : J'ai péché contre l'Eternel ! Et Nathan dit à David : L'Eternel pardonne ton péché, tu ne mourras point.

Quand Joseph a été tenté sexuellement, il a dit : comment puis-je faire cela et pécher contre Dieu ? » Le fils prodigue a dit : J’ai péché contre le ciel. Paul prêchait la repentance envers Dieu, et la Bible dit que : La tristesse selon Dieu produit une repentance (qui mène) au salut et que l’on ne regrette pas, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

2 Corinthiens 7:10 :
En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.

Si un homme ne comprend pas que la repentance est premièrement verticale, alors il va exercer une superficielle, expérimentale et horizontale repentance, et s’éloigner de la foi quand viendront les tribulations, les tests, les épreuves et les tentations.

A.B. Earl a dit : J’ai remarqué, après une longue expérience, que les sévères menaces de la loi de Dieu ont une place prééminente pour amener les gens à Christ. Ils doivent se voir perdus pour pouvoir crier ‘Pitié !’, et ils n’échapperont pas au danger à moins qu’ils ne l’aient vu. A.B. Earl était un évangéliste célèbre du siècle dernier. Il avait 150.000 convertis pour appuyer ses déclarations. Si vous n’avez pas écouté ces déclarations, alors je le répète : Satan ne veut pas que vous écoutiez cela. Soyez attentif : J’ai remarqué, après une longue expérience (c’est le vrai test), que les sévères menaces de la loi de Dieu ont une place prééminente pour amener les gens à Christ. Ils doivent se voir perdus pour pouvoir crier ‘Pitié !’. Ils n’échapperont point au danger avant qu’ils ne l’aient vu.

Voyez-vous, si vous essayez de sauver quelqu’un d’une noyade alors qu’il ne croit pas qu’il se noie, il ne sera pas vraiment content de vous. Vous vous rapprochez du lac, vous enlevez votre pantalon, vous sautez dans l’eau, vous nagez vers lui, et vous essayez de le prendre par le bras… Mais il ne sera pas du tout content, car il ne voit pas qu’il se noie. Il ne voudra pas être sauvé, s’il ne voit pas le danger ! Il n’échappera pas au danger, s’il ne l’a pas vu...
 
Imaginez-vous, si vous veniez à moi et que vous me disiez : « HE ! Ray, voici la cure pour la maladie de ‘grovincize’. J’ai vendu ma maison pour réunir l’argent indispensable pour obtenir cette cure. Je te le donne en tant que cadeau gratuit ! », je réagirais certainement de cette façon-là : « Quoi ? Tu as dit quoi ? La maladie de grovincize ? Et tu as vendu ta maison pour avoir cette cure. Tu m’en fais cadeau gratuitement ? Pourquoi ??? (Silence) Merci beaucoup….. » Je penserais que ce gars est fou !!! Je réagirais comme cela ! Si tu vends ta maison pour une maladie dont je n’ai jamais entendu parler, et que tu me fasses gratuitement cadeau de la cure, je penserai que tu es vraiment bizarre.

Mais si tu viens à moi et que tu me dises : « Ray, tu as la maladie grovincize ! Je peux voir les dix clairs symptômes sur ton corps ! Tu peux mourir à n’importe quel moment ! » Et si je suis convaincu de la maladie de grovincize, alors je me dis : « HA ! Mais que puis-je faire ? » Et tu me dis : « Voici la cure, j’ai vendu ma maison pour réunir l’argent. Je t’en fais cadeau gratuitement.» Je ne vais pas mépriser ton sacrifice. Au contraire, je vais me l’approprier et l’apprécier. Pourquoi ? Parce que j’ai vu la maladie et je vais ainsi apprécier la cure.

Malheureusement, voici ce qui s’est passé aux Etats-Unis et dans les pays occidentaux : nous avons prêché la cure, avant d’avoir premièrement convaincu les gens de la maladie. Nous avons prêché l’évangile de grâce, avant de prêcher la loi pour montrer qu’ils sont transgresseurs. En conséquence, la plupart des gens à qui j’ai essayé de témoigner dans le sud de la Californie se disent Chrétiens. On leur répète qu’ils doivent donner leur vie à Jésus, 2 fois, 6 fois, 15 fois, 78 fois, etc.
On sait que ces gens ne sont pas des Chrétiens. Ils sont fornicateurs, blasphémateurs, etc. mais ils croient qu’ils sont sauvés, parce qu’on leur a dit qu’ils étaient ‘nés de nouveau’. Ils utilisent alors la grâce de Dieu pour l’occasion de leur chair. Ils n’estiment pas le sacrifice. Pour eux, ce n’est pas un mauvaise chose de parler du sang de Christ en vain. Parce qu’ils n’ont jamais été convaincus de la maladie, pour pouvoir apprécier la cure.

Le vrai Evangile biblique est toujours, sans exception, la loi pour les orgueilleux et la grâce pour les humbles. Jamais vous ne verrez Jésus donner l’Evangile, la croix, la bonne nouvelle, la grâce de Dieu à quelqu’un qui est arrogant, avec sa propre justice et son orgueil. Avec la loi il brise le cœur dur, et avec la grâce il guérit le coeur brisé. Il a toujours fait les choses qui plaisent à son Père.

Jacques 4:6 :
Il accorde , au contraire, une grâce plus excellente; c'est pourquoi l'Ecriture dit : Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles .

Tous ceux qui sont orgueilleux de cœur, dit l’Ecriture, sont une abomination devant l’Eternel.

Jésus a dit :

Luc 4:18 :
L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé , Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés ,

Ce sont des énoncés spirituels. Le cœur brisé, celui qui est contrit par la conviction de péché. Le pauvre est le pauvre en esprit dont Jésus parle aussi.

Matthieu 5:3 :
Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

Les captifs sont ceux que Satan tient prisonniers pour faire sa volonté. Les aveugles sont ceux que le Dieu de ce monde a aveuglés, à moins que la lumière de l’Evangile ne brille à travers eux. Seulement les malades ont besoin d’un médecin. C’est seulement ceux qui sont convaincus de la maladie qui vont apprécier la cure appropriée.
Ainsi, nous allons regarder brièvement des exemples où la loi est donnée aux orgueilleux et la grâce aux humbles.

Luc 10:25 :
Un docteur de la loi se leva , et dit   à Jésus, pour l'éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter   la vie éternelle ?

On peut voir un certain maître de la loi se lever pour éprouver Jésus. Ce n’est pas un simple juge, mais quelqu’un qui professe être expert dans la loi de Dieu. Il se leva et demanda à Jésus : Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? Qu’est-ce que Jésus a fait ? Il lui a donné la loi. Pourquoi ? Parce qu’il était orgueilleux, arrogant, se justifiant lui-même.
 
Ici, nous avons un professant expert dans la loi éprouvant le Fils de Dieu. L’esprit de la question était : Mais que penses-tu que je doive faire en plus pour hériter de la vie éternelle (car je suis déjà une très bonne personne) ? Alors, Jésus lui donna la loi. A partir du verset 26 Jésus lui dit :

Luc 10:26-27 :
Jésus lui dit : Qu'est-il écrit dans la loi ? Qu'y lis -tu? Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. [...]» suite


Une traduction anglaise (la Bible vivante anglaise) démontre d’une façon plus claire l’effet de la loi sur l’homme en traduisant: L’homme voulant justifier son manque d’amour pour quelque sorte de personne demanda à Jésus : Qui est mon prochain ?

Voyez-vous, les juifs, cela lui était égal, mais il n’aimait pas les Samaritains. Jésus lui donna une histoire qu’on appelle communément « celle du bon samaritain ». Ce samaritain n’était pas bon du tout. Il aimait son voisin comme il s’aimait lui-même. Il obéissait à la demande basique de la loi de Dieu. L’effet de l’essence de la loi, la spiritualité de la loi, ce que la loi demande en vérité fut que la bouche de cet homme fût stoppée. Vous voyez, il n’aimait pas son voisin à ce degré-là. La loi a été faite pour fermer toutes les bouches des orgueilleux et laisser le monde entier coupable devant Dieu.

Romains 3:19 :
Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit  à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée , et   que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.

De la même manière : Un chef interrogea Jésus. Il dit : Bon Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ?

Luc 18:18 :
Un chef interrogea Jésus, et dit : Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?

Comment la plupart d’entre nous réagiraient, si quelqu’un venait nous demander : Comment puis-je avoir la vie éternelle ? Nous dirions : « Oh ! Dis vite cette prière avant que tu ne changes d’avis ! ». Mais qu’est-ce Jésus fait avec ce potentiel converti ? Il pointa vers la loi. Il nomma cinq commandements horizontaux, des commandements en rapport avec son prochain (Tu ne commettras point d'adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère.)

Le jeune homme riche répondit : Mais j’ai observé toutes ces choses durant ma jeunesse. Jésus lui dit : Il te manque encore une chose. Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis-moi.

Il utilisa l’essence du premier des dix commandements. Je suis l’Eternel ton Dieu. Tu n’auras point d’autre Dieu devant ma face. Il montra à cet homme que son dieu était son argent. Tu ne peux servir Dieu et Mammon. La loi pour les orgueilleux. L’argent est une bonne chose en soi, une chose que Dieu lui-même nous donne, mais le problème est d’ordre affectif. Nous blessons le cœur de Dieu si nous aimons quoi que ce soit, y compris l’argent, plus que Dieu.

Nous voyons la grâce donnée aux humbles dans le cas de Nicodème (Jean 3.) Nicodème était un dirigeant juif, enseignant en Israël, donc, il maîtrisait la loi de Dieu. Il était humble de cœur, car il vint à Jésus et reconnut la divinité du fils de Dieu : Nous savons que tu es un docteur venu de Dieu. Personne ne peut faire ces miracles que tu fais si Dieu n’est avec lui. Alors, Jésus a donné, à cet honnête chercheur de la vérité avec un cœur humble et une connaissance du péché par la loi, la bonne nouvelle de l’amende payée pour lui.

Jean 3:16 :
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse   point, mais qu'il ait la vie éternelle.

Cela n’était pas de la folie pour Nicodème. Mais la puissance de Dieu pour son salut.

Cas similaire pour Nathanaël.
 
Il était un Israélite élevé sous la loi, en action, pas seulement en parole. Il n’y avait pas d’hypocrisie dans son cœur. Clairement, la loi était un maître d’école pour amener ce juif pieux à Christ. C'est la même chose pour les juifs au jour de la Pentecôte.

Actes 2:5 :
Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel.

Ils étaient des juifs dévoués, des juifs pieux, donc ils buvaient, mangeaient et transpiraient la loi de Dieu. La raison pour laquelle ils se réunissaient au jour de la Pentecôte était pour célébrer le don de la loi sur le mont Sinaï. Donc, quand Pierre s’est levé pour prêcher à ces juifs pieux, il n’a pas prêché la colère. NON ! La loi crée la colère et il le savait. Il ne leur a pas prêché la justice de Dieu ou le jugement, mais il leur a partagé la bonne nouvelle de la dette déjà payée pour eux, Christ Crucifié. Voyez le résultat :

Actes 2:37 :
Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ?

Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché. Ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Frères, que ferons-nous ? La loi était un maître d’école pour les amener à Christ pour qu’ils puissent être justifiés par la foi en son sang.

1 Timothée 1:8 :
Nous n'ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu'on en fasse un usage légitime,

Nous savons bien que la loi est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime. La loi de Dieu est bonne, si elle est utilisée légitimement. Mais pour qui et pourquoi la loi fut-elle faite ? Le verset suivant nous le dit (Nouveau testament - Parole Vivante) :

Il faut savoir, avant tout, qu’elle n’est pas faite pour les honnêtes gens. Le juste, le croyant n’est pas régi par elle. Elle a été instituée pour ceux qui n’en veulent pas: pour les hommes sans foi ni loi, vivant sans règle ni frein, pour les rebelles, les gens qui méprisent Dieu, et les pécheurs, pour les gens sans respect ni scrupule à l’égard de ce qui est sacré, qui tueraient père et mère, les assassins,  les débauchés, les pervers, les homosexuels, les marchands d’esclaves, les menteurs, les gens sans parole, et, d’une manière générale, elle est là pour s’opposer à tout comportement contraire au bon ordre et à la doctrine menant au salut.
Ainsi, si vous voulez amener un homosexuel à Christ, ne rentrez pas dans un argument au sujet de sa perversion. Il est prêt pour vous avec ses gants de boxe ! Donnez-lui les dix commandements. Il se rendra compte qu’en dehors de sa perversion sexuelle il a offensé Dieu de 10 autres manières. La loi a été faite pour les homosexuels ! Si vous voulez amener un juif à Christ, étalez le chemin du Seigneur devant lui. Préparez son cœur pour la grâce, comme c’est arrivé au jour de la Pentecôte. Si vous voulez amener un musulman à Christ, donnez-lui la loi de Moïse, ils acceptent Moïse comme étant prophète. Donnez-leur la loi de Moïse, dépouillez-les de leur propre justice, et amenez-les au pied de la croix et du sang de Jésus !

Pensez à la femme prise dans l’acte d’adultère (Jean 8), violation du septième commandement. La loi demandait son sang. Elle s’est retrouvée dans une situation très difficile, prête à être lapidée. Elle n’avait aucune issue de sortie, que de se jeter aux pieds du Fils de Dieu pour obtenir miséricorde. Cela était la fonction de la loi de Dieu. Paul parle de la loi qui condamne ! Peut-être me diriez-vous, vous ne pouvez condamner les pécheurs, car ils sont déjà condamnés. C’est vrai.

Jean 3:18 :
Celui qui croit en lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé , parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Ce que la loi fait, c’est de montrer la personne dans son véritable état.
Par exemple : Votre table a de la poussière dans le salon. Vous la nettoyez avec un chiffon. Puis le lendemain, vous ouvrez les rideaux. Le soleil brille sur la table. Qu’est-ce que vous voyez ? De la poussière. Et dans l’air ? De la poussière. La lumière n’a pas créé la poussière. Mais elle l’a exposée. Quand nous prenons le temps de faire briller la lumière de la loi de Dieu sur le cœur du pécheur, la seule chose qui se passe, c'est qu’il se verra dans son véritable état.

Proverbes 6:23 :
Car le précepte est une lampe, et l'enseignement une lumière, Et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie :

Car le commandement est une lampe, l’enseignement une lumière. C’est pourquoi Paul disait que par la loi vient la connaissance du péché. C’est pourquoi :

Romains 3:20 :
Car nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres   de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché.

il dit aussi :

Romains 5:20 :
Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât , mais  là où le péché a abondé , la grâce a surabondé ,

Quant à la Loi, elle est intervenue pour que le péché prolifère. Mais là où le péché a proliféré, la grâce a surabondé. En d’autres termes, la loi lui a montré le péché dans sa vraie nature.

Je vais vous montrer comment je témoigne en utilisant ce principe. Je crois vraiment qu’il faut suivre les pas de Jésus. Jamais, jamais, je ne m’approche de quelqu’un en commençant par dire: « Jésus t’aime. » C’est totalement non biblique. Il n’y a aucun précédent à cela dans les Ecritures. Non plus que j’aille vers quelqu’un pour lui dire : « Je voudrais te parler de Jésus-Christ. » Pourquoi ? Parce que si je veux vous réveiller d’un profond sommeil, je n’enverrai pas un rayon laser dans vos yeux. Cela vous ferait sursauter. J’augmente la lumière petit à petit.
 
Premièrement le naturel, puis le spirituel. Pourquoi ? Parce que : L'homme qui ne compte que sur ses facultés naturelles est incapable d'accueillir les vérités communiquées par l'Esprit de Dieu: elles sont une folie pour lui; il lui est impossible de les comprendre, car on ne peut en juger que par l'Esprit.

1 Corinthiens 2:14 :
Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître , parce que c'est spirituellement qu'on en juge .

Un précédent dans les Ecritures est donné dans le témoignage personnel dans Jean 4. On peut le voir dans l’exemple de Jésus. Avec la femme du puits, Jésus commence au niveau naturel (il demande un verre d'eau), puis il bascule dans le spirituel (il dit qu'il peut donner de l'eau vive), ce qui éveille l'intérêt de la femme. Il apporte ensuite la conviction de péché en utilisant le 7ème commandement, puis seulement se révèle enfin comme étant le Messie.

Quand je rencontre quelqu’un, je parle du temps, du sport, je le laisse ressentir un peu de mondanité, j'essaie de le connaître. Peut-être une blague par-ci, par-là. Je peux parler des principaux évènements de l’actualité, etc. Puis, je bascule délibérément du naturel au spirituel. Je le fais en utilisant des tracts d’évangélisation, ou en posant de bonnes questions (i.e. ‘Si les gens obéissaient aux 10 commandements, il n’y aurait pas autant de problèmes… avez-vous gardé les 10 commandements ?’ ou alors: ‘Avez-vous un arrière-plan Chrétien ?’ ou mentionnez une personne qui va venir parler à votre église). J’utilise souvent une pièce de monnaie pressée avec les dix commandements dessus. Je l’offre comme cadeau. Et la réaction de la personne m’aide à voir si elle est ouverte ou non.
En général, la personne répond :

- Cool ! Les dix commandements, j’apprécie beaucoup.
Puis, je lui demande :

- Est-ce que tu as gardé les dix commandements ?
La réponse est souvent :

- Oui, je ne m’en tire pas mal.
Puis, je dis :

- Allons à travers de chacun d’eux.
- As-tu déjà dit un mensonge ?
- Un mensonge ? Comme tout le monde, un ou d’eux.
- Qu’est-ce que cela fait de toi ?
- Un pécheur sûrement !
- Plus spécifiquement. Qu’est-ce que cela fait de toi ?
- Non ! Monsieur, je ne suis quand même pas un menteur !

Alors, je lui dis :

- Combien de mensonges dois-tu dire pour être un menteur ? Dix, cinquante, mille ?
- Est-ce vrai qu’il suffit d’un mensonge pour être un menteur ?
- Oui ! Je crois que tu dis vrai…
- As-tu déjà volé quelque chose ?

Il répond :
- Non !
- Allons ! Tu viens juste de m’admettre que tu es un menteur.
- As-tu déjà volé quelque chose ? Même pas une toute petite chose comme un stylo de bureau ?

Il répond :
- Ouais….
- Qu’est-ce que cela fait de toi ?
- (Tête baissée) ! … Un voleur…

Jésus a dit : Si tu regardes une femme pour la convoiter, tu as commis un adultère dans ton cœur. Est-ce que tu as déjà fait cela ?

Il répond :
- Euh, oui, une infinité de fois…
- Tu l'admets donc toi-même, tu es un menteur, un voleur, un adultère de cœur… Tu vas faire face à Dieu au jugement dernier ! Et nous n’avons regardé que trois des dix commandements ! As-tu déjà utilisé le nom de Dieu en vain, d’une manière inutile ou abusive ?
- Oui, oui et je vais essayer d’arrêter.
- Tu sais ce que cela veut dire ? Au lieu d’utiliser un mot de six lettres commençant par un P et finissant par un N (pour exprimer le dégoût, la peine ou la surprise), tu utilises le nom de Dieu à la place. C’est du blasphème. La Bible dit qu’au jour du jugement, nous aurons à répondre de chaque parole proférée, et que la loi n’épargnera pas celui qui prend le nom de Dieu en vain.
- La Bible dit que si tu hais quelqu’un, tu es un meurtrier.
Maintenant, la chose merveilleuse au sujet de la loi de Dieu, c'est que Dieu a pris le temps de les écrire dans nos cœurs.

Romains 2:15 :
ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage , et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour.

Conscience veut dire avec connaissance .
Con : préfixe signifiant avec.
Science : veut dire connaissance.
Conscience veut dire avec connaissance.
Donc, quand on ment, vole, convoite, blasphème, hait, etc. on le fait avec la connaissance que c’est mauvais.

Dieu a donné une lumière à tout homme.

Jean 16:8 :
Et quand il sera venu , il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement :

Péché qui est la transgression de la loi, justice qui vient de la loi, jugement qui est par la loi. Sa conscience l’accuse. L’œuvre de la loi est écrite dans son cœur. Et la loi le condamne.
Et je lui dis : Si Dieu te juge par ses standards, seras-tu innocent ou coupable ? Il dit : « Coupable ! » Iras-tu au paradis ou en enfer ? La réponse habituelle est : « Au paradis !» Produit de l’évangélisation moderne.

Alors, je lui dis : « Pourquoi penses-tu ainsi ? Penses-tu que parce que Dieu est bon, il va survoler tes péchés ? » « Oui, oui, c’est cela ! » répond-il. Alors, je lui dis : « Essaie cela dans une cour de justice, tu as commis des viols, des meurtres, tu as été dealer de la drogue et tu as été coupable de plusieurs autres crimes. » Le juge dit : « Coupable ! Toutes les évidences sont là. As-tu quelque chose à dire avant que je ne passe à la sentence ? » Et tu dis : « Oui, oui, Juge. Je crois que tu es un homme bon et que tu vas survoler mes crimes. » Le Juge répondra sûrement : « Tu dis vrai au sujet d’une chose, je suis un homme bon, et c’est à cause de ma bonté que je vais m’assurer que ma justice sera faite. A cause de ma bonté, je vais m’assurer que tu seras puni. »
 
La chose essentielle, que les pécheurs vont espérer qu'elle va les sauver au jour du jugement, ‘la bonté de Dieu’, va être la chose même qui va les condamner. Parce que Dieu est bon, il doit par nature punir les meurtriers, les voleurs, les violeurs, les menteurs, les fornicateurs, les blasphémateurs. Dieu va punir le péché à quelques endroits qu'il puisse y en avoir.

Donc, avec cette connaissance, il est maintenant capable de comprendre. Par la lumière de la loi, il voit que le péché est premièrement vertical, et qu’il a péché contre Dieu. Il a violé la loi de Dieu. Il a irrité Dieu. La colère de Dieu demeure sur lui. Il peut maintenant voir son poids dans la balance de la justice éternelle, et se retrouver penchant du mauvais côté. Il comprend maintenant le besoin d’un sacrifice.

Galates 3:13 :
Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,-

Romains 5:8 :
Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Nous avons violé la loi, il a payé la rançon. C’est aussi simple que cela. Si un homme ou une femme se repentent et mettent leur foi en Jésus, Dieu va remettre leur péché, et au jour du jugement, quand leur cas arrivera à la cour, Il pourra dire : « Ton dossier est fermé pour manque d’évidence. » Comme la version ‘Nouveau Testament - Parole vivante’ le traduit si bien :

Galates 3:13 :
Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,-

Le pécheur exerce ainsi la repentance envers Dieu, la foi envers le Seigneur Jésus-Christ, il mettra sa main à la charrue et il ne regardera jamais en arrière, car il est utilisable pour le royaume de Dieu. La terre de son cœur a été retournée, afin que ce cœur puisse recevoir la parole implantée pour sauver son âme.

Le célèbre traducteur biblique John Wycliffe a dit : Le plus grand des ministères que l’homme puisse atteindre sur terre est de prêcher la loi de Dieu. Parce cela va attirer les pécheurs pour une foi au Sauveur jusqu'à la vie éternelle. Martin Luther a dit : Si nous n’utilisons pas la loi dans la proclamation de l’Evangile, nous allons remplir l’église de faux convertis.
Ils reçoivent la parole sur un sol rocailleux. Il a aussi dit : Est-ce Satan, le dieu de toutes les divisions, qui établit chaque jour de nouvelles sectes ? La dernière de toutes, qu'avec vous je n’aurais jamais pu suspecter, il établit des sectes qui enseignent que l’homme ne devrait pas être terrifié par la loi, mais doucement exhorté par la prédication de la grâce de Christ. Donc, qu’est-ce que Luther a dit ? Il dit qu’il y a des sectes sous l'inspiration de Satan qui s’établissent, et qui ont retiré la loi et ne prêchent plus que la grâce de Dieu. Ce qui résume parfaitement la plupart des évangélisations d’aujourd’hui.
 
Le fameux John Wesley a dit : Prêcher 90 % la loi et 10 % la grâce. 90 % la loi et 10 % la grâce ? C’est assez lourd ! Pourquoi pas 50, 50 ? Prenez-le comme cela. Je suis un docteur. Tu es un patient. Tu as une maladie terminale. J’ai une cure. Il est absolument essentiel que tu sois engagé dans cette cure. Si tu n’es pas engagé à 100 pour 100, cela ne marchera pas. Par exemple, pendant 9 minutes, je montre les diagrammes de la maladie, les rayons X qui dévoilent le poison qui se propage dans le corps. Le patient tremblera et suera, puis il ne faudra pas passer beaucoup de temps pour lui parler de la cure. Je dirai : « En passant, voilà la cure. » Le patient va se jeter sur la cure et l’avaler rapidement. La connaissance de la maladie et de ses conséquences horrifiques lui a fait désirer la cure.

Vous voyez, quand j’étais un enfant, j’avais autant de désir pour la droiture, la justice divine qu’un enfant de quatre ans qui apprend le mot bain. Voyez, Jésus a dit :

Matthieu 5:6 :
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car   ils seront rassasiés !

Combien de non-chrétiens connaissez-vous qui ont faim et soif de justice, de vivre comme Dieu le demande ? La Bible dit qu’aucun ne cherche après Dieu :

Romains 3:11 :
Nul n'est intelligent , Nul ne cherche   Dieu;

Ils adorent les ténèbres, et ne viennent point à la lumière de peur que leurs œuvres soient dévoilées :

Jean 3:19 :
Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière , parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.

La seule chose qu’ils boivent est l’iniquité, tout comme ils boivent l’eau. Mais la nuit où je fus confronté à la spiritualité de la loi de Dieu, où j'ai compris que Dieu demande la vérité dans les parties intérieures du cœur, qu’il voyait mes pensées et qu’il considérait la convoitise comme l’adultère, la haine comme le meurtre, j’ai commencé à dire: Je peux voir, je suis condamné. Que dois-je faire pour devenir juste ? Je commençais à avoir soif de justice. La loi a mis du sel sur ma langue, et elle a agi comme un maître d’école pour m’amener à Christ.

Charles Spurgeon a dit : Ils n’accepteront jamais la grâce, à moins qu’ils ne tremblent devant une juste et sainte loi.

Quand David Wilkerson m’a appelé, il m’a dit qu’il espérait qu’il n’était pas le seul à ne pas croire au suivi des soi-disant convertis. Non, je crois dans le fait de nourrir le nouveau converti et de le faire devenir un disciple. Mais je ne crois pas au suivi moderne d'aujourd'hui, je ne trouve pas ceci dans les écritures. L’Ethiopien dans Actes fut laissé sans suivi. Oh ! Comment a-t-il pu survivre, vous dites-vous peut-être ? La seule chose qu’il avait était Dieu et la Bible.

Laissez-moi vous expliquer ce qu’est le suivi. Quand on obtient des décisions pour Christ, dans une église locale ou des croisades, on prend des travailleurs de la moisson, aussi peu soient-ils, et on leur donne cette dure tâche de courir après ces décisions pour être sûrs qu’ils continuent avec Dieu. Mais qu’est-ce que cela démontre vraiment ? Cela révèle le peu de confiance que nous avons en la puissance de notre message et en la puissance de Dieu pour les garder. Si Dieu les a sauvés, Dieu va les garder. S’ils sont nés de Dieu, ils ne mourront jamais.

Philipiens 1:6 :
Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ.

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Jésus a dit :

Jean 10:8 :
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés .

Dit autrement, le problème est que Lazare est mort depuis quatre jours. Nous pouvons courir voir sa tombe, le tirer de là, lui enlever ses bandages, lui ouvrir les yeux, mais rien n’y fait. Il doit entendre la voix du Fils de Dieu. De même, un pécheur est mort dans ses péchés depuis sa naissance. Nous pouvons courir à lui et dire: «Prononce cette prière », mais rien n’y fait, il doit toujours entendre la voix du Fils de Dieu, ou il n’y aura pas de vie en lui.

Avant d’entendre la voix du Fils de Dieu, la chose qui précède est la loi. C’est un maître d’école pour nous amener à Christ, pour que nous puissions être justifiés par la foi en son sang. La loi est efficace, elle convertit l’âme. Elle fait de la personne une nouvelle créature en Christ. Donc, trouvez-vous un pécheur, et expérimentez la loi sur lui. Mais en faisant ainsi, souvenez-vous de cette dernière anecdote…

Vous êtes assis dans un avion. Vous buvez votre café, mangez un cookie et regardez un film. C’est un vol magnifique, plein de plaisir. Et soudainement vous entendez : « Ici, le capitaine de bord qui parle, j’ai une annonce à vous faire. La queue arrière vient de se détacher. Nous allons bientôt nous écraser. Etant à trente kilomètres d’altitude, il y a un parachute sous vos sièges. Nous apprécierons que vous le mettiez. Merci de votre attention. Et merci de voler avec nous. » Vous vous dites : « Quoi ? Trente kilomètres ! » Je dois rapidement mettre mon parachute. Vous regardez la personne à côté de vous qui boit son café, mange ses cookies et regarde le film. Vous lui dites :

« Excusez-moi !?! Avez-vous entendu le capitaine de bord nous demander de mettre nos parachutes ??? » Votre voisin répond : « Euh ! Je ne pense pas qu’il voulait vraiment dire cela… de plus je suis assez heureux comme cela. » Ne vous tournez pas vers lui dans un mauvais zèle sincère, et ne dites pas : « Oh ! S’il vous plaît, mettez ce parachute. Cela va être meilleur que le film.»  Cela n’a aucun sens !!! Si vous lui dites que le parachute va améliorer son vol, il va le mettre pour un mauvais motif. Si vous voulez qu’il mette le parachute et qu’il le garde, parlez-lui du saut. Vous pouvez lui dire : « Ignorez le capitaine de bord si vous voulez, d’accord, mais sauter sans un parachute et BOOM… fini ! »
Il répondra : « Euh ! Quoi ? Je suis désolé. Qu’est-ce que vous voulez dire ? »

« Si vous sautez sans parachute, loi de la gravité... comme une crêpe sur le sol ! »

« AH ! Mon Dieu je vois ce que vous voulez dire maintenant. HO ! Merci beaucoup. »

Et aussi longtemps que cet homme sait qu’il va passer au travers de la porte de l’avion et faire face à la conséquence de la violation de la loi de la gravité, il n’y a aucun moyen pour que vous réussissiez à lui enlever le parachute, parce que sa vie même en dépend.

Maintenant, si vous regardez tout autour, vous voyez qu’il y beaucoup de passagers qui apprécient leur vol. Ils apprécient le plaisir du péché pour une saison. Vous pouvez dire à chacun: « Excusez-moi, avez-vous entendu parler du commandement du capitaine pour notre salut ?

‘Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ’ ». Mais il se tourne vers vous, et il dit : « Non ! Je ne pense pas que Dieu le pense. Dieu est amour, et en plus je suis assez heureux comme je suis. Merci. » Ne vous tournez pas vers lui avec un zèle sincère, mais dénué de connaissance en disant : « S’il vous plaît, revêtez le Seigneur Jésus-Christ. Il va vous donner la paix, la joie, l’accomplissement, un bonheur durable. Il peut résoudre vos problèmes de mariage, votre dépendance de drogue, d’alcool, etc. donnez seulement votre cœur à Jésus ! » Non ! Vous lui donnez un mauvais motif pour son engagement. A la place priez: « Oh ! Seigneur, donne-moi du courage. » Et parlez-lui du saut !

« Nous devons mourir un jour, et si tu meurs dans tes péchés, Dieu devra rendre justice, et tu devras rendre compte de chaque parole proférée au jour du jugement. Si tu as convoité, tu as commis l’adultère dans ton cœur. Si tu as haï quelqu’un, tu as commis un meurtre dans ton cœur, etc. Jésus nous a prévenus que la colère de Dieu demeure sur nous. » Vous voyez, je ne parle pas comme les prédicateurs du feu de l’enfer.
Prêcher seulement sur le feu de l’enfer va produire des convertis pleins de peurs. Utiliser la loi de Dieu va produire des convertis pleins de pleurs. Pourquoi le premier vient ? Parce qu’il veut échapper au feu de l’enfer. Mais dans son cœur, il pense que Dieu est dur et injuste. Parce que la loi n’a pas été utilisée pour lui montrer la nature pécheresse excessive du péché, il ne voit pas qu’il mérite l’enfer. Ainsi, il ne comprend pas ‘la miséricorde’ ou ‘la grâce’, donc il manque de gratitude envers Dieu pour son soi-disant salut…

Or, la gratitude est la motivation principale pour l’évangélisation. Il n’y aura pas de zèle dans le cœur d’un faux converti pour évangéliser. Mais le vrai converti est celui qui vient, sachant qu’il a péché contre les cieux, que Dieu a vu ce qu’il fait dans les ténèbres, qu’il a brisé ses lois, et que la colère de Dieu demeure sur lui. Il sait qu’aller en enfer est juste. Mais, au lieu de lui rendre justice, il lui fait miséricorde. Romains 5.8 : Dieu nous montre son amour, car alors que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.

Il tombe à genoux devant la croix ensanglantée. Il dit : « Oh ! Dieu ! Si tu as fait cela pour moi, je ferai n’importe quoi pour toi ! Je veux faire ta volonté, Ô Seigneur ! Ta loi est gravée sur mon cœur !».  Et tout comme l’homme qui savait qu’il devait passer au travers de la porte de l’avion et faire face aux conséquences horribles de violer la loi de la gravité, et qu’ainsi il ne va jamais enlever son parachute, car sa vie entière en dépend, de même, celui qui vient au Sauveur, sachant qu’il doit faire face à un Dieu Saint au jour de la colère, ne va jamais abandonner la justice de Dieu en Christ, car sa vie entière en dépend.

Aujourd’hui, quand je prêche en plein air et utilise les dix grands ‘canons’ de la loi de Dieu, les gens ne se moquent plus de moi. Ils regardent à terre et disent : « Je me rends… J’abandonne totalement ma rébellion. Je donne tout à Jésus. » Ils viennent du côté des vainqueurs, pour ne jamais devenir des déserteurs. De tels convertis deviennent des gagneurs d’âmes, et non des fardeaux pour l’Eglise.

Et maintenant, mes amis, avec toutes les têtes levées, tous les yeux ouverts et sans aucune musique, laissez-moi vérifier la validité de votre salut. L’église moderne dit : « Ne questionne jamais ton salut. » Alors que la Bible dit tout le contraire.

2 Corinthiens 13:5 :
Examinez -vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez -vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus -Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés.

Et beaucoup d’autres versets nous mettent en garde :

1 Timothée 1:19 :
“En gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l'ont perdue , et ils ont fait naufrage par rapport à la foi.

1 Corinthiens 16:13 :
Veillez , demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes , fortifiez-vous .

Hébreux 4:2 :
Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l'entendirent .

Hébreux 6:12 :
en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Jacques 2:20 :
Veux-tu savoir , ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile ?

Mieux vaut maintenant qu’au jour du jugement. La Bible dit :

2 Pierre 1:10 :
C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.


Certains d’entre vous savent qu’une chose ne va radicalement pas dans votre marche chrétienne. Vous perdez votre paix, votre joie, quand le vol a des secousses. Il y a un manque de zèle pour évangéliser. Vous n’avez jamais été à genoux devant le Dieu tout puissant disant : « J’ai péché contre toi, aie pitié de moi ! » Vous n’avez jamais accouru à Jésus Christ et à son sang pour être purifié, en criant : « Dieu, aie pitié de moi un pécheur ! » Et tu as manqué de gratitude. Tu n’as pas de zèle brûlant pour les perdus.

Apocalypse 3:16 :
Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.

Tu ne peux pas affirmer que tu as le feu pour Dieu. Au contraire, tu es en danger de devenir un de ceux qui sont appelés tièdes, et qui seront vomis de la bouche de Christ au jour du jugement quand les multitudes crieront à Jésus : « Seigneur, Seigneur ! » Il dira : « Retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. Je ne vous ai jamais connus. » Aujourd’hui, vous devez réajuster vos motifs pour votre engagement.
 
Mes amis, ne laissez pas votre orgueil vous stopper. Je voudrais prier pour vous. Restez dans votre siège. Si vous voulez être inclus dans cette prière, je voudrais que vous leviez votre main. Mais rappelez-vous ceci: Si vous pensez : « Et si je lève ma main, que vont penser les gens ? », c’est de l’orgueil. Vous préférez la louange des hommes à celle de Dieu.

Tous ceux qui sont orgueilleux de cœur sont une abomination devant le Seigneur. Dieu résiste aux orgueilleux, mais fait grâce aux humbles. Donc, humiliez-vous devant la main puissante du Seigneur, et il vous élèvera en temps voulu. Appelez cela un réengagement ou un engagement, peu importe la façon dont vous l’appelez, efforcez-vous encore plus de prendre au sérieux l’appel que Dieu vous a adressé et le choix qu’il a fait de vous; car, en faisant cela, vous ne tomberez jamais dans le mal. C’est ainsi que vous sera largement accordé le droit d’entrer dans le Royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Voici une suggestion de prière :

Ô Dieu,
Je reconnais que Tu es saint, droit et juste.
Je confesse que j'ai péché contre Toi. J'ai maintes et maintes fois violé ta Loi et je mérite la punition éternelle.
Pardonne-moi pour mon péché, et donne-moi la grâce de me détourner de mon égoïsme et de ma rébellion (prenez quelques instants pour demander pardon pour tout ce qui vient en particulier à votre conscience).
Merci Jésus d'avoir pris ma place sur la croix comme punition pour mes péchés, pour que je puisse être pardonné et libéré. Donne-moi la grâce de vivre le genre de vie qui va Te glorifier dans tout ce que je dis et fais. Je Te reçois comme mon Sauveur et le Maître de ma vie. Jésus, je Te suivrai toujours là où tu me demanderas d'aller.
Merci parce que Tu m'offres maintenant la vie éternelle et ton Esprit. Je reçois maintenant ces dons. Viens dans ma vie par ton Saint-Esprit pour être avec moi pour toujours.
Au nom de Jésus, je Te prie. Amen.

Ray COMFORT

Source: www.enseignemoi.com
 

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 21:33
Par Donald Gee | 26 Février 2009

Si vous me demandiez quel est, à mon avis, le plus grand besoin, je vous dirais que le plus profond besoin dans chaque réveil, c'est la repentance. Si les gens ne se repentent pas, le réveil ne sera pas assez profond (...). Avant qu'un authentique réveil puisse avoir lieu, les gens doivent se repentir. Je crains que dans nos réveils modernes, nous avons laissé passer le premier mot adressé par Dieu aux pécheurs. Son premier mot n'est pas "crois", mais "repens-toi" (...).

Si nous ne nous repentons pas, quelle est l'alternative ? Nous supposerons que nous pouvons nous passer de la repentance. Si nous éliminons la repentance - un changement de l'esprit et du cœur à l'égard du péché - l'alternative sera que les cœurs des hommes ne seront pas brisés; ils ne seront ni touchés, ni émus; cela sera en conséquence un travail superficiel (...). Mes amis, le soleil brille en ce moment, mais je dois vous avertir que la persécution vient. En Europe, nous sommes plus près de vous en Amérique, mais cela viendra ici aussi (...). Pas besoin d'attendre car nous entendons parler de la tribulation qui existe à cause de la Parole. Qu'un authentique prédicateur prêche la Parole et vous verrez bientôt les rangs de l'assemblée commencer à s'amenuiser. Vous pouvez toujours réunir une foule quand vous vous abaissez jusqu'à utiliser des méthodes psychologiques, mais quand vous commencez à apporter la puissantes Parole de Dieu, vous voyez souvent la foule s'amenuiser.

Les gens qui se sont repentis aiment la Parole. Plus la Parole sonde leur cœur, plus ils aiment cela (...).

Comment pouvons-nous avoir un réveil de repentance ? Je crois que trois choses sont nécessaires.

Nous avons besoin que l'on prêche davantage au sujet du jugement à venir (...). Parce qu'il y avait une vision du trône du jugement, notre Seigneur Jésus a pleuré sur les villes qui ne s'étaient pas repenties, et Il a dit que Sodome et Gomorrhe seraient mieux traitées que ces villes lors du jugement. Nous n'entendons pas beaucoup parler aujourd'hui du trône du jugement; les gens préfèrent parler du salut universel (...). Oh qu'il y ait davantage de prédications dans ce sens ! Mais, jusqu'à ce qu'ils tremblent eux-mêmes devant le trône du jugement, nos prédicateurs ne prêcheront jamais cela (...).

Deuxièmement, si nous voulons qu'il y ait repentance, nous sommes absolument impuissants si le Saint-Esprit ne la suscite pas (...) Je crois également que l'Esprit de Dieu est toujours prêt à amener les hommes à se repentir. Si vous prêchez sans l'Esprit de Dieu, les hommes s'endurciront, aussi avons-nous bien besoin du Saint-Esprit (...). Amis, votre labeur avec la Parole ne portera pas du fruit tant que les averses célestes ne l'arroseront pas. Dieu, envoie-nous les ondées ! "Demandez au Seigneur la pluie de l'arrière-saison."(...) Tant que nous dépendrons de l'Esprit de Dieu, je crois que Dieu utilisera et bénira un ministère oint. N'y a-t-il pas une grande différence entre un ministère basé sur les dons humains et un ministère oint ? Certains prédicateurs éblouissent les gens par leurs dons, mais cela n'est pas une onction. Combien j'ai soif de voir un ministère oint, un ministère qui produit la repentance parce que les prédicateurs ont vu le Roi, le Seigneur des armées. Ils ont saisi en Sa présence immaculée et lumineuse ce qu'est le péché (...).

Prions pour une nouvelle effusion du Saint-Esprit sur le prédicateur et sur chacun d'entre nous; prions jusqu'à ce que le sol soit amolli par la "pluie de l'arrière-saison" et jusqu'à ce que nous ayons un réveil plus profond, un réveil qui produit la repentance. Quand ce réveil se manifestera, nous resterons devant le Seigneur brisés, plus tendres et adoucis.

Source: Top Chrétien
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 17:40
Charles Spurgeon naquit en 1834 et mourut en 1892. Remarquable prédicateur, il fut aussi un écrivain hors du commun.

Les biographies écrites à son sujet -et sa propre autobiographie- sont riches d'enseignements et permettent de constater la souveraineté divine dans la totale soumission qui lui a été demandée, avant qu'il puisse être utilisé puissamment au service de Dieu dans l'Evangile.

Pour en faire Son enfant et Son serviteur, l'Esprit de Dieu a travaillé mystérieusement par cette oeuvre de conviction très profonde de péché dans son âme et dans son esprit. Ce besoin d'en être délivré est un exemple édifiant de l' oeuvre que Dieu poursuit dans le but de révéler pleinement Christ comme Celui qui sauve et qui délivre et qui conduit dans la présence de Dieu.

Les circonstances de la conversion de Spurgeon montrent à l'évidence comment Dieu fait concourir toutes choses pour la révélation de Sa gloire. Il se sert même d'instruments pour semer Sa Parole qui n'ont humainement aucune apparence ni aucun don particulier, sinon celui d'être dans Sa main et Sa dépendance pour donner la Parole appropriée au bon moment.

LA PRÉPARATION POUR NAITRE A LA VIE


C'est à l'âge de 15 ans que Spurgeon traversa cette grande expérience qui allait être sa "conversion", et pour laquelle il consacra un chapitre entier de son autobiographie (1).

(1) Nous avons reproduit littéralement les passages de son autobiographie.

A propos de cette période de sa vie, pour relater le combat moral qui fut le sien, il écrira: "J'aimerais mieux devoir supporter la maladie la plus douloureuse pendant sept ans que refaire la découverte terrible du mal du péché". Très tôt, garçon honnête et droit, il avait cependant réalisé ce qu'était le péché aux yeux de Dieu. Dès l'âge de trois ans, il s'amusait à regarder les images du Pèlerin de Bunyan, portant le fardeau sur son dos. Il comprenait qu'il s'agissait d'un fardeau de péchés. Il savait qu'il portait cet horrible fardeau sur son dos, et ne pouvait s'en débarrasser par lui-même.

Quoiqu'il sût aussi bien que d'autres que "Christ est mort pour nos péchés", il ne voyait aucune application de cette vérité à lui-même.

Malgré tous ses efforts, sa conviction de péché ne fit qu'augmenter et au milieu de tous ces combats pour s'affranchir de ce besoin de salut qu'il éprouvait avec de plus en plus d'acuité, il continuait à chercher et à souffrir. Il confessera plus tard: "La chose la plus simple de toutes -croire en Christ crucifié, accepter son salut parfait, n'être rien et le laisser être tout, ne rien faire mais se confier en ce qu'il a fait- je ne pouvais me l'approprier."

Cette recherche douloureuse continua au cours de ses années d'école, où si son travail scolaire excellait, son angoisse intérieure était grande. Il assista à des cultes dans différentes églises lors de son séjour à Newmarket, dans l'espoir d'entendre quelque chose qui l'aiderait à se décharger de son fardeau.

"Un homme prêchait sur la souveraineté divine, dit-il, mais que signifiait cette vérité sublime pour un pauvre pécheur qui désirait savoir ce qu'il devait faire pour être sauvé? Un autre homme, tout à fait remarquable prêchait sans cesse sur la loi, mais à quoi servait-il de labourer la terre qui avait besoin d'être ensemencée? Un autre encore prêchait de façon très pratique, mais ressemblait beaucoup à un officier qui aurait enseigné les manoeuvres de guerre à une compagnie de culs-de jatte. Moi, je voulais savoir: comment puis-je obtenir le pardon de mes péchés? Et cela personne ne me le disait". C'est au mois de décembre 1849 que Dieu employa un changement de circonstances pour conduire Charles Spurgeon au salut et lui donner la paix.

LA SEMENCE IMPLANTÉE PAR L'ESPRIT DE DIEU


"Il m'arrive quelquefois de penser que j'aurais pu rester dans l'obscurité et le désespoir jusqu'à aujourd'hui, si Dieu, dans sa bonté, n'avait envoyé une tempête de neige, un certain dimanche matin, tandis que je me rendais à un certain lieu de culte. Je bifurquai dans une petite rue obscure, et entrai dans une petite Eglise méthodiste. Il y avait dans cette chapelle peut-être douze ou quinze personnes. J'avais entendu parler de ces Méthodistes Primitifs, qui chantaient si fort qu'ils vous donnaient mal à la tête. Cela n'avait pas d'importance pour moi. Je voulais seulement savoir comment je pouvais être sauvé.

"Le prédicateur ne put venir ce matin-là, bloqué par la neige, je suppose. Finalement, un homme d'une grande maigreur, un cordonnier ou un tailleur, ou quelque chose de cette sorte, monta en chaire pour prêcher. Il faut, bien sûr, que les prédicateurs soient instruits, mais cet homme, lui, était vraiment primaire. Il ne pouvait pas sortir de son texte pour la simple raison qu'il n'avait pratiquement rien d'autre à dire. Le texte disait: "Regardez à moi et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre! "(Esaïe 45,22).

"Il ne prononçait même pas les mots correctement, mais cela n'avait pas d'importance. Il me semblait qu'il y avait, dans ce texte, une lueur d'espoir pour moi.

"Le prédicateur improvisé commença ainsi: "C'est vraiment un texte tout simple. Il dit, "Regardez". C'est pas trop compliqué de regarder. C'est pas comme de lever le pied ou le doigt; c'est juste: "Regardez". C'est pas la peine d'avoir fait des études pour apprendre à regarder. Même si vous êtes le plus grand idiot du monde, vous pouvez regarder. Pas la peine de gagner des millions pour regarder. N'importe qui le peut, même un enfant.

"Mais voilà que le texte dit, "Regardez à moi." Hé ! dit-il, avec son accent de l'Essex, beaucoup d'entre vous regardez à vous-mêmes. Mais ça sert à rien de regarder là. Vous trouverez jamais aucun réconfort en vous-mêmes. Certains disent, regardez à Dieu le Père. Non, regardez à lui plus tard. Jésus-Christ dit, "Regardez à moi". Certains d'entre vous disent, "Nous devons attendre que l'Esprit fasse son oeuvre". Vous occupez pas de ça pour l'instant; regardez à Christ. Le texte dit, "Regardez à moi".

"Ce brave homme poursuivit alors de la façon suivante: "Regardez à moi! Voyez les grumeaux de sang. Regardez à moi! Je suis pendu au bois. Regardez à moi! Je suis mort, enseveli. Regardez à moi! Je suis ressuscité. Regardez à moi! Je monte au ciel. Regardez à moi! Je suis assis à la droite du Père. Oh! pauvre pécheur, regarde à moi! Regarde à moi! Quand il eut réussi à délayer son discours pendant environ dix minutes, il arriva au bout de ses ressources.

" M'apercevant alors dans l'assistance, et je dois dire qu'avec si peu de gens dans la salle, il devina aisément que j'étais étranger, et fixant son regard sur moi comme s il connaissait la tragédie de mon coeur, il dit: "Jeune homme, tu as l'air très malheureux." C'était vrai, mais je n'avais pas été habitué jusque-là à ce qu'on me fasse, depuis la chaire, des remarques sur mon apparence. Quoiqu'il en soit, il s'agissait d'un coup bien envoyé que je reçus en plein coeur. "Et, continua-t-il, tu seras toujours malheureux -malheureux dans la vie, et malheureux dans la mort -si tu n'obéis pas à mon texte. Mais si tu le fais aujourd'hui, au moment même, tu seras sauvé."

Puis, levant les mains en l'air, il cria comme seul un Méthodiste Primitif pouvait le faire: «Jeune homme, regarde à Jésus-Christ. Regarde! Regarde! Regarde! Tu n'as rien d'autre à faire qu'à regarder et vivre !"

"Je vis tout de suite le chemin du salut. Je ne sais pas ce qu'il dit ensuite -je n'y prêtais guère attention -tant j'étais possédé par cette unique pensée. Je m'étais attendu à devoir faire trente-six choses mais, lorsque j'entendis ce mot, "Regarde !", comme il me parut charmant! Oh ! Je regardai, et je regardai presque jusqu'à en perdre les yeux.

"En cet endroit, et à cet instant précis, le nuage disparut, l'obscurité s'enfuit, et à ce moment-là je vis le soleil. J'aurais pu me lever à l'instant même, et chanter, avec le plus enthousiaste d'entre eux, le pré-cieux sang de Christ et la simple foi qui porte les regards sur lui seul. Oh, si quelqu'un m'avait dit auparavant: "Confie-toi en Christ, et tu seras sauvé". Pourtant, tout était sans aucun doute sage-ment ordonné, et je puis le dire maintenant:

"Depuis que par la foi je vis le flot
Qui coule de tes blessures,
Je parle de l'amour rédempteur,
Et j'en parlerai jusqu'à ce que je meure... "

 

"Cet heureux jour, où je trouvai le Sauveur, et appris à me cramponner à ses pieds adorés, jamais je ne l'oublierai. J'écoutai la Parole de Dieu, et ce texte précieux me conduisit à la croix de Christ. Je peux affirmer que je connus ce jour-là une joie absolument indescriptible. J'aurais pu sauter, j'aurais pu danser; aucune extériorisation, même fanatique, n'aurait pu dépasser la joie de ce moment-là. Depuis, mon expérience chrétienne s'étale sur de nombreuses années, mais pas un seul jour ne m'a donné la plénitude de joie, le délice étincelant, de ce premier jour.

"J'aurais pu sauter de mon siège et crier avec le plus fanatique de ces frères méthodistes: "Je suis pardonné! Je suis pardonné! Quel monument de grâce! Un pécheur sauvé par le sang !" Mon esprit vit ses chaînes brisées en mille morceaux. Je me sentis une âme affranchie, un héritier du ciel, pardonné, accepté en Jésus-Christ, arraché de la fosse de destruction et du bourbier, mes pieds ancrés sur un roc et mon devenir bien établi.

"Dans les deux heures entre mon entrée dans ce temple et mon retour à la maison, quel changement s'était produit en moi! En regardant simplement vers Jésus, j'avais été délivré du désespoir, et amené dans une telle joie que lorsque la famille me vit rentrer, ils me dirent: "Quelque chose de merveilleux t'est arrivé", et je brûlais de tout leur raconter. Oh! quelle joie ce jour-là chez nous, quand tous entendirent que le fils aîné avait trouvé le Sauveur et se savait pardonné !"

La conversion de Spurgeon fut le grand tournant de sa vie. .II était véritablement "une nouvelle création". Ce terrible fardeau oppressant qui, si longtemps, avait pesé sur lui, avait disparu, et mainte-nant tout était nouveau devant lui.

La souffrance par laquelle il passa eut, toutefois, un effet durable sur lui. Une prise de conscience de l'extrême horreur du péché s'enracina profondément dans son esprit, et lui fit haïr l'iniquité et aimer de tout son coeur la sainteté. L'incapacité des prédicateurs qu'il avait entendus à présenter l'Evangile, et cela d'une manière simple et directe, le poussa durant tout son ministère à expliquer aux pécheurs, dans chaque sermon, et de la manière la plus directe et la plus compréhensible possible, comment être sauvé.

SON SERVICE


Quelques jours après sa conversion, Spurgeon reprit son travail à l'école. Tout était différent pour lui; son esprit débordait d'allégresse; la Bible resplendissait de gloire et la prière ouvrait à son âme les portes du ciel. Le 1 er Février 1850 il rédigea et signa une alliance entre lui-même et son Seigneur dans laquelle il affirmait solennellement sa détermination : " 0 Dieu grand et insondable, qui connaît mon coeur, et éprouve toutes mes voies. Dans une humble dépendance du soutien de ton Esprit, je m'abandonne à toi entièrement; en me donnant à toi comme un sacrifice raisonnable, je te rends ce qui t'appartient. Je veux être à toi pour toujours, sans réserves, perpétuellement ; pendant que je suis sur la terre je veux te servir; et puis-je me réjouir en toi et te louer pour toujours! Amen".

Charles Spurgeon avait quinze ans seulement et son amour pour Christ était si grand qu'il ne pouvait pas attendre pour faire quelque chose pour Lui, et il s'employa à trouver des moyens de Le servir et de Le servir tout de suite.

Un témoin donna un exemple de sa manière d'être: "Je marchais un jour dans les bois aux alentours de Londres, lorsqu'au cours de notre promenade , nous arrivâmes devant une grosse bûche qui barrait le passage. "Venez, dit-il aussi naturellement que s'il avait déclaré avoir faim en apercevant du pain. Venez, passons un moment dans la prière." Puis, se levant, il continua à se promener en parlant de ceci ou de cela. La prière n'était pas une parenthèse qu'il aurait introduite, mais aussi naturelle à son esprit que la respiration à son corps."

Il parlait à Dieu avec révérence, mais aussi avec liberté et intimité. Un chrétien déclara à son sujet: "La prière était l'instinct de son âme et l'atmosphère de sa vie, son "souffle vital", "l'air de chez lui" Quand il priait, il filait sur les ailes de l'aigle jusqu'en la présence de Dieu."

Un serviteur de Dieu raconta: "Un des moments qui me faisait le plus de bien quand je me rendais chez Spurgeon était celui de la prière en famille: "quel tendre plaidoyer, quelle confiance sereine en Dieu, quel amour pour le monde entier émanaient de ses prières! Avec quelle familiarité pleine de grâce il s'adressait à son divin Maître."

Tout au long de son ministère, de nombreux auditeurs remarquèrent que, si sa prédication les émouvait, sa prière les touchait plus encore. Lorsqu'on demanda à Moody le célèbre évangéliste américain, de retour chez lui après sa première visite en Angleterre: "Avez- vous entendu Spurgeon prêcher? -Oui répondit-il, mieux encore, je l'ai entendu prier."

LE PREDICATEUR


Quelque soit le texte choisi, Spurgeon proclamait toujours le même Evangile avec sincérité, énonçant les grands principes fondamentaux de la foi chrétienne.

Pour connaître l' essence de "son" évangile il suffit de citer ses paroles: "a Dieu, toi seul peux sauver. Voilà l'espérance et la confiance du serviteur. Lui ne peut pas, mais toi, Seigneur, tu peux. Ils ne veulent pas venir, mais cela dépend de Ta miséricorde, car Tu peux produire en eux le vouloir le jour où Ta puissance se met en oeuvre. Ils ne veulent pas venir à Toi pour avoir la vie, mais Tu peux les attirer et, alors, ils courront vers Toi. Ils ne peuvent pas venir mais Tu peux leur en donner le pouvoir; car, quoique nul ne puisse venir si le Père ne l'attire, cependant s'Il l'attire, alors il peut venir."

Spurgeon puisait son assurance dans le fait que Christ sur la croix a accompli le salut complet de tous ceux que Dieu appellerait; que Dieu tourne le coeur des rebelles, "selon Sa miséricorde". Il se considérait responsable de prêcher l'Evangile à tous et de le faire avec autant de zèle que si l'issue dépendait entièrement de lui. Il savait que "le salut vient de l'Eternel " et il pouvait être sûr que la Parole ne reviendrait pas "sans effet", mais que Dieu l'utiliserait pour opérer le salut des âmes.

Il savait que Jésus, le Fils de Dieu, était venu expier les péchés de tous ceux qui avaient été choisis par Dieu le Père, "élus de Dieu", et que le Saint Esprit vivifierait.

Ces versets de l'Ecriture résument bien ce que Spurgeon prêcha inlassablement: "frères aimés du Seigneur, ...Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, dans la sainteté de l'Esprit et la foi de la vérité, à quoi il vous a appelés par notre évangile, pour que vous obteniez la gloire de notre seigneur Jésus Christ." (2 Thessaloniciens 2,13-14).

"Avant que ne soient établis les fondements même de la terre, Dieu a choisi en Christ, selon son dessein éternel et le bon plaisir de Sa volonté, les êtres humains prédestinés à la vie et à la gloire éternelle." Il l'a fait par pure grâce, par amour. c'est bien le témoignage des apôtres et en particulier de Paul et de Pierre (1 Pierre 1, 2).

De nombreux messages de Spurgeon ont été publiés* et conservés -chacun se vendait à raison de 20000 exemplaires et il en fut publié plus de 2200!

Voici un court extrait de l'un de ces messages simples et directs qui porte sur le serpent brûlant dans le désert: "Regarde à la Croix! "

Et l'Eternel dit à Moïse: "Fais-toi un serpent brûlant, et mets-le sur une perche; et il arrivera que quiconque sera mordu, et le regardera, vivra." (Nombres 21,8).

"Et comme Moise éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en fui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle." (Jean 3,14-15).

"Admirable type que celui qui nous est présenté ici! Jésus, mis au rang des malfaiteurs, est suspendu à la croix devant nous. Un regard sur lui nous guérira de la morsure brûlante du péché. "Quiconque le regardera sera guéri." Que celui qui déplore son état de péché note ces paroles, en se les appliquant personnellement, et il les trouvera vraies. Pour moi, j'en ai expérimenté la réalité. J'ai regardé à Jésus et j'ai été guéri aussitôt. Je puis en témoigner.

Lecteur, si tu regardes à Jésus, tu seras guéri aussi. "Tu constates déjà, peut-être, l'enflure produite par le venin, et tu ne vois plus d'espérance. Aussi bien n'yen a-t-il pas d'autre que celle-là. Mais ce remède est certain: "Quiconque aura été mordu et le regardera, sera sauvé."

Le serpent d'airain n'était pas placé comme objet de curiosité pour les bien portants; il était destiné spécialement à ceux qui avaient été mordus. Jésus, Seigneur véritable, a été cloué sur le bois pour de vrais coupables. Que la morsure du serpent ait fait de toi un ivrogne, un voleur, un impur ou un menteur, un regard sur ce Sauveur te guérira de ces vices et te permettra de vivre dans la sainteté, en communion avec Dieu.

Regarde, oh ! regarde à la croix!

En terminant sa prédication, le dimanche 27 décembre 1874, Spurgeon dit: " Il y aura bientôt un rassemblement dans les rues. il me semble entendre quelqu'un demander: "Qu'est-ce qu'attendent tous ces gens? -Vous ne savez-pas? On doit l'enterrer aujourd'hui! -Et de qui s'agit-il? -De Spurgeon- Quoi! Celui qui prêchait au Tabernacle Métropolitain à Londres? -Oui; on l'enterre aujourd'hui."

"Cela ne tardera pas et, lorsque vous verrez mon cercueil porté vers la tombe silencieuse, j'aimerais que chacun d'entre vous, converti ou non, soit obligé de dire: "Il nous a sincèrement exhortés, dans un langage simple et accessible, à ne pas remettre à plus tard les choses éternelles. il nous a suppliés de regarder à Christ. Il. est parti maintenant et notre sang n'est pas sur sa tête si nous périssons."

Dans presque toutes ses prédications: il avertissait, il suppliait, il plaidait, il priait instamment le pécheur de venir à Christ. Ses sermons furent publiés à plus de 400 millions d'exemplaires dans des langues aussi variées que: l'anglais: le hollandais, l'allemand, le français, l'espagnol, mais aussi le suédois, l'arabe, l'arménien, le bengali, le bulgare, le castilien, le chinois, le congolais, le tchèque, l'estonien, le gaélique, l'hindi, le hongrois, l'italien, le japonais, le kaffir, le karen, le lettonien, le maori, le norvégien, le polonais, le russe, le syriaque, le tamoul, le télégu et l'urdu, le braille à l'usage des aveugles.

Son ministère particulièrement béni, riche et intense, prit fin le 31 janvier 1892. Charles Spurgeon mourut à Menton en France à l'âge de 58 ans. 42 années de sa vie ont été consacrées au service du Seigneur Jésus Christ.

Dans tout son ministère, il prêcha le salut en mettant l'accent sur la grâce souveraine de Dieu. Il proclama l'Evangile fondant le salut sur la rédemption effective et victorieuse des élus de Dieu accomplie par Christ sur la Croix. Son témoignage vient jusqu'à nous aujourd'hui en 1993 .

"Dieu, le Créateur de l'univers, nous adresse la même question que le maître de la vigne posa aux ouvriers de la première heure: "Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est mien?" (Matthieu 20, 15). Rien n'apporte davantage de réconfort à ses enfants que la considération de la souveraineté de Dieu. Un Dieu souverain ordonne, dirige et sanctifie souverainement toutes leurs afflictions, des circonstances les plus adverses aux problèmes les plus graves. Ce droit de Dieu de régner en maître sur toute la création et de gouverner, toute l'oeuvre de ses mains mérite une défense des plus vigoureuses. En un mot, Dieu siège sur le trône de l'univers. L'homme n'aime pas voir Dieu régner, mais c'est un Dieu souverain en qui je crois et que j'aime proclamer." Charles Spurgeon.

Auteur : Sébastien Théret

Source: nycodem.net

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:20

L’accomplissement stupéfiant du verset 6

Le verset 6 est une prophétie remarquable et spécifique: « Au bout de quelques années ils s’allieront, et la fille du roi du midi viendra vers le roi du septentrion pour rétablir la concorde [note marginale: “des droits” ou “des conditions équitables”, ou “une union de mariage”]. Mais elle ne conservera pas la force de son bras, et il ne résistera pas, ni lui, ni son bras; elle sera livrée avec ceux qui l’auront amenée, avec son père et avec celui qui aura été son soutien dans ce temps-là. »

Après cinquante ans, le souverain de la Syrie, le roi du septentrion, était Antiochos II, dénommé Theos. Sa femme, Laodice, avait beaucoup d’influence. Theos se sépara d’elle et épousa Bérénice, la fille du roi du sud. Selon la prophétie, Bérénice « sera livrée…avec son père ». Elle n’allait pas conserver la « force de son bras », et le roi du nord, qu’elle avait épousé, ne garderait pas son trône. Les trois connurent une fin tragique. Il résulte du verset 6 une prophétie étonnement détaillée, et qui s’est réalisée avec précision. Rawlinson déclare: « Son influence [celle de Laodice]…l’engagea dans une guerre avec Ptolémée Philadelphe [roi du midi], en l’an 260 av. J.-C.; cette guerre se termina, en 252 av. J.-C., par un mariage entre Antiochos et Bérénice, la fille de Ptolémée…Lorsque Philadelphe mourut [« son père »] en l’an 247 av. J.-C., Antiochos répudia Bérénice et reprit sa première femme, Laodice; mais, cette dernière, doutant fortement de la constance de son ancien époux, l’assassina afin de s’emparer du trône en faveur de son fils Séleucos II, en l’an 246 av. J.-C. …Bérénice fut mise à mort par Laodice. » (Ancient History de Rawlinson, p. 251-252.)

Examinons maintenant, verset par verset, la prophétie la plus longue dans la Bible.

La Terre sainte change fréquemment de mains

Remarquez le verset 7: « Un rejeton de ses racines [les parents de Bérénice] s’élèvera à sa place [note marginale: “à son poste” — sans doute son frère qui prendra la relève sur le trône de son père en tant que roi du midi]; il viendra à l’armée, il entrera dans les forteresses du roi du septentrion, il en disposera à son gré, et il se rendra puissant. »

Voici ce que Rawlinson rapporte: « Ptolémée Évergète [Ptolémée III, fils aîné de Philadelphe, donc le frère de Bérénice, un rejeton de ses racines] envahit la Syrie en l’an 245 avant notre ère, afin de venger le meurtre de sa sœur Bérénice…Au cours de la guerre qui s’ensuivit, il balaya tout ce qui était devant lui » (p. 252, 272).

Le verset 8 parle du roi du sud qui, suite à une invasion victorieuse du nord, devait ramener en Égypte des captifs, de même que des objets précieux d’argent et d’or (v. 9). Ptolémée III s’est effectivement emparé de la Syrie, du port d’Antioche (la capitale du royaume) et de Séleucie. Il ramena en Égypte un immense butin, ainsi que 2 500 idoles (statuettes) de métal fondu et des objets précieux, que le roi du nord, Cambyse II, en 256 av. J.-C., avait ramenés d’Égypte. Ce verset dit aussi que le roi Ptolémée III régnerait « quelques années » de plus que Séleucos II, le roi du septentrion — qui régna jusqu’en l’an 226 av. J.-C., tandis que Ptolémée III mourut quatre années plus tard, soit en 222 av. J.-C.

À la mort de Séleucos II, ses deux fils reprirent successivement son royaume. Séleucos III régna trois années seulement (de l’an 226 à l’an 223 av. J.-C.), puis, son frère, Antiochos III, aussi appelé « le Grand », régna pendant trente-six années (de l’an 223 à l’an 187 av. J.-C.). Les deux assemblèrent d’immense forces pour faire la guerre à l’Égypte, venger leur père, et reprendre possession de leur port et leur forteresse, Séleucie.

Il faudra vingt-sept ans à Antiochos le Grand pour rentrer en possession de Séleucie, et pour conquérir la Syrie, jusqu’à Gaza, y compris la Palestine. Les versets 10 et 11 déclarent: « Ses fils se mettront en campagne et rassembleront une multitude nombreuse de troupes; l’un d’eux s’avancera, se répandra comme un torrent, débordera, puis reviendra; et ils pousseront [note marginale: “ils pousseront encore”] les hostilités jusqu’à la forteresse du roi du midi. Le roi du midi s’irritera, il sortira et attaquera le roi du septentrion; il soulèvera une grande multitude, et les troupes du roi du septentrion seront livrées entre ses mains. »

Ptolémée IV accomplit, de façon précise, le verset 11. En effet, après avoir rassemblé une armée de 20 000 hommes, il « s’irrita » contre Antiochos le Grand. Il accomplit le verset 12 parce que, effectivement, il fit « tomber [mourir] des milliers ». Mais, il se retira trop vite en Égypte, ayant conclu une paix trop hâtive avec Antiochos, négligeant tout le butin de la victoire, d’où la phrase: « mais il ne triomphera pas » (à savoir, sa victoire sur Antiochos en l’an 217 av. J.-C.).

Douze années plus tard, soit en l’an 205 av. J-C., Ptolémée Philopatôr, roi d’Égypte, mourut. Son fils, Ptolémée Épiphane, encore un enfant, monta sur le trône. L’Égypte devenait ainsi très vulnérable aux attaques. Au bout de « quelques années », Antiochos profita de cette faiblesse et vainquit l’Égypte. Le verset 13 explique que « le roi du septentrion reviendra et rassemblera une multitude plus nombreuse que la première; au bout de quelques temps, de quelques années, il se mettra en marche avec une grande armée et de grandes richesses. »

Peu de temps après, Antiochos forma une alliance avec Philippe de Macédoine en vue d’attaquer l’Égypte et lui arracher la Phénicie et la Syrie. Flavius Josèphe, célèbre historien juif, déclare qu’un grand nombre de Juifs aidèrent Antiochos dans cette campagne. Le verset 14 parle de cela. Nous vous prions de lire chaque verset dans votre propre Bible, alors que vous lisez cette esquisse de l’Histoire.

Puis, Antiochos le Grand assiégea Sidon et la prit à l’Égypte, s’emparant par la suite du contrôle de la Judée (Palestine), à la bataille du mont Panium, en l’an 198 av. J.-C. Les verset 15 et 16 parlent du « plus beau des pays », faisant bien entendu référence à la Terre sainte — la Judée (ou Palestine).

En ce temps-là (198 av. J.-C.), Antiochos arrangea un mariage entre sa fille, Cléopâtre (ne pas confondre avec celle qui a régné en l’an 31 av. J.-C., en Égypte), et le jeune roi Ptolémée Épiphane, espérant ainsi posséder, au moyen de ruse, toute l’Égypte. Mais ce projet échoua. Cléopâtre trompa son père, Antiochos: elle ne l’aida pas à s’emparer de l’Égypte (v. 17).

Antiochos tourna alors ses vues d’un autre côté et essaya de conquérir, au cours des années 197 et 196 av. J.-C., les îles et le littoral de l’Asie Mineure. Toutefois, le général romain Lucius Cornelius Scipio Asiaticus (Scipion l’Asiatique) le vainquit complètement à la bataille de Magnésie, en l’an 190 av. J.-C. (v. 18).

Daniel rapporte que « le roi du nord se tournera vers les forteresses de son pays; mais il chancellera, il tombera, et il finira par disparaître » (Synodale). Mais, en tentant de récupérer une partie des richesses qu’il avait dissipées, il fut tué en pillant le temple oriental de Bélus, à Élymais, en l’an 187 av. J.-C. (v. 19).

Séleucos Philopatôr (IV), son fils, qui régna de 187 à 176 av. J.-C., voulant se procurer de l’argent, envoya Héliodore, cet « exacteur » dont il est question au verset 20, pour collecter des impôts dans toute l’étendue de la Judée (Palestine). Mais, il ne régna que onze ans — jusqu’au jour où Héliodore décida de l’empoisonner (v. 20).

Séleucos IV ne laissa aucun héritier. C’est donc son frère cadet, nommé Épiphane (Antiochos IV), un homme infâme et méprisable, qui, au moyen de flatterie et de ruse, s’empara du royaume. Eumène (ou Eumenês), son adjoint, vint à son aide. Rawlinson rapporte, à la page 255, qu’« Antiochos [Épiphane] assisté par Eumenês, chassa Héliodore, et s’empara du trône en l’an 176 av. J.-C. Il étonna ses sujets en affectant d’avoir des manières romaines et parvint à ses fins grâce à ses flatteries. »

Le rôle d’Antiochos Épiphane

Le verset suivant décrit la tentative d’Antiochos Épiphane pour enlever le grand sacrificateur juif (le « chef de l’alliance »). Son but était de le remplacer par un autre qui lui aurait été fidèle. Certains, comprenant mal le terme « chef de l’alliance », croient qu’il fait référence au Christ. Mais, il n’en est rien (v. 22).

Les trois versets suivants donnent un aperçu du caractère et de l’attitude d’Antiochos. Au début, quelques personnes seulement étaient avec lui, mais, s’étant insinué dans le pouvoir, il prospéra par des flatteries et la tromperie, s’assurant ainsi un plus grand nombre de supporteurs. Et, bien que ses ancêtres aient favorisé les Juifs, il envahit également la Basse-Égypte et la Galilée. Rawlinson dit qu’« ils furent poussés au désespoir par les projets fous de ce monarque obstiné », et que, « menacé de la guerre par les ministres de Ptolémée Philométôr [maintenant roi du midi], lequel réclamait une partie de la Syrie et la Palestine en tant que dot de Cléopâtre, feu la reine mère, Antiochos marcha contre l’Égypte en l’an 171 av. J.-C. » (p. 255-256, 277-278). C’est à ce moment-là que Ptolémée Philométôr, son neveu, l’attaqua avec une immense armée. Mais ce dernier, trahi par ses propres officiers, perdit la bataille aux mains d’Antiochos (versets 23-25).

Rawlinson rapporte qu’« après sa victoire à Pelusium, Antiochos s’avança sur Memphis. Après s’être emparé de la personne du jeune roi [Ptolémée Philométôr, le roi du midi], il s’efforça de se servir de lui en tant qu’instrument pour effectuer la soumission de tout le pays. » Ainsi, en l’an 174 av. J.-C., au cours d’un banquet, Antiochos prétendit s’allier avec son jeune neveu, Ptolémée, contre son frère, Évergète II, mais chacun de ces partenaires cherchait à tromper l’autre (versets 26-27).

L’abomination de la désolation

En l’an 168 av. J.-C., alors qu’il revenait d’Égypte avec un immense butin, Antiochos décida de s’en prendre aux Juifs, en en massacrant un très grand nombre. Il retourna ensuite à Antioche avec des objets, pris dans le temple de Jérusalem. Il envahit à nouveau l’Égypte, sans toutefois remporter les succès d’autrefois, parce que Ptolémée reçut de l’aide des Romains (versets 28-29).

La flotte romaine attaqua Antiochos, qui fut forcé de se soumettre aux conditions de Popilius, le commandant de la flotte romaine, et contraint de quitter l’Égypte, après lui avoir rendu Chypre. Pendant son voyage de retour, vivement affligé par cette défaite, il passa à nouveau sa colère sur les Juifs, et accorda des faveurs spéciales à ceux d’entre eux qui acceptèrent de rejeter leurs religion et leurs pratiques (v. 30).

Un an plus tard, en l’an 167 av. J.-C., Antiochos dépêcha des troupes en Palestine, avec des conséquences terribles pour quiconque se trouvait sur son chemin. Il profana le temple et le sanctuaire, et abolit le sacrifice quotidien (voir aussi Daniel 8:11, 24); il dressa l’abomination en plaçant sur l’autel une statue de Jupiter, le dieu romain, créant ainsi la désolation. (Dire qu’il y a des gens qui tentent d’appliquer la prophétie de ce verset à la construction de la mosquée d’Omar, sur l’emplacement supposé de l’ancien temple de Jérusalem, au septième siècle de notre ère. Pour qu’il en eût été ainsi, tous les versets que nous avons examinés jusqu’à maintenant nécessiteraient d’autres explications plausibles semblables, de manière à « corroborer », avec exactitude, et dans les moindres détails, avec tout ce que nous avons lu, et prouver que cela s’est réellement accompli dans l’Histoire. Ceci s’appliquerait également aux versets suivants le verset 31.) Antiochos Épiphane dressa « l’abomination du dévastateur » dans le temple, en l’an 167 av. J.-C. (v. 31).

L’accomplissement prophétique de ce verset par Antiochos est un « type » d’un accomplissement ultérieur, au temps de la fin, à notre époque. Luc 21:20 montre clairement que Jérusalem sera « investie par des armées »; celles-ci la détruira et la laissera dans la « désolation ». Nous aborderons plus en détail la gravité de cette prophétie, à la fin de cet ouvrage. Cependant, il est très important de comprendre que Dieu fait souvent usage de dualité, ceci afin de montrer au monde, par des événements similaires s’étant produits antérieurement, précisément ce qu’Il entend accomplir de nouveau — répéter — dans l’avenir, mais cette fois avec une ampleur beaucoup plus importante.

Cette clef est essentielle pour comprendre le sens réel de toutes les prophéties bibliques.

Le Christ et les apôtres entrent dans la prophétie

La première partie du verset 32 décrit la tentative de la part d’Antiochos pour en finir avec la religion juive. Il supprima le sacrifice perpétuel (ou quotidien) et interdit aux sacrificateurs d’exercer au temple. Il pervertit au moyen de flatteries les Juifs qui étaient disposés à renoncer à leur religion.

Il est extrêmement important de comprendre qu’à partir du milieu du verset 2, la prophétie nous transporte à l’époque de l’Église du Nouveau Testament. Nous avons vu cette prophétie se développer, pas à pas, sur une période de deux siècles. Elle fait maintenant un bond d’environ deux cents ans dans le temps, de manière à décrire les vrais chrétiens, « jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué » (v. 35). Veuillez noter que le verset 32 dit que « le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira » (version Darby). Le verset 33 ajoute que « les plus sages parmi eux donneront instruction à la multitude ». Comme l’indiquent plusieurs théologiens et commentateurs, cette histoire très détaillée, qui s’est accomplie avec une grande précision, verset par verset, semble soudainement s’arrêter avec ce verset. Mais, il n’en est rien !

Ces deux segments de verset dépeignent deux périodes de temps totalement différentes, la première étant un type de la dernière. Certainement, Antiochos pervertit au moyen de « flatteries » un grand nombre de Juifs. La dernière partie du verset 32 parle du temps des Maccabées, qui résistèrent au modèle de corruption et de massacres d’Antiochos. Ils représentent un type de ce que le Christ et les apôtres commenceraient à faire une fois que Celui-ci aurait bâti Son Église (Matth. 16:18).

Les chrétiens sont censés être spirituellement forts (« [agir] avec fermeté »), et être capables de « [donner] instruction à la multitude », parce qu’ils « comprennent » les détails du Plan divin que Dieu accomplit sur la terre ! Le Christ et les apôtres ont certainement accompli ces versets envers beaucoup.

Daniel rapporte qu’au temps de la fin (12:10) « aucun des méchants ne comprendra; mais les sages comprendront. » (Darby). Tout le chapitre 12 de Daniel est une continuation de cette époque du temps de la fin, qui commence ici, et qui se poursuit dans le temps. (Notre brochure intitulée Sommes-nous dans les DERNIERS JOURS ? donne plus de détail sur le sujet.)

La dernière partie du verset 33 dépeint le martyre du Christ et de tous les apôtres, à l’exception de Jean. Ce martyre des vrais chrétiens continua jusqu’au Moyen Âge. (Ceci se produira à nouveau avant le retour du Christ.)

Les versets 34-35 sont une description claire et puissante de ce que devait subir le vrai peuple de Dieu, depuis l’époque de l’Église du Nouveau Testament jusqu’à la nôtre. Remarquez: « Dans le temps où ils succomberont, ils seront un peu secourus, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué. » (Veuillez comparer cela avec Apocalypse 12:6, 11, 13-17).

Le verset 36 décrit le roi du nord durant les premiers siècles de l’Église du Nouveau Testament. À partir de l’an 65 av. J.-C., l’empereur romain (le roi du nord) s’empara de la Terre sainte (la Judée). Ce verset stipule qu’il agirait à sa guise — et il en fut ainsi. Il se glorifia, en effet, au-dessus de tous les dieux — car les empereurs exigèrent que tous leurs sujets les adorassent et leur offrit des sacrifices comme à des dieux ! L’empereur devait parler contre le vrai Dieu, et persécuter tous les chrétiens. C’est effectivement ce qu’ils firent tous, pendant plusieurs siècles.

Le verset 37 montre combien les empereurs romains étaient, avant l’an 476 de notre ère, idolâtres et exigeaient que tous leurs sujets les adorassent comme à des dieux !

Le verset 38 nous montre que les empereurs romains honorèrent le dieu des forteresses (ou des armements) et qu’ils développèrent la plus grande puissance belliqueuse que le monde avait jamais connue. Ils amassèrent de l’or, de l’argent, des pierres précieuses…. À partir du règne de Justinien en l’an 554 ap. J.-C., après que la « blessure mortelle » d’Apocalypse 13 eut été « guérie » (après une période de 78 ans à partir de l’an 476 de notre ère, lorsque trois tribus barbares du nord occupèrent temporairement Rome), les empereurs commencèrent alors à honorer un dieu que leurs pères n’avaient pas connu — avec de l’or et de l’argent. « À ce dieu, que ne connaissaient pas ses pères, il rendra des hommages avec de l’or et de l’argent, avec des pierres précieuses et des objets de prix. »

Les empereurs reconnurent effectivement la suprématie de la religion, et accrurent la puissance au moyen d’une gloire matérielle; ils firent en sorte qu’elle pût « dominer sur plusieurs ». Veuillez comparer cette partie de Daniel avec Apocalypse 17:4, 5 et 18:3, 16, qui décrivent cette puissance religieuse comme étant « Babylone la grande, la mère des prostituées ». « C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité » (Apoc. 17:2, 18; 18:9).

Le temps de la fin

Le verset 40 utilise le terme « au temps de la fin ». On nous dit que « le roi du midi se heurtera contre lui » et, en même temps, on nous dit aussi que « le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête ». Que veut dire cela ? Qui sont ces rois ? Et, qui est le roi du midi (du sud) ?

Anciennement, c’était l’Égypte. Rome s’empara de cette dernière et en fit une province. À l’heure actuelle, c’est une république. Elle n’a plus de souverain de sa propre nationalité. Toutefois, rappelez-vous que, sous le règne de Ptolémée Évergète III, entre 247 et 222 av. J.-C., l’Égypte annexa effectivement une partie de l’Éthiopie. Rawlinson et l’Encyclopedia Britannica (11e édition) rapportent que l’Égypte et l’Éthiopie furent à quelques reprises soumises au même gouvernement. Cependant, l’Éthiopie est la seule portion du pays du « roi du midi » qui soit restée indépendante jusqu’au vingtième siècle.

L’Éthiopie — « le roi du midi »

Je le répète, depuis l’époque de l’Empire romain, dans l’Afrique orientale, seule l’Éthiopie continua à être indépendante. Aucun autre pays ou gouvernement, donc, ne peut être considéré comme « roi du midi ». Rappelez-vous, le verset 40 précise qu’« au temps de la fin » ce « roi du midi » doit « se [heurter] » au roi du nord, Rome. Cela eut lieu en 1895, alors que le roi Ménélik d’Éthiopie envoya une armée d’environ dix mille hommes contre l’armée italienne du général Baratieri. Il serait bon de noter que l’Érythrée (au nord de l’Éthiopie) appartient à l’Italie, alors qu’au sud-est de ce pays se trouve la Somalie italienne.

L’année d’après, en 1896, le général Baratieri essaya de défendre l’Érythrée contre l’armée éthiopienne. Environ 11 000 personnes y perdirent la vie ou furent faites prisonnières. À cause de son inexpérience à combattre en régions montagneuses, et parce qu’elle était surpassée en nombre, l’armée italienne fut littéralement mise en pièces. L’Italie n’oublia jamais cette défaite et réclama vengeance.

En 1927, Mussolini se résolut d’attaquer l’Éthiopie huit ans plus tard (1935), juste quarante ans après leur défaite de 1896. Cela s’est bel et bien produit, en 1935 ! Veuillez à nouveau prendre note du verset 40, qui fait référence à l’attaque de Mussolini: « Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires; il s’avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera. »

Les tempêtes viennent du ciel. Mussolini envoya effectivement d’importantes forces aériennes en Éthiopie. Bien sûr, ses « chars » étaient des tanks (chars d’assaut) modernes et autres armements. Il envoya aussi au combat plus de 100 000 hommes sur de « nombreux navires ». Le verset 40 termine avec une déclaration stupéfiante ! Il est dit que cette grande puissance « débordera ».

Mussolini se retira et n’acheva pas cette prophétie, comme Dieu L’avait prédit. Parce qu’Il avait prévu qu’un autre dirigeant, un dernier, s’élèverait en Europe, pour achever cette prophétie. Nous arrivons maintenant à ce point précis dans le temps où tous les événements prophétisés dans les versets ultérieurs au verset 40 sont encore à venir, alors que tous ceux ayant été annoncés dans les versets antérieurs au verset 40 se sont déjà réalisés — ce sont des faits établis, qui font désormais partie de l’Histoire. Puisse le lecteur comprendre que les cinq versets suivants contiennent des messages pour notre époque !

La dernière résurgence du Saint-Empire romain

Plusieurs prophéties bibliques révèlent qu’il y aura une dernière résurgence du Saint-Empire romain. Un dernier roi du nord s’emparera de la scène mondiale, pour une courte période de temps, avant le retour du Christ. Le monde se dirige vers cette dernière et terrible époque de grands tourments. Ce dictateur rassemblera dix autres rois (Apoc. 17:12-13), qui lui donneront leur pouvoir et leur allégeance, lors de cette dernière renaissance du Saint-Empire romain.

Le verset 41 dit que ce roi « entrera dans le plus beau des pays ». Le « plus beau des pays » fait allusion à la Terre sainte (ou Palestine). Cela ne s’est pas encore accompli ! La prophétie continue: « Et plusieurs [beaucoup de nations] succomberont; mais Édom, Moab, et les principaux enfants d’Ammon seront délivrés de sa main » (Note: Moab et Ammon font partie de la Jordanie moderne. Dieu pourrait épargner cette contrée pour en faire un lieu de refuge pour Son peuple.)

Le verset 42 stipule que « le pays d’Égypte n’échappera point ». Cela prouve que l’Égypte ne peut pas être « le roi du midi ». Le verset 43 précise que « les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite ». Le roi du nord s’emparera à nouveau de ces deux pays, que l’Italie perdit à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le verset 44 parle de « nouvelles de l’orient et du septentrion [qui] viendront l’effrayer ». La Russie et l’Orient sont respectivement au nord et à l’est de l’endroit où aura lieu la dernière renaissance du Saint-Empire romain, au Moyen-Orient.

Rappelez-vous que, dans la prophétie, Dieu utilise Jérusalem comme point géographique central, et par rapport auquel sont établies les directions et les lieux identifiés. Le roi du nord aura ouï dire de troublantes nouvelles, et la Russie, ainsi qu’un grand nombre de nations de l’est s’allieront pour faire la guerre, au Moyen-Orient.

Le verset 45 résume l’achèvement de la plus longue des prophéties bibliques. Le roi du nord (le dernier dirigeant à être à la tête du Saint-Empire romain ressuscité) entrera dans le territoire moderne d’Israël, la « sainte montagne », pour y établir son quartier général religieux. Une autre prophétie, dans Jérémie 14:2, dit que « la ville [Jérusalem] sera prise ». Il faut lire le reste de ce verset pour en saisir pleinement l’horreur, lorsque Jérusalem sera prise et conquise. Rappelez-vous que Luc 21:20 dit que la désolation de Jérusalem aura lieu lorsque cette dernière sera encerclée par des armées. Zacharie 14:3 continue: « L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient » (v. 4). Le Christ détruira les armées qui auront détruit Jérusalem.

En parlant de la bête et du faux prophète, Daniel 11:45 conclut, en disant: « Puis il [la bête] arrivera à la fin [son dernier jour — version Synodale], sans que personne lui soit en aide. » Zacharie 14:3 explique que le Christ va combattre la bête et le faux prophète. Apocalypse 19:19-20 et Zacharie 14:12 en dit plus sur la fin tragique de ces deux infâmes personnages !

Ce que nous avons examiné dans Daniel 11 ne serait pas complet si nous n’examinions pas aussi l’avertissement qu’il nous donne sur ce qui doit encore arriver, avant le retour du Christ.

Une dernière prophétie peu commune

Voyons une dernière prophétie. Cette dernière concerne le défi que Dieu VOUS lance personnellement, sur un sujet spécifique, et dans laquelle IL DIT QUE VOUS POUVEZ LE METTRE À L’ÉPREUVE. Cette remarquable prophétie concernant le principe biblique relatif à la dîme se trouve à la fin de l’Ancien Testament.

Le prophète Malachie demande: « Un homme trompe-t-il [vole-t-il — voir Strongs 06906] Dieu ? » (Mal. 3:8). Gare à vous si vous dites que ce passage ne s’applique pas aujourd’hui parce qu’il est tiré de l’Ancien Testament.

Saviez-vous que l’Église du Nouveau Testament est édifiée directement sur les prophètes ? Je n’en avais jamais entendu parler à l’école du dimanche ou à l’église de ma jeunesse. Éphésiens 2:19-20 dit que « …vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. » Avez-vous saisi cela ? L’Église est édifiée sur un fondement posé aussi par les prophètes ! Toute Écriture consignée dans les prophètes constitue donc une doctrine pour l’Église de Dieu du Nouveau Testament !

Analysons maintenant une puissante série de versets. Les deux premiers préparent le terrain pour un échange verbal entre Dieu et Son peuple. Notez: « Car je suis l’Éternel, je ne change pas…Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées » (Mal. 3:6-7). De cet échange émane ensuite en une question rhétorique de la part de Son peuple: « En quoi devons-nous revenir ? » Dieu répond par une question: « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez [volez] ». Le contexte suscite une autre question rhétorique de la part du peuple: « En quoi t’avons-nous trompé [volé] ? » Et Dieu, de répondre: « DANS LES DÎMES ET LES OFFRANDES » (versets 7-8). Si les gens ne paient pas à Dieu les dîmes — et les offrandes — qui Lui sont dues, Dieu considère alors qu’ils Le volent [trompent]. S’approprier quelque chose qui ne nous appartient pas est un vol ! Non seulement est-ce un vol, mais c’est VOLER DIEU ! Rien ne saurait être plus grave !

Voler Dieu entraîne des conséquences. Au verset suivant, Dieu ajoute: « Vous êtes frappés de malédiction, parce que vous me trompez, vous la nation tout entière » (Synodale). Cette directive s’adresse à toutes les nations modernes descendant des douze tribus d’Israël. De façon générale, ce sont les nations démocratiques de l’Europe de l’Ouest, et principalement les nations anglophones du monde — les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ces nations sont de plus en plus sous la malédiction, parce qu’elles pèchent en volant Ses dîmes à Dieu. Rappelez-vous que même Abraham et Isaac, qui n’étaient pas de souche israélite, durent aussi payer les dîmes. Par conséquent, toutes les nations sont sous la malédiction, parce qu’elles n’obéissent pas à la loi divine régissant les finances.

Ce monde est basé sur la voie qui consiste à « prendre », et non sur celle qui consiste à « donner », la voie divine ! Les gens cherchent à en avoir toujours davantage. C’est là une transgression du dixième Commandement, lequel interdit la convoitise. Voyez ce que Dieu dit au sujet de Son peuple, et de toutes les nations, dans une prophétie s’adressant à tous ceux qui vivront à la fin de cet âge: « Car depuis le plus petit jusqu’au plus grand, tous sont avides de gain; depuis le prophète jusqu’au sacrificateur, tous usent de tromperie » (Jér. 6:13). Deux chapitres plus loin, se trouve une déclaration presque identique, sauf que cette fois Dieu avertit de l’horrible châtiment qu’Il enverra au monde, à cause de cette attitude universelle.

Le thème de Malachie se rapporte au châtiment divin qui viendra sur l’humanité toute entière, au Jour du Seigneur — aussi appelé « jour de la colère de Dieu ». Ce thème se retrouve dans presque tous les prophètes mineurs (ou petits prophètes) — les douze derniers petits livres de l’Ancien Testament. Voyez Joël 1:13-15; 2:1-14; 3:1-21; Amos 5:18-20; et Sophonie 1:7-18, entre autres. Malachie continue sur le thème du Jour du Seigneur, et dépeint le paiement de la dîme comme étant la clef d’une attitude repentante.

Songez-y !

Comment Dieu pourrait-Il châtier les nations du monde pour L’avoir volé, si la loi de la dîme n’était pas en vigueur, aujourd’hui ? Cela n’aurait pas de sens, et ce serait très injuste de la part de Dieu d’agir de la sorte.

Le contexte dans Malachie continue avec cette proposition que Dieu fait à la fois aux peuples modernes d’Israël et à tout individu qui choisit de Le croire sur parole: « Apportez toutes les dîmes au trésor du temple. Qu’il y ait des vivres dans ma maison: mettez-moi ainsi à l’épreuve, dit l’Éternel des armées; vous verrez si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux et si je ne répands pas sur vous la bénédiction sans mesure ! » (v. 10 — Synodale).

C’est une promesse ! Payez à Dieu Ses dîmes, et Il vous bénira « sans mesure » ! Y croyez-vous ?

Jacob crut Dieu, et c’est ce qu’il s’attendit de Lui, une fois qu’il eut commencé à Lui payer Ses dîmes. Jacob était disposé à payer les dîmes, pour autant que Dieu subvienne à ses besoins, le bénisse et le guide. Sa vie devint un témoignage à l’effet que Dieu est fidèle à Sa parole, si on Lui obéit. (Pour en savoir davantage sur le paiement de la dîme, demandez notre brochure gratuite intitulée: Mettez fin à TOUS vos SOUCIS FINANCIERS.)

Lorsque l’on paie Ses dîmes à Dieu, ça marche ! Ainsi que nous l’avons montré, le payeur de dîme doit en arriver à comprendre cette relation de cause à effet. J’ai vu se manifester, comme beaucoup d’autres, la puissante preuve qui est rattachée au paiement de la dîme. Il s’agit d’une loi, au même titre que la loi de la pesanteur. Elle « garde » ceux qui la gardent, et « résiste » à ceux qui lui résistent. À vrai dire, le sceptique affirmé n’accepte pas cette preuve, parce qu’il refuse de mettre Dieu « ainsi à l’épreuve », et de se séparer de ce qu’il croit être son argent. Comme il n’a pas l’intention d’obéir à Dieu, sur aucun autre point, il n’est certainement pas disposé à donner un dixième de ses revenus et, ainsi, participer à un test (épreuve) pour lequel il ne tient aucunement à en prouver le bien-fondé !

Mettrez-vous Dieu à l’épreuve sur ce point ? Êtes-vous disposé à prouver s’il est « rentable » de payer à Dieu Ses dîmes ? Cette preuve prophétique extraordinaire en est une que vous pouvez comprendre, en regardant les conditions qui prévalent autour de vous, dans le monde. Cette preuve, vous pouvez l’éprouver vous-même; elle vous permettra d’arriver à vos propres conclusions.

Une dernière citation

Vous avez vu plusieurs preuves bibliques différentes. Cet ouvrage établi l’autorité divine de façon concluante, et ce, seulement à partir des prophéties qui se sont déjà accomplies exactement comme cela avait été prédit. Ces prophéties représentent en soi la plus grande preuve à l’effet que la Bible est d’inspiration divine, et que Celui qui prétend l’avoir inspirée en est effectivement l’Auteur.

La citation suivante est tirée de la brochure de M. Armstrong, The Proof of the Bible. Cette dernière prouve l’autorité de la Bible; elle nous donne à réfléchir, parce qu’elle résume les implications des prophéties qui se sont accomplies:

« Les prophéties n’ont jamais failli !

« Il n’y a AUCUN AUTRE LIVRE ! Aucun ouvrage écrit par l’homme n’est comparable. AUCUNE de ces prophéties n’a jamais failli ! AUCUNE NE FAILLIRA JAMAIS !

« Ces prophéties PROUVENT l’inspiration divine de la sainte Bible !

« Elles PROUVENT L’EXISTENCE DE DIEU !

« Finalement, que veut réellement dire tout cela ? Juste que près d’un tiers de la Bible est PROPHÉTIQUE. Que près d’un dixième seulement de ces prophéties se rapporte aux villes et aux nations d’autrefois — des prophéties qui se sont déjà réalisées ! De ces prophéties, NEUF SUR DIX SE RAPPORTENT AUX ÉVÉNEMENTS MONDIAUX QUI SE PRODUIRONT BIENTÔT, À NOTRE ÉPOQUE !

« Songez-y ! Environ un tiers de VOTRE BIBLE est pour nous révéler, à l’avance, à nous aujourd’hui, les choses qui doivent NOUS arriver… !

« NOUS VIVONS DANS DES DERNIERS JOURS PALPITANTS ! La “FIN DU MONDE” — de cet âge — est imminente. La COMPRÉHENSION de ces prophéties nous est maintenant révélée ! La CONNAISSANCE de ces choses a augmentée — est rendue disponible ! Il VOUS incombe…de COMPRENDRE et de CONNAÎTRE votre Bible ! (C’est lui qui souligne tout au long.) — La traduction française est la nôtre.

 

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Published by Dindé - dans Etudes bibliques
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:07

La Bible est le best-seller de tous les temps. N’est-elle que pure superstition, une œuvre non inspirée des hommes ? Ne constitue-t-elle qu’un ensemble d’écrits hébreux et grecs — sans doute utiles juste pour servir de livre d’histoire ? La Bible prétend être la Parole de Dieu. Doit-on accepter son autorité avec foi ? Peut-on prouver son autorité divine ? Voici les preuves bibliques !

PAR DAVID C. PACK

La Bible, appelée le Livre des livres, est depuis longtemps le best-seller mondial. La plupart des gens en possèdent une. La « Bible familiale » est une possession affectionnée dans bien des foyers. La nôtre date du milieu du XVIIIe siècle.

Pourquoi ce livre, ce best-seller, reste-t-il toujours un mystère pour un si grand nombre de gens, même si certains prétendent le comprendre ? Et, comment se fait-il que la plupart des Bibles sont utilisées comme pièces de collection, qu’on laisse s’empoussiérer sans jamais les ouvrir ? Plusieurs cherchent activement à la discréditer, alors que d’autres la traitent avec une indifférence passive. D’autres, encore, la regardent avec admiration, « croyant » qu’elle est divinement inspirée. Ces derniers ne semblent avoir besoin d’aucune preuve; mais, lorsque survient de grands stress et des épreuves, ils n’ont pourtant pas la conviction nécessaire pour réellement croire et mettre en pratique ce qu’elle dit.

Mais, peut-on vraiment prouver la Bible ? C’est une grande question ! La plupart ne cherchent jamais à prouver l’existence de Dieu; de même, ils ne se soucient jamais de prouver l’autorité de Sa parole, la Bible. Ils n’ont aucun intérêt pour ce genre de preuves, présumant qu’elles n’existent pas ou qu’on ne peut pas le prouver !

Qu’en est-il de vous ? Avez-vous pris le temps de chercher des PREUVES tangibles et fondées sur l’autorité de la Bible ? Vous a-t-on enseigné, comme on l’a fait pour l’existence de Dieu, que vous devez l’accepter « avec foi » ? La plupart des gens n’ont jamais été mis au défi de prouver que la Bible constitue vraiment la parole inspirée d’un Être suprême. Les circonstances forcent rarement les gens à entreprendre une telle tâche. C’est sans doute pour cette raison que la plupart ne le font jamais. Bien que je sois toujours « allé à l’Église » durant ma jeunesse, on ne m’a jamais demandé, ni me suis-je jamais senti obligé, de prouver l’existence de Dieu, ou s’Il est l’Auteur de la Bible. On ne m’en avait jamais parlé, et on me l’avait pas proposée non plus ! Qui plus est, jamais personne ne m’a suggéré que je puisse même m’inquiéter de prouver les réponses à ces deux questions.

Réfléchissons, et usons d’un minimum de logique.

Quelle sorte de Dieu écrirait un Livre d’instructions sur la manière de vivre, ordonnerait ensuite de le suivre comme étant Sa parole, mais sans donner aucune preuve à cet effet ? C’est une insulte à l’égard de ce Dieu d’oser même Le croire capable d’une telle incohérence — et injustice ! Sur quelle base voudrait-Il — ou même pourrait-Il — exiger obéissance à un tel Livre d’instructions, s’Il n’avait laissé aucun indice prouvant son authenticité ?

En parlant au nom de Celui qui prétend être l’Auteur de la Bible, l’apôtre Paul a écrit: « …examinez toutes choses; retenez ce qui est bon » (I Thess. 5:21). Si Dieu est l’Auteur de la Bible, et s’Il vous dit d’« [examiner] toutes choses », et de « [retenir] ce qui est bon », alors Il doit forcément y prouver qu’Il en est bien l’Auteur. On y dit « TOUTES choses ». Autrement dit, Dieu exigerait-Il que l’on prouve ce que la Bible enseigne sur tous les autres points de doctrine ou de pratique, mais qu’Il ne S’attendrait pas à ce que l’on prouve si, oui ou non, il y a un Dieu tout-puissant qui en revendique l’autorité, exigeant ensuite que l’on s’y soumette, en adhérant à ses enseignements ? Ça n’aurait aucun sens ! Jamais Dieu ne négligerait de donner les preuves nécessaires établissant Sa propre existence et qu’Il est l’Auteur de la Bible.

Nous devons prendre cette instruction très au sérieux. Si Dieu dit: « Examinez [prouvez] toutes choses », et « Mettez-moi de la sorte à l’épreuve » (Mal. 3:10), c’est qu’Il entend ce qu’Il dit. Car s’Il ne donne pas les réponses à ces questions prouvables, alors Il S’arrange pour installer le doute quant à Sa légitimité. Or, si la Bible est effectivement la parole inspirée d’un Dieu vivant et majestueux, elle constitue alors le standard par lequel vous serez jugé. Par conséquent, oseriez-vous retarder plus longtemps vos démarches afin de prouver son autorité, qui est tellement indispensable dans votre vie ?

La plupart passent leur vie à se soucier de ce que les GENS pensent ou disent. Très peu se soucient de ce DIEU, Lui, pense ou dit. Examinez-vous, honnêtement. Combien de temps avez-vous passé à essayer de prouver l’existence de Dieu ou que la Bible est Sa parole ?

Les réponses à ces deux questions sont prouvables. Aussi, vous remarquerez, tandis que nous en résumons la première preuve, que la Bible est d’ailleurs indissociable de la preuve de l’existence de Dieu. En fait, chacune de ces preuves constitue en soi une preuve de Son existence !

La première preuve — l’Évolution réprouvée ?

On ne peut pas aborder le sujet de l’autorité de la Bible sans aborder aussi celui de l’Évolution. Cette dernière représente sans doute la première preuve, dans la priorité d’ensemble, qu’il faille examiner.

On apprend à la plupart des gens, et ce dès leur plus jeune âge, que l’humanité est le fruit d’un long processus appelé « Évolution ». Quoique la théorie de l’Évolution soit généralement acceptée à travers l’Occident, elle reste toujours une théorie non prouvée. Pour ce qui est de croire au récit biblique de la Création, on considère généralement cela comme étant quelque chose de désuet, d’inélégance, voire même d’un manque d’intelligence. Et, bien sûr, si la théorie de l’Évolution s’avère exacte, alors la Bible est un livre contestable. Au mieux, elle est un mélange de vérités et d’erreurs. Si elle est aussi erronée, sur un sujet aussi important que celui du commencement de toute vie sur terre (« Genèse » signifie commencement), alors elle n’est crédible sur aucun autre point. Et s’il y a eu évolution, alors toute la Bible qui s’effondre tel un château de cartes.

En revanche, si nous pouvons réfuter l’idée d’une évolution, et établir fermement le récit de la Création, une preuve importante de l’autorité de la Bible aura alors aussi été établie.

Ne vous y trompez pas ! La Bible ENTIÈRE prétend être la parole de Dieu. TOUT se tient, sinon TOUT s’effondre. Ou bien la Bible est un livre de vérité, du début à la fin — et devrait faire trembler tous les hommes —, ou bien, si l’évolution est exacte, elle doit être considérée comme erronée. Elle constituerait la plus grande fraude à jamais avoir été commise envers et à l’insu de, l’humanité !

Nous avons soigneusement préparé une brochure, intitulée Dieu existe-t-Il ? Elle va de pair avec cet ouvrage; elle établi, de façon irréfutable, par le biais de nombreuses preuves, l’existence absolue de Dieu. Je le répète, cette question est indissociable de celle à savoir si une évolution a bel et bien eu lieu. De plus, elle établi fermement l’indéniable impossibilité d’une évolution, et ne laisse aucun doute quant à la raison pour laquelle le Dieu dit, à maints endroits dans la Bible: « L’insensé dit en son cœur: Il n’y a point de Dieu ! »

Le manque d’espace ne nous permet pas de reproduire ici toute cette brochure. Cependant, elle donne des preuves irréfutables sur des sujets tels que l’astronomie, les lois de la thermodynamique, l’écart des données sur les fossiles, le concept de la « complexité irréductible » de l’ADN et des cellules, la présence de « petits moteurs » à l’intérieur des cellules, la loi de la biogenèse, l’extraordinaire complexité du cerveau humain, le phénomène de l’œil humain, la nature des fourmis blanches australiennes, l’impossibilité pour certaines espèces de poissons et d’oiseaux d’avoir évolué, et la saisissante improbabilité mathématique que même une terre ait pu apparaître quelque part dans l’univers… par hasard. Ces preuves établissent non seulement l’existence de Dieu, mais aussi que le récit de la Création, dans la Genèse, constitue la seule explication possible sur l’origine de la vie.

L’évidence est claire, emphatique et irréfutable: elle établit le récit biblique de façon incontestable ! Le fait que certains « insensés » (c’est Dieu qui a choisi ce terme, pas moi) peuvent ignorer, rejeter ou chercher à discréditer ces preuves n’a rien à voir avec leur bien-fondé. Le livre des Proverbes me dit d’ignorer de tels individus: « Ne réponds pas à l’insensé selon sa folie, de peur que tu ne lui ressembles toi-même » (26:4). Les gens qui rejettent une preuve irréfutable sont des insensés; et ils ne méritent pas que l’on réponde à leurs aberrations. Cet ouvrage a été écrit pour ceux qui recherchent — qui veulent — la vérité !

Les évolutionnistes utilisent généralement des termes tels que: « nous pensons que… », « certaines raisons nous permettent de supposer que… », « il est possible que… », « à notre avis… », « il semble y avoir… », « la première forme de vie a dû apparaître… », « nous ne savons pas… », etc. Ces termes n’inspirent pas tellement confiance. La Bible, par contre, n’est pas incertaine ! Elle ne fait pas de spéculations ! Dieu n’a pas à le faire. Non seulement sait-Il qu’Il a créé l’humanité, mais Il sait aussi que cela peut être prouvé. Par conséquent, Il y fait des affirmations claires et positives, qu’Il exprime avec AUTORITÉ !

Réfléchissez à autre chose. Les évolutionnistes ne connaissent pas le BUT de la vie. Ils ignorent pourquoi ils sont nés. Ils rejettent l’autorité de la parole de Dieu parce qu’ils ne veulent pas qu’Il vienne « mettre Son nez » dans leur vie. Ils discréditent l’autorité de Sa parole, parce qu’ils croient qu’ils n’ont pas besoin de Lui obéir.

Je ne peux pas vous forcer à accepter les preuves de l’existence de Dieu. Cette décision vous incombe. Je ne peux pas vous obliger à agir selon les preuves de l’autorité de Sa parole. Il y a plus de trente-cinq ans, j’ai prouvé la fausseté de l’évolution, et je n’ai pas pu faire autrement que d’agir selon cette connaissance, si je voulais demeurer honnête et fidèle dans ma recherche de la vérité.

Rappelez-vous, c’est dans la Bible que se trouve le récit de la Création, par Dieu, en six jours, de toutes les plantes, de tous les animaux, et de l’homme lui-même. En démontrant la fausseté de l’évolution, ce sont tous les récits de la Bible qui sont du coup vérifiés — authentifiés — fondés — en tant que véritable enregistrement de l’apparition de toute vie sur terre. Nous venons d’établir la première grande preuve de la Bible. Cependant, tant que vous n’aurez pas lu la brochure Dieu existe-t-Il ?, cette preuve restera incomplète. Prenez le temps de la lire.

Le principe de cause à effet

Examinons maintenant une autre preuve importante: celle du principe de cause à effet.

La plupart des gens vivent leur vie ignorant pourquoi les choses « vont bien » ou « vont mal ». Ils semblent incapables de comprendre que ce qu’ils font, ou ne font pas, a un effet direct dans leur vie. La plupart ne réalisent pas que pour chaque cause il y a un effet ou, inversement, pour chaque effet il y a une cause. Les scientifiques comprennent ce principe dans le domaine de la physique, mais l’humanité ignore que cela s’applique également sur le plan spirituel. Considérez quelques points fondamentaux, et raisonnons ensembles. Comment, au juste, ce principe de cause à effet fonctionne-t-il dans la vie d’un individu ? Voyons quelques exemples simples.

Si vous prenez l’habitude de trop manger, que se passera-t-il ? Vous tomberez malade ou vous prendrez de l’embonpoint — ou les deux ! Il n’y a pas de mystère là-dedans.

Si vous buvez trop d’alcool, vous deviendrez ivre. Ce qui risquerait de vous donner un mal de tête le lendemain, ou une arrestation, ou, pire encore, d’être impliqué dans un accident d’automobile pouvant entraîner des blessures graves, voire même la mort, pour vous comme pour les autres. Il n’y a pas de mystère là-dedans non plus.

Si vous violez des lois, vous risquez d’aller en prison. Cela affecterait votre famille, vos chances d’embauche ou d’avancement, ainsi que tout votre avenir. Là non plus, il n’y a pas de mystère.

Dans ce sens, le principe de cause à effet a des répercussions dans votre vie — et dans celle de tous les habitants de la terre, et ce, de bien des façons.

Si les industries polluent l’environnement, il en résulte une eau ou un air pollué, ou même le problème très débattu du réchauffement global. Si les pays vont en guerre, il en résulte des bouleversements économiques, des épidémies, la famine ainsi qu’une misère générale pour tous ceux qui y sont impliqués. Si les parents négligent d’élever leurs enfants correctement, ou si les enfants n’obéissent pas à leurs parents, il peut en résulter de piètres performances à l’école, une dépendance aux drogues, un comportement criminel ou pire. Tout cela n’est pourtant pas difficile à comprendre.

La Bible est aussi un livre sur le principe de CAUSE à EFFET ! Elle contient des centaines de lois différentes, chacune impliquant le pouvoir de la cause à effet pour quiconque les observe, ou les transgresse.

Même si l’on peut identifier et connaître toutes les lois de la Bible, cela est sans rapport avec le fait de savoir si, oui ou non, leur transgression est punissable ou pas. Tout comme le fait de faire de la vitesse peut résulter en une contravention, peu importe si le conducteur connaît ou ignore la limite de vitesse, pareillement, tous ceux qui transgressent les lois divines encourent une pénalité, qu’ils sachent ou non qu’ils transgressent des lois spécifiques.

Regardez autour de vous. On n’y voit que confusion, pauvreté, maladie, ignorance, guerre, chaos et misère. Vous êtes-vous jamais demandé POURQUOI ? Pour quelle RAISON l’humanité n’a-t-elle jamais pu résoudre ces problèmes ? Et, pourquoi ceux-ci ne font-ils que s’aggraver avec les années ? Parce que tous les habitants de la planète transgressent systématiquement les lois divines.

Celui qui prétend avoir écrit la Bible dit ceci de Sa grande Loi, les Dix Commandements: « La loi donc est sainte [et “spirituelle”], et le commandement est saint, juste et bon » (Rom. 7:12, 14). Je le répète, considérez votre compréhension de base relativement au principe de cause à effet. En obéissant à ces lois, on est à même de prouver qu’elles procurent des bénédictions, des avantages et de bonnes choses à ceux qui leur obéissent. L’humanité a rejeté le Livre d’instructions qui lui révélerait la cause de tous ses problèmes et malheurs.

Encore une fois, le manque d’espace ne nous permet pas de couvrir, en détail, les nombreuses lois divines et leur relation avec le principe de cause à effet. Cependant Dieu promet, à travers toute la Bible, de bénir abondamment ceux qui acceptent, sur parole, chacune des promesses particulières qu’elle contient. (Lisez notre brochure gratuite: Doit-on obéir aux Dix Commandements ?)

Dieu promet de guérir tous ceux qui observent Sa Loi et qui ont foi en Son pouvoir de guérir (Ex. 15:26; Ja. 5:14-15). Il promet de grandes bénédictions à tous ceux qui observent Son sabbat (És. 58:13-14; Marc 2:27-28), et une bonne santé à quiconque obéi à Ses nombreuses lois de la santé. Chaque promesse implique l’application d’une bonne cause (l’obéissance), de manière à obtenir un bon effet (une bénédiction ou un avantage).

Dans chacun de ces cas, et dans bien d’autres, Dieu évoque une relation de cause à effet qui PROUVE l’inspiration divine de Ses instructions. Cela, cependant, n’est valable que pour ceux qui Le croient sur parole !

Le septique rejette — à son propre détriment — le raisonnement décrit ici, parce qu’il croit qu’il peut faire fi du principe de cause à effet. Mais celui-là qui est disposé à prendre l’Auteur de la Bible au pied de la lettre découvrira une foule de preuves démontrant que la Bible n’est pas le produit des hommes. Cet ouvrage n’a pas été écrit pour, et par conséquent ne peut pas aider, le septique à l’esprit fermé. En revanche, il peut certainement vous aider, vous, si vous restez ouvert aux ineffables preuves qu’il contient.

L’Évangile proclamé à travers le monde

Avant de couvrir une dernière mais l’une des plus puissantes preuves de la VÉRITABLE AUTORITÉ de la Bible, il nous faut examiner une autre preuve, qui nécessite une explication succincte et particulière.

Dieu appela Herbert W. Armstrong à l’automne de 1926. Il fut baptisé en 1927, et ordonné en 1931. Déjà au début de 1934, il commençait la diffusion d’une émission radiophonique et la publication du premier numéro du magazine The Plain Truth (fr. La Pure Vérité). Cet humble commencement, à Eugène, Oregon, marquait le début de l’accomplissement d’une prodigieuse prophétie biblique, laquelle prédisait le rétablissement et la proclamation, en tant que témoignage, du véritable Évangile du Royaume de Dieu à travers le monde, juste avant le retour de Jésus-Christ.

Le monde croit à un faux évangile, au sujet de la personne du Christ. Herbert W. Armstrong fut appelé pour proclamer avec puissance, à des centaines de millions de gens, la venue imminente du Gouvernement mondial du Christ — Gouvernement qui n’était plus prêché au monde depuis dix-neuf siècles.

M. Armstrong écrivit une série de deux articles prouvant l’autorité de la Bible. Voici d’ailleurs un extrait tiré de la conclusion du dernier des deux et qui développe l’histoire présentée plus tôt:

« Il y a une PREUVE actuelle de l’existence de Dieu et de l’authenticité de la Bible. Elle se rapporte à l’article que vous avez en ce moment sous les yeux, de même qu’à l’Œuvre qui l’a produite.

« La prophétie centrale, donnée par Jésus-Christ Lui-même, se trouve dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21. Il s’agit de trois récits, présentés par trois auteurs inspirés écrivant au sujet d’un même thème.

« Voyons ce que dit Matthieu 24:14: “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.” Ce sont là les paroles de Jésus, répondant à une question posée par les apôtres: “Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?” (verset 3). C’est d’ailleurs le seul endroit dans la Bible où apparaît l’expression “la fin du monde”.

« Jésus S’adressait alors à Ses disciples au sommet du mont des Oliviers, en face de Jérusalem, du côté est. L’Évangile du Christ, le seul Évangile qu’Il a proclamé et enseigné, est celui du Royaume de Dieu. Au verset 11 de ce même chapitre, Jésus les avertit du fait que plusieurs faux prophètes s’élèveraient. Au verset 4, Il avertit les apôtres en ces termes: “Prenez garde que personne ne vous séduise.” Jésus était venu en tant que Messager, apportant de la part de Dieu un message au sujet du Royaume de Dieu. Ce message constituait Son Évangile. Mais bientôt, beaucoup ignorèrent l’Évangile de Jésus — le Royaume de Dieu — et annoncèrent seulement qu’Il était le Christ.

« Dans Galates 1:6-7, nous apprenons que les gens, vingt ans seulement après que l’Église fut fondée, se tournaient déjà vers un autre évangile, différent de celui que Jésus avait enseigné.

« Cela continua durant 1 900 années. Puis, commençant en 1934, l’Église de Dieu mit sur les ondes l’actuelle émission le Monde à Venir (The World Tomorrow, en langue anglaise) proclamant au monde, pour la première fois, en 1 900 ans, l’Évangile DU ROYAUME. Au cours des années pendant lesquelles nous avons proclamé cet Évangile, les armes de destruction massive capables d’anéantir l’humanité entière, ont été produites. La FIN DU MONDE — DE CET ÂGE — EST PROCHE !

« Ce fait même est une autre preuve de l’autorité de la Bible.

« Oui, IL EST GRAND TEMPS QUE VOUS CONNAISSIEZ LA VÉRITÉ ! »

— Herbert W. Armstrong, La Bible — SUPERSTITION OU AUTORITÉ ? Pouvez-vous le prouver ?, p. 15.

La réalisation de cette prophétie est perpétuée par l’Église Restaurée de Dieu, qui continue l’Œuvre que Dieu avait commencé par M. Armstrong.

La preuve de la prophétie

Par la citation précédente, nous avons commencé à démontrer la preuve, la plus puissante — et peut-être la plus convaincante —, de l’autorité de la Bible. Elle demeure incontestable.

Tout le monde veut connaître ce que l’avenir lui réserve. De plus en plus de gens se tournent vers des devins, des « canaliseurs », les cartes de tarots et ceux qui lisent les lignes de la main, les diseurs de bonne aventure, ceux qui regardent dans les boules de cristal, et vers toute sorte de médium de ce genre, pour qu’ils leur disent ce qui va arriver. Et ils paient pour ce « service ». Peu de gens, cependant, se tournent vers Dieu, la seule Source infaillible, pour connaître les événements importants qui se produiront bientôt dans le monde entier.

Peu de gens, aussi, comprennent que près du tiers de la Bible est prophétique — qu’il s’agit d’un livre d’histoire qui rapporte, à l’avance, l’histoire qui y est consignée.

Que feriez-vous si je vous proposais de vous annoncer des événements majeurs devant se produire bientôt, en vous fournissant des preuves incontestables à l’effet qu’ils auront lieu ? Que diriez-vous si je pouvais vous citer, en détail, les tendances et les événements spécifiques qui affecteront chaque pays du monde ? Et, si je vous disais que je ne vous chargerais rien pour cela, que je vous l’offrirais gratuitement… seriez-vous intéressé ?

Eh bien, c’est précisément ce que je peux faire ! Je peux même vous montrer où et comment vous pouvez l’apprendre vous-même ! de cette façon, vous aurez l’assurance que ce que vous aurez appris aura effectivement lieu, et ce, avec la même certitude que le soleil va se lever demain. Nul doute, une fois que vous aurez terminé la lecture de cet ouvrage, vous ne douterez plus jamais de l’autorité de TOUTE la Bible — et de tous les sujets qui sont abordés dans les deux autres tiers !

Dieu lance un défi aux incrédules

Considérez le grand défi suivant de la part de Celui qui prétend être le Dieu de la Bible. « Présentez votre cause, dit l’Éternel; EXPOSEZ VOS PREUVES, dit le Roi [Dieu] de Jacob. Oui, qu’ils les produisent ! Qu’ils nous déclarent ce qui doit arriver ! Dites-nous les prédictions que vous avez faites jadis; et nous y ferons attention pour en constater les suites; ou bien faites-nous connaître les événements à venir; annoncez les faits qui arriveront plus tard, et nous saurons que vous êtes des dieux. Faites aussi du bien ou du mal; nous en serons les témoins et nous pourrons admirer… Allons, vous n’êtes rien, et ce que vous faites est le néant même; c’est une abomination que de s’attacher à vous ! » (És. 41:21-24 — version Synodale).

Qui osera relever le défi de Dieu ?

L’accomplissement des prophéties témoigne de l’autorité divine de la Bible. Aucun être humain ne peut prédire, à l’avance, des événements, et encore moins dans leurs moindres détails, qui doivent se produire dans des centaines, voire des milliers d’années. Personne ne peut affecter le cours de l’histoire des villes, des États ou des royaumes pour les siècles à venir. Voilà pourquoi il est dit que la prophétie constitue un défi que n’osent relever les septiques ! Comme c’est vrai !

Dans le verset cité plus tôt, Dieu ridiculise en quelque sorte de tels septiques.

L’Auteur de la Bible déclare, dans Ésaïe 46:9-10: « Souvenez-vous de ce qui s’est passé dès les temps anciens; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre, je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; je dis: Mes arrêts subsisteront…. » Seul un Être omnipotent possède le pouvoir de produire des événements s’étendant sur plusieurs siècles, voire des millénaires. Seul Dieu peut créer ou détruire des nations ou prononcer la sentence d’une civilisation entière, et voir à ce que Ses arrêts subsistent.

Oui, la prophétie est une solide preuve de l’existence de Dieu. Examinons maintenant la prophétie la plus longue de la Bible.

Le Moyen-Orient et son rôle prophétique

Les événements au Moyen-Orient ont une signification beaucoup plus grande que ce que la plupart des gens comprennent ! On dit qu’à tous les huit ans le Moyen-Orient subit une autre guerre. L’histoire récente témoigne de la justesse de cette déclaration. Cette région géographique a été un chaudron bouillonnant d’agitations, de controverses et de terrorisme. Ça fait une éternité qu’elle n’a pas connu la paix. La solution à ses problèmes est fort complexe. Et, cette brochure va démontrer qu’il n’y a que Dieu qui puisse y remédier.

Le monde entier est lié au Moyen-Orient d’une façon remarquable. Les problèmes qui y existent ne vont pas s’éclipser, et le monde ne peut pas les ignorer, en regardant ailleurs !

Le Moyen-Orient est au cœur d’une grande prophétie. Le monde en est ignorant. Mais, pour ceux qui veulent connaître le Plan de Dieu, il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Les faits concernant ce Plan peuvent être connus. Le Dieu suprême, qui a fait les cieux et la terre, dispose de la clef qui permet de connaître et de résoudre « les problèmes du Moyen-Orient ». Vous n’avez pas à l’ignorer — vous pouvez connaître Sa solution.

Daniel — une prophétie stupéfiante

Dieu exécute un Plan magistral ici-bas. La plupart des gens ignorent totalement qu’il existe un but pour l’humanité, encore moins le connaissent-ils ! Le présent et l’avenir du Moyen-Orient joue un grand rôle dans le Plan magistral de Dieu. Ils sont au cœur d’une étonnante prophétie qui affectera la vie de tous les habitants de la terre, avant la fin de cet âge. Il y a plus de 2 500 ans, Dieu inspira Daniel à rapporter une grande prophétie, qui comporte plusieurs virages et tournants fascinants à travers l’histoire. Cette prophétie culminera avec les terribles événements qui surviendront à notre époque ! Ces événements exceptionnels, lesquels ont été scellés, fermés jusqu’à cette époque, stupéfieront et affecteront toutes les nations.

Certaines prophéties bibliques sont générales. D’autres sont très spécifiques. D’autres impliquent un seul événement, devant se produire à un moment précis dans le temps, tandis que d’autres, encore, s’accomplissent lentement, en s’étendant sur plusieurs années, plusieurs siècles, voire même plusieurs millénaires. La prophétie de Daniel implique plusieurs autres prophéties mais de moindres envergures. Nous allons les examiner, une par une, jusqu’à ce que nous arrivions à notre époque.

Presque tous les théologiens s’empressent de donner leurs opinions sur les nombreuses prophéties bibliques. Ils « interprètent » la Bible comme ils le jugent bon. Mais le véritable étudiant de la Bible, lui, doit toujours laisser la Bible s’interpréter elle-même ! Nous nous apprêtons à examiner un long chapitre dans la Bible. Et, il deviendra clair qu’il n’existe qu’une seule façon d’expliquer chacun des quarante-cinq versets différents qu’il comprend. L’accomplissement de chacun de ces versets n’a rien à voir avec le raisonnement, les opinions ou l’interprétation humaine !

Plusieurs de ces prophéties se sont réalisées exactement comme Dieu L’avait prédit. Elles font maintenant partie de l’Histoire. Ces faits peuvent maintenant être examinés. Ce sont des preuves irréfutables attestant qu’un Être suprême les avait d’abord prédites, et les avait ensuite accomplies !

Cette longue prophétie se trouve au 11e chapitre du livre de Daniel. Au chapitre 10, Daniel est ahuri — complètement stupéfait, bouleversé par les révélations divines sur ce qui allait arriver « dans les derniers jours ». Le chapitre 12 joue un rôle dans la conclusion du long chapitre 11.

Gardez à l’esprit que ce sont les hommes qui ont divisé la Bible, en y insérant des chapitres et des versets. Bien que cela soit souvent utile aux étudiants de la Bible, cela peut aussi, par inadvertance, rompre de longues histoires ou pensées ou, comme dans ce cas-ci, des prophéties — ce qui, bien souvent, obscurcit ou fait perdre de vue le sens réel et la portée du sujet en question.

Dieu donna cette prophétie à Daniel au cours de la troisième année du règne de Cyrus, roi de Perse (10:1).

Une prophétie sur deux grands rois

Daniel a écrit que deux rois puissants (deux royaumes rivaux, en fait) joueraient un rôle important dans les événements au Moyen-Orient, jusqu’au temps de la fin. Ces rois préparaient le terrain pour le déroulement d’événements futurs extrêmement importants, culminant avant le retour du Christ !

Ouvrez votre Bible, et lisez chaque verset, accompagné du texte de cette brochure. Aucune autre approche ne produira le même effet. Deux versets clefs préparent le terrain. Dans Daniel 10:21, l’archange Gabriel dit à Daniel: « Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité. » Le chapitre 11 nous place dans le temps. Le verset 2 continue: « Maintenant, je vais te faire connaître la vérité. » Lorsque Dieu prédit des événements, Il dit la vérité ! Ses paroles sont certaines ! Et elles s’accompliront ! Puisque aucune Écriture ne peut être anéantie (Jean 10:35), aucun verset relatif à cette prophétie ne le peut non plus !

Considérez les versets suivant: « Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan. Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra » (Dan. 11:2-3).

Qui sont ces quatre rois — dont le quatrième est plus puissant que le premier ? Et, qui est le « vaillant roi » ? Daniel parlait des trois premiers rois comme étant Cambyse II, Smerdis (ou Bardiya), Darius de Perse et Xerxès Ier, qui a été le plus grand et le plus riche des quatre. Ce fut Xerxès Ier qui provoqua la guerre contre la Grèce.

Il nous faut maintenant examiner plusieurs passages dans Daniel 8. Le père d’Alexandre le Grand, le roi Philippe II de Macédoine, avait conçu un plan magistral pour conquérir et vaincre l’Empire perse avec une armée grecque. Mais il mourut avant d’exécuter son plan. Ce fut donc son fils, Alexandre le Grand, qui envahit la Perse à sa place. Son armée vainquit l’armée perse lors de la célèbre bataille d’Issos, en l’an 333 av. J.-C. (Dan. 8:2, 5-6). Deux ans plus tard, en 331 av. J.-C., lors d’une deuxième bataille à Arbèles (auj. Erbil, Irak), Alexandre écrasa complètement l’Empire perse. Ayant déjà conquis l’Égypte peu avant, Il poursuivit cette bataille, détruisant tout sur son passage, depuis le Moyen-Orient jusqu’en Inde. Ceci s’est produit conformément à ce qui avait été prophétisé !

Voici ce que Daniel 11:4 dit d’Alexandre: « Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi puissant qu’il était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux. »

Plusieurs historiens s’accordent pour dire qu’Alexandre mourut soudainement, à l’âge de 32 ans. « Retranché de manière inattendue dans la force de l’âge, Alexandre ne laissa aucun héritier de sa puissance et ses projets disparurent avec lui » (Rawlison, A Manual of Ancient History, p. 237 — c’est nous qui traduisons tout au long). Son empire fut partagé en quatre parties, parce qu’il n’avait pas laissé d’héritier — exactement comme Dieu l’avait prédit.

L’Empire fut divisé en quatre parties par les généraux d’Alexandre (représentés ici par « les quatre vents des cieux » — ou directions vers lesquelles le royaume fut divisé:

1. Ptolémée, qui gouvernait l’Égypte, la Palestine et une partie de la Syrie.

2. Séleucos, qui dominait le reste de la Syrie, la Babylonie et les territoires situés à l’Est, vers l’Inde.

3. Lysimaque, qui régnait en Asie Mineure.

4. Cassandre, qui était à la tête de la Grèce et de la Macédoine.

À partir de ce moment-là, la prophétie prédit les activités de deux des quatre rois ou divisions de territoire. La Syrie représente « le roi du nord ». L’Égypte (v. 5) représente « le roi du midi » parce qu’elle se trouve au sud, ou au midi, de Jérusalem. (Jérusalem étant le point central de toute prophétie, les directions sont par conséquent établies en identifiant les endroits par rapport à Jérusalem.) Ces deux royaumes se sont souvent livrés des guerres à travers la Palestine — la Terre sainte. Cette région fut tour à tour annexée à l’un et à l’autre, selon l’issue de la dernière bataille.

Ptolémée I, appelé Sôtêr, fit de l’Égypte une puissance beaucoup plus importante et dominante que du vivant d’Alexandre. Séleucos devint également un homme très puissant. En l’an 312 av. J.-C., ce dernier avait établi un royaume tout aussi puissant, en Syrie. Ces deux royaumes devinrent, et représentent respectivement, le « roi du midi » et le « roi du septentrion », lesquels sont mentionnés tout au long de cette prophétie. Daniel 11:5 déclare: « Le roi du midi deviendra fort. Mais un de ses chefs sera plus fort que lui, et dominera; sa domination sera puissante. »

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 20:41
Le témoignage de Luc Delière
 
Si vous avez un peu de temps pour me lire, je vais vous raconter comment Satan derrière la Franc-Maçonnerie nous a détruits, mon fils, ma mère et moi. Mais nous sommes encore vivants, malgré des tentatives (de notre part) … pour en finir. Car l’épreuve qui nous assaille depuis ma démission définitive de la Loge est longue, très éprouvante, et ce encore à ce jour, 8 ans après.

En 1998 j’ai décidé de rompre avec le Grand Orient. J’étais bien considéré, 20 années de présence, j’y avais de nombreux vrais amis, d’excellents "frères". Mais bien des années avant (1987), je m’étais converti à Christ dans la douleur, pour des raisons familiales, problème de couple, divorce etc... Durant ces événements difficiles, je me suis approché de Jésus, souvent maladroitement mais obstinément, ce qui ne fut guère facile, et tout cela en fréquentant la loge de moins en moins. Un jour j’ai décidé de vivre autrement, d’être en ordre avec Jésus, car il est vrai que je n’avais toujours pas été convaincu de l’impossibilité de fréquenter et la loge, et de vivre avec Christ. Il s’agit pourtant là de deux voies opposées.

A ce sujet, il est intéressant de lire les condamnations exprimées par l’église catholique, ne serait-ce que pour information, car il faut avouer que de ce côté-là, elle a très vite perçu l’orientation diabolique de la F-M, et malgré la mode (morale) qui évolue avec les siècles, sa position reste heureusement inchangée.

Il faut savoir qu’une fois membre rien ne paraît anormal, nous avions tous la conviction d’appartenir à un super club ou seule l’élite (nous) est présente. C’est un aveuglement profond qui de suite nous conditionne à tout accepter, malgré les rituels symboliques qui n’ont rien d’euphorisant, car se retrouver dans une petite pièce sombre, sans fenêtres, les murs peints en noir, pièce dans laquelle se trouve une chaise, une vieille table en bois sur laquelle trône un authentique crâne humain, un stylo et quelques feuilles de papier pour répondre à quelques questions de type philosophique, tout cela révèle une situation trop étrange pour rassurer. Un verre d’eau également pour les plus émotifs. Cette épreuve dure de 1 à 2 heures, voir plus. Tout être sensé et connaissant Dieu devrait au bout de quelques minutes décider de quitter les lieux, et ce, en courant. Mais hélas, l’individu, qui pourtant n’est toujours pas initié (membre) mais seulement observé et interrogé depuis deux ans, (certaines enquêtes peuvent durer plus de 5 ou 6 ans), en acceptant l’éventualité de postuler, l’éventualité d’être reçu, ouvre dès lors une porte qui jamais ne se refermera, car il s’offre à Satan, qu’il en soit conscient ou non, ce fait est inéluctable. Par la suite, il ne cessera lors des divers rituels de passage de grades, d’ouvrir toujours plus l’accès aux œuvres démoniaques qui gèreront sa vie, et qui de fait, auront
un impact sur les siens et leur descendance.

Les crânes, les cercueils lors de certain passage de grades, ainsi que bien d’autres bizarreries du même genre ne permettent pas une prise de conscience pourtant logique en ces circonstances. L’individu perd très vite toute notion de bien et de mal, et est complètement régi par la morale maçonnique qui à ses yeux est la seule qui soit sensée. Dans cet égarement, j’ai été approché par un "frère maçon" très sympathique au demeurant, radiesthésiste notoire, qui décela de suite cette sensibilité particulière me permettant d’agir comme lui, voire mieux. Les tests furent faits et réussis, et… voilà comment l’occultisme se greffa à mon athéisme stupide. Comme quoi un malheur ne vient jamais seul.
Cet occultisme m’a rattrapé après ma démission car la précarité de ma vie nécessitait de ma part d’agir, l’épreuve étant longue et particulièrement pénible.

Heureusement, j’ai vécu avec Jésus Christ une expérience extraordinaire, il m’accorda subitement la nouvelle naissance en l’année 2005. Cette expérience est en soi un autre témoignage, tellement extraordinaire, mais ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Toutefois quelques mots, car Jésus s’est emparé de moi ce jour-là avec force et puissance, et cela en accentuant les faits par le baptême de Saint-Esprit, la prière à voix haute (peu importe l’entourage), des visions, etc. Il m’a interpellé pour m’interdire formellement toute action occulte, radiesthésie, et dès ce jour, j’ai pu rompre instantanément et définitivement avec cette partie d’héritage maçonnique. De cela, de cette période, il reste d’ailleurs des traces sur le net qu’il m’est impossible de supprimer malgré mes nombreuses démarches auprès des sites en question, mais après tout, qu’ai-je à cacher puisque ma vie désormais appartient à Christ. J’ai été guéri miraculeusement récemment, d’une douleur persistante, présente depuis plus de quarante ans. Aucune intervention chirurgicale n’était envisageable pour apporter une amélioration.

À un certain moment de la vie maçonnique, des initiations particulières sont réalisées pour ceux qui courent derrière les grades et se font une fierté d’arborer des décors de plus en plus précis. Nul n’est à l’abri de l’orgueil, de la vanité, du syndrome du pouvoir. Et le pouvoir s’obtient très vite, quelques grades plus haut, sans devoir pour cela atteindre les sommets. Le 3ème grade déjà (maître) vous permet d’être membre de la commission et d’évoluer vers la position de "vénérable maître", patron de l’endroit pour 4 ans. Avec tous les pouvoirs. C’est en progressant vers les "hauts grades" que des révélations de plus en plus ténébreuses devraient permettre de prendre conscience de l’absurde de la situation, et pourtant l’aveuglement reste constant.
Personne ne réagit !

Il n’est possible de réaliser la réalité de tous les liens de ce mauvais choix que lorsque l’on en est sorti de manière définitive et non "en sommeil".

Et en sortir, voilà le problème. En fait, il n’existe qu’une seule façon de faire, c’est la "mise en sommeil". D’ailleurs si vous rencontrez des maçons qui ont démissionné et qui n’ont rien vécu de particulier, si leur vie a continué sans accroc, sachez qu’en fait ils sont toujours maçons, en congé tout simplement. Car si des années après, ce qui arrive dans la plupart des cas, ils décident de retourner voir les "frères", il leur suffit de frapper à la porte, plus besoin d’enquête, d’examen, de vote, d’initiation. Bienvenue mon frère, reprends ta place.

Pour ma part, ou j’écrivais un discours, ou quelques lignes très précises. En 3 ou 4 lignes ce fut chose faite. J’ai bien précisé "pas de mise en sommeil" mais une "démission définitive", avec l’interdiction de mon vivant (et après) d’approcher mon fils afin de le corrompre.

Je dois dire que jamais je n’ai eu d’ennuis avec Pierre, Paul ou Jacques, veuillez m’excuser du choix de ces prénoms. L’ennemi invisible s’est occupé de moi sans utiliser qui que ce soit (à ma connaissance), il s’est simplement servi des circonstances de la vie. J’étais un homme d’affaire prospère, 2 sociétés, 15 salariés, plus des sous-traitants, une villa de luxe, Mercedes, et tout ce qui va avec. L’année suivante j’avais des contrats pour des montants extrêmement importants. Je touchais au but que je m’étais fixé lors de ma jeunesse, ayant tout fait pour sortir du milieu ouvrier qui était le mien.

En quelques mois tout à été perdu, sans faillite, ce qui déjà n’est pas courant, des faux sont apparus dans ma comptabilité, ma villa a brûlé, j’ai changé de voiture, une Jaguar sport… Je l’ai gardée 6 heures, accident incompréhensible : 20 ans sans accident et pourtant plus ou moins 80.000 km par an. J’ai voulu faire expertiser la voiture mais impossible, perte totale. Ennuis avec la police, ils m’ont battu pendant des heures, une nuit au poste, plainte de ma part, des années plus tard tribunal, séance reportée deux fois, puis à la troisième ils mentent et ont des versions contradictoires sous serment, 4ème séance, je suis condamné 1.500 € d’amende et/ou 2 mois de prison. Voilà les anecdotes. J’oubliais, pour l’incendie l’assurance a payé, mais quelqu’un s’est emparé de l’argent sur mon compte, et…. pas de suite.
Mon fils n’a pu faire d’études, moi sans travail, impossible de rembourser le moindre petit crédit ridicule, j’ai été fiché, j’ai connu la valse des huissiers, etc. Et évidement, les banques c’est fini, plus question de négocier un prêt ni d’avoir une relation d’affaire avec elles. J’ai encore la force et la volonté de recommencer. 54 ans ce n’est pas dramatique, mais pas moyen pour l’instant de mettre le pied à l’étrier.

Aujourd’hui, malgré toutes mes démarches, je subis encore d’énormes oppositions dans ma vie. Mes dettes seront entièrement réglées d’ici un ou deux mois, alors que l’argent est au service de médiation judiciaire depuis plus d’un an… Aujourd’hui j’ai une allocation qui permet de manger et de payer le loyer d’un appartement minable dans un quartier qui l’est tout autant.
Voilà les dégâts qu’impose l’ennemi à ceux qui le quittent. Pas facile tout ça, pas facile du tout, mais il faut être conscient de cette réalité et agir si on le peut.

Après ma démission, j’ai recherché la délivrance pour couper tous les liens démoniaques dont j’étais victime ainsi que ma descendance.

L’ennemi est là, bien présent, et pour une fois on peut le désigner du doigt, le dénoncer matériellement, concrètement. Il ne faut pas se voiler la face, mais au contraire se dresser et combattre car nous ne sommes pas de son parti, voilà ce à quoi j’invite tous les "maçons", fuir le mauvais combat, décider de faire le choix qui sauve et non celui détruit malgré les apparences trompeuses.

Dieu est un Dieu jaloux et ne nous autorise pas à nous soumettre corps et âme en dehors de lui. Or Dieu n’est pas évoqué en Franc-Maçonnerie, car on laisse le libre choix à chacun de créer son propre dieu, via le "Grand architecte de l’univers" qui n’est autre que la liberté luciférienne, l’offrande de sa vie à l’ennemi, un pacte symbolique avec le diable.
J’aime à penser que toute cette démarche qui a bouleversé ma vie, m’a permis de quitter le "grand architecte" pour le "petit charpentier".

Il m’arrive souvent de me souvenir avec émotions des amis que j’avais là-bas. Je prie pour eux car ils ne sont en rien (pour la plupart) conscient de cet emprisonnement. Excepté s’ils ont atteint les hauts grades, là ils savent !

Je pense souvent à Paul et son épouse M, à un autre Paul (domaine de la construction) cet ami qui un jour m’a aidé, à André (poète et écrivain), à un autre André et son épouse qui adhéra, elle aussi à une loge féminine, à Etienne et son épouse F, Etienne également un jour m’a rendu service tout comme son épouse, je n’ai rien oublié. S’ils me lisent, qu’ils sachent tous que je prie pour eux.

Luc Delière     
lucdeliere@yahoo.fr
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 13:26
Chers bien-aimés frères, sœurs et amis de tous les horizons,

En cette nouvelle année 2009, c’est pour mon épouse et moi un bonheur immense de vous présenter tous nos vœux de paix, d’amour, de salut, de santé et de prospérité en JESUS-CHRIST, pour vous-mêmes, pour vos épouses, vos époux, vos enfants, vos parents, votre famille, vos connaissances et tous ceux de votre maison !

Que l’ETERNEL vous exauce au jour de la détresse, Que le nom du DIEU de Jacob vous protège! Que du sanctuaire il vous envoie du secours, Que de Sion il vous soutienne! Qu’il se souvienne de toutes vos offrandes, Et qu’il agrée vos holocaustes! Qu’il vous donne ce que votre coeur désire, Et qu’il accomplisse tous vos desseins!

Réjouissez-vous de Son Salut, Levez l’étendard au nom de notre DIEU; L’ETERNEL exaucera tous vos voeux.
Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux; Nous, nous invoquons le nom de l’ETERNEL, notre DIEU. Eux, ils plient, et ils tombent; Nous, nous tenons ferme, et restons debout (Psaume 20).
Nous vous en conjurons, au nom de l’amour que nous vous portons, confiez-vous en l’ETERNEL !

Que l’ETERNEL vous bénisse en ce nouvel an 2009, et qu’il vous garde! Que l’ETERNEL fasse luire sa face sur vous, et qu’il vous accorde sa grâce! Que l’ETERNEL tourne sa face vers vous, et qu’il vous donne la paix!
C’est ainsi que nous mettons le nom de notre DIEU sur vous, et que nous vous bénissons, tous, autant que vous êtes ! (Nombres 6)

Que la voix puissante et terrible de l’ETERNEL ordonne à la nature entière de travailler à votre bonheur et à la réalisation de tous vos projets, et qu'il accorde la paix, SA PAIX, à la Côte d'Ivoire ! Amen !! (Psaume 29)


Madame et Monsieur Fernand AGBO DINDE

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 13:54

Sur le plan social

 


          Honnêtement, j’hallucine toujours de voir des pasteurs ivoiriens s’offrir des véhicules 4X4 de 7 à 10 millions de francs CFA ou des Mercedes de 3 à 5 millions, dans des églises où les jeunes n’ont pas d’emplois, où des sœurs en CHRIST ne demandent que cinquante mille francs pour vendre de l’alloco, deux cents mille francs pour vendre des articles vestimentaires ou un million de francs pour installer une PME (pour ne pas être tentées de se livrer à la fornication devant l’urgence de faire face aux contingences immédiates de la vie, aux besoins quotidiens), dans des églises où l’offrande dominicale de la fin de mois n’atteint même pas cinq cents mille francs, bien souvent !

 

Comment comprendre que dans des assemblées chrétiennes où des veuves et des orphelins sont sans assistance, où des bien-aimés n’arrivent pas à avoir un repas correct par jour, on puisse demander aux chrétiens de se cotiser pour acheter une voiture d’un tel standing au pasteur, tout simplement parce qu’il veut être à la mode, faire comme ses collègues et paraître prospère dans le ministère ?

L’argument souvent avancé est de fournir à l’Homme de DIEU un moyen de déplacement, un moyen de déplacement digne de DIEU. Est-ce vraiment de DIEU qu’on est en peine ou de notre propre prestige ? La question reste posée.

Entre temps, le social est quasi inexistant, dans nos assemblées. Aucune politique véritable dans ce sens. Rien que de l’à peu près, de l’informel, du bricolage. Aucune planification, aucune prospective, aucune réflexion sérieuse, aucune véritable volonté, rien que de l’amateurisme. Occupés que nos pasteurs sont à défendre leur pain, leur cagnotte financière et les chasses gardées que sont devenues nos églises entre leurs mains.

Et pourtant, ce ne sont pas les compétences qui manquent, en la matière ! Et pourtant, s’il y a une communauté humaine qui doit être leader du social dans le monde, ce devait bien être l’Eglise de JESUS-CHRIST !

A part quelques églises évangéliques comme l’Eglise Baptiste Œuvres et Missions Internationales qui ont des projets d’hôpitaux, d’écoles, d’universités, de centres d’accueil et des projets économiques bien conçus, la plupart de nos églises naviguent à vue. Par la méchanceté, l’égoïsme, le manque de vision ou l’ignorance de nos pasteurs ? C’est à voir.

 

L’argent s’est rendu maître du cœur de bien de serviteurs de DIEU, dans ce pays. Du plus grand nombre, pour être franc et plus exact.

C’est la course effrénée à la richesse (la dérive des placements d’argent en a été une parfaite démonstration), au luxe, aux voitures de marque, aux portables de dernier cri, aux voyages touristiques aussi inutiles que coûteux. Mais diantre (je m’excuse), on fait quoi des âmes qui se perdent et des pauvres de l’Eglise ?

Au point que cette situation a gravement déteint sur la consécration de nos pasteurs et sur l’esprit de veille stratégique de l’Eglise, dans le combat spirituel national. La Côte d’Ivoire paye, aujourd’hui, un lourd tribut à cette légèreté coupable.

 

L’Eglise de Côte d’Ivoire a un potentiel énorme qui aurait pu servir à faire éclater la gloire et la puissance de DIEU, dans toute l’Afrique. Il n’y qu’à voir la consistance des enveloppes de nos dîmes et offrandes, nos temples magnifiques et les voitures de standing de nos pasteurs pour le comprendre. C’est un gâchis énorme !

Qu’est-ce qui est le plus important : Le peuple du SEIGNEUR ou le confort de nos temples de bétons « dédiés » à DIEU et le prestige de nos pasteurs ?

On me dira qu’il faut bâtir la Maison de DIEU et l’honorer. Entièrement d’accord ! Mais cela ne sert à rien de construire des églises luxueuses quand il y a des veuves et des orphelins délaissés et des indigents en détresse. Cela n’a aucun sens. Ni biblique ni humain.

 

Le SEIGNEUR serait plus heureux que toute cette masse d’argent serve non seulement à s’occuper de ses serviteurs et de sa maison, mais aussi et surtout, à prendre en charge les indigents de son peuple et à prendre soin d’eux. Le reste vient ensuite.

 

« La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du SEIGNEUR JESUS. Et une grande grâce reposait sur eux. CAR il n’y avait parmi eux aucun indigent... » Actes 4 : 32 à 34.

 

Remarquez la structure de ce texte : « Une grande grâce reposait sur eux CAR il n’y avait parmi eux aucun indigent ». La grande grâce qui reposait sur le peuple des Actes des Apôtres était la conséquence du fait qu’ils avaient résolu le problème des indigents, dans l’Eglise.

Ce lien étroit est établit par la conjonction de coordination CAR. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, ce ne sont pas les actes de démonstration de puissance des Apôtres qui ont attiré sur le peuple cette grande grâce mais plutôt le soin accordé aux indigents.

Eglise de Côte d’Ivoire, pouvons-nous comprendre cela ?

 

Le SEIGNEUR est-il plus attaché à un bâtiment de briques et de ciment qu’au bien-être de ses enfants qui constitue la vraie Eglise de JESUS-CHRIST ? Ne pas le comprendre, c’est avoir fait naufrage par rapport à l’esprit des Saintes Ecritures ! C’est-à-dire, l’AMOUR ! C’est cela le vrai esprit du berger. Le vrai berger.

Si nos pasteurs acceptaient vraiment de vivre comme JESUS (avec un esprit d’abnégation et de consécration), cette masse impressionnante d’argent aurait fait des miracles et aurait fait monter à DIEU des tonnerres d’action de grâce et de chants de louanges de nouveaux rachetés, gagnés par l’évangélisation, et d’indigents.

 

         On me dira que les temps ont changé et que les époques ne sont pas les même, mais JESUS se déplaçait-il en char ? En son temps, avec le peuple immense qui le suivait, n’avait-il pas les moyens de se payer un tel moyen de déplacement ou tout simplement un cheval ou même un âne ? Pour se rendre à Jérusalem, il a dû emprunter un ânon.

Ce qu’il faut retenir de la vie consacrée de JESUS, ce n’est pas sa pauvreté ou sa richesse mais plutôt son esprit. Celui d’avoir volontairement choisi de vivre entièrement pour les autres, de vivre dans l’abnégation bien qu’ayant, de par son immense influence sur le peuple, la possibilité de vivre comme un prince.

C’est cela que les serviteurs qu’il a envoyés vers Son Peuple devraient retenir et non autre chose. JESUS a dit à ses disciples :

 

« Il n’ont pas besoin de s’en aller ; donnez-leur vous-mêmes à manger » Matthieu 14 : 16.

 

         Nos pasteurs ivoiriens, ne devraient pas se servir eux-mêmes, mais plutôt servir le peuple du SEIGNEUR ! C’est cela leur appel : Paître le troupeau de DIEU. Cela sous-entend, lui enseigner les Ecritures, en faire une armée de disciples, le nourrir, le soigner et lui apporter du réconfort.

Ils ne devraient rien exiger de ce peuple, mais laisser le SEIGNEUR toucher son cœur pour satisfaire à leurs besoins, selon sa volonté.

Eux, ils devraient se consacrer à la prière et à la prédication de la parole, comme l’ont dit les Apôtres, dans Actes 4 : 6.

 

 

Conclusion

 


          La Côte
d’Ivoire a connu l’évangile pentecôtiste, voici maintenant un demi-siècle. Elle a gravement failli sur les plans de l’évangélisation nationale,  de l’œuvre missionnaire et du social, trois domaines qui tiennent absolument à cœur au SEIGNEUR. Une telle démission de l’Eglise ne peut être sans conséquences dommageables.

50 ans après avoir reçu l’Evangile, le moment est venu pour la Côte d’Ivoire de rendre des comptes « au prince de haute naissance » qui est allé au pays lointain se faire invertir de l’autorité royale, JESUS CHRIST.

 

« Prépare-toi à la rencontre de ton DIEU, ô Israël ! » Amos 4 : 12.

 

« Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux églises » Apocalypse 2 : 11.

 

 

 

 

DINDE Fernand AGBO

Enseignant d’Education Permanente

dindefernand@yahoo.fr

Cell. (225) 07 04 71 11

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 13:47

Chers bien-aimés frères et sœurs en CHRIST,

 

 

Cela fait, aujourd’hui, un peu plus d’un demi-siècle que la Côte d’Ivoire a connu la pénétration de l’Evangile du salut (pas de la religion, qui elle remonte à plus d’un siècle et n’a servi qu’à aliéner davantage nos populations), avec l’arrivée des premiers missionnaires pentecôtistes.

50 ans après, le SEIGNEUR est en droit de lui demander des comptes, de par sa position de pays locomotive de la sous-région ouest africaine, d’abord sur le plan économique (40% du PIB de la CEDEAO et 60% du flux monétaire ouest africain), ensuite, sur le plan politico démographique, si je puis ainsi m’exprimer (26% d’étrangers, 1er pays d’accueil au monde, en termes de pourcentage) et enfin, sur le plan politico social (40 années de stabilité, de liberté et de cohésion).

Dans sa parole, le SEIGNEUR est sans équivoque :

« Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups.

Celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié » Luc 12:48.


Dans l’Evangile de Luc, le chapitre 19 et les versets 12 et 13, il est écrit :

 

« Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit : Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne ».

 

Qu’en est-il de la Côte d’Ivoire ? Pour se faire, nous allons examiner la question sur trois plans essentiels : Sur le plan de l’évangélisation nationale, sur le plan missionnaire et sur le plan social.

 

 

Sur le plan de l’évangélisation nationale

 


        
Nous savons tous que l’évangélisation, en Côte d’Ivoire, s’est faite de façon très inégalitaire. Sans exagérer, 50% au moins de toutes les églises évangéliques de ce pays se trouvent dans la région d’Abidjan et au moins 80% dans la partie Sud du pays.

De sorte que le Nord de la Côte d’Ivoire est resté un vaste champ missionnaire inexploité. Nous pourrions nous en défendre et avancer que le Nord comporte, tout de même, des églises évangéliques. Mais en réalité, nos églises du Nord ne sont fréquentées en très grande partie que par des ivoiriens du Sud. Pour la plupart, se sont des fonctionnaires affectés par l’Etat, qui y vivent avec leur famille.

L’on ne peut donc affirmer que le Nord de la Côte d’Ivoire est une région évangélisée. Alors qu’elle aurait dû l’être, si les Ivoiriens avaient courageusement poursuivi l’œuvre d’évangélisation que leur ont léguée les premiers missionnaires pentecôtistes. Ce n’est rien d’autre qu’une démission.

 

La Mission Baptiste qui s’y est installée comme zone de prédilection pour son évangélisation, n’a pu relever le défi. Tout comme la WEC, l’UEESO (Union des Eglises Evangéliques du Sud Ouest) et l’AEECI (Alliance des Eglises Evangéliques de Côte d’Ivoire) ont fait piètre figure dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. L’Eglise Evangélique des Assemblées de DIEU, en œuvre quant à elle dans le Sud pour coller au premier découpage des missionnaires, y a commencé en force, sous l’impulsion et l’onction du Saint-Esprit, avant de devenir, aujourd’hui, l’ombre d’elle-même.

 

Je ne suis pas en train de dire que ces hommes et ses femmes de DIEU remarquables qui ont œuvré en Côte d’Ivoire, n’ont rien fait. Loin s’en faut. Je serais injuste de le dire puisque je suis, moi-même, l’un des fruits de leur travail et de leurs souffrances. Seulement, le résultat, en 50 ans, est bien en deçà de ce que nous aurions pu espérer pour notre pays.

 

         Parlons maintenant de l’aspect qualitatif de cette évangélisation, après avoir fait une ébauche de l’aspect quantitatif. A ce niveau également, pas vraiment de quoi être fier de notre pays : Nos églises sont bondées de chrétiens superficiels, sans puissance (et pourtant il est écrit : Ton DIEU ordonne que tu sois puissant. Psaume 68 : 29), sans vie réelle demeurant en eux, à la merci des sectes pernicieuses parce que manquant de connaissance, des chrétiens dans la vie desquels ont ne peut faire une séparation étanche entre la vie païenne, mondaine et la vie chrétienne, la vie de sainteté.

Nous avons formé des prosélytes, des religieux, et non des disciples de JESUS CHRIST, équipés pour aller à la conquête du monde.

 

Prenons simplement la situation de la musique chrétienne : Une vraie foire ! On fait du business, on chante pour l’argent, si bien que la consécration attachée au service du chant et de la musique a foutu le camp depuis bien longtemps (excusez-moi du terme).

Nombre de nos chantres font la Une de notre presse à sensation où ils sont sans cesse cités dans des cas d’adultère et de fornication.

Notre louange se résume à de la musique d’ambiance, avec les rythmes à la mode. L’adoration, elle-même, n’est en fait que de l’émotivité, puisqu’au sortir d’un culte où on était sensé adorer DIEU, nous retournons à nos vies mauvaises.

 

Du point de vue vestimentaire, c’est la dérive : Des chrétiennes moulées dans des pantalons collants, dessinant leurs rondeurs et leurs parties intimes, dans l’Eglise du SAINT ! Avec l’agrément des serviteurs de DIEU. Comment en sommes nous arrivés à de telles bassesses ?

 

L’état de nos foyers chrétiens est un crève-cœur : Des magistrats chrétiens n’hésitent pas à avancer le nombre effarant de 60% de foyers en crise ouverte, en séparation de corps, en instance de divorce ou, tout bonnement, divorcés. De ce point de vue, qu’avons-nous de plus que ceux que nous appelons d’un ton altier « les inconvertis » ? Rien du tout ! C’est en vain que nous nous enflons la poitrine de vent. Nous faisons pitié à voir.

 

Abordons maintenant la question de la vie spirituelle : L’impudicité, la fornication, la masturbation et les avortements ont envahi nos églises. Les péchés d’adultère des chrétiens et même des Hommes de DIEU, sont légion et de notoriété, mais restent bien souvent impunis par les organes dirigeants. L’église s’en accommode fort bien. « Z’yeux voient bouche parle pas », dit-on. Quelle est donc cette philosophie de la vie ? De quelle enseignement biblique émane t-elle ?

Comment en est-on arrivé à voir ou à avoir connaissance de péchés moraux de serviteurs de DIEU et de les couvrir, malgré tout, avec complaisance ? Pouvons-nous alors nous étonner que l’Evangile prenne du plomb dans l’aile, dans ce pays ?

Des serviteurs de DIEU qui entretiennent des amantes, au vu et au su de tous. Des chrétiens qui vivent également dans l’homosexualité, comme des informations récentes en font état. C’est impensable !

 

         Les jeunes missions, sorties des églises traditionnelles, sont pour beaucoup des nids à escrocs, qui arnaquent les pauvres âmes en peine qui recherchent le repos. Leurs leaders, de véritables gourous, mènent grand train de vie : Voitures de luxe, maison de standing, bijoux de distinction, vêtements riches, comptes bancaires fournis, voyages à l’étranger. Pourvu que se soit le peuple qui règle la facture.

Je ne parle même pas de leurs déviations doctrinales et de leurs enseignements boiteux.

 

Nous avons négligé le Nord de notre pays. La Rébellion s’y est installée en prenant pour vivier tous ceux que nous avons omis d’évangéliser. Les souffrances actuelles de la Côte d’Ivoire entière sont, d’une certaine façon, le fruit de notre indolence et de notre paresse car c’est dans ce Nord négligé que la Rébellion ivoirienne a installé ses bases et ses quartiers.

 

 

Sur le plan missionnaire

 


          La Côte
d’Ivoire, au regard de sa prospérité relative (parlant bien sûr de l’Eglise) avait les moyens d’aller en croisade dans la sous-région et d’apporter la Bonne Nouvelle du salut aux nations environnantes.

Elle s’est contentée de s’enfermer dans ses quatre murs et les fois où elle s’est résolue à envoyer des missionnaires au Niger, au Sénégal, au Mali, en Guinée et dans certains autres pays d’Afrique et même européens, ils y sont allés sans moyens et s’y sont retrouvés sans appui véritable, preuve que l’Eglise de Côte d’Ivoire n’a pas fait de sa vocation missionnaire une priorité.

 

Résultat, la Mission végète dans la sous-région, tandis qu’on démolit et redémolit des temples pour en rebâtir de plus grands et de plus beaux. Dans quel but ? Je ne saurais le dire. Le salut des âmes ne vaut-il pas plus que le confort de nos temples ?

Pourquoi ne pas faire de l’évangélisation de notre sous-région et de notre continent une priorité ABSOLUE, qui contribuerait à éloigner de l’Afrique les guerres, la mauvaise gouvernance, les vices, les coups d’Etat, les famines et la misère ? Encore faut-il en prendre conscience, en comprendre la nécessité et en avoir la volonté ! C’est une affaire de relation étroite avec DIEU et de consécration. Seuls ceux qui restent proches de DIEU découvrent sa volonté.

 

         Au regard également du pourcentage élevé d’étrangers qu’il y a en Côte d’Ivoire (26%), une évangélisation complète de notre pays aurait ouvert tous les pays d’Afrique à l’Evangile, sans que nous ne levions vraiment le petit doigt. La foule de tous les étrangers qui auraient cru aurait constitué une puissante main d’œuvre pour le SEIGNEUR, pour gagner toutes les nations d’Afrique et du monde qu’ils représentent chez nous. Nous n’avons pas été à la hauteur de cette attente divine.

 

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Published by Dindé - dans Libre avis
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  • Né de nouveau en Mai 1983, époux d'une femme ADORABLE et père de quatre MERVEILLEUX enfants(deux filles et deux garçons), Responsable du Groupe d'Intercession de ma communauté, Responsable du Groupe Musical (Guitare basse)et Directeur de Radio.
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