Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:47

PHOTO BIBLE

 

Les livres apocryphes contenus dans les Bibles catholiques et œcuméniques sont des écrits extrabibliques dangereux.

On appelle "Apocryphes" les écrits extrabibliques contenus dans la Bible catholique (qui se trouvent aussi dans les Bibles œcuméniques. NdE). L'Eglise catholique leur donne le nom de "Deutérocanoniques". Ce sont : Tobie, Judith, Maccabées I et II, le Livre de la Sagesse, l'Ecclésiastique, appelé aussi "Ben Sirach", et Baruch. En font partie aussi certaines additions aberrantes au livre de Daniel : un chapitre 13, relatant l'histoire de "Suzanne", un chapitre 14 avec le récit de "Bel et le Dragon", et au chapitre 3, un ajout appelé "Cantique des trois jeunes gens". Cent sept versets ("Esther Grec") viennent également s'ajouter au livre d'Esther. L'intérêt de ces livres ou de ces ajouts tient au fait qu'ils renseignent sur certains faits historiques survenus pendant les quatre siècles séparant le livre de Malachie de l'Evangile de Matthieu. Mais nous allons expliquer pourquoi ces écrits ne font pas partie de la Parole écrite de Dieu.

Quelques incidences des Apocryphes sur ma vie personnelle

J'ai mis très longtemps à comprendre que les Apocryphes ne se trouvaient pas dans les Bibles chrétiennes ordinaires. Quelques-uns de ces Apocryphes ont eu des incidences profondes sur ma vie. Vers l'âge de huit ans, j'ai mémorisé un verset de Maccabées II 12 :45 : "la pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse" (1). Cette phrase figurait en effet dans le "Petit Catéchisme" que nous apprenions par cœur à l'école. Elle a eu un grand impact sur moi. Chaque année, le 2 novembre, le "Jour des Morts", je la mettais en pratique. Dans cette école tenue par des Jésuites on m'avait appris que si ce jour-là je priais pour les âmes du purgatoire à chacune de mes visites dans une église, en disant pour chaque âme six "Notre Père", six "Je vous salue, Marie", et six "Gloire soit au Père", à chaque fois, une âme serait délivrée du purgatoire. Alors un certain Jour des Morts, j'ai prié ainsi dans l'église de notre quartier, entrant et ressortant quarante-sept fois, croyant tirer quarante-sept âmes du purgatoire !

Au cours de ma première année de noviciat chez les Dominicains, j'ai dû étudier le chapitre 13 de Daniel. Le comportement immoral et grossier des deux vieillards de ce chapitre 13 m'a scandalisé. Quant au langage et à la tenue morale, ce chapitre-là était sans commune mesure avec les précédents. Bien plus tard seulement, j'ai compris que ce chapitre ne faisait pas partie du Livre de Daniel.

Alors que je me préparais à la prêtrise, je me suis beaucoup intéressé au Livre de Tobie (Livre des actes de Tobit NdE). Je trouvais étrange que Tobit soit devenu aveugle après avoir reçu dans les yeux de la fiente de moineaux. C'était encore plus déconcertant de voir l'ange Raphaël enlever les taches blanches pour guérir Tobit et lui présenter ensuite sa future épouse, Sarra, fille de Ragouël. Bizarrement, Sarra avait déjà eu sept époux qui étaient tous morts sans que le mariage fût consommé. Ce qui me plaisait, en revanche, c'était l'enseignement de l'ange Raphaël : selon lui, par la prière et l'aumône on pouvait sauver son âme ! Cela tombait bien pour m'encourager dans tous mes efforts pour gagner des mérites par les prières et les pénitences.

En raison des erreurs contenues dans les livres et les écrits apocryphes, je tiens ces derniers pour des mines dangereuses enfouies dans la Bible catholique. Pour les lecteurs Catholiques sincères qui ignorent que ces écrits n'ont pas été inspirés par le Saint-Esprit, les conséquences peuvent être navrantes. Il est donc très important d'analyser les enseignements de l'Eglise catholique au sujet de ces livres et de savoir comment on en est arrivé à les inclure dans la Bible catholique.

Rome cautionne officiellement les Apocryphes

Voici ce que déclare officiellement le Vatican : "C'est la Tradition apostolique qui a fait discerner à l'Eglise quels écrits devaient être comptés dans la liste des Livres Saints. Cette liste intégrale est appelée "Canon" des Ecritures. Elle comporte pour l'Ancien Testament 46 écrits (45 si on compte Jérémie et Lamentations ensemble) et 27 pour le Nouveau.

Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, Josué, Juges, Ruth, les deux livres de Samuel, les deux livres des Rois, les deux livres des Chroniques, Esdras et Néhémie, Tobie, Judith, Esther, les deux livres des Maccabées, Job, les Psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie, les Lamentations, Baruch, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie pour l'Ancien Testament" (2).

Cette liste montre donc que pour l'Ancien Testament, le Catholicisme accepte comme canoniques des livres qui n'étaient reconnus ni par le Christ Jésus, ni par les Juifs, ni par les Apôtres, ni par l'Eglise primitive. L'intrusion de ces Apocryphes dans la Parole divine, inspirée et infaillible, est lourde de conséquences. Ces additions représentent un quart du volume de l'Ancien Testament dans une Bible catholique. Leur présence pollue la Parole de Dieu tout entière. Or le don accordé par le Seigneur aux siens est semblable au Seigneur Lui-même : c'est une Parole pure de toute incertitude, pure de tout mensonge. "Tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement, ni ombre de variation" (Jacques 1:17). L'"Ecriture" de l'Eglise de Rome est polluée, et ce seul fait démontre à quel point Rome a complètement dévié des fondements de l'Eglise Apostolique.

Augustin et les Apocryphes

Sauf de la part d'Augustin (3) et de deux Conciles provinciaux tenus en Afrique du Nord (Hippone en 393, et Carthage en 397) il y a eu un rejet général des Apocryphes par l'Eglise primitive. Pourtant en 1546 le Concile de Trente a accepté et cautionné ces livres, les déclarant partie intégrante de la Sainte Parole de Dieu.

Pourquoi il est impossible d'accepter les Apocryphes

Quatre raisons principales empêchent d'accepter les Apocryphes comme faisant partie de l'Ecriture Sainte :

1 - Le Seigneur Jésus-Christ et les auteurs du Nouveau Testament n'ont jamais sanctionné aucun des Apocryphes par des expressions caractéristiques telles que "Il est écrit", ou "Ainsi parle le Seigneur". Fait particulièrement significatif, presque tous les livres canoniques de l'Ancien Testament sont ainsi authentifiés dans le Nouveau Testament (ainsi que par de nombreuses citations de l'Ancien Testament NdE). Mais ni le Seigneur, ni les auteurs du Nouveau Testament n'ont jamais affirmé que les Apocryphes faisaient partie des Ecritures.

2 - Dieu a confié l'Ancien Testament aux Juifs. "Tout d'abord les oracles de Dieu ont été confiés aux Juifs" (Romains 3:2). Les Juifs n'ont jamais reconnu d'autres livres que les écrits canoniques de l'Ancien Testament. La liste des livres de l'Ancien Testament reconnus en l'an 90 de notre ère par les érudits juifs du Concile de Jamnia est identique à celle qu'acceptait l'Eglise primitive, et à celle que reconnaissent les chrétiens actuels. L'historien juif Flavius Josèphe (30-100 après Jésus-Christ) écarte explicitement les Apocryphes.

3 - On remarque l'absence totale, dans les Apocryphes eux-mêmes, de toute revendication d'une inspiration divine. En fait, certains de ces livres déclarent qu'à cette époque le Seigneur ne parlait pas par la bouche de Ses prophètes : "Il sévit alors en Israël une oppression telle qu'il ne s'en était pas produit de pareille depuis le jour où on n'y avait plus vu de prophète" (1 Maccabées 9: 27).

4 - Les Apocryphes contiennent des erreurs, des fables, des superstitions, de la magie, des fraudes et des fausses doctrines, notamment la prière pour les morts. Toutes ces composantes contredisent la pure Parole de Dieu contenue dans les livres canoniques.

Par exemple, au chapitre 8 du livre de la Sagesse, le verset 19 déclare : "J'étais un enfant d'un heureux naturel, j'avais reçu en partage une âme bonne." Ce verset contredit Romains 3:23 : "Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu."

On trouve un autre exemple d'erreur grave dans 2 Maccabées 12:45. Ce verset est cité dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique pour justifier la communion avec les morts ainsi que la prière pour les morts. L'enseignement catholique officiel s'appuie sur ce mensonge de 2 Maccabées 12:45 et déclare : "La communion avec les défunts. 'Reconnaissant dès l'abord cette communion qui existe à l'intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l'Eglise en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car 'la pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse' [2 M 12, 45]. Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur" (4). La communion avec les morts est une pratique païenne que la Bible interdit : "Qu'on ne trouve chez toi personne... qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts" (Deutéronome 18:10-11).

Ces écrits renferment aussi une autre affirmation fausse, à savoir que pour obtenir le salut, l'homme doit puiser dans ses ressources propres (Ecclésiastique 15:14). Cette erreur mortelle est reprise par des documents officiels de Rome postérieurs à Vatican II :

"Mais c'est toujours librement que l'homme se tourne vers le bien... car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Ecclésiastique 15:14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude" (5).

Sans hésitation ni réserve, la Bible catholique dispense cet enseignement qui mène à la damnation. Il contredit catégoriquement la doctrine biblique qui nous enseigne qu'avant de recevoir le salut, nous sommes spirituellement morts. Ephésiens 2:1 décrit clairement l'état de l'inconverti : "Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés". Colossiens 2:13 décrit aussi la condition morale de l'humanité : "Vous qui étiez morts par vos offenses..." A cause du péché d'Adam, l'être humain vient au monde en état de mort spirituelle. Romains 3:10-11 décrit sans ambiguïté son état : "...selon qu'il est écrit : il n'y a pas de juste, pas même un seul ; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu." D'autres mensonges épouvantables figurent dans Tobie 12:9 : "L'aumône sauve de la mort, et elle purifie de tout péché. Ceux qui font l'aumône sont rassasiés de jours." Il y en a également dans Judith 10:11-13 et dans Baruch 3:4.

Du poison dans la source d'eau vive

La Parole écrite de Dieu est une source d'eau vive absolument pure. Il n'y a pas de place en elle pour les fables trompeuses, les mensonges, les fausses doctrines. En y ajoutant d'autres écrits entachés de fausses doctrines, l'Eglise catholique montre qu'elle ne tient pas la Parole de Dieu pour un absolu dont l'intégrité doit être scrupuleusement respectée ; en fait cette Eglise est attachée par-dessus tout à sa propre tradition. Ces écrits ajoutés à la Bible et officialisés par le Concile de Trente en 1546 constituent une falsification de l'histoire. Ils affaiblissent la cohérence interne des Saintes Ecritures.

En introduisant ces écrits apocryphes dans le canon catholique, la hiérarchie romaine a largement miné la confiance des lecteurs en l'œuvre du Saint-Esprit qui illumine Sa Parole divine. La présence de faussetés d'origines humaines incorporées à la Parole écrite de Dieu a pour effet d'annuler cette Parole.

Un chrétien authentique a le désir de se nourrir de la pure Parole de Dieu, afin de croître et d'être fortifié dans la connaissance de son Seigneur et Sauveur. L'Apôtre Pierre nous dit : "Désirez comme des enfants nouveau-nés le lait pur de la Parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon" (1 Pierre 2:2-3). Ce lait de la Parole ne doit jamais être frelaté, contaminé par des mélanges faits de main d'homme. "La loi de l'Eternel est parfaite, elle restaure l'âme ; le témoignage de l'Eternel est véridique, il rend sage le simple. Les ordres de l'Eternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement de l'Eternel est limpide, il éclaire les yeux" (Psaume 19:8-9). La Parole de l'Eternel est parfaite : d'un bout à l'autre, elle est à la hauteur du but dans lequel elle a été donnée. Par le Saint-Esprit, cette Parole nous montre notre état de péché et de misère sans Dieu, et la nécessité vitale pour chacun de nous de nous tourner vers Lui. Le témoignage du Seigneur est certain, et sa vérité est inviolable. Ceux qui l'accueillent avec humilité et simplicité sont rendus sages dès maintenant et pour l'éternité.

Notes :

1. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 958. Centurion / Cerf / Fleurus-Mame / Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998. Toute autre citation du Catéchisme Catholique dans cet article est tirée du même ouvrage.

2. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 120.

On ne sait pas exactement jusqu'à quel point Augustin cautionnait les Apocryphes. Le fait de les avoir appelés "Deutérocanoniques" peut signifier qu'il en approuvait la lecture dans l'Eglise sans toutefois les considérer comme canoniques.

3. Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 958.

4. Constitution Pastorale "Gaudium et Spes", Section 17

http ://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_cons_19651207_gaudium-et-spes_fr.html

5. Voir Introduction aux Livres des Maccabées, Bible de Jérusalem (Editions du Cerf, Paris, 1961) p. 540 : "Le livre est important par les affirmations qu'il contient sur la résurrection des morts ... les sanctions d'outre-tombe... la prière pour les défunts... le mérite des martyrs... l'intercession des saints... Ces enseignements, portant sur des points que les autres écrits de l'Ancien Testament laissaient incertains, justifient l'autorité que l'Eglise lui a reconnue".

Extraits d'un article de Richard Bennett

source : http ://www.bereanbeacon.org/languages/francais.htm

 

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 13:51

  EUCHARISTIE.jpg

 

Richard Bennett est un ancien prêtre Catholique qui a compris les erreurs de l'Eglise Catholique en trouvant le salut par la foi en Jésus-Christ seul. Son site Internet, "Berean Beacon", comprend une page en Français, comportant de nombreux articles et témoignages de conversions d'anciens prêtres et religieuses Catholiques.

Il s'agit d'un sujet particulièrement délicat. Alors que je venais de quitter la prêtrise, on me demandait parfois ce que je pensais de la Messe. Je répondais alors qu'il s'agissait pour moi d'un sujet tellement douloureux que j'étais incapable d'en faire la moindre analyse, et j'évitais de l'aborder. Il en fut ainsi pendant plus de deux ans. Je traitais d'autres questions, mais c'est seulement au cours de la quatrième année après mon départ que j'ai commencé à analyser l'enseignement catholique sur la Sainte Communion et la Messe.

Les auteurs catholiques populaires exultent en parlant de la puissance et du prestige du prêtre, qui pendant la Messe fait descendre Christ du ciel sur l'autel. Ils expliquent que le prêtre renouvelle le sacrifice offert par Christ sur le Calvaire. Considérons par exemple ce qu'en dit le prêtre catholique John O'Brien :

"Quand un prêtre prononce les prodigieuses paroles de la consécration, il atteint jusqu'au ciel, fait descendre le Christ de Son trône, et Le place sur l'autel pour qu'Il y soit à nouveau offert comme Victime pour les péchés des hommes. Le pouvoir du prêtre surpasse celui des monarques et des empereurs ; il surpasse celui des saints et des anges ; il surpasse celui des Chérubins et des Séraphins. Son pouvoir surpasse même celui de la Vierge Marie. Alors que la Sainte Vierge fut le moyen humain par lequel le Christ s'incarna une seule fois, le prêtre, lui, fait descendre du ciel le Christ, et Le rend présent sur notre autel en tant que Victime éternelle pour les péchés des hommes, non pas une seule fois, mais mille fois ! Le prêtre parle, et voici que le Christ, le Dieu éternel et tout-puissant, incline la tête et obéit humblement au commandement du prêtre. Qu'elle est donc sublime, la dignité de la prêtrise chrétienne : son privilège est d'être l'ambassadrice et la vice-régente du Christ sur la terre ! Le prêtre perpétue pour l'essentiel le ministère du Christ, il enseigne aux fidèles avec l'autorité de Christ, il pardonne au pécheur pénitent par le pouvoir de Christ, il offre à nouveau le même sacrifice d'adoration et d'expiation que Christ offrit sur le Calvaire. Il ne faut pas s'étonner de ce que les auteurs spirituels prennent un plaisir particulier à appeler le prêtre "alter Christus". En effet, le prêtre est, et doit être un autre Christ." (1)

Beaucoup, parmi les anciens prêtres que nous sommes, ont trouvé cet enseignement difficile à accepter, même avant d'avoir cessé de célébrer la Messe. Dans son témoignage, Alexander Carson fait part de sa propre lutte :

"Un dimanche soir au mois de juillet 1972, j'ai commencé à lire l'Epître aux Hébreux dans le Nouveau Testament. Cette Epître exalte Jésus, Son sacerdoce et Son sacrifice au-dessus de tout ce que connaissait l'Ancienne Alliance dans l'Ancien Testament. Voici un des passages que j'ai lus : "Il [Jésus] n'a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, et ensuite pour ceux du peuple. Cela, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même." (Hébreux 7 :27) Cela m'a fait sursauter, et j'ai commencé à éprouver un grand malaise. Pour la première fois, j'ai compris que le sacrifice de Jésus a consisté en une seule et unique offrande, faite sur le Calvaire, une offrande pleinement suffisante par elle-même pour me réconcilier avec Dieu et avec tous ceux qui se sont repentis au long des siècles. J'ai vu alors que "le saint sacrifice de la Messe" que j'offrais chaque jour tout comme des milliers d'autres prêtres catholiques, était chose fallacieuse, sans rapport aucun avec la réalité. Si donc le "sacrifice" que j'offrais quotidiennement était dépourvu de sens, alors mon "sacerdoce", dont la raison d'être était précisément d'offrir ce "sacrifice", était également dépourvu de sens."(2)

Ce qui a été accompli à la Croix.

Avant d'examiner en détail ce qu'enseigne l'Eglise Catholique sur la Messe, il importe de comprendre au moins dans ses grandes lignes l'œuvre de Dieu, dont le point culminant est le sacrifice de Christ. La perfection absolue de ce sacrifice tient à la dignité de la personne de Christ. Il est l'Homme-Dieu qui a obéi, qui a souffert, et qui est mort. Plus jamais il ne pourrait y avoir d'offrande égale à celle-là. A lui seul, ce sacrifice montre l'œuvre de grâce du Christ Jésus. Jamais rien n'existera de plus adéquat, de plus excellent, car c'est l'œuvre de Celui qui "n'a pas estimé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu." (3) L'empressement de Christ, ainsi que Sa volonté, se reflètent dans Ses paroles : "Voici, je viens…pour faire, ô Dieu, ta volonté." (4) La volonté du Père a pour centre et pour accomplissement le sacrifice de Christ ; c'est le Père qui a voulu cet acte suprêmement profitable pour Son peuple. Le Saint Esprit proclame le double bienfait incomparable que procure le sacrifice parfait de Christ : "Et c'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes." (5) Le sacrifice de Christ a pour origine la volonté du Père. Il était capital que ce fût le Père qui appelât Son Fils à accomplir cette œuvre, étant la Personne à qui la réparation était due. Ce sacrifice était le plan du Père, le but du Père. "Cet homme [le Christ Jésus], livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu." (6) "Mais lui, après avoir présenté un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis à perpétuité à la droite de Dieu… car par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés." (7)

L'offrande unique de Christ, voulue par le Père, a été offerte une seule fois. La marque de la perfection divine est visible dans le fait qu'il s'agit d'un seul et unique sacrifice, offert une seule fois. Oser proposer un renouvellement de ce sacrifice unique qui fut présenté une seule fois, c'est dénigrer le plan du Père, la volonté du Père. On voit la majesté, la puissance, et l'absolue perfection de Christ Jésus le Seigneur dans Son offrande unique, offerte une seule fois. Christ a également rendu manifeste l'effet de Son sacrifice, c'est-à-dire la sanctification de Son peuple. L'Ecriture décrit ainsi le contraste entre l'offrande toute-suffisante de Christ et les offrandes inefficaces présentées sous la loi : "Tout sacrificateur se tient à son poste chaque jour pour faire son service et offrir souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés. Mais lui, après avoir présenté un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis à perpétuité à la droite de Dieu." (8)

Le Christ Jésus a triomphé par Son sacrifice, et Il libérera parfaitement de la culpabilité du péché, de la puissance du péché, et de la punition du péché tous ceux qui viennent à Lui. Il leur donnera la certitude de posséder la sainteté parfaite et la joie de la communion avec Lui-même et avec le Père. "Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché." (9) Le Père ne Se souviendra plus des péchés ni des iniquités du vrai croyant ! Voilà qui montre la richesse de la grâce de Dieu, et la toute-suffisance de la satisfaction offerte par le Christ sur la Croix : "Là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché." (10) Du péché des véritables croyants, Dieu ne Se souviendra plus, ni pour leur faire honte maintenant, ni pour les condamner dans l'éternité. Christ a offert un seul sacrifice, à jamais efficace. Ce sacrifice a une puissance éternelle. "Il n'y a donc plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ." (11) Rien ne pourra jamais séparer les Siens de l'amour de Dieu. "C'est pour cela aussi qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur." (12) Christ procure aux Siens un salut éternel et parfait !

La Victime catholique.

Quand j'étais prêtre, j'ai bien souvent abaissé le regard sur le pain et sur le vin après avoir prononcé les paroles de la consécration, croyant que je venais d'offrir le sacrifice du Christ Jésus. Les paroles exactes que je prononçais étaient les suivantes : "Considère favorablement le sacrifice de ton Eglise, et vois la Victime dont la mort nous a réconciliés avec toi-même." (13) Ensuite je demandais au Père céleste d'accepter le Christ en tant que "Victime sainte". Je ne comprenais pas alors que mon action contredisait les Ecritures. Amy Bentley, dans son témoignage intitulé "La conversion d'une religieuse catholique", donne l'explication suivante : "Nos responsables d'Eglise enseignaient qu'un sacrifice quotidien était nécessaire, mais selon Hébreux 10 :10, nous sommes sanctifiés par l'offrande de Jésus présentée 'une fois pour toutes'. Il ne me venait jamais à l'esprit de me demander pourquoi 'l'Eglise véritable' était remplie de responsables qui enseignaient que le sacrifice du Calvaire était incomplet." (14)

Tel est le terrain du culte catholique ; il nous faut à présent l'examiner à la lumière du respect absolu que nous inspire le Dieu parfaitement Saint. La vérité, c'est que l'offrande unique et parfaite de Christ a été acceptée, puisque maintenant Il est ressuscité des morts, monté au ciel, et qu'Il siège à la droite de la Majesté Divine. Son sacrifice unique, absolument complet et parfait, a été accepté par le Père pour la gloire éternelle de Son Nom, et pour la gloire du Christ Jésus Lui-même. C'est là une dure vérité pour des Catholiques sincères et pieux, mais c'est une vérité incontournable.

Le catholicisme prétend que le Christ est immolé au cours de la Messe.

Selon les Documents du Concile Vatican II, l'Eglise catholique enseigne ce qui suit :

"Car dans le sacrifice de la Messe Notre Seigneur est immolé (15) lorsqu'il 'devient présent sous le mode sacramentel, pour nourrir les fidèles sous les apparences du pain et du vin'. C'est dans ce but que le Christ a confié ce sacrifice à l'Eglise [Catholique]…La participation au Repas du Seigneur est toujours communion au Christ qui S'offre pour nous en sacrifice au Père." (16)

Ayant officiellement ratifié le Concile de Trente, l'Eglise Catholique actuelle continue de déclarer anathèmes tous ceux qui ne considèrent pas la Messe comme un sacrifice propitiatoire. Une propitiation consiste à apaiser une personne offensée et à la rendre favorable. Voici les paroles que l'Eglise Catholique a ratifiées :

"Si quelqu'un dit que le Sacrifice de la Messe est seulement un Sacrifice de louange et d'actions de grâces, ou une simple mémoire du Sacrifice qui a été accompli à la Croix, et qu'il n'est pas propitiatoire, ou qu'il n'est profitable qu'à celui qui le reçoit ; et qu'il ne doit point être offert pour les vivants et pour les morts ; pour les péchés, les peines, les satisfactions, et pour toutes les autres nécessités : qu'il soit anathème (maudit)." (17)

Les commandements limpides de Christ sont diamétralement opposés à tout cet enseignement. Les paroles de Christ : "Prenez et mangez" s'adressaient aux Apôtres, et non à Son Père dans le ciel. Il ne leur a pas commandé "d'offrir en propitiation", mais simplement de "prendre et de manger". Le sacrifice qui a suivi ces paroles fut le Sien, le Sien seulement ; et comme le déclare l'Ecriture, "après avoir accompli la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts." (18)

La "victime sainte" catholique.

La Messe est au centre du culte catholique et de la vie catholique. L'Eglise enseigne à ses fidèles qu'ils doivent s'offrir eux-mêmes en même temps que la "victime sainte". Ainsi cette Eglise déclare : "Par conséquent, le sacrifice eucharistique est la source et le sommet de tout le culte de l'Eglise [Catholique] et de toute la vie chrétienne. Les fidèles participent plus pleinement à ce sacrement d'action de grâce, de propitiation, de pétition et de louange, non seulement lorsque, de tout cœur, ils offrent la victime sainte, et s'offrent eux-mêmes en elle au Père avec le prêtre, mais aussi lorsqu'ils reçoivent cette même victime sous forme sacramentelle. (19)

Jamais Christ n'a été victime, et l'idée qu'on puisse faire de Lui une victime ne se trouve nulle part dans l'Ecriture. Non, c'est librement et volontairement qu'Il a choisi d'accomplir la volonté de Son Père. Rome insiste tellement sur ce faux fondement doctrinal que la pensée se focalise sur un Christ tragique, un Christ victime, au lieu d'être centrée sur un Christ vainqueur, Seigneur des seigneurs et Roi des rois. L'Eglise Catholique réitère comme suit son commandement selon lequel les fidèles doivent offrir à Dieu la divine victime :

"Ainsi c'est l'assemblée eucharistique qui est le centre de la communauté chrétienne présidée par le prêtre. Les prêtres apprennent donc aux Chrétiens à offrir la victime divine à Dieu le Père dans le sacrifice de la Messe, et à faire avec elle l'offrande de leur vie…" (20)

Le prêtre doit donc apprendre au peuple à faire , "avec la victime, l'offrande de leur vie", c'est-à-dire à faire réparation à Dieu pour leurs péchés, en offrant cette victime divine, et avec elle, toute leur vie. C'est ainsi que vivait Jacqueline Kasser. Son témoignage commence ainsi : "Pendant quarante-cinq ans j'ai vécu en Catholique romaine, et j'ai passé vingt-deux de ces années dans un couvent cloîtré où l'on se consacrait à l'adoration, à la réparation, et à la souffrance. Je croyais que la vocation d'une religieuse consistait à être un sauveur du monde semblable à Jésus-Christ en miniature." (21) Elle ne comprenait pas alors que si on offrait des réparations en tant que "sauveur en miniature," on rabaissait le sacrifice unique et parfait offert une seule fois par Christ ; et que cela revenait à insinuer que ce sacrifice était susceptible d'être perfectionné.

La Croix et la Messe amalgamés en un seul sacrifice.

Tout en disant que l'Eglise se conforme au commandement du Seigneur, le Vatican déclare en outre que le sacrifice du Calvaire et la Messe sont "un seul et même sacrifice". Voici son enseignement :

"Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l'Eucharistie sont un unique sacrifice :'C'est une seule et même victime ; c'est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s'est offert Lui-même alors sur la Croix. Seule la manière d'offrir diffère' : 'Et puisque dans ce divin sacrifice qui s'accomplit à la Messe, ce même Christ, qui s'est offert Lui-même une fois de manière sanglante sur l'autel de la Croix, est contenu et immolé de manière non sanglante, ce sacrifice est vraiment propitiatoire'." (22)

Il est donc très clair que d'après l'Eglise Catholique, le Christ est offert de manière non sanglante au cours de la Messe. Le Saint-Esprit enseigne, au contraire, que le sacrifice de Christ a été offert une seule fois, à la différence des sacrifices quotidiens demandés dans l'Ancien Testament. "Il n'est pas entré [dans le sanctuaire céleste] afin de s'offrir plusieurs fois, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ; car alors, le Christ aurait dû souffrir plusieurs fois depuis la fondation du monde. Mais maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice." (23) Il y a eu un seul sacrifice, offert une seule fois : voilà la manifestation de la perfection divine. Proposer un renouvellement de ce sacrifice unique offert une seule fois, c'est rabaisser la volonté de Dieu et le plan de Dieu.

Deuxièmement, se croire digne d'offrir le Christ Jésus Immortel et Son sacrifice parfait, c'est le comble de l'arrogance. Seul le Christ Jésus était qualifié pour S'offrir Lui-même. Lui seul possédait les qualifications parfaitement uniques, comme l'enseigne le Saint-Esprit : "C'est bien un tel souverain sacrificateur qui nous convenait : saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux." (24)

Troisièmement, Rome affirme que le Christ est offert "de manière non sanglante" ; mais l'Ecriture assimile l'offrande à la souffrance. Dans un sacrifice propitiatoire, offrande et souffrance ne font qu'un. Il s'agit là d'une vérité si importante que l'Ecriture l'érige en principe absolu : "sans effusion de sang, il n'y a pas de rémission." (25) Dans ce contexte, "un sacrifice non sanglant" est une contradiction dans les termes. Un sacrifice sans effusion de sang est une absurdité qui a pour seul effet de tromper.

A cause de son caractère absolument unique, le sacrifice de Christ consiste en une seule offrande, offerte une seule fois. Cette unicité est d'une importance telle, que le Saint-Esprit la réaffirme sept fois dans le Nouveau Testament. Il fait ressortir le contraste entre la perfection du sacrifice de Christ, et les sacrifices de l'Ancien Testament qui devaient être renouvelés quotidiennement. Par exemple, l'Apôtre Paul enseigne ce qui suit : "Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes, et maintenant qu'il vit, il vit pour Dieu." (26) De même, l'Apôtre Pierre déclare : "En effet, Christ aussi est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de vous amener à Dieu." (27) Cette même vérité est réitérée cinq fois dans l'Epître aux Hébreux, et elle conduit à cette conclusion : "De même aussi le Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés d'un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, sans qu'il soit question du péché, pour ceux qui l'attendent en vue de leur salut. (28) Cette vérité retentit, dans toute sa majesté, dans la proclamation du Seigneur sur la Croix : "Tout est accompli." (29)

Christ est le seul à avoir donné satisfaction.

Selon l'Ecriture, Christ, et Christ seul, a donné satisfaction. Il a souffert en tant que substitut de Son peuple, afin de satisfaire aux exigences de la loi, et de procurer aux siens une justice éternelle. Toute Son œuvre, Il l'a accomplie en tant que Chef et représentant de Son peuple ; juridiquement, Il a porté les péchés des Siens, et juridiquement Il a accompli toute justice. Il est littéralement, selon l'expression du prophète Jérémie, "l'Eternel notre justice" (30) Du point de vue juridique, Il a accompli toute justice ; Il a donné une pleine satisfaction pour les péchés de Son peuple. Christ seul était l'Etre parfait qui pouvait donner satisfaction. Telle est la gloire de Christ, le rayonnement de Sa Personne, et Son œuvre prodigieuse de médiateur et de substitut pour les siens. Le sacrifice de Christ purifie de leurs péchés les croyants et les rapproche de Dieu, comme nous le dit le Saint-Esprit :"Combien plus le sang de Christ - qui par l'Esprit Eternel s'est offert lui-même sans tache à Dieu - purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant !" (31) C'est Lui qui était sans tache, c'est Christ seul qui était digne d'offrir le sacrifice et de donner satisfaction. Telle est la splendeur de Christ.

Une communication aimante et véritable.

Quand on analyse les termes exacts des Ecritures, il est parfaitement clair que le Repas du Seigneur n'est pas un sacrifice, mais qu'il n'est pas non plus un simple rappel sommaire et sec d'un événement passé. Tout comme Moïse a dit dans l'Ancien Testament : "Ceci est le sang de l'alliance que Dieu a ordonnée pour vous" (32), de même le Seigneur Jésus a déclaré : "Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez." (33) Ce commandement donné par Christ lorsqu'Il institua Son Repas implique plus qu'un simple rappel : il s'agit de faire mémoire avec amour de Sa Personne. (34) Le sens profond du mot "mémoire" (35) suppose une interaction personnelle avec le Seigneur Lui-même. L'Ancien Testament a annoncé cette communion qui devait caractériser l'ère du Nouveau Testament : "Je mettrai ma loi au-dedans d'eux, je l'écrirai sur leur cœur ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : 'Connaissez l'Eternel !' car tous me connaîtront, depuis le plus petit d'entre eux jusqu'au plus grand, - Oracle de l'Eternel-" (36) Cette communion-là est la caractéristique essentielle de la Nouvelle Alliance. Le Christ Jésus, le Seigneur est le Médiateur de cet héritage, comme il est écrit : "Voilà pourquoi il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin qu'une mort ayant eu lieu pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l'héritage éternel." (37) Cet héritage, c'est la connaissance intime du Père et du Fils. "Or la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ." (38)

Qui peut prendre part au Repas du Seigneur ?

Seuls ceux qui ont reçu le salut selon les critères bibliques peuvent prendre part à la table de communion du Seigneur. Les croyants véritables sont ceux qui adhèrent au Dieu Très Saint, par Sa seule autorité, telle que la Bible la montre, ceux qui sont sauvés devant Lui par la grâce seule, par la foi seule, et en Christ seul. En outre le véritable croyant doit s'examiner lui-même, "et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe." (39) Le même passage biblique déclare que "celui qui mangera le pain et boira la coupe du Seigneur indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur." (40) Veuillez remarquer que la Parole de Dieu dit "indignement" ; elle ne dit pas "celui qui est indigne" ; car nul n'est jamais digne en lui-même de participer à la table du Seigneur ; tout vrai croyant s'en approche en se réfugiant dans la seule justice du Christ Jésus. Ce vrai croyant doit examiner sa conscience sous le regard de Dieu, pour savoir s'il s'approche de la table du Seigneur avec respect et révérence, en ayant confessé au Seigneur tout péché connu, et en s'en étant repenti.(41) Même une vive conscience de son indignité personnelle ne doit pas l'empêcher de participer, une fois qu'il a tout confessé au Seigneur dans une authentique repentance, et quand il désire puiser dans Sa grâce à Sa table.

La communion avec le Seigneur pendant Son Repas.

L'Apôtre Paul insiste sur un point clé, la communion avec le Seigneur, quand il dit : "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est elle pas la communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ? (42) La caractéristique essentielle de la table du Seigneur n'est pas une présence littérale et physique du Seigneur, et les raisons permettant d'affirmer cela sont contenues dans les récits évangéliques eux-mêmes ; nous aborderons ce point ultérieurement. L'unité dont il est question est celle de la communion spirituelle entre Dieu et Son peuple ; c'est cette unité-là que célèbre la table du Seigneur. Dans la Nouvelle Jérusalem, cette communion sera un face à face, évoqué par l'Apôtre Jean : "Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu'il sera manifesté, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu'il est." (43) Pour l'instant, sous la Nouvelle Alliance, la réalité de notre communion avec le Seigneur est célébrée au moyen de signes, et non face à face. "Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang, qui est versé pour vous." (44) Sous la Nouvelle Alliance, l'obéissance consiste à entretenir avec le Seigneur une communion spirituelle intime.

Le fondement de notre confiance en tant que peuple appartenant au Seigneur.

La Parole de Dieu montre en vérité que le Seigneur veut que Ses fidèles soient pleinement assurés de ce qu'Il a fait et de ce qu'Il a dit. Afin qu'ils soient pleinement assurés et consolés, le gage qui authentifie Son œuvre est confirmé par un serment. (45) "Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang, qui est versé pour vous." (46) Par là, Christ déclare en toute légalité aux croyants qu'ils Lui appartiennent. De même que dans la vie courante il y a des documents officiels attestant des vœux de mariage, et qu'il y a des titres de propriété pour les maisons, les voitures, etc., de même ces paroles du Seigneur témoignent avec solennité et exactitude de ce qui concerne les croyants. Dans l'Ecriture, les prédictions de l'Ancien Testament se sont accomplies dans le Nouveau Testament. Christ S'est donné Lui-même aux croyants dans Son corps et dans Son sang. Il leur a donné cette déclaration formelle et officielle de la Nouvelle Alliance, leur transmettant Sa promesse formelle, Son assurance.

Pour le croyant, cette ordonnance néo-testamentaire est l'acte donnant accès à toutes les bénédictions de Christ, attestées par le sang de Christ. Ses Paroles sont les suivantes : "Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. Car toutes les fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne." (47) Le but est clair : annoncer la mort de Christ, la proclamer, la publier. On ne se contente pas de se souvenir de Christ, de ce qu'Il a fait, et de ce qu'Il a souffert ; il s'agit plutôt, pour les croyants, de participer au don glorieux accordé par Christ qui Se donne Lui-même à eux. Ils ont à déclarer que Sa mort leur donne la vie, le réconfort et l'espérance. Ils annoncent Sa mort et participent aux fruits de cette mort en présence de Dieu le Père. La Nouvelle Alliance signifie qu'Il est leur Dieu, et qu'ils sont Son peuple. Ses décrets concernent le désir et la joie de leurs cœurs et leurs pensées : en un mot, la communion avec Lui. "Or voici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël : Après ces jours-là, dit le Seigneur, je mettrai mes lois dans leur intelligence, je les inscrirai aussi dans leur cœur ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple." (48)

La communion spirituelle mise en valeur par le contraste.

Avec beaucoup de force, l'Apôtre Paul parle de la communion avec le Seigneur en l'opposant de manière abrupte à cette pratique occulte bien connue qu'est contact spirituel avec les démons. Cet enseignement vigoureux a pour but de mettre hors la loi ce sacrilège intolérable qu'est la communion avec les démons. Il s'agit d'une communication réelle, particulièrement dangereuse, et absolument interdite. "Je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons." (49) L'incompatibilité entre ces deux sortes de contacts spirituels apparaît clairement dans le commandement : "Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons : vous ne pouvez avoir part à la table du Seigneur et la table des démons." (50)

Il est capital de comprendre que l'Apôtre insiste sur une communion réelle et consciente, sur une union spirituelle entre Christ et les croyants. Il ne s'agit pas d'un simple souvenir ; si c'était le cas, cette opposition n'aurait pas de sens. L'Apôtre oppose l'intimité spirituelle avec les démons à l'intimité spirituelle avec le Seigneur. Ce passage permet donc de conclure que "la communion au sang de Christ" (51) est une intimité réelle entre le Seigneur et les croyants qui célèbrent Son Repas. En introduisant ce Repas, le Seigneur a exprimé Son propre désir en ces termes : "J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous…Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous." (52)

Les croyants doivent donc à leur tour désirer vivement partager ce repas avec Lui. Cette communion avec Lui est l'essence même de la Nouvelle Alliance. Dans ce contexte qui montre le culte véritable en même temps que sa contrefaçon, le Seigneur met l'accent sur l'esprit d'adoration véritable : "Voici sur qui je porterai mes regards : sur le malheureux qui a l'esprit abattu, qui tremble à ma parole." (53) Afin d'aspirer à L'adorer comme il se doit, les croyants doivent avoir soif de cette communion autour de Sa table. Là où ils ont cette soif, Sa grâce leur donnera de comprendre toujours plus profondément ces paroles du Seigneur : "Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés." (54)

La prière que j'adresse au Père pour tous les croyants qui ont part à la célébration du Repas du Seigneur est la suivante : "Qu'il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme intérieur ; que le Christ habite dans vos cœurs par la foi et que vous soyez enracinés et fondés dans l'amour, pour être capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et de connaître l'amour de Christ qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu. Or à celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui la gloire dans l'Eglise et en Christ Jésus, dans toutes les générations, et au siècle des siècles, Amen." (55)

Notes :

  1. Révérend John O'Brien, The Faith of Millions, the Credentials of the Catholic Religion (Ce que croient des millions de personnes : les lettres de créance de la religion catholique) Huntington, IN : Our Sunday Visitor, Inc., 1963, 1974, pp. 255-256.
  2. Alexander Carson, "Free Indeed" (Réellement libre) dans Far from Rome, Near to God : the Testimonies of Fifty former Roman Catholic Priests (Loin de Rome, près de Dieu : les témoignages de cinquante anciens prêtres catholiques romains) Recueillis par Richard Bennett et Martin Buckingham, 2e édition (Carlisle, PA : Editions Banner of Truth Trust, 1997)
  3. Philippiens 2 :6
  4. Hébreux 10 :9
  5. Hébreux 10 :10
  6. Actes 2 :23
  7. Hébreux 10 :12, 14
  8. Hébreux 10 :11-12
  9. Hébreux 10 :17-18
  10. Hébreux 10 :18
  11. Romains 8 :1
  12. Hébreux 7 :25
  13. "Prière Eucharistique N° 3", New Saint Joseph People's Prayer Book, Rév. Francis Evans, Editeur Général (New York, NY : Editions "Catholic Book Publishing", 1997)
  14. Amy Bentley, "The Conversion of a Catholic Nun" (Conversion d'une religieuse catholique), dans The Truth Set Us Free : Twenty Former Nuns Tell Their Stories (La Vérité nous a rendues libres : les témoignages de vingt anciennes religieuses) Récits recueillis par Richard Bennett. (Mukilteo, WA, Editions WinePress Publishing, 1997)
  15. Le dictionnaire "Larousse" définit ainsi le verbe "immoler" : 1) Tuer, pour offrir en sacrifice à une divinité 2) Faire périr ; 3) sacrifier.
  16. Documents du Concile Vatican II, N° 9, Eucharisticum Mysterium, 25 mai 1967, Vol 1, Section 3, pp. 102-103
  17. Le Concile de Trente, Vingt-deuxième Session
  18. Hébreux 1 :3
  19. Documents du Concile Vatican II, N°9, Eucharisticum Mysterium, 25 mai 1967, Vol. 1, Section 3, p. 104
  20. Documents du Concile Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 7 décembre 1965, Section 5,
  21. Jacqueline Kassar, "From a Nuns' Convent to Biblical Conversion" (D'un couvent de religieuses à la conversion biblique), dans l'ouvrage The Truth Set us Free (voir Note 14)
  22. Catéchisme de l'Eglise Catholique, §1367, Editions Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998
  23. Hébreux 9 :25-26
  24. Hébreux 7 :26
  25. Hébreux 9 :22
  26. Romains 6 :10
  27. 1 Pierre 3 :18
  28. Hébreux 9 :28
  29. Jean 19 :30
  30. Jérémie 23 :6
  31. Hébreux 9 :14
  32. Hébreux 9 :20
  33. 1 Corinthiens 11 :25
  34. W.E. Vine, An Expository Dictionary of New Testament Words (Old Tappan, NJ : Fleming H. Revell Co, 1940) #1, anamnesis, pp. 274-275
  35. Thayer's Greek Lexicon, #364 anamnesis : "un mémorial, une occasion de faire (avec amour) mémoire de moi " PC Study Bible pour Windows V3.1
  36. Jérémie 31 :33-34
  37. Hébreux 9 :15
  38. Jean 17 :3
  39. 1 Corinthiens 11 :28 :
  40. 1 Corinthiens 11 :27
  41. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner et pour nous purifier de toute iniquité." 1 Jean 1 :9
  42. 1 Corinthiens 10 :16
  43. 1 Jean 3 :2
  44. Luc 22-20
  45. Hébreux 6 :17 : "En ce sens, Dieu voulant donner aux héritiers de la promesse une preuve supplémentaire du caractère immuable de sa décision, intervint par un serment…"
  46. Luc 22 :20
  47. 1 Corinthiens 11 : 25-26
  48. Hébreux 8 :10
  49. 1 Corinthiens 10 :20
  50. 1 Corinthiens 10 :21
  51. 1 Corinthiens 10 :16
  52. Luc 22 : 15, 20
  53. Esaïe 66 :2
  54. Matthieu 5 :6
  55. Ephésiens 3 :16-21

 

 

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:15

ORCHESTRE.gif

UNE PREUVE DE LA VACUITÉ DE CERTAINES LOUANGES, POURTANT PROBABLEMENT SINCÈRES


«Je hais, je méprise vos fêtes, et je ne puis sentir vos assemblées solennelles; si vous m'offrez des holocaustes et vos offrandes de gâteau, je ne les agréerai pas, et je ne regarderai pas le sacrifice de prospérités de vos bêtes grasses. Ôte de devant moi le bruit de tes cantiques; et la musique de tes luths, je ne l'écouterai pas.» Amos 5:21
La pensée donnée ici par Amos (ainsi que dans l'ensemble de son message) nous confirme cette vision et annonce également certains symptômes du christianisme de la fin des temps, renforcé par exemple par la prophétie de Paul à Timothée (2 Timothée 3:5): «Dans les derniers temps, les hommes auront l'apparence de la piété (nous pouvons intégrer dans ce mot celui d’adoration), tout en ayant renié ce qui en fait la force ». Notez que ces hommes font partie de la maison de la foi — il ne s'agit pas ici de la photographie du monde perdu — et qu'ils n'ont pas égaré, délaissé, oublié les fondements et révélations originels, purs et authentiques de leur culte, mais qu'ils les ont RENIÉS.
Ce n’est pas du tout la même chose. Renier est un acte dont nous porterons la responsabilité. Ces exemples attestent que la fausse adoration chrétienne n'est pas une thèse issue de la théologie négative. Le manque de discernement actuel, la volonté d'unifier et de simplifier les composantes de la foi ne doivent pas nous conduire dans le simplisme. Une certaine adoration, en accord apparent avec l'héritage religieux et tournée vers le vrai Dieu, sincère et brillante, peut toutefois ne pas être conforme aux normes essentielles de la Vérité.


Une anecdote : L'ADORATION DU CORPS (le parvis extérieur)
Un déplacement qui va vers l'extérieur, vers le superficiel

L'adoration est présentée aujourd'hui d'une manière de plus en plus esthétique ; ses arrangements sont d'une richesse et d'une variété qui vont croissant, d'une même plastique que les autres choses du monde. La louange musicale vendue est « branchée », tout est fait pour atteindre ce but.
Il ne s’agit pas d’être contre la beauté ou la richesse musicale, mais contre le culte de la beauté. C'est Dieu qui a créé la beauté et il n'est pas prêché ici de doctrine misérabiliste, mais ce même Dieu est aussi Celui qui regarde au cœur.
Toucherait-on mieux le cœur de Dieu par de belles œuvres, des prières savantes ou de riches offrandes ?! Voilà bien la pensée «religieuse» que l’ennemi voudrait voir s’installer en nous. De riches musicalités ? Des arrangements plus branchés, des orchestrations plus complexes ? Nous avons oublié que le psalmiste inspiré a dit aussi : «ô Dieu, la louange t’attend dans le silence, en Sion» (Ps. 65:1).

On entend plaider ici ou là (et même prêcher) pour une adoration « du corps » : retrouver la liberté de l'adoration du corps, par les gestes de la danse. On justifie ce courant en judaïsant par-ci, et on l’innocente en psychologisant par-là. Il y aurait beaucoup à dire à propos de ces enseignements. Mais le spectacle d'une Église qui danse et des chrétiens et chrétiennes qui ondulent fait penser à d'autres spectacles du monde (voir note 4, en fin d'article). Nous préférerions tous que l'Eglise redevienne un lieu où les hommes craignent de se joindre, à cause de la présence de Dieu (Actes 5:13), plutôt que l’espace de liberté que chacun veut remplir avec ses désirs.
Si nous aspirons à nous en tenir aux directives bibliquesnéo-testamentaires (1 Timothée 3:15) la danse sera pour nous à ranger au rayon des distractions, des accessoires. Cela ne mérite ni un message, ni un enseignement, et surtout pas d'être prôné… pour nous faire plaisir ou pour importer une pratique, singer une culture.
Notre génération ignorante se retrouve (inconsciemment) sur le chemin d’une adoration agréable, moderne, apparemment plus vivante, mais moins coûteuse que celle révélée dans la Bible. Nous voulons bien offrir nos corps en sacrifice dans les temps de louange, mais le reste doit continuer de nous appartenir : cela entretient donc une apparence d'adoration, mais sans la force de la mort à soi-même, ce qui constitue un des fondements de l'erreur d'interprétation de la pensée divine.
Offrir à Dieu des sacrifices de louange ne se réduit pas à chanter, à travailler le chant, ou à prendre des cours de musique.
Alors que cette définition s'installe dans le cœur de la génération qui vient, il est de notre devoir de défendre les fondements de la foi concernant ce sujet, et de manifester une adoration authentique en nous consacrant nous-mêmes de nouveau à l'Eternel.
Qu'on ne s'y trompe pas, et que nul ne tombe dans une critique facile : c'est parce que le corps des responsables sera défaillant dans les consécrations personnelles, dans l'attachement à la Parole de Dieu, que le glissement de la dilution avec le monde (l'apostasie) s'effectuera devant nos enfants, pour finir par s’installer en eux.

« Adorer », selon la manière qui s'installe dans certains milieux chrétiens aujourd'hui, peut finir par devenir une activité religieuse ABSOLUMENT VIDE si elle n'est pas précédée, accompagnée, suivie, de l'obéissance à la volonté divine. L'adoration est justement L'EXPRESSION de l'obéissance. André Chouraqui la traduit par le mot «se prosterner», qui se passe de commentaires. On devrait rappeler ces principes à chaque concert, et les groupes en vogue devraient en faire la pointe de leur épée : nous voulons entendre, nous demandons à entendre, pour nos enfants, nos jeunes, pour le monde également, oui, entendre s’élever de ces ministères des appels et des témoignages puissants de la Croix, des appels qui font trembler la chair et qui remettent les musicalités à leur place, c'est-à-dire au service du message, et non l'inverse.
Et «Les pécheurs ne résisteront point dans l'assemblée des justes» (Ps. 1:5).


COMPLICITÉ

Nous disions (p.15) que l'adoration ne peut exister si nous ne connaissons pas Celui que nous adorons. Lorsque Rebecca St James, figure de la louange anglo-saxonne, se réjouit des enseignements du pape et collabore à des manifestations organisées par le catholicisme, elle démontre qu'elle ne sait pas vraiment qui elle « adore ».
« J'ai eu de la chance d'entendre le pape parler à St Louis il y a 2 ans, et je chantais là-bas à cette occasion. C'était GRAND ! J'ai beaucoup aimé ce qu'il a partagé, un enseignement très biblique, très actuel, très droit ! J'aimerais que les jeunes puissent entendre ce qu'il dit, car je crois qu'il va à l'essentiel. Je l'apprécie beaucoup et je prie Dieu qu'Il lui donne le cœur de continuer son ministère ! »
Le catholicisme enseigne pourtant encore ouvertement et depuis des siècles que le salut par la foi ne suffit pas, et donc que le sacrifice de Christ ne suffit pas. C'est, de fait, un autre évangile (2 Corinthiens 11:4), et les Écritures nous apprennent à déclarer «anathèmes» toutes les tentatives d’altération ou de perversion de la Vérité (Gal. 1:8).
Un des derniers conciles reprend en considération un passage de Lumen Gentium qui affirme que "Marie, en vertu du don de grâce, précède de loin toutes les autres créatures célestes et terrestres".
L'Eglise catholique affirme donc que Marie est la plus grande créature de la terre : toute la grandeur des saints s'évanouit devant la grandeur de Marie. Marie dépasse aussi les créatures célestes : toute la grandeur des anges n'est pas comparable à la grandeur de Marie. Voilà la raison qui nous pousse à avoir une confiance illimitée en Marie. Le Saint Père souligne encore : " Le culte, le simple culte ne suffit pas. Le culte doit devenir imitation de Marie " (Benoît XVI).
«Ma manière de concevoir la dévotion à la Mère de Dieu a subi une transformation. Si autrefois j'étais convaincu que Marie nous conduit au Christ, à présent je commence à comprendre que le Christ aussi nous conduit à sa Mère"»(Jean-Paul II, "Ma vocation, Don et Mystère", Paris 1996).

Nous disons avec tristesse que nous sommes en face d'un système religieux aux ferments antichrist, bien que constitué de certaines œuvres justes et de croyants sincères, un système dont les dogmes sont inchangés depuis quinze siècles (et dont certains se sont aggravés). L'affrontement doctrinal a été sévère au cours de l'histoire de l'Église, et un très grand nombre de nos frères et sœurs dans la foi ont laissé leur vie dans une lutte acharnée pour ne pas céder à la tyrannie de la religion universelle, et aux pressions d'abjuration. Le nom des martyrs est oublié, comme leur sang qui a coulé, mais le Seigneur s'en souvient (Apocalypse 6/9) ; ceux qui ne connaissent ni leur histoire, ni les avertissements des Écritures sont condamnés à tomber dans les pièges les plus grossiers.

Lorsque des groupes français de louange évangéliques connus, apportent leur notoriété et leur concours à des concerts organisés par le catholicisme, au motif que nous adorons le même Dieu (et que le mandat d'évangélisation est d'aller « partout »), ils ne peuvent éviter de se trouver en contradiction avec le combat — et le sang — de leurs pères dans la foi PARCE QUE LES MÊMES DOGMES SONT TOUJOURS DEBOUT. Ceux-ci ont lutté contre un «esprit» qui est toujours vivant, doctrinalement identique, mais dont les intentions sont maintenant déguisées, dans de douces paroles aujourd'hui pacifiques ; même s'ils sont sincères, même si les temps ont changé, même si les combats doctrinaux sont devenus politiquement incorrects, chacun devrait cependant considérer l'angle éternel, la vision spirituelle, et la Vérité, pour éviter de se positionner en complices, même involontaires, de l'esprit antichrist.
«Et, par de douces paroles, il entraînera à l'impiété ceux qui agissent en transgressant l'alliance; mais le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira» (Dan. 11:32).

Car si les grands esprits de l'histoire de l'Église libre ont vu (entre autres choses) le catholicisme dans la grande prostituée d'Apocalypse 17 et 19 (il n'y a pas que ce système religieux qui soit en cause dans cette image, ce paragraphe n'est pas inspiré par un anticatholicisme primaire), alors ceux qui s'uniront à elle ne pourront éviter de faire une seule chair avec elle, comme l'affirme l'apôtre Paul (1 Corinthiens 6:16) dans l'énoncé d'un autre principe spirituel.


UN MAUVAIS EMPLOI DE LA MUSIQUE CHRÉTIENNE CONSTITUERA UN LEVIER D'APOSTASIE

Si nous écoutons la grande majorité des acteurs de la musique chrétienne, qui (encore une fois) ne font qu'exprimer leur sincérité, ce domaine d'expression de l'Église représente la meilleure plate-forme de rencontre entre les chrétiens d'abord, et entre les chrétiens et les non-croyants ensuite. La louange est un espace consensuel, éloigné des combats d’arrière-garde à propos de la vérité. Chanter et adorer ensemble permet de laisser de côté nos différences pour nous réunir sur ce que nous avons de plus précieux en commun, le Dieu unique, en louant Son amour dans l'unité, comme Sa Parole nous le demande.
Je veux mettre en relation le phénomène auquel nous assistons avec un texte prophétique du livre de Daniel, en soumettant ici une hypothèse à votre discernement spirituel:

«Avec de l'or, et avec de l'argent, et avec des pierres précieuses, et avec des choses désirables, il honorera un dieu que n'ont pas connu ses pères» (Dan.11:38).
Pouvons-nous penser vraiment que ce soit un nouveau dieu que proposeront la bête et le faux prophète, à une société des temps de la fin qui ne peut être que très avertie ?
Le simplisme de cette hypothèse ne doit pas nous tromper. Nous ne sommes pas ici en présence d'un obscur dieu des nations, une divinité inacceptable pour la société de cette époque de la fin, pleine de connaissance, mais bien du Dieu des Écritures qui est redéfini ici, au travers de modifications du culte ancestral.
Il n'est plus adoré sur la base de Son amour ou de Ses vertus, de Son sacrifice ou de Sa Personne, mais sur une base humaine, appuyée sur l'homme et sur ce que ce dernier lui apporte — des choses belles, précieuses, une adoration brillante — au moyen des choses terrestres, du meilleur de lui-même, c'est-à-dire au travers d'un humanisme religieux, et non selon la révélation (voir Note 5).

Nous revenons donc, à la fin de toutes choses, dans le même schéma qu'au début : la cohabitation spirituelle d’une adoration méritante, terrestre, d'inspiration humaine (Caïn), et d’une adoration révélée, céleste (Abel). Détail navrant : l’une persécutera l’autre, même après avoir pris connaissance de la volonté divine, preuve que la connaissance de la Vérité sans l’amour de la Vérité ne suffit pas, comme Satan l’a démontré.

La redéfinition du Dieu de nos pères est une stratégie plus efficace que l'émergence d'une nouvelle divinité, ou la substitution d'un dieu existant d'une autre religion, qui sont des hypothèses peu crédibles. Aucun élu ne risquerait d’être séduit (Mat. 24/24).
Cette redéfinition est graduellement présentée dans un esprit de progrès, dans le but d'atteindre un objectif religieux « meilleur », et elle répond à une usure d'image, une lassitude populaire, une incompréhension vis-à-vis d'un Dieu trop lointain, rigide; elle répond enfin au besoin de la religion de contrôler le Dieu qu’elle représente.

Il existe beaucoup de similitudes avec la tension que connut le peuple de Dieu dans le désert, au pied du Sinaï, après leur sortie d'Égypte (Exode 32).
Dans cet épisode dit « du veau d'or », nous considérons un peu hâtivement que les Hébreux sont passés du Dieu unique à une idolâtrie grossière, mais ce n'est pas aussi simple. Dans leur volonté pressante de changer de dieu, ils ont cependant pris garde de ne pas changer Son Nom, ainsi que ses caractéristiques principales, sacrifices, holocaustes etc. : « Fais-nous un dieu qui aille devant nous ». Pour « faire » leur dieu, ils se sont défaits de leurs choses précieuses, leurs bijoux, leurs richesses personnelles, le meilleur d'eux-mêmes, ce qui représente un nouveau type de l'humanisme chrétien. Ils ont fait ensuite appel à une autorité spirituelle reconnue, Aaron, qui a cédé à la pression de ces gens fatigués d'attendre que le Dieu de Moïse parle, apparaisse, agisse. Tous glissent comme un seul homme dans cette idolâtrie plus ou moins sécurisée, et dans une atmosphère de fête « pour l'Eternel » (Ex. 32/5)!

Et le peuple s'assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour se divertir (Ex. 32/6 rapporté par Paul dans 1 Cor. 10/7), ce qui rappelle quelques évidences actuelles.

Le chemin de la transformation du culte biblique et le changement de la perception du Dieu de la Bible ne se fait pas en un seul jour. Un lent processus de déplacement des bornes anciennes s'établit sur plusieurs générations.
Un des axes (il y en a d'autres) de cette stratégie d'affaiblissement de la puissance de la foi est constitué par la tolérance, puis l'acceptation, puis l'installation dans l'Église, du concept du plaisir religieux. «Les choses désirables» (Daniel 11:38).
Dans les derniers temps, les hommes deviennent amis des voluptés (traduction Darby), ayant l'apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force (2 Timothée 3:4). La traduction Segond dit «aimant le plaisir plus que Dieu» (2 Timothée 3:4).
C'est le cliché d'une religion pourtant toujours en rapport avec le Dieu originel, mais qui n'en a plus la puissance, l'impact, la résonance, l'empreinte, et qui finit par représenter sur la terre un autre Dieu, qui n'est plus conforme à la Révélation, «un autre Jésus» (2 Corinthiens 11:4), ce qui relève d'une forme de dépendance, même inconsciente, à l'esprit de l'Antichrist.

Aimer le plaisir plus que Dieu ne signifie pas obligatoirement que le chrétien a tourné le dos aux choses spirituelles pour glisser dans les péchés de la chair. Car alors il ne se soucierait pas de conserver les apparences de la foi. Il pourrait plutôt s'agir d'un chrétien… «en exercice», sincère, présent, qui a accepté, graduellement, le remplacement de la croix par d'autres moyens de suivre « Dieu », de servir « Dieu », une nouvelle manière de l'adorer qui sauvegarde les apparences de la piété, qui peut même les améliorer, mais qui ne peut plus satisfaire à ce qui en faisait la force.
Nous considérons ici que le travail de l'ennemi consiste à tenter d'introduire la notion du plaisir, de la liberté, de la facilité, dans la maison de Dieu, ce qui constitue le meilleur levier pour créer une brèche dans la consécration à la Vérité, tout en rendant « les choses de l'Esprit » désirables.
«Si tu gardes ton pied de profaner le sabbat, de faire ton plaisir en mon saint jour, si tu appelles le sabbat tes délices, et honorable le saint jour de l'Eternel... » (Esaïe 58:13).

L'Église est donc, selon ce point de vue, victime d'un mouvement tendant à réduire et faire disparaître les lignes de séparation entre le monde et les enfants de Dieu. Cette pression qui s'exerce d'une manière accrue depuis seulement quelques décennies, pèse sur l'ensemble des protections (que la rébellion appelle «interdits» et «tabous») dispensées par la Bible, et qui ont servi de modèle social ou religieux. Stratégie de dilution du faux dans le vrai, de mélange libéral impur avec le pur, de la justification du mal et des soupçons de radicalisme sur le bien, de l'immixtion d'une tolérance humaniste : la fin du vingtième siècle a été le théâtre d'une action spirituelle impure (et interne) marquant un peu plus le déclin du christianisme originel. Le besoin de réveil qui est prêché un peu partout constitue un aveu de cet état de fait, malgré une satisfaction de façade.

Comme sur un terrain de football dont on effacerait certaines lignes, il ne sera bientôt plus possible d'arbitrer correctement entre le vrai et le faux, le bien et le mal, le juste et l'injuste : comme siffler la faute si les règles sont remises en question, ou si tous les joueurs ont le même maillot ? C'est pourquoi les règles anciennes et les valeurs morales prônées par les Écritures sont l'objet de pressions afin de pousser l'Église à «actualiser» certains comportements, à «évoluer» dans son approche esthétique, à «progresser» dans ses exigences et la présentation de son message. Encore une fois, rappelons-le et que le Seigneur veille sur ces paroles : il ne s’agit pas de figer l’action de l’Église, ou de s’opposer à toute évolution, mais simplement de chercher ensemble à garder le fil à plomb à sa place (Amos 7/7 et 8).
Car c'est quand les hommes se croient plus sages que Dieu qu'ils s'exposent, eux et le peuple qu'ils ont la charge de conduire, à de terribles conséquences.

La tentation de s'écarter de la Parole originelle s'effectue d’ailleurs toujours par le raisonnement: «Dieu a-t-il réellement dit ? Ne voyons-nous pas combien le chrétien est ridicule face aux besoins et exigences du monde, à la soif d'émotions de la jeunesse ? Le temps n'est-il pas venu d'atteindre l'objectif de la gloire de l'Eglise ? d'unir le monde et la foi dans un acte d'amour, de compassion, de tolérance et d'acceptation de l'autre ?»
Un certain christianisme pense avoir beaucoup de choses à gagner en se rapprochant des standards du monde, en adoptant certains de ses codes, avant de délivrer le message de Dieu.
Mais la réponse du ciel est toujours la même : on ne gagne pas le monde en flirtant avec lui ou en l'épousant, mais en divorçant de lui. Nous sommes appelés à sortir du camp du monde en acceptant de porter sur nous la honte d'appartenir à Christ et de porter Son Nom (Hébreux 13:13), c'est-à-dire en revêtant Christ et en marchant comme Il a marché:
«Le monde me hait, parce que moi je rends témoignage de lui, que ses œuvres sont mauvaises» (Jean 7:7).

«Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien; mais parce que vous n'êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela le monde vous hait» (Jean 15:19).

Durant dix-neuf siècles, l'Église a considéré que le monde devait recevoir Christ avec les Paroles de Christ, par l'Esprit de Christ, en méprisant la honte d'être différent de ce monde (en méprisant donc la tentation de chercher à être accepté par lui, de ne pas être rejeté), en supportant l'opprobre d'être chrétien, en décalage total avec l'esprit du monde. Car nos pères dans la foi étaient morts au monde, aux principes du monde, aux éléments du monde, et acceptaient les conséquences de leur choix, de leur témoignage : ceux-ci ont proclamé par là qu'ils attendaient une cité meilleure, permanente, invisible. Cela provoquait inévitablement leur rejet du monde, en conformité avec leur Maître et ce qu'il leur avait annoncé : ne vous inquiétez pas si le monde vous rejette, si le monde vous hait (inquiétez-vous plutôt s'il est en paix avec vous, car alors cela signifierait que vous ne dénoncez pas ses œuvres - Luc 6:26).
Cet état d'esprit les protégeait des passions de la jeunesse, et les gardait d'introduire des influences mondaines dans l'Église, de céder à la tentation de bouleverser le culte en cherchant à le rendre conforme à leurs attentes et leurs aspirations ou plus simplement aux suggestions du dieu de ce siècle - le dieu des modes.

L’ennemi cherchera bien sûr à réduire la réflexion développée ici, et à l’amener sur le terrain de l’opposition des goûts, des réticences des générations face aux progrès des suivantes,en faisant planer sur cette prise de position le soupçon de la cristallisation, de l’enfermement, qui caractérise tous les protectionnismes, les radicalismes, les fondamentalismes, et en fin de liste : les fanatismes et sectarismes.
La réponse n’est pas dans les débats ou dans les oppositions d’idées, mais dans la Parole de Dieu. C’est l’invitation ultime de cette étude. C’est par Sa lumière que nous pouvons voir la lumière (Ps. 36/9).
L’héritage scripturaire a justement été laissé pour des périodes troubles, afin que nous sachions «comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est la COLONNE ET LE SOUTIEN DE LA VÉRITÉ» (1 Timothée 3:15).

La porte d’entrée de notre vocation est étroite, et le chemin qui mène à «la nature divine» (2 Pi. 1/4) est étroit lui aussi. Les enfants de Dieu, dans quelque domaine que ce soit, ne peuvent boire la coupe du Seigneur sans devoir renoncer aux autres coupes, et nous n’ignorons pas ce que cela peut signifier pour nous en termes de choix (1 Corinthiens 10:21) et d’abandons.
C’est pourquoi toutes les formes de mélanges et de compromis, tous les alliages disparates, tous les vils matériaux de construction du royaume (1 Cor. 3/12) DOIVENT être laissés, ou seront consumés, car tout ce qui est de l’Homme, tout ce qui provient de la nature déchue ne peut atteindre l’arbre de Vie, franchir la barrage des chérubins à l’épée déployée (Gen. 3/24).



NOTES

Note 1
Satan a cependant fourvoyé l'Eglise, bien peu vigilante et bien peu consciente de ces réalités sournoises liées à la musique et à son effet potentiel sur l'âme, en l'amenant à remplacer par la musique dite « chrétienne » (parce que pratiquée par des chrétiens, dans et pour l'Eglise) l'adoration qui est due à Dieu. Et il excelle remarquablement bien, ayant eu une longue expérience dans ce domaine, puisqu'il était le chérubin qui conduisait la louange dans le ciel* ! C'est parce qu'aujourd'hui la présence de Dieu est si absente de nos églises et réunions que nos jeunes chrétiens comme les moins jeunes ont cherché à la remplacer par l'artifice de la musique sophistiquée. (Ponia Pech).
*Ézéchiel 28:13 : « tu as été en Eden, le jardin de Dieu; toutes les pierres précieuses te couvraient, le sardius, la topaze et le diamant, le chrysolithe, l'onyx et le jaspe, le saphir, l'escarboucle et l'émeraude, et l'or; le riche travail de tes tambourins et de tes flûtes était en toi; au jour où tu fus créé ils étaient préparés ».
Ésaïe 14:11 : « Ton orgueil est descendu dans le shéol, le son de tes luths. Les vers sont étendus sous toi, et les larves sont ta couverture ».


Note 2
«Le problème est que les responsables qui cèdent à la tentation ne savent pas qu'ils sont en train de perdre la spiritualité biblique de leur âme, parce que les chrétiens consomment des prestations musicales d'artistes, y compris dans les églises le dimanche matin, ils assistent ou participent à des shows, et Dieu est devenu un accessoire » (Scott McCarty).

Note 3
- Une citation de Pierre Truschel
« La musique touche l'âme, les émotions. Elle peut créer un monde d'illusions face à une réalité beaucoup plus lourde. Savez-vous que les perfections du son et la qualité musicale aujourd'hui sont fausses, parce que c'est le produit de la technologie avancée. La beauté du son ne correspond plus au son qui sort de la gorge du chanteur. C'est du trucage. La qualité ne correspond plus à la vérité de celui qui chante puisqu'il a l'aide, le soutien, de toute sa technologie et de toute l'électronique. En un mot, on nous fait chanter Dieu sur des trucs qui sont des créations humaines, mais qui ne correspondent plus à la vraie beauté humaine ! C'est la beauté de l'électronique ! Où en sommes-nous ? La perfection du sceau et la qualité musicale rendue parfaite par l'électronique ne correspondent plus à la réalité qui sort de la gorge de ceux qui chantent. C'est une fausse perfection qui peut entraîner une onction musicale, comme il existe une onction pour l'acteur de théâtre ou de cinéma, séduisant, travaillant l'âme et les émotions mais ne touchant plus l'être intérieur dans la vérité. Parce qu'il n'y a plus de vérité profonde.
Beaucoup confondent les douces émotions avec la réalité profonde de la présence de Dieu qui transforme et qui rend actif et non pas consommateur. La vraie présence de Dieu nous pousse à servir et tout ce qui n'est qu'émotionnel nous pousse à consommer. Quand on voit la difficulté d'avoir, à l'heure actuelle, des responsables, d'avoir du recrutement pour les colonies de vacances, pour le travail, on se rend compte qu'on a affaire à une génération qui consomme. Pour moi, la musique est devenue pour beaucoup une drogue évangélique qui a remplacé une réelle relation avec le Seigneur Lui-même ».


Note du COURRIER INTERNATIONAL: "Etats Unis - De la musique comme torture"
"Le point commun entre Britney Spears, Metallica et Bruce Springsteen ? Certains de leurs disques sont utilisés dans les centres de détention américains pour démolir psychologiquement les détenus.
Yasir Al-Qutaji, 30 ans, est un avocat originaire de la ville irakienne de Mossoul. En mars 2004, alors qu’il enquêtait sur les tortures que les soldats américains étaient accusés d’infliger aux Irakiens, il a été arrêté par les forces américaines et soumis aux mêmes sévices. Nu, la tête encagoulée, il a été passé à tabac, puis il a fait un long séjour dans la “disco”, une salle où la musique était diffusée à un tel volume que ses interrogateurs étaient obligés, pour lui parler, de placer un porte-voix près de ses oreilles.
Yasir Al-Qutaji n’est pas le seul Irakien à mentionner ce supplice “musical”. La technique est connue bien au-delà de Mossoul. Elle est utilisée dans tous les lieux touchés par la guerre contre le terrorisme : que ce soit l’Afghanistan, la prison de Guantanamo ou celle d’Abou Ghraib. En Afghanistan, Zakim Shah, un paysan de 20 ans, a été privé de sommeil par des soldats américains qui l’exposaient à une musique assourdissante et l’accablaient de cris. A Guantanamo, des morceaux d’Eminem, de Britney Spears, de Limp Bizkit, de Rage Against the Machine, de Metallica et de Bruce Springsteen – en particulier son tube Born in the USA – sont diffusés aux détenus à des volumes abrutissants, parfois pendant quatre heures d’affilée.
Cette technique fait partie de ce qu’on appelle la “torture légère”, une combinaison soigneusement dosée de moyens de coercition psychologiques et physiques qui, sans aller jusqu’à provoquer la mort, peut causer des traumatismes psychologiques considérables. Conçue pour priver la victime de sommeil et générer une surstimulation sensorielle, elle se révèle absolument insupportable».


Note 4
Citation Ponia Pech
Il y a quelques années, dans une église charismatique bien ouverte à la bénédiction de Toronto et connue pour son groupe de louange, nous avons entendu les conducteurs de louange marteler constamment que le corps doit participer à la louange, qu'il doit être libéré pour le Seigneur. Et par diverses autres paroles et exhortations « bibliques », tout était mis en œuvre pour contribuer à « décoincer » les plus « frileux », c'est-à-dire ceux qui, au goût de l'équipe dirigeante, restaient trop statiques pendant les moments de « louange ». Que de fois n'avions-nous pas entendu le verset de Romains 12 :1 :
“Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.” (Romains 12:1 LSG)
interprété de travers, abusivement tordu, malmené et utilisé pour justifier un tel appel à l'implication de tout le corps pour « adorer Dieu », ce qui, dans la pratique, donnait lieu à ce qui était appelé « célébrations » ou défoulements physiques collectifs se manifestant par des danses, des sauts, le tout sur des musiques bruyantes, une atmosphère survoltée, dénuée de tout sentiment de la présence de Dieu.
Ceci révèle l'incroyable emploi, sans scrupules, des Saintes Écritures, pour forger de toutes pièces une théologie justifiant la sensualité et le débordement des sens ! L'apôtre serait scandalisé de voir l'Eglise moderne appliquer un traitement aussi odieux à sa recommandation à la sanctification du corps (ce qui inclut au lieu de la pratique du débordement sensuel, une retenue corporelle, comme il l'affirme ci-après : “Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.” (1 Corinthiens 9:27 LSG)) comme fruit de la consécration à Dieu.
C'est en tordre le sens consciemment comme Aaron et le peuple hébreu dans le désert ont pu le faire, en se livrant à la débauche tout en calmant leur conscience par le procédé qui consiste à tout mettre au niveau de l'adoration du Dieu vivant (le veau d'or) ! Le péché est aussi vieux que le monde! Voyons comment Paul a offert son corps comme un sacrifice raisonnable :

“Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous.” (2 Corinthiens 4:7-12 LSG).

Il serait plus qu'inconvenant que cet homme de Dieu qui a mis sans cesse sa vie en péril, bravant bien des épreuves et des privations, en vue de faire connaître l'Evangile, par amour pour Christ, au point de souffrir le dépouillement le plus total et de porter dans son corps, son âme et son esprit la mort et « ce qui manque aux souffrances de Christ» (l'agonie de l'enfantement) servant ainsi de libation (c'est-à-dire de sacrifice), oui, il serait inconvenant et déplacé de penser que ce Paul aurait encouragé les chrétiens à user de décontraction par des danses et des démonstrations gestuelles dans leur temps d'adoration collectif. Quelle trahison de la pensée de Dieu ! A l'image du Divin Maître, Paul s'est donné entièrement à Christ pour faire connaître Son nom au monde entier; il se considérait comme mort, crucifié au monde, tout comme le monde était crucifié pour lui. C'est de ce genre de sacrifice et de culte raisonnable dont parlait Paul.


Note 5
Les paroles de David Wilkerson, témoin des dérives de l’Église outre-atlantique, résonnent comme un avertissement : «Une nouvelle idolâtrie est en train d'emporter l'Amérique en ce moment. Bien que de nos jours, nous ne voyons plus de personnes s'agenouiller littéralement devant des images sculptées. Cette idolâtrie moderne au lieu de cela séduit des multitudes par sa subtilité et son raffinement. Néanmoins, cela met plus Dieu en colère qu'aucune autre idolâtrie de l'Ancien Testament!
Le Nouveau Testament nous avertit que des ministres qui apparaîtront comme des anges de lumière mais qui sont concrètement des ministres de Satan viendront dans les derniers jours. Ces hommes seront passionnés, capables de s'exprimer clairement, agréables et pleins de ressources. Mais ils seront manipulés par un esprit qui ne vient pas de Dieu !
"Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres." (2.Corinthiens 11:3-15).

Cet autre Evangile que Paul mentionne est le message du salut sans la croix !
C'est la grande idolâtrie de nos jours. Il y a une foule de prédicateurs qui ont littéralement mis de côté le message de la croix de Jésus-Christ !
Soyez avertis : Peu importe ce que vous dit une personne à propos d'un grand "Réveil" ou d'une action du Saint-Esprit ayant lieu, peu importe combien de multitudes sont entraînées, ou à quel point leur louange est forte; le succès visible d'un ministère particulier n'a pas d'importance. Si la croix de Jésus-Christ n'est pas la porte par laquelle les gens viennent, vous pouvez être assurés que ce n'est pas une œuvre de Dieu !

La croix avec ses exigences et son espoir est le véritable cœur de l'Evangile. Et quel que soit le culte, quelle que soit l'association, tout ce qui se nomme église n'est qu'une idolâtrie éhontée si la chose n'a pas la croix au centre. Une telle adoration est entièrement d'un autre esprit et Dieu n'aura rien à faire de cela. Sans la croix, tout ce qui reste est plaisanterie, un Évangile perverti, quelque chose venant des profondeurs de l'enfer: C'est une idolâtrie plus insultante envers le Seigneur que l'idolâtrie d'Israël !

Néanmoins, dans la plupart des églises où cet "Autre Évangile" est prêché, les bancs sont remplis. Toutes les paroles sont chantées et prononcées. Les termes théologiques tels que sainteté, Saint-Esprit et la croix, sont mentionnés. Tout paraît bon et semble juste. Mais la réalité de la croix n'est pas présentée ! La crise de la croix, les orientations amenant la confrontation, sont complètement évitées. Et si un sermon sur la croix n'inclut pas la confrontation vis-à-vis du péché, si cela ne vous emmène pas au moment décisif de la croix, ce n'est pas la véritable prédication de la croix ! Si j'allais prêcher sur les exigences de la croix dans beaucoup d'églises d'aujourd'hui, avec sa mort à toutes les convoitises et tous les plaisirs du monde, la foule s'enfuirait exactement comme elle l'a fait quand Jésus lui a dit que le sacrifice exigé était de le suivre.
Je devrais dire aux multitudes assises confortablement : "Dieu demande que vous fai siez face à vos péchés, que vous vous agenouilliez à la croix, que vous vous occupiez de votre méchanceté." Au lieu de cela, ils déversent leurs énergies dans des réunions intelligentes, pleines d'art de mise en scène, d'illustrations dramatiques, de sermons sur la manière de s'occuper des problèmes de la vie.
En ce moment, on est en train de voir une génération entièrement nouvelle de ministres, jeunes, élégants, intelligents, assidus, d'hommes compétents, qui construisent d'énormes complexes, offrant tout aux gens, de la garderie au sauna, en passant par les salles de musculation.

Les fidèles peuvent maintenant rattacher l'amélioration de leur église à leurs divertissements, amusements, événements familiaux ou musicaux. C'est entièrement de la haute technologie, contemporaine et non agressive.
Je crois que Dieu ne prête même pas attention à un grand nombre de ces frêles tentatives d'attirer des âmes avec ces attraits modernes. Il semble avoir beaucoup de patience avec de tels efforts bien attentionnés et charnels pour promouvoir l'Evangile. Mais les ministres de ces Églises auront des ennuis s'ils refusent d'avertir leurs gens d'abandonner leurs péchés !
Jérémie s'est lamenté :
"...Ils fortifient les mains des méchants, afin qu'aucun ne revienne de sa méchanceté..." (Jérémie 23:14). "S'ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre Mes paroles à Mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions"(verset 22).




TABLE DES VERSETS EMPLOYÉS

INTRODUCTION
Jude 1:3 : «Bien-aimés, quand j'usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois pour toutes transmise aux saints»

Chapitre LE RÔLE MAJEUR DE LA LOUANGE
1 Chroniques 15:16 : «David dit aux chefs des Lévites d'établir leurs frères, les chantres, avec des instruments de musique, des luths, et des harpes, et des cymbales, qu'ils feraient retentir en élevant leur voix avec joie».
Ézéchiel 28:12 : «Ainsi dit le Seigneur, l'Eternel: Toi, tu étais la forme accomplie de la perfection, plein de sagesse, et parfait en beauté; tu as été en Eden, le jardin de Dieu; toutes les pierres précieuses te couvraient, le sardius, la topaze et le diamant, le chrysolithe, l'onyx et le jaspe, le saphir, l'escarboucle et l'émeraude, et l'or; le riche travail de tes tambourins et de tes flûtes était en toi; au jour où tu fus créé ils étaient préparés».
Ésaïe 14:12 : «Comment es-tu tombé des cieux, astre brillant (appelé Lucifer dans certaines versions, du latin lucis (lumière) et ferre (porteur), fils de l'aurore? Tu es abattu jusqu'à terre, toi qui subjuguais les nations!»
Ézéchiel 28:16 : «Par l'abondance de ton trafic, ton intérieur a été rempli de violence, et tu as péché; et je t'ai précipité de la montagne de Dieu comme une chose profane, et je t'ai détruit du milieu des pierres de feu, ô chérubin qui couvrait!»
Apocalypse 5:8, 9 et 10 : «Et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens tombèrent [sur leurs faces] devant l'Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantent un cantique nouveau, disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre».
Apocalypse 14:2 :
«Et j'entendis une voix venant du ciel, comme une voix de grandes eaux et comme une voix d'un grand tonnerre; et la voix que j'entendis était comme de joueurs de harpe, jouant de leurs harpes».
Apocalypse 15:3 : «Et ils chantent le cantique de Moïse, esclave de Dieu, et le cantique de l'Agneau, disant: Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu, Tout-puissant! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations!»

Matthieu 26:30 :
«…ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s'en allèrent] à la montagne des Oliviers».
Éphésiens 5:18 et 19 : «Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution; mais soyez remplis de l'Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur».

1 Corinthiens 6:3 : «Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges? et [nous ne jugerions] pas les affaires de cette vie?»
1 Corinthiens 11:31 : «Mais si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés».
1 Corinthiens 14:29 : «…et que les prophètes parlent, deux ou trois, et que les autres jugent».
1 Thessaloniciens 5:20 : «ne méprisez pas les prophéties, mais éprouvez toutes choses, retenez ce qui est bon».

Chapitre EXPANSION ET EXAGÉRATIONS
1 Pierre 2:9 : «Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière»

Chapitre LA MUSIQUE CHRÉTIENNE ET L'ADORATION
2 Rois 3:14 : «Et Elisée dit: L'Eternel des armées, devant qui je me tiens, est vivant, que si je n'avais égard à la personne de Josaphat, roi de Juda, je ne te regarderais pas, et je ne te verrais pas. Et maintenant amenez-moi un joueur de harpe. Et il arriva, comme le joueur de harpe jouait, que la main de l'Eternel fut sur Elisée».
1 Samuel 16:16 et 23 : «Que notre seigneur veuille parler: tes serviteurs sont devant toi, ils chercheront un homme qui sache jouer de la harpe; et il arrivera que, quand le mauvais esprit [envoyé] de Dieu sera sur toi, il jouera de sa main et tu t'en trouveras bien … Et il arrivait que, quand l'esprit [envoyé] de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et en jouait de sa main; et Saül était soulagé et se trouvait bien, et le mauvais esprit se retirait de dessus lui».

Page 5
2 Samuel 6:1 : «
Et David assembla encore toute l'élite d'Israël, trente mille [hommes]. Et David se leva et se mit en marche, et tout le peuple qui était avec lui, vers Baalé de Juda, pour en faire monter l'arche de Dieu, qui est appelée du nom, du nom de l'Eternel des armées, qui siège entre les chérubins. Et ils montèrent l'arche de Dieu sur un chariot neuf, et l'emmenèrent de la maison d'Abinadab, qui était sur la colline; et Uzza et Akhio, les fils d'Abinadab, conduisaient le chariot neuf. Et ils l'emmenèrent, avec l'arche de Dieu, de la maison d'Abinadab, qui était sur la colline, et Akhio allait devant l'arche.
Et David et toute la maison d'Israël s'égayaient devant l'Eternel avec toutes sortes [d'instruments] de bois de cyprès: avec des harpes, et des luths, et des tambourins, et des sistres, et des cymbales. Et ils arrivèrent à l'aire de Nacon, et Uzza étendit [la main] vers l'arche de Dieu et la saisit, parce que les bœufs avaient bronché.
Et la colère de l'Eternel s'embrasa contre Uzza, et Dieu le frappa là à cause de sa faute; et il mourut là, près de l'arche de Dieu. Alors David fut très irrité de ce que l'Eternel avait fait une brèche en [la personne d'] Uzza; et il appela ce lieu-là du nom de Pérets-Uzza, [qui lui est resté] jusqu'à ce jour. Et David eut peur de l'Eternel en ce jour-là, et il dit: Comment l'arche de l'Eternel entrerait-elle chez moi?
Et David ne voulut pas retirer l'arche de l'Eternel chez lui dans la ville de David, mais David la fit détourner dans la maison d'Obed-Edom, le Guitthien. Et l'arche de l'Eternel demeura trois mois dans la maison d'Obed-Edom, le Guitthien; et l'Eternel bénit Obed-Edom et toute sa maison.
Et on rapporta au roi David, en disant: L'Eternel a béni la maison d'Obed-Edom et tout ce qui est à lui, à cause de l'arche de Dieu. Et David alla, et fit monter l'arche de Dieu de la maison d'Obed-Edom dans la ville de David, avec joie. Et il arriva que quand ceux qui portaient l'arche de l'Eternel avaient fait six pas, il sacrifiait un taureau et une bête grasse.
Et David dansait de toute sa force devant l'Eternel; et David était ceint d'un éphod de lin. Et David et toute la maison d'Israël faisaient monter l'arche de l'Eternel avec des cris de joie et au son des trompettes».
Nombres 1:50 : «Et toi, tu préposeras les Lévites sur le tabernacle du témoignage, et sur tous ses ustensiles, et sur tout ce qui lui appartient: ce seront ceux qui porteront le tabernacle et tous ses ustensiles; ils en feront le service, et camperont autour du tabernacle».


Page 6
Marc 8:36 : «Car que profitera-t-il à un homme s'il gagne le monde entier, et qu'il fasse la perte de son âme»;
Page 7
Genèse 25:34 : «Et Jacob donna à Esaü du pain et du potage de lentilles; et il mangea et but, et se leva; et s'en alla: et Esaü méprisa son droit d'aînesse».
1 Jean 2:15 : «N'aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde: si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui»;
Jacques 4:4 : «Adultères, ne savez-vous pas que l'amitié du monde est inimitié contre Dieu? Quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu».
2 Timothée 2:22 : «Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l'amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur»;

Page 8
COURRIER INTERNATIONAL: "Etats Unis - De la musique comme torture"
"Le point commun entre Britney Spears, Metallica et Bruce Springsteen ? Certains de leurs disques sont utilisés dans les centres de détention américains pour démolir psychologiquement les détenus.
Yasir Al-Qutaji, 30 ans, est un avocat originaire de la ville irakienne de Mossoul. En mars 2004, alors qu’il enquêtait sur les tortures que les soldats américains étaient accusés d’infliger aux Irakiens, il a été arrêté par les forces américaines et soumis aux mêmes sévices. Nu, la tête encagoulée, il a été passé à tabac, puis il a fait un long séjour dans la “disco”, une salle où la musique était diffusée à un tel volume que ses interrogateurs étaient obligés, pour lui parler, de placer un porte-voix près de ses oreilles.
Yasir Al-Qutaji n’est pas le seul Irakien à mentionner ce supplice “musical”. La technique est connue bien au-delà de Mossoul. Elle est utilisée dans tous les lieux touchés par la guerre contre le terrorisme : que ce soit l’Afghanistan, la prison de Guantanamo ou celle d’Abou Ghraib. En Afghanistan, Zakim Shah, un paysan de 20 ans, a été privé de sommeil par des soldats américains qui l’exposaient à une musique assourdissante et l’accablaient de cris. A Guantanamo, des morceaux d’Eminem, de Britney Spears, de Limp Bizkit, de Rage Against the Machine, de Metallica et de Bruce Springsteen – en particulier son tube Born in the USA – sont diffusés aux détenus à des volumes abrutissants, parfois pendant quatre heures d’affilée.
Cette technique fait partie de ce qu’on appelle la “torture légère”, une combinaison soigneusement dosée de moyens de coercition psychologiques et physiques qui, sans aller jusqu’à provoquer la mort, peut causer des traumatismes psychologiques considérables. Conçue pour priver la victime de sommeil et générer une surstimulation sensorielle, elle se révèle absolument insupportable»
.

Page 11
1 Corinthiens 9:20 : «et pour les Juifs, je suis devenu comme Juif, afin de gagner les Juifs; pour ceux qui étaient sous la loi, comme si j'étais sous la loi, n'étant pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui étaient sous la loi»;

Page 12
Ésaïe 5:20 : «Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui mettent les ténèbres pour la lumière, et la lumière pour les ténèbres, qui mettent l'amer pour le doux, et le doux pour l'amer».
Jacques 3:1 : «Ne soyez pas beaucoup de docteurs, mes frères, sachant que nous en recevrons un jugement plus sévère».

Page 13
1 Samuel 15:18 :
«Et l'Eternel t'avait envoyé par un chemin, et t'avait dit: Va et détruis entièrement ces pécheurs, les Amalékites, et fais-leur la guerre jusqu'à ce qu'ils soient consumés.
15:19 Et pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Eternel, et t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mauvais aux yeux de l'Eternel?
15:20 Et Saül dit à Samuel: J'ai écouté la voix de l'Eternel, et je suis allé par le chemin par lequel l'Eternel m'a envoyé; et j'ai amené Agag, roi d'Amalek, et j'ai entièrement détruit Amalek.
15:21 Et le peuple a pris, dans le butin, du menu et du gros bétail, comme prémices de ce qui était voué à l'exécration, pour sacrifier à l'Eternel, ton Dieu, à Guilgal.
15:22 Et Samuel dit: L'Eternel prend-il plaisir aux holocaustes et aux sacrifices, comme à ce qu'on écoute la voix de l'Eternel? Voici, écouter est meilleur que sacrifice, prêter l'oreille, meilleur que la graisse des béliers;
15:23 car la rébellion est comme le péché de divination, et l'obstination comme une idolâtrie et des téraphim. Parce que tu as rejeté la parole de l'Eternel, il t'a aussi rejeté comme roi. Et Saül dit à Samuel: J'ai péché, car j'ai transgressé le commandement de l'Eternel et tes paroles, car j'ai craint le peuple et j'ai écouté leur voix.
Et maintenant, pardonne, je te prie, mon péché, et retourne-t'en avec moi, et je me prosternerai devant l'Eternel. Et Samuel dit à Saül: Je ne retournerai point avec toi; car tu as rejeté la parole de l'Eternel, et l'Eternel t'a rejeté pour que tu ne sois plus roi sur Israël.
Et Samuel se tourna pour s'en aller, et [Saül] saisit le pan de sa robe, qui se déchira.
Et Samuel lui dit: L'Eternel a déchiré aujourd'hui la royauté d'Israël de dessus toi, et l'a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi. Et aussi, la sûre Confiance d'Israël ne ment point et ne se repent point; car il n'est pas un homme pour se repentir».
Nombres 3:4 : «Et Nadab et Abihu moururent devant l'Eternel, lorsqu'ils présentèrent un feu étranger devant l'Eternel dans le désert de Sinaï, et ils n'eurent point de fils; et Eléazar et Ithamar exercèrent la sacrificature en présence d'Aaron, leur père».
Genèse 22:5 : «Et Abraham dit à ses jeunes hommes: Restez ici, vous, avec l'âne; et moi et l'enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons: et nous reviendrons vers vous».


Page 14
2 Samuel 24:24 : «Et le roi dit à Arauna: Non, car certainement j'achèterai de toi pour un prix, et je n'offrirai pas à l'Eternel, mon Dieu, des holocaustes qui ne coûtent rien. Et David acheta l'aire et les bœufs pour cinquante sicles d'argent».
1 Corinthiens 3:16 : «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous?»
Apocalypse 5:10 : «et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre».
Osée 4:6 : «Mon peuple est détruit, faute de connaissance; car toi, tu as rejeté la connaissance, et je te rejetterai afin que tu n'exerces plus la sacrificature devant moi. Car tu as oublié la loi de ton Dieu, et moi j'oublierai tes fils».
Apocalypse 3:16 : «Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche».
Matthieu 7:22 : «Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom, et n'avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom?»

Page 17
Actes 5:13 : «…mais, d'entre les autres, nul n'osait se joindre à eux, mais le peuple les louait hautement».

Page 19
2 Corinthiens 11:4 : «Car si celui qui vient prêche un autre Jésus que nous n'avons pas prêché, ou que vous receviez un esprit différent que vous n'avez pas reçu, ou un évangile différent que vous n'avez pas reçu, vous pourriez bien [le] supporter».
Galates 1:8 : «Mais quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu'il soit anathème».
Apocalypse 6:9 : «Et lorsqu'il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été égorgés pour la parole de Dieu et pour le témoignage qu'ils avaient [rendu]».

Page 20
1 Corinthiens 6:16 : «Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps [avec elle]? "Car les deux, dit-il, seront une seule chair".
Matthieu 24:24 : «Car il s'élèvera de faux christs et de faux prophètes; et ils montreront de grands signes et des prodiges, de manière à séduire, si possible, même les élus».

Page 21
Exode 32:5 : «Et Aaron vit le veau, et bâtit un autel devant lui; et Aaron cria, et dit: Demain, une fête à l'Eternel!»
Exode 32:6 : «Et le lendemain, ils se levèrent de bonne heure, et offrirent des holocaustes, et amenèrent des sacrifices de prospérités. Et le peuple s'assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour se divertir».

Page 22
Hébreux 13:13 : «Ainsi donc, sortons vers lui hors du camp, portant son opprobre».
Amos 7:7 et 8 : «Ainsi il m'a fait voir; et voici, le Seigneur se tenait sur un mur [bâti] d'aplomb, et il avait un plomb à sa main. Et l'Eternel me dit: Que vois-tu, Amos? Et je dis: Un plomb. Et le Seigneur dit: Voici, je place un plomb au milieu de mon peuple Israël; je ne passerai plus par-dessus lui».


Note annexe ajoutée 24/04/2008 : on peut consulter le témoignage édifiant de Dan Lucarini, ex-directeur de louange dans des églises évangéliques américaines, ainsi que des extraits de son livre à cette adresse internet :

http://alliance.baptiste.free.fr/adlv/musique_eglise.htm




Merci à Ponia Pech et Scott McCarty pour leur conseil, ainsi que leurs suggestions et corrections qui ont contribué à rendre cette étude plus compréhensible, et plus complète. Septembre 2006. On pourra demander gratuitement la brochure de cette étude en adressant un mail à : le-sarment@wanadoo.fr ou à l’adresse suivante :
Association LE SARMENT – BP 153 – 74410 – St Eustache






Mise en Ligne le 7 01 2007

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:07

BATTERIE

Le développement de la musique chrétienne et l'essor des groupes de louange suscitent un certain nombre de réflexions dans le Corps de Christ. Par définition, il ne devrait y avoir que de bonnes choses à dire à propos de ce phénomène : louer Dieu, chanter la gloire de Dieu; mais un examen attentif fait apparaître de plus en plus de désaccords de fond avec la Parole de Dieu et il devient nécessaire de poser de vraies questions, tout en se gardant de prises de positions personnelles.

«Bien-aimés, quand j'usais de toute diligence pour vous écrire de notre commun salut, je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois pour toutes transmise aux saints» (Jude 1:3).

Avant d'aborder les chapitres du positif/négatif, assurons-nous de partager la même définition de la musique chrétienne : initialement, nous parlons de la louange à Dieu, qui a pris une certaine importance et acquis une nouvelle influence, pour englober ce que nous appelons dans les milieux charismatiques « l'adoration ». Dans les lignes qui suivent, ces expressions seront donc proches, voire synonymes : louange, adoration, musique chrétienne, car elles font désormais partie, de fait, de la même sphère. Il existe bien évidemment des nuances lorsque nous entrons dans les détails, mais c'est l'idée générale.


LE RÔLE MAJEUR DE LA LOUANGE

Le propos de cette étude n'est pas de faire une analyse exhaustive de la louange, des différentes étymologies employées dans la Bible, et de l'étendue des significations et subtilités du sujet, mais de faire ressortir quelques points parmi les plus importants.
Rappelons simplement que la louange est une puissante composante de la foi, expression de notre gratitude, et ce, de l'Ancien au Nouveau Testament. Elle est initialement l'exaltation de Dieu : Sa puissance, Sa beauté, Son infinie sagesse, Sa miséricorde, Sa grâce.
Organisée par David (1 Chroniques 15:16), la louange semble avoir toujours existé. En effet, à la lecture du livre d'Ezéchiel 28, nous comprenons que son origine est céleste, que Satan y jouait un rôle prépondérant (verset 13) avant la Chute, alors que son nom était encore Lucifer (en hébreu : astre brillant, voir Esaïe 14:12) et que cela fut en partie la cause de sa déchéance (précipité hors de la sphère céleste, sur la terre, à cause de l'orgueil qui fut trouvé dans son cœur - Ez. verset 17).
Puis l'Apocalypse nous ramène, à la fin des choses et après que la dernière page terrestre soit tournée, dans une louange céleste et inspirée par la vision de la gloire (5:9, 14:3, 15:3).
Nous savons que Jésus a chanté des psaumes (Matthieu 26:30), et que l'apôtre Paul encourage les chrétiens à s'exhorter et s'enseigner les uns les autres en s'entretenant «par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de tout votre cœur au Seigneur» (Éphésiens 5:19).
Il ne devrait donc pas être nécessaire de démontrer à quel point la louange, la musique qui l'accompagne, et l'adoration sont sensées occuper une place majeure dans la vie d'un enfant de Dieu.

Il semblait néanmoins important d'établir un préambule clair sur les indiscutables aspects positifs avant d'aborder des points qui doivent exercer notre jugement (dans le sens de discerner et non de condamner - 1 Corinthiens 6:3, 1 Corinthiens 11:31, 1 Corinthiens 14:29, 1 Thessaloniciens 5:21).


EXPANSION ET EXAGÉRATIONS

Phénomène récent dans l'histoire de l'Église, nous assistons à l'avènement d'un certain type de musique chrétienne depuis une vingtaine d'années, durant lesquelles sont apparues des productions diverses, accompagnées d'une popularité nouvelle et dont le succès s'affirme de plus en plus.
Certains prophètes de Kansas City, au ministère international, avaient annoncé il y a quelques années (1994-2000) que la musique chrétienne deviendrait le grand levier du réveil à venir, atteignant le monde et déclenchant des conversions, amenant en quelque sorte la sanctification du lieu saint jusqu'à l'extérieur du temple.
Sur le plan de l'expansion, les choses semblent être conformes à cette prédiction, et le succès grandissant de la musique chrétienne n'est sans doute pas sans impact dans une certaine forme d'évangélisation, mais sans commune mesure (pour l'instant) avec l'hypothèse d'un réveil mondial.
Bien plus, certains points inquiétants ont fait leur apparition :

1) le déplacement du rôle de la louange (à l'insu des acteurs du phénomène), qui consiste en une mise en avant excessive.
2) un rapprochement de plus en plus suspect avec l'esprit du monde, qui tend à montrer que les valeurs chrétiennes seraient solubles dans les modes du siècle —et non le contraire comme on se plaît à le penser.
3) un appauvrissement du sens fondamental de la louange, dont les apparences cependant n'ont jamais été aussi brillantes.


UN BREF RAPPEL DE LA PLACE BIBLIQUE ORIGINELLE


Le plan céleste qui fut révélé à Moïse dans le Sinaï était très clair : pour parvenir au Saint des Saints, à la présence de l'Eternel, les sacrificateurs passaient effectivement par l'autel des parfums (type spirituel de la louange) où brûlaient des mélanges odoriférants réservés à l'Eternel, mais après certaines étapes bien précises, comme préparatoires à ce service.
On rencontrait en premier lieu l'autel où les sacrifices étaient consumés, puis le bassin d'airain où les sacrificateurs se purifiaient, puis le Lieu Saint et l'autel des parfums. Enfin, derrière un épais rideau, dans l'obscurité et le silence, l'arche de l'alliance sur laquelle était déposé le sang de l'agneau, une fois dans l'année (Exode 29, 30, 31).

Chaque détail y était important, et l'ordre des choses devait être toujours scrupuleusement respecté. Aujourd'hui, un conducteur de louange ou un « leader » de groupe de louange qui privilégierait l'aspect musical et technique au détriment du sens que donnent les Écritures à la louange, évoluerait dans une plus grande vulnérabilité spirituelle, et exposerait inévitablement ceux qu'il est chargé de diriger à des risques religieux, dont le premier serait de manquer Le But véritable*. Et c’est ce qui se produit de plus en plus.

*Citation de Gloria Gaither, chansonnière chrétienne américaine : «J'ai demandé aux deux cent cinquante participants du séminaire combien conduisaient la louange dans leur Église ou écrivaient des chants. Les mains étaient presque toutes levées. Puis je leur ai demandé combien avaient lu 1 ou 2 Rois depuis deux ans. Trois mains levées. Je me suis alors penchée et je leur ai demandé de quel droit ils piquaient des versets positifs par-ci par-là dans les Psaumes pour leurs chants, sans considération pour le doute, les larmes et même l'agonie desquels ils étaient issus. Le psalmiste les a chèrement payés, ces versets heureux, lisez les Rois! C'est une leçon pour nous. La louange est authentique et réelle quand on est passé par le creuset et qu'on en est sorti». Source : le christianisme aujourd'hui - avril 2006

Par le symbole de l'autel des parfums, et des parfums eux-mêmes (voir plus loin, "Moïse et les parfums", plus loin), nous comprenons le rôle essentiel de la louange, qui s'intègre dans un ensemble révélé : d'abord la confession de la nécessité de la mort pour être réconcilié avec Dieu, au travers d'un sacrifice, Jésus-Christ, seul valable et suffisant pour nous sauver : c'est notre première louange, car nous avons été rachetés «pour que nous annoncions les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à Sa merveilleuse lumière» (1 Pierre 2:9). C'est la sanctification, la purification, avant l'entrée dans le lieu saint, dans lequel brille la lumière des Écritures (le chandelier) face à l'autel des parfums (la prière et la louange).
Et c'est l'ensemble de ces choses, et leur présence dans la vie et le cœur du croyant, qui mènent à la présence de Dieu. Cette connaissance devant devenir, du point de vue de Dieu, de plus en plus profonde, jusqu’à acquérir un statut de révélation (une connaissance vivante), sans laquelle l'obéissance et la confiance absolue dans la sagesse divine ne peuvent s'établir durablement.

La louange n'est donc pas le centre de gravité du culte, comme cette idée tend à se répandre dans certains milieux, là où l'importance de la Parole de Dieu lui est subordonnée (tout simplement parce que cette louange est considérée comme un meilleur élément rassembleur, donnant une meilleure image de la foi) ; et si elle fait partie des étapes du chemin du croyant vers la présence de Dieu, elle n'en est ni le socle, ni l'élément déclencheur.
On voit d’ailleurs qu’en plaidant en son temps pour une expérience constante de la louange, l'apôtre Paul a soin de placer la recherche de la pensée et de la volonté divine dans la Parole de Dieu avant la louange :

«Que la parole du Christ habite en vous richement, en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l'un l'autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce» (Colossiens 3:16).


LA MUSIQUE CHRÉTIENNE ET L'ADORATION

Si nous réfléchissons (et que nous analysons les mouvements de notre cœur), nous constatons que la louange doit être l'expression de notre reconnaissance, de notre joie, de notre espoir, c'est à dire la somme des élans intérieurs vers notre Dieu. Certains chants, cantiques, hymnes, portés par certaines musiques, transportent littéralement notre âme, stimulent positivement nos sentiments, et semblent nous permettre de pénétrer dans une dimension spirituelle qui nous rapproche de Dieu. Il est possible ainsi de s'extraire des limites des raisonnements charnels, de sortir du naturel pour entrer dans une dimension plus élevée, quelques instants. Mais il semble hélas que cette sorte de communion-là soit dépendante de la stimulation des ingrédients extérieurs, et que sans musique et sans rythme, sans ambiance et sans atmosphère, il devienne plus difficile «d'entrer dans la présence de Dieu», selon la formule consacrée aujourd'hui.

Il est vrai que dans l'Ancien Testament, nous pouvons voir le prophète Élisée s'appuyer sur la musique (consacrée, très probablement) pour entrer dans l'esprit de prophétie (2 Rois 3:15).
Et lorsque le roi Saül était perturbé par un mauvais esprit, la musique inspirée de David lui rendait la paix (1 Samuel 16:16).
Le pouvoir de la musique est donc incontestable, même le monde est au fait de cette connaissance. Il suffit pour s'en convaincre d'observer l'immersion des jeunes dans certains concerts, rave-parties, techno parades, et face à certaines idoles des musiques en vogue. Les leaders de certains groupes profanes sont investis d'une très grande influence, souvent rebelle, amorale, et c'est bien dans leurs rangs que le monde a compté, et compte encore, les plus grands apôtres antichrists. Satan connaît donc parfaitement la potentialité de la musique puisque, comme nous l'avons vu en introduction, ce domaine céleste lui a été tout à fait familier, et qu'il l’a porté en lui (Ezéchiel 28:13). Rien de surprenant que la musique soit pour lui un moyen de manipulation (particulièrement des jeunes esprits) et qu'il cherche par tous les moyens à dévoyer, détourner, polluer cette dimension de la musique chrétienne, en y introduisant (ou en suggérant l'introduction) de «feu étranger», de nature purement charnelle, ou d'emprunts/imports du monde (voir note 1, en fin d’article).
Plusieurs axes de cette stratégie sont présentés brièvement ici, au travers d'une illustration biblique :


UNE PRÉSENTATION POUR DIEU MAIS SANS LE SAINT-ESPRIT
Où la sincérité et l'inspiration ne suffisent pas, si nous n'employons pas les moyens de Dieu.

Au début de son règne, le roi David eut à cœur le but très noble — qui pourrait être partagé par nombre de groupes de louange d'aujourd'hui — de ramener l'Arche d'Alliance (type de la présence de Dieu) au milieu d'Israël, afin que la gloire habite de nouveau au milieu du peuple de Dieu (2 Samuel 6). Il s’agit là d’un programme toujours actuel, bien que les Écritures nous enseignent que le Seigneur est toujours avec nous (Mat. 18/20).
Ils la chargèrent donc sur «un char neuf», tiré par des bœufs, pour l'emmener jusqu'à Jérusalem. Il fallait trouver un moyen de transport correspondant au chargement ! Mais à la suite d'un accident de parcours qui fit chanceler l'Arche, un homme (Uzza) mourut en voulant empêcher le précieux chargement de tomber. Dieu le frappa, car nul ne devait porter la main sur elle sous aucun prétexte. Ce moment de fête et de réjouissances bascula dans le deuil, David en fut très éprouvé, et l'Arche fut détournée vers une autre direction.
Si le roi avait consulté la Parole de Dieu, ou ceux qui la connaissaient, il aurait appris que les instructions données par l'Eternel à Moïse étaient claires : l'Arche devait être portée par quatre sacrificateurs, au moyen de barres, qui devaient reposer sur les épaules d'hommes consacrés (Nombres 1:50).
Au travers de cette expérience, qui repose sur une initiative qui semblait pourtant servir les intérêts de Dieu, le jeune roi traversa une épreuve qui lui démontra que le proverbe populaire «qui veut la fin veut les moyens» ne pouvait pas devenir biblique, et que s’il peut nous arriver d’avoir des désirs corrects pour l’œuvre de Dieu, il faudra néanmoins que leur mise en œuvre se fonde sur la méthode divine.
Cette grande leçon doit continuer de nous servir à nous aussi : on ne peut pas rendre un service à Dieu (ou au peuple de Dieu) sans se conformer rigoureusement à l'inspiration divine; et bien des échecs «spirituels» trouvent ici leur explication.
La louange, l'adoration étaient en jeu, et David puisait son mobile dans un désir absolument sincère d'honorer Dieu et de Le servir. Mais ce chemin, qui lui semblait inspiré, entraîna néanmoins la mort d'un homme, l'irritation, l'incompréhension, la peur (2 Sam. 6:9).
Cette histoire nous enseigne avec une très grande force que nous pouvons être comme David une personnalité appelée, élue, compétente dans l'appel qui est le nôtre, et cependant être amenés à faire le constat évident que tous ces paramètres n'assouplissent pas les exigences de la sainteté de Dieu, n'élargissent pas les limites de notre liberté dans l'adoration, mais au contraire doivent nous amener à une plus grande dépendance de la volonté divine, une plus grande fidélité à la révélation qui nous a été laissée au travers des Écritures.
Ce « char neuf » est ici une image de l'alternative mondaine, des moyens naturels, dont nous pensons qu'ils peuvent pallier aux moyens spirituels, souvent interprétés comme contraignants ou dépassés.


LE CHAR NEUF DU MONDE

Dans l'analyse du phénomène de la musique chrétienne actuelle, des nouvelles formes de louange et d'adoration, nous pouvons extraire 3 éléments qui font partie du domaine naturel et qui constituent ensemble — à nos yeux — ce « char neuf » :

1- Le marketing , la main qui vient au secours de Dieu, qui fait la promotion de la louange et de l'adoration (!), et qui serait une aide naturelle pour faire connaître la sainteté; car en effet le marketing chrétien nous explique que … «la musique chrétienne suscite l'adoration», «fait entrer dans l'adoration», et que les artistes chrétiens font partie «d'une nouvelle génération d'adorateurs assoiffés de pouvoir rendre gloire à Dieu au travers d'une louange passionnée et explosive» (Hillsong United).
Telle est la vision, tel est le but avoué. Les qualificatifs et superlatifs abondent, pour nous aider à imaginer «la puissance spirituelle» de tels adorateurs, et de telles adorations… et acheter plutôt ceci, ou plutôt cela. Inimaginable il y a seulement une vingtaine d'années, le christianisme s'est converti dans ce domaine au marketing (ensemble des techniques de persuasion de la communication, dans le but par exemple d'influencer un comportement d'achat) pour donner naissance à une promotion commerciale de la louange de l'Eternel. C’est un acte aux implications spirituelles grave qui a été consenti ici par l’Église.
Quelqu'un a dit un jour que «la publicité est la gloire du riche, et la gloire est la publicité du pauvre» (anonyme). Mais si le riche et le pauvre font un usage égal de la publicité, c’est la gloire qui n’a plus de place, car il deviendra plus simple de parler de la gloire et de chanter la gloire, que de la montrer par la consécration, la circoncision, l’adhérence.

L'Évangile a-t-il besoin du marketing ? Aucun des héros de la foi d'Hébreux 11 ne l'aurait imaginé, eux qui mettaient leur foi, par la prière et l'intercession, dans l'action du Saint-Esprit. Mais il se trouve de plus en plus de responsables chrétiens pour y céder, afin d'atteindre — comme David avec l'arche — leur noble but… qui veut la fin, veut les moyens.
Mais à quoi servira-t-il de gagner le monde, si nous devons y perdre notre âme ?

Le sujet de l'opportunité de l'utilisation du marketing dans la musique chrétienne (mais aussi dans l'évangélisation, les formations et séminaires d'enseignement) est une question spirituelle majeure à laquelle on ne peut répondre par un «micro-trottoir» (mode de la vox populi), qui a l'avantage de faire l'économie d'un vrai débat tout en paraissant traiter le sujet. Beaucoup de responsables de l'Église voient les promesses de résultats du marketing d'un bon œil, et ne pensent pas se détourner de Dieu en suivant ce chemin. Question de point de vue (note 2). Entre la sagesse divine, rassemblée dans un Livre hors du temps, et les impératifs temporels dictés par la sagesse humaine, il nous faut choisir sans cesse. N'y a-t-il pas un peu de cette vieille tentation, toujours active aujourd'hui, d'échanger notre droit d'aînesse contre l'assurance de goûter à une compensation et un résultat immédiats (1 Jn 2:15 et Jac. 4:4) ?

Quelques exemples de marketing empruntés au catalogue d'un éditeur chrétien :
«Sur ce « live » enregistré au House of Blues de La Nouvelle Orléans, Lisa McClendon dévoile sa personne, son cœur, son esprit. Magnifiquement arrangé, cet enregistrement rappelle à nos oreilles le souvenir d'une soirée où l'esprit et la vérité rencontraient la soul music ( !). Agençant avec une subtilité rare le jazz et le RnB, les relevant à l'aide des cuivres les plus suaves, elle arrive à produire un son qui affleure délicatement nos sens et notre perception de la louange».
Difficile de résister à la tentation de l'ironie dans le commentaire de cet article : on se demande si « l'esprit et la vérité » ont pris du plaisir à chalouper au rythme de la soul musique (musique de l'âme !) comme on voit les enfants de Dieu le faire de plus en plus dans les églises, et le résultat que peut bien donner une telle rencontre. Est-ce la musique de l'âme qui a convaincu (converti ?) l'esprit et la vérité, ou le contraire ? On se perd en conjectures.
Ici, Dieu n’est que l’accessoire de ce travail musical, et l’accent est placé sur l'artiste (ce disque dévoile “sa personne, son cœur, son esprit”) et sur sa musique («magnifiquement arrangé» - ce qui au passage démontre que les arrangeurs et les tables de mixages sont devenus aussi des instruments de louange [voir Note 3 en fin d'article, citation de Pierre Truschel] - agencé, subtilité, relevé, suaves, affleurant délicatement nos sens …). Ah ! nos sens !

Il fut un temps, pas si éloigné, où la place de nos sens était sur une croix, et où les enseignements consistaient à crucifier la chair avec ses convoitises, à fuir les passions de la jeunesse : « Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Galates 5:24 et 2 Timothée 2:22). Or, la nouvelle génération est conduite, sous nos yeux, avec la «complicité» de responsables progressistes/libéraux dans un esprit différent, mais, dit-on, toujours pour « adorer », ce qui aurait (croit-on) la faculté d'innocenter tous les comportements. La dérive incontestable d’une louange mondaine trahit l’émergence d’une nouvelle mentalité*.

* A.W. Tozer : «La nouvelle croix encourage une nouvelle attitude évangélique où l'on ne reconnaît plus l'ancienne. L'évangéliste n'exige plus de son auditeur qu'il renonce à lui-même avant de recevoir la vie nouvelle. Il ne prêche plus les contrastes mais insiste sur les similitudes. Il cherche l'intérêt du public en démontrant que le christianisme n'a pas d'exigences désagréables, qu'il offre plutôt les mêmes distractions que le monde, seulement à un niveau plus élevé !
La nouvelle croix ne brise pas le pécheur : elle ennoblit les caractéristiques de sa vieille nature pour les mettre au service de sa foi, service qui s'annonce dès lors enthousiasmant puisqu'elle épargne son amour propre. Au type agressif elle dit : "Viens et sois agressif pour Christ!" A l'orgueilleux elle dit : "Viens et glorifie-toi pour Christ !" A celui qui cherche les fortes émotions elle dit : "Viens goûter la communion chrétienne, c'est si passionnant !" Le message chrétien est ainsi modifié selon la mode du jour pour être acceptable au public. »

Suites d’exemples de marketing chrétien :
« Une nouvelle révélation rock francophone qui ravit nos oreilles… Flycase nous emmène dans un voyage aux limites d'un rock puissant avec de très belles balades en prime. Les sonorités sont actuelles, péchues, et les mélodies accrocheuses. Ce premier album est déjà une bombe. »

La première phrase serait sans doute insupportable à certains chrétiens des pays de l'Est qui ont été torturés au moyen de morceaux de rock (ainsi que plus récemment des prisonniers musulmans de Gantanamo par la CIA, consulter : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=60255 ou lire un extrait à la fin de cet article, dans la rubrique notes). Il s'agit là encore une fois d'une présentation mondaine d'un produit somme toute semblable en tous points à un produit du monde.

Dernier exemple :
« La nouvelle production du chanteur est une suite de cantiques, de chants de louange contemporaine et de gospels traditionnels, le tout interprété sur un rythme country qui accompagnerait à merveille une version chrétienne de Lucky Luke ( !)… La voix de Randy Travis est en effet reconnaissable entre mille… Vous comprendrez mieux pourquoi il a vendu 24 millions d'albums au cours de sa carrière … »
Ni par puissance ni par force, chantons-nous; peut-être faudrait-il aussi soumettre ces paroles à un «arrangeur» et les remasteriser afin de leur donner un sens plus contemporain : ni par les décibels, ni par le marketing, mais encore et toujours par Son Esprit.

2- L'argent
Le marketing mène d’une manière naturelle au sujet de l'argent. Lorsque la Bible traite de ce thème, elle emploie l'expression de « Mammon » (personnification de la richesse, et puissance qui contrôle son utilisation) : «Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon» (Matthieu 6:24).
Le fait que la notoriété et la rentabilité puissent se mêler à la louange à l'Eternel s’exprimant au travers de la musique chrétienne, est une donnée non négligeable, qui en rend plus complexe la gestion. Que se passerait-il si les prédicateurs et les prophètes étaient exposés à pareilles pressions et tentations, en étant tenté de réaliser du profit avec les révélations qu’ils reçoivent ?…

Même si nous admettons que l'ensemble des acteurs de la musique chrétienne agit dans la sincérité de son cœur, et que nous lui faisons crédit que chacun ne cherche qu'à louer l'Eternel, nous ne pouvons éviter qu'un soupçon de mercantilisme plane sur le phénomène lui-même. Les 24 millions d'albums de Randy Travis poussent à la méditation, même si la plupart des CD de musique chrétienne ne « percent » pas la limite des 10 000 ventes (en France) et qu'il ne revient à l'artiste en moyenne que 8 à 10 % des recettes.
Il se trouve cependant que la perspective de réussir une carrière «dans la louange» peut être considérée par certains jeunes musiciens chrétiens sous des angles qui mettront les saintetés personnelles à rude épreuve, et nous pouvons noter que le monde autour de nous — s'agit-il d'une coïncidence ?— propose également et dans le même temps les mêmes possibilités aux jeunes : devenir des « stars » de la musique, accéder à la notoriété et à la célébrité en chantant. Est-ce un signe des temps ? L'analogie mérite réflexion.

A ce sujet, les paroles de Leonard Ravenhill sont très parlantes :
Travaillant dans le milieu musical, je constate sans cesse cette confusion. Aujourd'hui, nous voyons des célébrités devenir chrétiennes, mais elles ne posent jamais leur musique sur l'autel. …… je dois vous exprimer ce dont j'ai été témoin. J'ai vu des célébrités devenir chrétiennes et être propulsées sous les feux des projecteurs par des éditeurs et des sociétés de disques, avant d'y avoir été préparées. Et lorsqu'elles rencontrent un échec, elles s'écroulent. Puis elles déclarent que le " christianisme est une blague - cela ne marche pas " alors que les gens les considéraient, en disant : " Ils sont si zélés pour Dieu." En réalité, elles cultivaient leur passion désorientée pour nourrir leurs propres intérêts.»
Ceux qui désirent aujourd'hui continuer d'affirmer avec la Bible que la louange en tant que telle doit être absolument sainte, réservée à Dieu, seront amenés à reconnaître également que la louange ne peut donc pas devenir un objet commercial, une marchandise, sans perdre sa sainteté. Elle prend alors le risque de devenir simplement de la musique, au même titre que ce qui relève du domaine profane. Il s'agit là d'un principe spirituel.

Exode 30:34-37
Et l'Eternel dit à Moïse: Prends des épices odoriférantes, du stacte, et de la coquille odorante, et du galbanum, des épices odoriférantes, et de l'encens pur: de tout, à poids égal; et tu en feras un encens composé, d'ouvrage de parfumeur, salé, pur, saint. … Et quant à l'encens que tu feras, vous n'en ferez point pour vous selon les mêmes proportions: tu le considéreras, saint, consacré à l'Eternel.

Cette réalité, soulignée ici, ne doit pas être occultée au profit d'un raisonnement progressiste. Partager la louange est une chose très bonne, faire en sorte que le monde prenne connaissance de ce que nous avons reçu - gratuitement - par l'inspiration du Saint-Esprit est également très bon, mais faire de cette louange un « produit » de consommation, c'est mélanger des considérations matérielles, financières aux considérations spirituelles.
Dans bien des cas, cette musique chrétienne serait davantage à classer dans la catégorie des musiques engagées, défendant certaines valeurs du christianisme (pas toutes), témoignant donc que des artistes et des créateurs, parfois de premier plan, s’impliquent pour la cause de Dieu. Il serait donc préférable de lui donner (en fait, de lui rendre) cette identité, qui correspond mieux à la réalité, plutôt que de laisser s’installer la confusion entre la louange, l’adoration et des créations musicales de plus en plus libres.
D’un point de vue spirituel, c’est la musique qui est l’écrin de la vérité, et non le contraire. Il ne sert à rien de «sanctifier» la musique, comme il ne devrait pas être nécessaire de rappeler à des enfants de Dieu, à fortiori des disciples, que le plus bel écrin ne pourra compenser la faiblesse ou l’absence de la Vérité dans les vies. Nous pourrions même dire que la Vérité est capable de se contenter d’un écrin très simple (voire de pas d’écrin du tout, comme dans les réveils connus), ce qui n’altérera jamais sa puissance. Aujourd’hui, on laisse entendre, dans un message implicite, que «la louange et l’adoration» amèneront le Réveil ou l’onction de l’approbation divine, alors que c’est l’obéissance et l’amour de la Vérité que les Écritures décrivent comme des facteurs essentiels de la vie chrétienne.
La volonté de Dieu est — et a toujours été, incontestablement — de pourvoir aux besoins de l'évangélisation et du témoignage, c'est une des raisons pour lesquelles le Saint-Esprit a été donné. Mais dans bien des cas aujourd'hui, reconnaissons-le, nous trouvons des paliatifs pour mener à bien nos plans, nos programmes, nos campagnes. Un bon appel à la générosité, des coupons de participation, un orateur persuasif, des souscriptions dégressives, la vente (et parfois la pré-vente) de ce qui est devenu une marchandise, et nous suivons nos objectifs — pour le royaume de Dieu bien sûr ! — sans avoir à nous soumettre à l'approbation céleste finale.
La gratuité aura bientôt complètement disparu d'un christianisme noyauté par le matérialisme : «Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement» (Matthieu 10:8). Chercher la gratuité serait pourtant un chemin et une lutte qui honoreraient Dieu.
Bien des œuvres colossales ont été bâties sans aucun appel à l'argent, et des vies de service entières se sont exprimées dans une soumission financière sans faille (Hudson Taylor, Charles Studd, James Fraser, Georges Muller) : ces réalités n'auraient-elles plus cours ? Dieu aurait-Il changé ?
En réalité, c'est le siècle qui a changé et qui a déteint sur le cœur des chrétiens, mais, plus grave encore, sur le cœur de ceux qui avaient été appelés à être des héros de la foi, des entrepreneurs pour Dieu. L'atmosphère de « vitesse » que le monde fait peser sur les hommes, l'obligation rapide de résultat, la course à la réussite impriment leur mouvement tyrannique sur le christianisme, et dans la quête obsessionnelles des raccourcis, nous sommes naturellement prêts à emprunter tous les chemins qui mènent à Rome, pourvu que nous évitions cette croix trop exigeante et trop dure pour l'âme, trop lente pour nos plannings.

Mais si la Bible est bien restée notre point de rencontre pour comprendre la Vérité et les grands principes du Bien et du Mal, alors nous continuerons, comme nos pères dans la foi, à respecter ses propres définitions. Car la redéfinition de nouveaux standards serait le signe du début de notre apostasie.

3- Le mélange des styles, la confusion des genres
Alors qu'il est écrit : « Ne vous conformez pas à l'esprit du siècle » (Romains 12:2), certains compositeurs actuels rendent la louange à l'Eternel de plus en plus conforme aux styles de musiques du monde (du siècle), pensant peut-être que la louange purifie tout — mais ce principe n'est pas biblique : la Bible nous avertit même au contraire que ce sont «les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs » (1 Cor. 15:33).
Il serait bien évidemment absurde de chercher à maintenir les styles de musique —chrétienne en l'occurrence — au même niveau que celui de l'Eglise originelle, ou de brider les expressions des artistes chrétiens dont le cœur exprime, à leur manière et selon leur époque, une louange toujours personnelle et renouvelée. Ce n'est pas le propos de ces lignes. Mais il s'agit de mettre en lumière un phénomène de capillarité entre le monde et l'Eglise, dont un des points de contact est la musique.
L'ensemble des croyants, en effet, c'est à dire l'Église, est appelé ouvertement à un devoir de résistance vis-à-vis de son époque et de sa mentalité, et non à un mélange. Le mélange est très exactement l'opposé de la sanctification, qui est étymologiquement la mise à part du monde et du péché.
En effet, le but de notre témoignage et de la nouvelle naissance, c'est que le monde de chaque époque entende et comprenne «que ses œuvres sont mauvaises» (Jean 7:7), et cela ne peut en aucune façon se faire au moyen d'instruments qui cherchent à réduire et gommer leurs différences — ce qui résoudrait il est vrai, le sempiternel problème du rejet, mais anéantirait l'impact de la Vérité.

Nous rapprocher du monde, nous identifier à ses codes pour mieux le comprendre et ainsi mieux lui parler, relève du sophisme. On entend citer souvent la déclaration de Paul: «Je me suis fait Juif avec les Juifs, Grec avec les Grecs…» (1 Cor. 9/20) pour justifier nos rapprochements (en fait : amitiés) avec le monde, oubliant que par eux, nous nous constituons objectivement ennemis de Dieu (Jacques 4:4). L'apôtre allait effectivement vers des communautés et des cultures différentes de la sienne, avec respect, dans le but unique de présenter son Évangile… mais il se séparait en secouant la poussière de ses pieds si son message était refusé ! Il ne faudrait pas confondre. On ne peut imaginer Paul émettre un jugement radical sur ceux, parmi ses frères juifs, qui refusaient Christ, et participer à une de leurs conventions quelques temps plus tard, sous prétexte que le christianisme doit être uni au delà des différences doctrinales. C'est pourtant ce qui est prêché de plus en plus aujourd'hui.

«C'est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux choses que nous avons entendues, de peur que nous soyons emportés loin d'elles » (Hébr 2:1).


Les scénographies de certains groupes de musique chrétienne, leurs attitudes, leurs vêtements, et l'utilisation qu'ils font de certains styles de musique relèvent d'un affront spirituel qui est fait à ceux qui ont donné leur vie pour l'amour de la Vérité.
Des musiques d'inspiration satanique (Rock, Hard Rock, Heavy Metal, etc), ouvertement déclarées et bien connues de tous les professionnels*, servent de «véhicule» (de «char») pour porter des paroles qui parlent de Dieu, et sont écoutées béatement par des adolescents qui y ressentent « l'onction », parce qu'on leur a présenté ces produits comme spirituels ; et l'on confond, inévitablement, la sphère émotionnelle et la sphère spirituelle.

*Lire l’article d’Anne Fleischman, Université de Montréal : Les adeptes de heavy metal sont plus dépressifs, une étude qui démontre une corrélation entre certains styles musicaux et le sentiment dépressif chez les adolescents (http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/ArchivesForum/2003-2004/030908/article2609.htm).

Nous savons que des émotions similaires sont ressenties dans les concerts profanes et les concerts chrétiens : sentiments fusionnels, osmose, pulsions de joie, transports rythmiques, ivresse des sens, formes incantatoires, ce qui est absolument incontestable. Encore une fois, rappelons-le, le domaine de la musique est bien connu de l'ennemi et il fait peu de doute qu'il est en train de s'en servir, de telle sorte qu'il devient difficile de démêler le vrai du faux.
Certains musiciens des années 50 (notamment Ray Charles) ont été les instruments d'un mouvement similaire, mais dont le mécanisme était inverse : ils se sont emparés de la musique considérée comme consacrée (le style gospel), réservée aux églises pour chanter la louange de Dieu, et ils l'ont détournée pour y mélanger des paroles profanes (rébellion, immoralité et sexualisation) : c'était la naissance de l'esprit rock'n roll. Les oppositions et les scandales n'y firent rien.
La stratégie d'appauvrissement continue aujourd'hui son mouvement de lessivage afin d'intégrer cette fois le rock dans la louange*.

*«…La musique abominable va être chassée. Par exemple, ayez un autre regard sur la vache sacrée numéro un de la plupart des jeunes chrétiens d'aujourd'hui - le hard rock! Ils l'ont maintenant rebaptisé "le Rock de Jésus" - "le Rock d'Amour" - "le Rock du Saint-Esprit." La musique elle-même n'est pas une abomination pour Dieu, parce qu'elle n'est rien de plus qu'un son amplifié. Mais, le mercantilisme bon marché promu par tant de rockeurs de Jésus est l'une des pires abominations que l'Eglise ait jamais connues. Je ne peux pas le retenir plus longtemps. Quelqu'un doit le dire. L'effet du prétendu rock de Jésus sur l'Eglise est scandaleux. C'est une puanteur dans les narines de Dieu et quand Jésus commence à purger la moisson - tous les changeurs de monnaie du rock de Jésus seront les premiers à s'en aller. Combien de temps pensez-vous que Dieu supportera certains de ces groupes de chant corrompus qui voyagent à travers le pays et qui font payer jusqu'à 7 000 $ un simple "spectacle pour Jésus" ? Combien de temps Jésus permettra-t-Il à une petite armée d'agents, de managers et de promoteurs d'intimider les églises en poussant les jeunes à une musique qui n'est rien d'autre que l'écho bon marché des halls de concerts de rock impies ? Je suis persuadé à 100 % que Jésus est sur le point de souffler directement hors du sanctuaire toute la musique sensuelle, copiée du monde. Nous avons désespérément besoin d'une purification de notre appréciation de la musique. Notre Seigneur ne peut pas être heureux quand Ses enfants développent un goût pour un son qui s'identifie tellement avec les drogues, le sexe et la violence.» (David Wilkerson).

Une cinquantaine d'années et trois générations ont suffit à l'ennemi pour procéder à un échange standard et souiller la forme et le fond, pour ne laisser à la fin que les choses naturelles, grâce aussi à la tolérance et au laxisme des chefs et responsables chrétiens, et à leur manque de discernement.
Il est donc plus que temps de réagir. Réagir contre les théories séductrices de «rachat de la musique» qui voudraient faire passer à nos yeux des impuretés pour ce qui est saint, au prétexte que des textes parlent de Dieu.
Appeler le bien : mal, et le mal : bien est le signe du désordre et de la confusion dans la maison de Dieu (Esaïe 5:20).

«Je vous écris pour vous dire de retenir fermement ce que vous avez reçu, afin que personne ne prenne votre couronne» (Apocalypse 3:11).

Notre combat n'est pas seulement une lutte persévérante pour continuer d'accomplir ce pour quoi nous avons été oints, mais c'est de l'accomplir de la manière conforme à l'attente du Seigneur, et aux moyens dont Il veut pourvoir. Notre couronne peut être perdue par une seule erreur de choix stratégique, lorsque nous avons été appelés à être des conducteurs du peuple de Dieu, c'est à dire des instruments de bénédiction.
Ceux qui dirigent ne seront pas jugés de la même manière que les autres (lire Jacques 3:1), et l'influence de notre exemple dépasse ce que nous imaginons.
Notre discours, les positions doctrinales que nous adoptons, notre manière de nous habiller, notre liberté, deviennent à notre insu des enseignements implicites ; à grand «pouvoir», grandes responsabilités.


EXEMPLE D'ÉCHEC DANS LE SERVICE, L'APPEL, L'ONCTION

C’est l’histoire du règne du premier roi d’Israël qui nous en donne une illustration. La première erreur qui coûta au roi Saül sa couronne (lire 1 Samuel 15) a été de céder à la crainte de voir le peuple le quitter. C’est à cause de la peur que le peuple l’abandonne — c’est parce que le pasteur a peur que son église se vide, peur que l’œuvre de Dieu s’essouffle — que Saül a été poussé à commettre une faute. La seconde erreur a été d'épargner (de recycler) ce qui venait de l'ennemi vaincu, pour le consacrer à l'Eternel, alors que la Parole de Dieu lui avait explicitement demandé de le dévouer par interdit (de le détruire).
L'allégorie de cette erreur représente un des pièges des responsables de la louange et artistes chrétiens (mais aussi des prophètes, pasteurs et autres conducteurs). En effet, le monde a été vaincu, et les choses qui sont dans le monde ne doivent pas être sauvegardées par nous, même pour être représentées dans le culte à l'Eternel. Ce principe biblique est prévalant sur «la doctrine du rachat de ce qui est impur», qui est une séduction.
Ce responsable reconnaît donc qu’il a transgressé la Parole de Dieu car «il a craint le peuple et écouté leur voix»(15:24). Il a cédé à la pression des gens qui voulaient autre chose que ce que leur permettait la Parole de Dieu.
Notez que la couronne perdue du roi est restée sur sa tête durant de nombreuses années, malgré le fait que l'onction est passée sur une autre personne, dans une sanction spirituelle sans appel. Il est donc possible de conserver son rang et de continuer de représenter l’autorité, aux yeux des hommes, mais il en est tout autrement devant le trône de Dieu : «je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort» (Apoc. 3/1).

Un autre exemple, plus extrême celui-là, nous est donné au travers de l'épisode du feu étranger présenté à Dieu par Nadab et Abihu, fils d'Aaron, et qui provoqua leur mort en plein service (Nombres 3:4) : ils avaient eux aussi été appelés au sacerdoce, avaient répondu à cet appel, mais négligèrent de l'accomplir dans le strict respect du cadre révélé, en agissant d’une manière légère.
Ces textes bibliques nous rappellent, à un moment de l'histoire de l'Église où les enseignements semblent être de plus en plus lissés et consensuels, que l'Eternel est un Dieu de grâce ET de jugement, et que Son trône est saint.
«Moi l’Eternel, le premier; et avec les derniers, je suis le Même» (Esaïe 41/4).


L'ADORATION

Un court aperçu de l'origine de l'adoration biblique, indispensable pour éclairer son sens:
quel est le premier emploi biblique du verbe « adorer » ? Le contexte de l'apparition de cette adoration est un enseignement; si nous trouvons des traces de sacrifices dans les vies de la plupart des acteurs bibliques (dans Genèse 8:20 en particulier), c'est Abraham qui devient - explicitement - le premier adorateur, et ce ne fut pas à l'occasion d'un chant ou d'un saint recueillement, mais en obéissant à une exigence divine absolue et totale. C'est en effet à l'occasion du sacrifice de son fils Isaac (Genèse 22:5) que le vieil homme est entré dans une adoration authentique «en vérité.»
Les manifestations extérieures de l'adoration peuvent, il est vrai, se traduire par le chant, la louange, des réjouissances, mais la démonstration de notre dépendance à l'Eternel et de notre confiance en Dieu sera prouvée par des actes concrets, souvent coûteux en terme de sacrifice de nous-mêmes. C'est pourquoi David répugne à apporter à l'Eternel un sacrifice qui ne lui aurait rien coûté (2 Samuel 24:24). Et c’est ce qui constitue la partie cachée de l’iceberg de la véritable adoration, et lui assure sa stabilité et son authenticité. Sans cette partie cachée, les plus belles adorations sont «des nuées sans eau, des arbres sans fruit» (Jude 1:12).

L'adoration d'Abraham est apparue dans le dépouillement de sa vie, dans le renoncement de sa volonté au profit de celle de Dieu, et ce n'est sans doute pas un hasard si ce lieu (le mont Morija) fut montré à Salomon pour l'édification du temple de l'Eternel.
Nous sommes devenus ce temple (1 Corinthiens 3:16), et nous avons été faits sacrificateurs (Apocalypse 5:8-10), ce qui représente pour nous un appel, une élection à la sainteté et à la séparation.

Un des dangers de la musique chrétienne actuelle — et de celle de demain — sera de confondre l'adoration avec une ambiance spirituelle (par manque de connaissance, voir Osée 4/6), et d'assimiler l'approbation divine avec le contact d'une «onction», selon le langage employé aujourd'hui, une stimulation réelle, mais qui ne touche que les sentiments. «Car «l’onction» ne change pas les vies, mais c’est l’obéissance qui change les vies, qui est le signe de notre circoncision intérieure» (Pierre Truschel).

Pour l'Eglise de Laodicée (Apoc. 3:14 - et notamment parmi elle ceux qui ne seront pas vainqueurs), le fait d'être vomie de la bouche de Dieu signifie qu'elle a effectivement été en Dieu, appelée et élue à être «comme la bouche de Dieu», à prononcer la Parole de Dieu pour le monde, et que c'est une place qu'elle a occupée pour un temps ; mais elle a échoué dans l'exigence de séparer ce qui est bien de ce qui est mal selon le cœur de Dieu*. Elle a connu un temps de succès, a vu un certain résultat («Je connais tes œuvres»), des délivrances, exprimé des prophéties (Matthieu 7:22), mais ne pourra recevoir sa couronne parce que la tiédeur — image du libéralisme et du relativisme — a eu raison du feu de son premier amour.


VRAIE ET FAUSSE ADORATION

Une adoration qui ne serait donc basée exclusivement que sur son expression, (la louange ou la musique chrétienne), serait vouée à s'éteindre, car l'adoration des vrais adorateurs se fonde sur un sacrifice — celui du Seigneur Jésus-Christ en premier — et celui de l'adorateur lui-même en second. Un des premiers symptômes inquiétants serait une louange riche en chants et musiques, mais de plus en plus pauvre en prières de reconnaissance et d'actions de grâce. C’est un fait constaté : les cultes qui se sont musicalisés à l’excès ne laissent plus de place à l’expression des prières personnelles. Et le peuple de Dieu fait de moins en moins entendre sa louange intime et vraie. Ceux qui considèrent ce phénomène comme un symptôme d'appauvrissement établissent un lien avec ce que la Bible appelle «l'apostasie*».

*Description de certaines réunions de «louange» : Faut-il ne rien dire de cette "louange" qui nous crève les tympans, de ces "offrandes" sous haute pression, de ces attitudes théâtrales, de ces paillardises carnavalesques, de ces cris aigus qui rappellent ceux des damnés et qui ponctuent le déroulement de certaines réunions? Faut-il ne rien dire de cette absence flagrante d'une prédication de la Parole (sinon à titre tout à fait symbolique), … De tels phénomènes n'auraient pas été tolérés un seul instant pendant ce réveil historique qu'a connu le Pays de Galles, et où l'on veillait constamment à éviter même la musique instrumentale ou une quelconque intrusion humaine; et voilà qu'on se sert de ces choses à présent, et qu'on les glorifie. Ce réveil gallois ne fut que "sainteté à l'Eternel" tant que ces critères furent sauvegardés. » (Arthur Katz)

Dans son échange avec la femme samaritaine au puits de Jacob, Jésus a soulevé pour nous le coin d'un voile, en ce qui concerne cette question délicate de la vraie et la fausse adoration: «Vous adorez, mais vous ne savez pas ce que vous adorez» (Jean 4).
Son discours contient en creux une pensée qu'il ne va pas développer sur le moment, mais qui prendra son sens à un moment où, Il le sait, la question de l'adoration se reposera de nouveau d'une manière brûlante.
Pour tous ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués dans le phénomène de la louange, il est inconcevable d'adorer sans savoir ce que nous adorons. Pourtant, ces paroles constituent une confirmation formelle qu'une adoration peut exister sans être éclairée. Comment ? Précisément, les Samaritains n'imaginaient pas une seule seconde se trouver dans ce cas de figure : il y avait chez eux un culte très proche de Jérusalem (le mont Garizim), des sacerdoces (ou rituels) au contenu inspiré du judaïsme traditionnel, des fêtes similaires, des sacrificateurs, des chants, des musiques, des cœurs sincères, et enfin le Dieu d'Abraham, l'Eternel. Comme les Juifs, ils entretenaient une attente messianique. Mais ces cultes, ces adorations « d'assemblées » proches, cousines, étaient doctrinalement incompatibles, à cause des mélanges qui s'y trouvaient.
C'est à la faveur du dialogue avec cette femme que le Seigneur Jésus-Christ a implicitement introduit la notion d'une fausse adoration en ajoutant l'adjectif « vrai » aux adorateurs « en esprit et en vérité » (Jean 4), et cette déclaration mérite toute notre attention.

Un adorateur qui ne connaîtrait pas le Dieu qu'il adore ne pourrait pas être considéré comme un « vrai adorateur en Esprit et en vérité » ; c'est une pensée très forte. Sommes-nous en train de couper les cheveux en quatre ? Dieu ne serait-Il pas plutôt heureux de recevoir et d'agréer toutes les adorations, comme on l'enseigne de plus en plus aujourd'hui?
Il semble que sur cette question précise de l'adoration (et, encore une fois, de son sens biblique, entier et puissant), le principe du rejet d'une « certaine adoration » soit confirmé par l'histoire de Caïn et Abel. Nous voyons pour le premier une adoration matérialisée par un sacrifice méritant (les fruits de la terre, image du produit naturel de cette création), qui ne sera pas agréée. Et pour le second, une adoration basée sur un sacrifice, qui traduit la reconnaissance de la vacuité des moyens humains, et du besoin d'une mort expiatoire, qui sera agréée.
Or, nous savons d'une manière irréfutable que certaines composantes du christianisme, d'hier ou d'aujourd'hui, renient objectivement la toute-suffisance de la mort expiatoire de Christ, et son exclusive médiation (en partageant sa divinité et son autorité avec sa mère, par exemple).

La réalité d'une fausse adoration, qu'elle soit momentanée ou pas, est démontrée par les Écritures. Il est donc possible pour un chrétien d'aujourd'hui de confondre, hélas, l'adoration biblique avec l'adoration musicale, et de s'imaginer (avec plus ou moins de force) être impliqué dans un mouvement de « louange explosive » plus authentique que celle de ses pères, qui est estimée désuette et dépassée.
Il ne s'agit donc pas là d'une question légère, surtout si nous nous souvenons qu'elle est à l'origine du premier meurtre « fraternel ».
Cette notion de la vraie et de la fausse adoration est enfin confirmée par la déclaration prophétique d'Esaïe (ainsi qu'Amos 5:23), par la bouche duquel le Seigneur constate au milieu de son peuple une adoration extérieure, une confession simplement formelle pouvant constituer (au mieux) une forme d'illusion ou (au pire) d'hypocrisie:

«Et le Seigneur dit: Parce ce que peuple s'approche de moi de sa bouche, et qu'ils m'honorent de leurs lèvres, et que leur cœur est éloigné de moi» És. 29:13

C'est ici la lecture divine d'une certaine « adoration », qui dit beaucoup de belles choses et qui véhicule beaucoup d'émotions, mais dont les racines en terme d'obéissance/d’écoute de la Parole de Dieu sont dominées par d'autres impératifs.
Chaque chrétien peut traverser cette expérience à un moment ou à un autre de son existence, et Dieu ne rejette pas les adorateurs en devenir, ce que nous sommes tous, en définitive. Mais l'accent est mis ici sur la généralisation d'un comportement, sur un glissement du sens profond de l'adoration vers un culte superficiel, creux, et une illusion de communion dans laquelle Dieu ne se reconnaît pas.
«Écouter la Parole de Dieu vaut mieux que faire des sacrifices, prêter l'oreille (tenir compte) vaut mieux que la graisse des béliers » (1 Samuel 15:22).

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 23:22

MARIE-copie-1.jpg

Article de Richard Bennett

Le monde catholique est sur le point de célébrer le 150ème anniversaire de la promulgation du dogme de "l'Immaculée Conception" de Marie. Les regards se portent non seulement sur le Vatican à Rome, mais aussi sur Lourdes en France. D'après le Vatican, c'est à Lourdes que Marie est apparue le 25 mars 1858 à une jeune paysanne, Bernadette Soubirous, et a déclaré : "Je suis l'Immaculée Conception". Le Pape a pris cela pour une confirmation du dogme qu'il avait promulgué en 1854, quatre ans plus tôt. Bien des célébrations ont déjà eu lieu cette année, mais le point culminant devrait être atteint le 8 décembre 2004. Déjà, à l'heure actuelle, Marie est l'objet d'un culte à nul autre pareil : c'est une pratique qui est entrée dans les mœurs. "En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la Miséricorde', à la Toute Sainte." (1) Faire retentir à nouveau ce dogme papal, c'est susciter l'enthousiasme et la ferveur, car la plupart des autres dogmes traditionnels concernant Marie sont fondés sur cette doctrine de "l'Immaculée Conception".

"L'Immaculée Conception" : Marie serait "pleine de grâce" et absolument sans péché

L'Eglise Catholique enseigne que Marie a été "pleine de grâce" et exempte de tout péché dès sa conception, et qu'elle n'a pas commis le moindre péché pendant sa vie. Cette doctrine est officiellement formulée comme suit :

"Au long des siècles l'Eglise a pris conscience que Marie, 'comblée de grâce' par Dieu, avait été rachetée dès sa conception. C'est ce que confesse le dogme de l'Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le Pape Pie IX : La Bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel." (2) ...Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie..." (3)

Le dogme de "L'Immaculée Conception" ne concerne pas la naissance virginale de Jésus-Christ, mais la conception de Marie elle-même dans le sein de sa propre mère. Ce dogme affirme qu'elle a été "pleine de grâce" et exempte du péché originel comme de tout péché personnel pendant sa vie entière. D'après la papauté, l'expression "pleine de grâce" se trouve dans Luc 1:28. Mais même l'édition catholique de la Bible New American Bible traduit : "Salut, toi à qui une faveur est accordée ! Le Seigneur est avec toi." Dans les dogmes officiels, le terme grec signifiant : "à qui une faveur est accordée" [kécharitoméné] est improprement rendu par : "pleine de grâce" (4). Mais le sens fondamental de cette expression scripturaire est que Marie est l'objet d'une faveur divine toute particulière. (5) Cette expression ne revient dans le Nouveau Testament qu'une seule fois, dans Ephésiens 1:6, où il est écrit que les bénéficiaires de la faveur divine, ce sont tous les membres du peuple élu de Dieu.

L'Eglise catholique accorde fallacieusement à Marie un attribut clé, faisant de Marie celle qui est "pleine de grâce". L'enseignement officiel va jusqu'à déclarer :

"Dans la descendance d'Eve, Dieu a choisi la Vierge Marie pour être la Mère de son Fils. "Pleine de grâce", elle est "le fruit le plus excellent de la Rédemption" : dès le premier instant de sa conception, elle est totalement préservée de la tache du péché originel et elle est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie." (6)

Il est parfaitement scandaleux de dire que Marie est "pleine de grâce", car selon la vérité biblique, cette plénitude de la grâce est l'apanage de Christ Lui-même. La grâce et l'amour salvateurs de Dieu sont manifestés dans l'œuvre du Souverain Sacrificateur, Christ, et en Lui seul. C'est Lui qui est "plein de grâce". C'est précisément la marque distinctive de Son ministère. L'Ecriture réserve cet attribut unique au Seigneur Jésus-Christ, et à Lui seul. "La Parole... a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité". (Jean 1:14) Tout ce qui a précédé Christ était seulement un type, une représentation de Lui ; et tout ce qui est venu après Lui ramène à Lui. L'Apôtre Jean proclame que "la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ", "et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce." (Jean 1:16) C'est à cause de Sa grâce que les vrais croyants sont rendus acceptables aux yeux du Dieu Très Saint. "Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute plénitude." (Colossiens 1:19) La volonté du Père est que toute la plénitude soit en Lui. La grâce abondante demeure exclusivement en Celui qui est "la Parole faite chair". Source de grâce pour tout Son peuple, Il possède en plénitude le mérite et la justice. La joie du Père est en Lui seul, en Lui le Sauveur, se trouve "la plénitude de celui qui remplit tout en tous". (Ephésiens 1:23) Lui seul donne en abondance à tous ceux qui Lui appartiennent "grâce pour grâce". (Jean 1:16)

Prétendre que Marie est "pleine de grâce" est donc un mensonge blasphématoire. C'est de l'arrogance, un manque de respect envers l'Unique, envers Celui qui est le Fils incarné de Dieu. "Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l'expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts." (Hébreux 1:3) Inciter quelqu'un à se tourner vers "Marie, pleine de grâce" revient à dépouiller Christ le Seigneur de son trait suprêmement distinctif. Dire que Marie est "pleine de grâce", c'est l'insulter elle-même, car elle se réjouissait d'avoir un Sauveur. Elle a proclamé : "Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit a de l'allégresse en Dieu, mon Sauveur." (Luc 1:46-47) La raison pour laquelle Dieu est appelé "Sauveur", c'est qu'Il sauve son peuple du péché. Même la mère du Seigneur a eu besoin de son Sauveur. Marie est bénie, car elle a bénéficié d'une manifestation particulière de la faveur de Dieu, qui l'a appelée à être la mère du Seigneur. De la part de Dieu, il s'agit d'un choix souverain. Marie, elle, a cru ; et conformément à la parole que Dieu lui avait adressée, elle a conçu alors qu'elle était vierge, et elle a donné naissance au Christ Jésus, le Seigneur. Plus tard, toujours obéissante à la Parole du Seigneur, elle a été l'épouse de Joseph, et ensemble ils ont eu des enfants. (7) La vérité toute simple, c'est que comme tous les autres pécheurs, Marie de Bethléhem a été une pécheresse sauvée par la grâce de Dieu et par la foi, et non par quelque justice inhérente à son être, ou par quelque grâce qui l'aurait préservée du péché dès avant sa naissance.

L'attribut qui sépare Dieu de tous les autres êtres

Le Christ Jésus Lui-même, avec le Père et avec le Saint-Esprit, est Dieu : Dieu seul est le Très Saint. Le catholicisme tente de proclamer que Marie est aussi "la Très Sainte".

"En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la Miséricorde', à la Toute Sainte." (8)

La Bible enseigne avec une parfaite clarté que Dieu seul est infini, éternel, immuable dans Son Être, dans Sa sagesse, Sa puissance, Sa justice, Sa bonté et Sa vérité. Lui seul est le Très Saint. Sa sainteté est l'attribut qui recouvre tous ses autres attributs, si bien que Sa droiture est sainte, Sa vérité est sainte, et Sa justice est sainte. Il est ce qu'est chacun de Ses attributs ; et Son attribut suprême, la sainteté, Le sépare de tous les autres êtres. Il est le Tout Autre. La raison pour laquelle nous devons être justifiés devant le Dieu Très Saint, c'est que l'Ecriture dit : "Nul n'est saint comme l'Eternel ; il n'y a point d'autre que toi ; il n'y a point de rocher comme notre Dieu." (1 Samuel 2:22) La Parole de Dieu proclame aussi : "Seigneur, qui ne craindrait et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi." (Apocalypse 15:4) Tenter de qualifier une créature de "Toute Sainte", c'est un blasphème caractérisé, un acte idolâtre et immoral.

La prétention d'attribuer à Marie un rôle de Sauveur

L'Eglise catholique affirme que celle qui est appelée "la Toute Sainte" serait également cause de salut. Voici ce que déclare Rome :

"Comme dit S.Irénée, 'par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut'." (9)

Cette revendication sacrilège a des incidences sur les personnes ordinaires qui recherchent le salut devant Dieu. Elle présuppose que Marie peut influencer Dieu, et lui attribue la capacité de sauver des âmes, à commencer par la sienne. La Bible enseigne que le salut des âmes est une initiative divine, car "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle." (Jean 3:16) Dieu est "L'Eternel compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité." (Exode 34:6) Orienter quelqu'un vers Marie en prétextant qu'elle est "cause de salut", c'est trahir l'unique espérance qu'un être humain puisse avoir : cette espérance est en Christ Jésus, et elle est fondée uniquement sur l'amour de Dieu.

La conséquence

Tous ces textes officiels de Rome au sujet de Marie, qui tendent à faire d'elle "L'Immaculée Conception", celle qui est "pleine de grâce", "la Toute Sainte", une "cause de salut" sont insolents et sacrilèges devant le Dieu Très Saint, le seul Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Tout cette mise en scène théâtrale qui doit culminer le 8 décembre 2004 est en réalité un débâcle désastreux. Elle met en péril le salut éternel d'une multitude de gens dans le monde entier. Ce qui est essentiel, c'est de placer notre foi dans le Seigneur Jésus-Christ et en Lui seul. "Celui qui croit en lui n'est pas jugé." (Jean 3:18) "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle" (Jean 3:36) "Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils." (1 Jean 5:10) L'homme étant un être déchu, pour le sauver l'Ecriture lui offre la foi selon l'Evangile, une foi personnelle en Jésus-Christ et en Lui seul, et non une foi détournée au profit de l'Eglise et des sacrements. Ajouter à l'Evangile la foi en Marie, en prétendant qu'elle conduit à Christ, c'est ériger une barrière particulièrement dangereuse, empêchant d'accéder au salut éternel.

Richard Bennett a passé vingt et un ans en tant que prêtre de paroisse catholique à Trinidad dans les Antilles. En 1972, après un accident qui a failli lui coûter la vie, il s'est mis à étudier sérieusement la Bible. Au cours des quatorze années qui ont suivi, il a comparé catholicisme et vérité biblique : en 1986, il a été convaincu par le message de l'Evangile. Sauvé par la seule grâce de Dieu, il a alors officiellement quitté l'Eglise catholique et la prêtrise. Il a fondé un ministère d'évangélisation en faveur des catholiques, l'association "Berean Beacon" (Le Phare de Bérée). L'adresse de son site Internet est : www.bereanbeacon.org

Notes :

(1) Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2677. Ed. Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998. (Toutes les autres citations de ce Catéchisme sont tirées du même ouvrage.)

(2) Catéchisme, § 491

(3) Catéchisme, § 493

(4) Il s'agit aussi de la prière catholique la plus souvent récitée : "Je vous salue, Marie, pleine de grâce..."

(5) Le verset 30 exprime la même pensée : "Rassure-toi, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu." En grec, le mot signifiant "à qui une faveur est accordée" se dit : "kécharitoméné". C'est la forme passive du verbe "charitoo", et cela veut dire "bénéficiant d'une grâce" (charis), "enrichi par une grâce". La racine du mot est la même que dans le terme employé pour la salutation (chaïré) et dans le mot signifiant "faveur" (charin). Marie est l'objet d'une "grande faveur", car elle bénéficie de la grâce de Dieu.

(6) Catéchisme, § 508

(7) Par exemple, dans Matthieu 13:55, nous lisons : "Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, Joseph, Simon, et Jude ?" Pourquoi l'Eglise catholique trompe-t-elle sciemment ses fidèles ? C'est pour promouvoir l'image d'une Marie qui serait une créature semi-divine, et qui ne saurait s'abaisser à avoir une relation conjugale normale avec Joseph, son époux ; c'est pour faire de Marie un modèle pour les religieuses et les prêtres, tenus de rester célibataires.

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 23:04
Par l'ex-prêtre catholique Richard Bennett

BENOIT-XVI-A-LOURDES.jpg

Le pape Benoît XVI a séjourné en France, du 12 au 15 septembre 2008. Les 13, 14, et 15 septembre il a participé, à Lourdes, aux cérémonies marquant le 150ème anniversaire des apparitions de Marie. D’après les estimations, deux cent mille catholiques étaient présents. 3.800 policiers, gendarmes et agents assuraient la sécurité du pape et des pèlerins ; l’armée française avait mis en place des batteries de missiles, des avions d’interception, des patrouilles cynophiles et des tireurs d’élite. Les services secrets du Vatican étaient là également.
Le Vatican affirme que le 25 mars 1858 à Lourdes, Marie apparut à une jeune paysanne appelée Bernadette Soubirous, et lui a annonça : « Je suis l’Immaculée Conception ». Le pape d’alors vit dans cette apparition la confirmation du dogme qu’il avait proclamé quatre ans plus tôt, et selon lequel la Vierge Marie aurait été conçue sans péché originel. En 1858 Bernadette déclara que « la dame » lui était apparue dix-huit fois à l’entrée d’une grotte près du Gave. En 1862, l’évêque catholique Bertrand-Sévère Laurence proclama qu’il s’agissait d’apparitions authentiques. Quant à Bernadette, elle quitta sa famille en 1866 pour devenir religieuse à Nevers, au centre de la France. Elle ne revint jamais à Lourdes. Là où les apparitions avaient eu lieu, les autorités catholiques firent construire une grande basilique qui fut achevée en 1872. Plus tard, on construisit d’autres lieux de culte dans les environs, par exemple la Basilique du Rosaire et la Basilique Pie X, qui est souterraine. Malade, Bernadette mourut à trente-cinq ans. Elle fut canonisée, c'est-à-dire déclarée « sainte » par l’Église catholique, en 1933. Depuis environ 1948, les pèlerins se sont rendus à Lourdes par millions. On estime actuellement que Lourdes reçoit six millions de pèlerins par an, et qu’il s’y produit des guérisons miraculeuses.
En 2007 le pape Benoît XVI accorda une indulgence plénière à ceux qui se rendraient en pèlerinage à Lourdes. Le 7 décembre 2007, le quotidien anglais « London Telegraph » publiait un article intitulé : « Un voyage à Lourdes écourte le temps de purgatoire. » Cette indulgence de Benoît XVI réduit, dit-on, le temps qu’un catholique doit passer au purgatoire afin d’être purifié de ses péchés. Elle peut être accordée aux catholiques du monde entier jusqu’au 8 décembre 2008 (1). Cette visite papale commémorative, qui a lieu en septembre et non en décembre, attire tout particulièrement l’attention du monde sur le dogme papal de « l’Immaculée Conception ». Tout cela témoigne d’un attachement indéfectible au mysticisme, de la part du pape en particulier, et de l’Église catholique romaine d’une façon générale.

Le dogme qui étaye Lourdes

Le dogme de « l’Immaculée Conception » déclare que Marie est « pleine de grâce » et absolument sans péché. L’enseignement catholique officiel est formulé en ces termes : « Au long des siècles l'Église a pris conscience que Marie, 'comblée de grâce' par Dieu, avait été rachetée dès sa conception. C'est ce que confesse le dogme de l'Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le Pape Pie IX : La Bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel » (2).
« …Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie… » (3). Contrairement à ce que beaucoup croient, le dogme de « l’Immaculée Conception » ne concerne pas la naissance virginale de Jésus-Christ, mais la conception de Marie elle-même dans le sein de sa mère. L’Église catholique affirme que Marie est « pleine de grâce », exempte du péché originel, et qu’elle resta pure de tout péché tout au long de sa vie. Selon la papauté, le terme « pleine de grâce » se trouve dans Luc 1:28. Mais même la Bible catholique « New American Bible » traduit : « Et s’approchant d’elle, il l’ange dit : ‘Je te salue, toi à qui une faveur est accordée ! Le Seigneur est avec toi.’ » La formulation officielle du dogme n’en utilise pas moins l’expression « pleine de grâce », et non « à qui une grâce est accordée. » L’Église catholique assigne donc à Marie un attribut-clé, la plénitude de la grâce. Le texte biblique affirme au contraire que Marie est l’objet de la faveur de Dieu. L’enseignement catholique officiel poursuit cependant : « Dans la descendance d’Ève, Dieu a choisi la Vierge Marie pour être la mère de son Fils. ‘Pleine de grâce, elle est le fruit le plus excellent de la Rédemption: dès le premier instant de sa conception, elle est totalement préservée de la tache du péché originel et elle est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie’ » (4).
Il est scandaleux de proclamer que Marie est « pleine de grâce », parce que selon la vérité biblique, cette plénitude de la grâce appartient exclusivement à Christ. L’amour et la grâce salvateurs de Dieu sont l’œuvre de Christ, et de Christ seul, en tant que grand Souverain Sacrificateur. La marque distinctive de son ministère est la plénitude de la grâce. Cette caractéristique, unique dans toute l’Écriture, s’applique au Seigneur Jésus-Christ et à nul autre. « La Parole… a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1:14). Tout ce qui a précédé le Seigneur Jésus n’était qu’un type, c'est-à-dire une représentation de lui. Tout ce qui est venu après lui ramène à lui. « La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ" (Jean 1:17), proclame l’apôtre Jean, qui dit encore : "et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce » (Jean 1:16). C’est par sa grâce que les vrais croyants sont rendus acceptables aux yeux du Dieu Très Saint. La volonté du Père est que toute la plénitude habite en lui, l'unique Sauveur. La grâce abondante demeure exclusivement en celui qui est « la Parole faite chair ». Source de grâce pour tout son peuple, il possède en plénitude le mérite et la justice. La joie du Père est qu'en lui seul, en lui le Sauveur, se trouve « la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éphésiens 1:23). Lui seul donne en abondance, à tous ceux qui lui appartiennent, « grâce pour grâce » (Jean 1:16). Affirmer que Marie est « pleine de grâce » et que cet attribut la caractérise en propre, c’est blasphémer. C’est manifester un mépris insolent envers le Fils de Dieu incarné. L’Écriture le décrit, lui seul, en ces termes : « Le Fils de Dieu étant la splendeur de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant fait par soi-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts. » (Hébreux 1:3, tr. Martin). Pousser les fidèles à se tourner vers Marie, en la disant « pleine de grâce », c’est chercher à dépouiller le Christ Jésus, le Seigneur, de ce qui lui appartient exclusivement.
Dire que Marie est « pleine de grâce », c’est même faire affront à sa personne. Elle se réjouissait d’avoir un Sauveur, et proclamait : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur… » (Luc 1: 46-47). Elle appelle Dieu « Sauveur » parce qu’il sauve son peuple de ses péchés. Même la mère de notre Seigneur avait besoin d’avoir un Sauveur. Marie était bienheureuse, car Dieu lui avait manifesté sa faveur en l’appelant à être, physiquement parlant, la mère du Seigneur. Ce fut le choix souverain de Dieu. Marie, qui était vierge, et qui avait foi en Dieu, conçut le Christ Jésus, le Seigneur, et lui donna le jour. Plus tard, obéissant à la Parole du Seigneur, elle devint l’épouse de Joseph, avec lequel elle eut plusieurs enfants. Ainsi nous lisons dans l’Évangile de Matthieu : « N’est-ce pas le fils du charpentier ? N’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? » (Matthieu 13:55-56). Comme tous ceux dont la foi est véritable, Marie de Bethléem était une pécheresse sauvée par la grâce de Dieu, par la foi, et non par quelque justice qui lui aurait appartenu en propre, ni par une grâce particulière qui l’aurait préservée dès sa conception.

À quoi mène le dogme de « l’Immaculée Conception »

À Lourdes, on rend un culte à une Marie issue de l’imagination de la papauté. À Lourdes et dans le monde entier, on exalte cette Marie et on l’appelle « la Toute Sainte ». Selon le Catéchisme officiel, « En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la 'Mère de la miséricorde', à la Toute Sainte » (5). Mais la Bible enseigne on ne peut plus clairement que Dieu seul est le Très Saint. Sa sainteté est l'attribut qui englobe tous ses autres attributs : c’est pourquoi sa droiture est sainte, sa vérité est sainte, et sa justice est sainte. Il est ce qu'est chacun de ses attributs ; et son attribut suprême, la sainteté, le sépare de tous les autres êtres. Il est le Tout Autre. La raison pour laquelle nous avons besoin d’être justifiés devant le Dieu Très Saint, c'est que l'Écriture dit : « Nul n'est saint comme l'Éternel ; il n'y a point d'autre que toi ; il n'y a point de rocher comme notre Dieu » (1 Samuel 2:2). La Parole de Dieu proclame aussi : « Seigneur, qui ne craindrait et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi » (Apocalypse 15:4). Combien elles sont solennelles, aussi, ces paroles du prophète : « Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Esaïe 6:3). Tenter de qualifier une créature de « Toute Sainte », c'est un blasphème caractérisé, un acte suprêmement idolâtre. Dans le cadre de ce culte rendu à une Marie papale, certaines prières s’adressent spécialement à « Notre-Dame de Lourdes » : « Bienheureuse et très pure Vierge Marie, tu as choisi de te manifester, resplendissante de vie, de douceur et de beauté, dans la Grotte de Lourdes. Tu t’es révélée à la jeune Sainte Bernadette, disant : ‘Je suis l’Immaculée Conception’. Et maintenant, Vierge Immaculée, Mère de miséricorde qui guéris les malades, Consolatrice des affligés, tu connais mes désirs, mes maux, mes souffrances. Considère-moi avec miséricorde. Tes apparitions à la grotte de Lourdes en on fait un sanctuaire privilégié où tu dispenses tes faveurs. Beaucoup y ont été guéris de leurs infirmités spirituelles et physiques. Je viens donc en me confiant dans ton intercession maternelle. Obtiens pour moi, ô Mère pleine d’amour, cette requête particulière » (6).
La Marie imaginaire que le pape exalte à Lourdes possède aussi, dit-on, la capacité de sauver. L’Église catholique enseigne que celle qu’on invoque sous le nom de « Toute Sainte » serait aussi cause de salut. D’après le Catéchisme de l’Église Catholique, « Comme le dit S. Irénée, 'par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut’ » (7). Cette citation d'Irénée est un blasphème pernicieux pour les personnes simples qui aspirent à être sauvées devant Dieu. Elle attribue à la volonté de Marie une puissance capable d'influencer Dieu ; elle lui prête une efficacité permettant de sauver des âmes, à commencer par la sienne. Elle revient aussi à mépriser l'amour de Dieu, cause véritable du salut des âmes. La Bible enseigne que le salut des hommes est une initiative divine, car « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). La Bible nous apprend que Dieu est « miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité" (Exode 34:6). Le Psaume 86, au verset 15 dit aussi qu'il est « un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité ». « L'Éternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne l'iniquité et la rébellion » (Nombres 14:18). Diriger une âme vers Marie dans l'espoir que celle-ci pourra influencer Dieu et obtenir sa miséricorde, c'est anéantir l'unique espérance de cette âme, espérance qui est dans le Christ Jésus seul.

Une porte d’entrée dans le monde occulte

Tout ce culte associé à Lourdes a des conséquences désastreuses, car ainsi, par la pratique du culte marial, des familles entières entrent de plain pied dans le monde occulte. Le pape Benoît XVI donne l’exemple, entraînant tout un chacun dans cette voie-là. En rendant un culte à une créature quelle qu’elle soit, en prétendant qu’elle est comme le Dieu Très Saint en raison d’une « Immaculée Conception » supposée, le pape pèche ouvertement contre le Premier Commandement de Dieu. Son exemple entraîne les catholiques de base non seulement à se détourner du culte véritable qui est dû à Dieu seul, mais encore à pénétrer dans la sphère occulte du monde des esprits. Cette pratique fait tomber des familles et des nations entières sous le jugement de Dieu. L’Écriture ne dit-elle pas : « L’Éternel se montre, il fait justice, il enlace le méchant dans l’œuvre de ses mains » (Psaume 9:16).
Dans les pays catholiques, les Madones faiseuses de miracles offrent un accès facile au monde occulte des démons et des miracles démoniaques, par exemple les apparitions d’anges, de défunts, et de « Marie ». Le parallèle entre Marie et les déesses païennes est saisissant. Conséquence navrante, ces pratiques-là conduisent au satanisme, à la pornographie, au suicide, et à la décadence morale générale. Le culte catholique de « l’Immaculée Conception » mène à l’occultisme, et il fait partie intégrante du système occulte. La Marie papale, que certains appellent « le principe divin féminin » réunit les attributs des déesses païennes. Sur le site Internet « White Moon », par exemple, sous la rubrique « Marie et les autres déesses », on lit : « Lorsque vous invoquez Marie, mère de Jésus, vous invoquez sans le savoir la Mère Universelle sous une de ses multiples formes. » Ce ne sont pas seulement les adultes qui se font piéger, mais aussi les enfants. Un de ces sites offre une page de dessins à colorier pour les enfants, qui sont ainsi initiés à l’occultisme tout en coloriant Marie et les autres déesses. Il est impossible de sous-estimer les périls que comporte l’entrée dans le monde occulte.

La conséquence

Tout ce que nous venons de voir concernant Lourdes - la Marie catholique censée être « pleine de grâce », « Toute-Sainte », « cause de salut », bénéficiaire d’une « Immaculée Conception » - n’est qu’impiété et blasphème aux yeux du Dieu Très Saint, et du seul Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Toute la mise en scène splendide entourant la visite du pape à Lourdes est comme un chant de sirènes conviant à une descente dans les ténèbres. Elle met en péril le salut éternel de multitudes dans le monde entier, car elle se prétend chrétienne mais ne communique rien de l’Évangile de Jésus-Christ. L’Écriture nous apprend, il est vrai, que « Satan lui-même se transforme en ange de lumière » (2 Corinthiens 11 :14). Mais comment ne serions-nous pas bouleversés en voyant l’œuvre du prince des ténèbres dans ces dogmes officiels qui font descendre le pape Benoît XVI dans les ténèbres de Lourdes en ces jours de Septembre 2008 ?
L’apôtre Jean, tout comme Pierre et Paul, écrit pour nous montrer comment connaître la paix et la sécurité qui découlent de la réconciliation avec Dieu. N’hésitons pas à le répéter : Dieu seul est le Très Saint. La sainteté est la marque qui caractérise tous les aspects de son Être. C’est pourquoi il nous faut être réconciliés avec le Dieu unique et Saint selon les conditions qu’il prescrit lui-même. Par sa grâce, le pécheur qui est mort dans ses péchés et ses transgressions reçoit du Saint-Esprit la conviction de se détourner de ses péchés, et de se tourner vers Christ, par la foi seule, pour recevoir le salut que Christ est seul à donner. C’est un salut fondé uniquement sur la vie et la mort parfaites de Christ. Par cette mort le Seigneur Jésus-Christ a payé la totalité du prix des péchés de son peuple. Seul Dieu par sa grâce ouvre l’oreille du pécheur et le rend capable de mettre sa foi en Christ seul. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2 :8-9).
Notes :
1. Le 8 décembre est la date officielle de la fête annuelle de « l’Immaculée Conception ».
2. Catéchisme de l’Église Catholique, Éd. Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998, § 491.
3. Catéchisme, § 493.
4. Catéchisme, § 508.
5. Catéchisme, § 2677.
6. http://members.aol.com/mstringy13/page5.html
7. Catéchisme, § 494

 

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 20:24

LA-BASILIQUE-SAINT-PIERRE-copie-1.jpg

Un Appel à Revenir aux Sources du Christianisme


vendredi 31 août 2007, par Jean-Louis Bulté

Jésus répondit à Pilate : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? (évangile de Jean, chapitre 18, versets 37-38

La question de Pilate à Jésus est certainement une des plus essentielles qui soient. Bien sûr, dans un temps où le diktat du relativisme sévit, il semble tout à fait impossible d’attribuer à la vérité un caractère absolu. Chaque religion posséderait une partie de la vérité et puisqu’il serait hasardeux d’essayer d’en définir les mesures respectives, on estime fort logiquement qu’il est inutile de se torturer l’esprit avec ce genre de question métaphysique. Et pourtant, Jésus avait déjà répondu à la question de Pilate. Dans le même évangile de Jean, au chapitre 14 verset 6, nous lisons que Jésus se révèle comme la vérité incarnée. Puis en Jean chapitre 17 verset 17 Jésus définit la Parole de Dieu comme étant la vérité. Deux passages qui témoignent que selon l’Évangile, la vérité n’a rien d’abstrait. Elle s’est matérialisée en chair et en os.


Venons-en maintenant à l’objet de cette étude. Soucieux de rompre avec un silence trop longtemps prolongé sur les grandes hérésies de l’Eglise Catholique Romaine, nous avons voulu confronter les dogmes si protégés de la « Grande Église » avec les déclarations de la Bible, que nous croyons entièrement d’inspiration divine. Tout prouve que bien des Français, qui se réclament encore pour 68 % du catholicisme, sont attachés à un certain nombre de pratiques religieuses — le baptême des enfants par exemple — et se réfèrent facilement à l’enseignement qu’ils ont reçu dans leur enfance sans se poser la question du bien-fondé de ces croyances et pratiques. Pourquoi utiliser le terme d’hérésie qui, il faut l’avouer, pourrait paraître exagéré ? Tout simplement parce que L’Eglise Romaine a pendant des siècles soi-disant fait la chasse aux hérésies ou plus exactement aux hérétiques, et ce, à chaque fois qu’une voix était discordante par rapport aux dogmes et traditions de l’Eglise. Le pauvre Galilée en fit lui-même les frais, lui qui eut la prétention de dire qu’il avait découvert que la terre était ronde et non plate et qu’elle tournait autour du soleil et n’était pas le centre de l’univers. Les autorités ecclésiales du moment le sommèrent d’abandonner ses recherches car elles remettaient directement en question la position officielle de l’Eglise.


Et que dire de tous ces innocents massacrés ou brûlés vifs sous le régime de l’Inquisition, cette institution spécialement créée pour combattre l’hérésie. Est-il utile de revenir sur un passé si douloureux et bien révolu ? Outre le fait que nous croyons fermement qu’il faudra rendre des comptes un jour, ce qui nous importe aujourd’hui c’est d’attirer l’attention sur le fait que bien des vérités déclarées par l’Eglise Catholique ne sont en réalité que mensonge au regard des écrits bibliques qui seuls peuvent servir de référence absolue en matière de foi chrétienne.


Certains réformateurs, du XVIème siècle en particulier, avaient apporté un éclairage considérable sur le système catholique et ses dérives, mais l’écho de leur voix s’est estompé avec les siècles. Nous croyons que seule la vérité proclamée par l’Écriture (la Bible) peut remédier à l’ignorance qui subsiste et attirer à nouveau l’attention de nos concitoyens sur des questions qui ont été reléguées en arrière-plan de leurs préoccupations. La doctrine de l’Eglise Catholique Romaine contient un certain nombre d’erreurs que nous voudrions mettre en évidence le plus clairement possible.


Nous espérons que vous aurez la curiosité de prendre connaissance des pages qui suivent. Notre désir, c’est que vous connaissiez Celui qui est la vérité car de cette connaissance peuvent se produire les plus grandes transformations : « Je sais une chose : c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois… Jésus l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Et qui est-il Seigneur, afin que je croie en lui ? Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il l’adora. Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles » (Évangile selon Jean, chapitre 9:25, 35-39).


Que croyez-vous ? Quelles sont vos certitudes ?


Bien des catholiques sont aujourd’hui en proie à des interrogations légitimes. L’Eglise laissant subsister autant d’ambiguïtés que de zones floues, beaucoup de fidèles s’interrogent au sujet des positions prises par les instances supérieures. Pour palier à cette lacune, beaucoup sont tentés d’associer à leur foi les pensées venues des religions hindouistes, concernant la réincarnation par exemple qui aurait séduit quelque 30% de catholiques. L’éternité, l’existence du paradis et de l’enfer, la réalité d’un jugement après la mort, sont parmi ces zones floues embarrassantes. Et pourtant, sur chacun de ces sujets, la Bible donne des révélations précises permettant aux croyants d’avoir de solides certitudes. Bien sûr, l’Eglise Catholique après avoir formellement interdit pendant des générations la lecture de la Bible, condamnant même ceux qui la possédaient, n’encourage guère sa lecture assidue. Il est vrai qu’il est toujours plus facile de conduire des personnes maintenues dans l’ignorance. C’est pourquoi, nous tenons à préciser que nous respectons la foi sincère de bien des catholiques et que notre réaction porte sur « le système » du catholicisme, non conforme à la Bible sur lequel il prétend être édifié. Vous trouverez donc dans les prochaines pages un examen des grands piliers de la doctrine de l’Eglise Romaine. Mais avant de les aborder, rappelons …


Les origines de l’Eglise Catholique Romaine


Il est certainement utile de rappeler ici que l’Eglise Catholique n’a été établie ni par Jésus ni par les apôtres et que l’Eglise primitive était radicalement différente de celle-ci.

C’est en 313 que l’Eglise jusque-là persécutée va obtenir de l’empereur Constantin la paix, la reconnaissance et un rapprochement étroit avec l’État. Constantin, tout en gardant son titre païen de Souverain Pontife favorisa le christianisme.


C’est à la fin du IVème siècle que l’empereur Théodose interdit le culte païen : tout citoyen romain était contraint d’accepter la foi chrétienne telle qu’elle avait été formulée au concile de Nicée en 325. Tous ceux, dès lors, qui pour des raisons de conscience, ne suivaient pas ce diktat et n’entraient pas dans cette religion d’État étaient stigmatisés comme hérétiques.

Sous la direction du pape Léon Le Grand (440-461), l’Eglise universelle prit un immense essor. C’est lui que la plupart des historiens de l’Eglise désigne comme étant le premier pape, le premier à vouloir monopoliser au profit de l’évêque de Rome les promesses faites par Jésus à l’apôtre Pierre (Matthieu 16:18,20).


L’institution de « l’Eglise d’État » fut achevée sous le règne de l’empereur Justinien (527-565) lorsqu’il établit les prêtres comme « fonctionnaires d’État ». Les évêques devinrent des dignitaires munis de pouvoirs religieux et politiques et se firent considérer comme des « pères spirituels ».


La prééminence des évêques, et surtout des métropolites dans les églises catholiques favorisa grandement les relations de l’Eglise avec les autorités civiles. L’Eglise et l’État ne tardèrent pas à être étroitement associés, et, très vite, la puissance de l’État fut à la disposition des chefs de l’Eglise pour sanctionner leurs décisions. C’est ainsi que les persécutés devinrent graduellement persécuteurs.


Plus tard, les églises qui, restées fidèles à la Parole de Dieu furent persécutées par l’Eglise dominante comme hérétiques et sectaires, exprimèrent souvent dans leurs écrits leur entière désapprobation de l’union de l’Eglise et de l’État.


Avec l’introduction des masses plus ou moins païennes dans l’Eglise, le culte ne peut éviter la paganisation. Toutes sortes de pratiques sont introduites : le signe de croix (310) ; l’utilisation des cierges (320) ; la vénération des anges et des saints décédés (375), en sont quelques exemples. Les églises et même les individus sont placés volontiers sous la protection d’un saint ; bientôt, dans chaque autel, on désire placer une relique sacrée. Les images, les pèlerinages, les processions satisfont également le goût du faste et la superstition qui animent les foules. Ceux qui protestent alors contre ces déviations sont traités d’impies et leurs réactions restent sans résultat.


LE PURGATOIRE


Nous touchons ici directement à la question du salut de l’âme, question la plus essentielle qui soit au regard des paroles fameuses de Jésus : « A quoi servirait-il à un homme de gagner le monde entier s’il perdait son âme ? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Matthieu 16:26).


Peut-on savoir ce qu’il y a vraiment après la mort ? Si l’âme est immortelle, que devient-elle, où va-t-elle ? Y a-t-il un lieu d’attente et de purification comme le suppose la doctrine du purgatoire ? Peut-on avoir l’assurance de son salut ou est-ce une présomption ?

A chacune de ces questions, la Bible donne en réalité des réponses claires et précises. Seule l’ignorance ou l’incrédulité nous maintiennent dans l’incertitude.


Il y a dans le cœur de tout homme la pensée de l’éternité, déclare l’Ecclésiaste (Ecclésiaste 3:11). Quand il vous est arrivé de penser à la mort, vous avez peut-être perçu une interrogation latente et certainement vous vous êtes dit que les choses ne devaient pas en rester là, qu’il y avait peut-être une continuité, une vie après la vie...


Le drame c’est que nous ne prenons pas le temps de chercher de vraies réponses et qu’une multitude de gens se dirigent vers le grand départ sans même se préparer, comme s’il n’y avait rien, ou bien, au contraire, comme si tout le monde allait au paradis, comme le claironne une certaine chanson populaire, mais il n’y a rien de plus faux. « Le royaume de Dieu, dira Jésus, est semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, les pécheurs le tirent et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon et ils jettent ce qui est mauvais. Il en sera de même à la fin du monde ».


« Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents »
(Matthieu 13:47-50). L’expression « méchants » ne concerne pas uniquement les grands criminels car en vérité, selon la Bible, tout homme qui demeure délibérément éloigné de Dieu est un méchant. « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, car ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous... » (Romains 1:18-22).


L’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1:16) car iI révèle la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes (Tite 2:11). Le salaire du péché c’est la mort mais le don de Dieu en Jésus-Christ c’est la vie éternelle (Romains 6:23). C’est pourquoi, celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui (Jean 3:36).


Non, le salut n’est pas aléatoire ; il ne doit rien au hasard, mais il dépend directement de notre connaissance ou de notre non-connaissance du Fils de Dieu : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6) ; « en vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis... si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10:7,9).

Ainsi donc, comme le dira l’apôtre Paul aux chrétiens de Rome, « si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Romains 10:9).


Dans ce temps de syncrétisme religieux où l’on veut se rassurer autour de cette pensée que toutes les religions se valent, servent et honorent un même Dieu sous des noms différents, il paraît présomptueux et peu raisonnable d’être à la fois catégorique et si restrictif concernant la question du salut. Mais la Bible, que nous croyons être la parole de Dieu, est à la fois catégorique et restrictive.


Après la mort il n’y a pas de néant, il n’y a pas non plus de seconde chance au travers d’une réincarnation : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:27). Il n’y a pas davantage de purgatoire, cet état de purification, selon le dogme officiel, cette antichambre pour le ciel, où les âmes encore impures trouvent un soulagement dans les prières des fidèles mais surtout dans le sacrifice de la messe. C’est là une hérésie pure et simple au regard du sacrifice parfait et parfaitement suffisant de Jésus qui, par son sang, a obtenu pour nous la paix avec Dieu (Romains 5:1 ; Colossiens1:20).


C’est encore et toujours cette même idée erronée que nous pouvons participer à notre propre salut alors que la Bible est formelle : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Ephésiens 2:8).

C’est le pape Grégoire le Grand (mort en 604) qui ébaucha la doctrine. Le concile de Florence en 1439 définit le dogme confirmé par le concile de Trente. C’est sur ce dogme que prit son essor le fameux trafic des indulgences au travers desquelles on pouvait moyennant finances, soulager la souffrance d’un être cher en faisant dire quelques messes. Ce fut l’occasion d’exploiter la crédulité des foules ignorantes et de faire rentrer de l’argent permettant aux pontifes de la Renaissance de mettre sur pied leurs projets à la gloire de... Rome ou tout simplement à la leur.


Il n’y a pourtant pas trente six chemins pour aller au ciel mais seulement un comme le précisera Jésus : « Large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui entrent par là ; mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie et il y en a peu qui les trouvent » (Matthieu 7:13-14). Jésus est-il ici fataliste ? « Celui qui cherche trouve » dira-t-il. Cela veut donc dire que le drame demeure dans le fait que peu de personnes cherchent à connaître la vérité qui mène au salut.


Il est intéressant de lire ce commentaire tiré du Dictionnaire du Christianisme de Jean Mathieu-Rosay : « Il est impensable, pour l’Eglise, de faire marche arrière lorsqu’une doctrine a été définie comme dogme de foi par un concile. L’infaillibilité du magistère en serait ébranlée. Bien des théologiens reconnaissent toutefois que le dogme du purgatoire, en raison surtout de considérations psychologiques et pédagogiques, pose aujourd’hui bien des problèmes ».


C’est ainsi que même le système des indulgences subsiste comme l’indique le Nouveau Catéchisme de L’Eglise Catholique : « Puisque les fidèles défunts en voie de purification sont aussi membres de la même communion des saints, nous pouvons les aider... en obtenant pour eux des indulgences » (Catéchisme, articles 1476-1478, page 317).

Terminons par une question : Que penser du fait que les Papes sont ceux qui ont le plus de messes après leur mort et cela à l’échelle mondiale ? Ont-ils donc si besoin de cet état de purification que constitue le purgatoire et par conséquent du secours de la prière des fidèles ?

 

LA VIERGE MARIE


Actuellement, dans la pratique des dévotions catholiques, une place immense est faite à la vierge Marie. Les titres qu’on lui attribue sont multiples : Mère de Dieu, Porte du ciel, Refuge des pécheurs...

Marie est vénérée au point que Jésus Lui-même semble relégué à une place inférieure. Les innombrables statues de la Vierge à l’enfant (ou sans enfant) sont suffisamment parlantes. Qu’en est-il en réalité par rapport aux Écritures ?


La naissance de Jésus est surnaturelle. C’est le mystère de l’incarnation : « Une vierge enfantera un fils qui sera appelé Emmanuel » (Esaïe 7:14). Mais Marie n’en reste pas moins une femme à part entière qui fut choisie en vertu de la grâce souveraine de Dieu, ce que celle-ci admettra d’emblée dans sa prière : « Le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante » (Luc 1:48).


Au Moyen-Âge, le culte de Marie se développe considérablement grâce à la chevalerie (culte de la Dame). On note l’apparition de l’Ave Maria vers le IXème siècle comme prière rituelle. Peu à peu apparaissent les fêtes mariales dont la dernière en date, l’Assomption, a été établie par le pape Pie XII en novembre 1950 seulement. Pourquoi cette soudaine « révélation » ? Tout simplement pour résoudre une question de logique doctrinale. Déclarer Marie comme étant sans péché devait forcément impliquer qu’elle n’avait pu voir la mort. La Bible ne fait bien sûr aucune mention d’une élévation de Marie au ciel. Seul Jésus a été souverainement élevé à la droite de Dieu, seul Il est couronné de gloire et d’honneur. Prétendre qu’il est nécessaire voire préférable de passer par Marie pour atteindre son Fils n’a de même aucun fondement scripturaire et relève de l’imaginaire de théologiens qui tordent le sens des Écritures. Voyez plutôt les récits des évangiles concernant les contacts que Jésus a pu avoir avec Marie et les paroles qu’il prononça à son égard :

  • Quand Marie réprimanda Jésus qui lui avait faussé compagnie à elle et à Joseph, celui-ci répondit : « Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon père. Mais ils (y compris Marie) ne comprirent pas ce qu’il leur disait ». (Luc 2:41-50).
  • A Cana, Marie fut certainement surprise d’entendre Jésus lui dire : « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? » (Jean 2:4).
  • Quand on vint avertir Jésus que sa mère et ses frères désiraient le voir (Marc 3:31-35), il ne manifesta pas une grande joie, sachant que peu de temps avant ils avaient voulu se saisir de lui, pensant qu’il était hors de sens (Marc 3:21). Jésus déclara alors que quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est son frère, sa sœur, et sa mère Aucun hommage particulier à Marie mais une mise au point des plus claires : d’abord, le fait que Marie ait engendré Jésus ne lui donne aucune prérogative spéciale sur lui ; ensuite, le fait que Jésus soit né de chair et de sang ne doit pas masquer son origine divine, éternelle, céleste.
  • Quand une femme voulut rendre un hommage tout particulier à Marie en s’exclamant du milieu de la foule : « Heureux le sein qui t’a porté, heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! », Jésus réagit aussitôt pour lever toute ambiguïté : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » (Luc 11:27-28).
  • Enfin, quand Jésus déclara sur la croix : « Femme, voilà ton fils », et à Jean : « Voilà ta mère », il ne voulait en aucune manière signifier que Marie était la mère de tous les croyants mais ne voulant pas la laisser à elle-même, dans le besoin et le désarroi, il la confia donc aux soins de son disciple le plus proche. Cela est d’autant plus clair que l’Écriture précise qu’à partir de ce moment le disciple la prit chez lui (Jean 19:26-27).

 

Marie « Mère de Dieu »


Prétendre que Marie est la « Mère de Dieu » parce qu’elle a enfanté celui qui est la Parole faite chair, le Verbe incarné, c’est prendre un raccourci bien simpliste pour tomber dans une aberration grossière. Dieu « est » de toute éternité, il n’a ni commencement ni fin. Dire que Marie est la Mère de Dieu c’est dire que Dieu a un commencement au travers de la naissance de Jésus. C’est oublier que Jésus s’est seulement incarné en prenant un corps semblable au nôtre pour accomplir notre Rédemption mais qu’il était avec le Père de toute éternité : « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour : il l’a vu, et il s’est réjoui. Les juifs lui dirent.- tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham I Jésus leur dit : en vérité en vérité je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8 : 56-58).


Il est manifeste que Marie est un exemple de foi et d’humilité mais elle ne saurait être vénérée comme une déesse. En réalité, c’est après l’entrée massive des païens dans l’Eglise, habitués au culte des déesses, qu’on vint en foule vers Marie. Il est significatif de voir que c’est à Ephèse, la ville de la déesse Artémis, que le concile de 431 la déclara « Mère de Dieu ». C’est alors qu’on commença à lui dédier des autels et des images. Dans son livre consacré à la vie de l’apôtre Paul (L’avorton de Dieu), Alain Decaux mentionne cette réalité : à Ephèse, « le paganisme est partie intégrante de la vie quotidienne. Chacun implore Artémis dans ses prières comme - bien plus tard - les chrétiens prieront Marie. Chaque mois de mai est consacré à la déesse. Tous les quatre ans, son culte prend des proportions inouïes. D’innombrables pèlerins se ruent dans la ville entièrement fleurie. La moindre chambre est louée plusieurs mois à l’avance. Tout le jour, des cortèges joyeux parcourent la cité en criant et chantant :  »Grande est Artémis des Ephésiens !«  » (page 212).


Les Isis, Artémis, Astarté et Vénus de l’Antiquité ont laissé place à l’adoration d’une divinité féminine : Marie. On comprend mieux le mécanisme religieux de transfert de dévotion, qui conduit à une forme d’idolâtrie chrétienne, toute aussi répréhensible du point de vue de la Bible.

 

L’Immaculée Conception


C’est en 1854 que le Pape Pie IX va rassembler une grande partie des évêques à Rome pour discuter de la question et se mettre d’accord sur les termes exacts de la promulgation de l’Immaculée Conception. Dès lors, Marie apparaît comme le seul être épargné par le péché originel. Modèle de pureté absolue, elle seule peut être désignée pour devenir la mère de Jésus. Très opportunément, c’est après cette proclamation, 4 ans plus tard, en 1858, à Lourdes, que la Vierge Marie se serait présentée à la jeune Bernadette comme l’immaculée Conception, venant ainsi confirmer elle-même le bien-fondé d’un tel attribut.


Cette allégation survenue après 19 siècles d’obscurité n’a encore une fois aucun fondement néo-testamentaire. Si Marie avait été sans péché nous ne voyons pas pourquoi elle s’adresse à Dieu comme à son sauveur : « et mon esprit se réjouit en Dieu, mon sauveur » (Luc 1:47) ; seul le péché amène à considérer le besoin d’un sauveur capable de pardonner et d’effacer.

Jamais de son vivant Marie ne s’est attribuée une telle qualité, bien au contraire : « Le Seigneur a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante » (Luc 1:48). Il est donc très étrange qu’elle puisse maintenant se donner des attributs divins.


Rien dans les diverses épîtres du Nouveau Testament ne permet un instant de supposer que Marie soit née et demeurée sans péché ou qu’elle puisse avoir une part quelconque dans notre Rédemption. En fait, les écrits des divers apôtres se focalisent uniquement sur la personne de Jésus sans faire aucunement mention de Marie.


Nous devons donc admettre en toute objectivité que les allégations de l’Eglise Catholique concernant Marie relèvent davantage de la fantasmagorie mystique plutôt que d’une révélation indiscutable des Saintes Écritures, qui, rappelons-le encore, sont la seule et unique source de connaissance pour tout ce qui concerne la foi chrétienne.

 

La vie de Marie selon les évangiles


Le Nouveau Testament est en fait très sobre concernant la vie de Marie. Au-delà du choix de Dieu qui relève de sa grâce souveraine, nous voyons en Marie une femme effacée qui n’a jamais cherché à faire parler d’elle. Il est manifeste que, jusqu’à la croix, il fut pour elle très difficile de conjuguer le fait que Jésus soit son fils et le fait qu’il soit le Fils de Dieu. Contrairement aux idées reçues, il est clair que Marie eut bien d’autres enfants. Il suffit de lire Matthieu 13:55-56, Marc 6:3, Jean 7:5, Actes 1:14, pour s’en convaincre. Le dogme de la virginité perpétuelle de Marie n’est donc pas plus fondé que celui de sa nature immaculée.


LA PAPAUTÉ


Une des particularités majeures de l’Eglise Catholique consiste en son organisation pyramidale, toute une hiérarchie allant du simple prêtre au cardinal et ayant à sa tête un monarque absolu, le pape. Celui-ci est défini comme étant l’évêque de Rome, successeur de Saint Pierre ; il est le chef visible de l’Eglise, le vicaire de Christ, celui dont la parole serait infaillible. C’est ainsi que depuis le IVème siècle, plus de 250 papes se sont succédés, laissant parfois à l’Histoire le témoignage d’hommes intéressés par le pouvoir, capables de décisions impitoyables envers ceux qui avaient l’audace de contester leur autorité.


Et pourtant, un simple examen des écrits néo-testamentaires nous montre qu’il y a bel et bien eu une méprise énorme dans le choix d’établir sur l’Eglise un chef terrestre. En voici quelques preuves :

Jésus n’a jamais établi l’apôtre Pierre comme chef de l’Eglise et ne l’a jamais considéré comme supérieur aux autres apôtres ; l’interprétation erronée du texte de Matthieu 16:18,19 a été des plus dommageables. Jésus ne voulait aucunement signifier à Pierre qu’il deviendrait la pierre principale de l’édifice spirituel qu’est l’Eglise, mais plutôt affirmer que tous ceux qui, comme Pierre reconnaîtraient en Jésus le fils de Dieu, sauveur du monde, constitueraient Son Église, chaque croyant devenant en lui-même une pierre vivante pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce (1 Pierre 2:4,6). Jésus-Christ est le seul fondement de l’Eglise comme le déclare l’apôtre Paul aux Corinthiens : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ » (1 Corinthiens 3:11).


Il est à remarquer qu’un an après la déclaration faite à Pierre, les disciples se disputent pour savoir qui est le plus grand (Luc 22:24-26). Or, Jésus ne répond pas : « Mais c’est Pierre ! ». Il profite de cette occasion pour dissiper toute ambiguïté concernant d’éventuels débats sur l’influence des uns sur les autres et pour ’tuer dans l’œuf’ toute ambition venant mettre en péril l’égalité parfaite de tous ceux qui Le suivent.

Nulle part nous ne voyons Pierre, dans la lecture du livre des Actes des Apôtres, accepter des honneurs particuliers : il se pressa de reprendre Corneille qui se prosternait devant lui (Actes 10:25,26).


Dans l’épître aux Galates, Paul mentionne Jacques, Céphas (Pierre) et Jean comme les colonnes de l’Eglise primitive (Galates 2:9) : Pierre n’est mentionné qu’en deuxième position. Précédemment le même apôtre Paul avait précisé que le Seigneur avait fait de lui l’apôtre des païens comme de Pierre l’apôtre des juifs (Galates 2:7,8).Très intéressant puisque le Pape, censé être le successeur de Pierre, aurait logiquement dû conserver la même mission, mais toute l’histoire dément ce fait.

Faut-il ajouter que Pierre, lors de son passage à Antioche, fut confondu dans son hypocrisie par l’apôtre Paul (Galates 2:11-14),ce qui n’est pas très convaincant en ce qui concerne le sujet de l’infaillibilité du soi-disant premier Pape.


Jésus a plusieurs fois combattu cette idée de primauté lorsqu’Il exhorta ses disciples à se faire serviteurs de tous et à ne pas rechercher les honneurs des hommes. Pour s’occuper de son Église, Jésus n’a jamais voulu établir un système reconnaissant une autorité humaine par excellence, mais il a envoyé le Saint-Esprit pour conduire les siens dans la Vérité (Jean 16:13,14).


Pour ce qui concerne encore l’infaillibilité du Pape définie par le concile de Vatican I, en 1870, on peut affirmer que jamais l’apôtre Pierre ne s’est arrogé une telle qualité, lui qui se déclare « ancien » (presbytre) parmi les anciens et dit que seul Jésus est le Prince des pasteurs (1 Pierre 5:1-4).

En vérité, nul homme n’a le droit de prétendre à l’infaillibilité car Jésus-Christ Lui seul, Dieu manifesté en chair, possède l’infaillibilité. Il est, Lui seul, le Chef suprême de l’Eglise. NUL HOMME ne devrait avoir le droit de s’arroger un tel titre.

Il est impossible de prouver que Pierre fut le premier évêque de Rome. Certes, une très ancienne tradition dit qu’il est mort dans cette ville, sous Néron en 66, mais rien dans le Nouveau Testament ou dans des documents contemporains, ne dit que Pierre, apôtre des Juifs, soit devenu l’évêque de Rome. C’est même invraisemblable car en 58, l’épître aux Romains montre que Pierre n’était pas dans cette ville. En 61, quand Paul y est prisonnier, Pierre n’y est toujours pas (Actes 28). La deuxième épître à Timothée, écrite de Rome, plus tard encore, ne parle toujours pas de la présence de Pierre dans cette ville.


Comment Rome est-elle devenue le siège du pouvoir pontifical ?


L’Eglise de Rome, l’une des plus anciennes, puissante et influente (puisqu’elle avait parmi ses membres de hauts fonctionnaires de l’empire, et, à partir de 315, l’empereur et sa famille), devint une des Églises les plus vénérées. Son chef était revêtu, par ce fait, d’une grande autorité. Progressivement, il revendiqua des prérogatives particulières et la prééminence, mais les évêques des autres grandes Églises luttèrent longtemps contre ces prétentions.

En réalité le choix de Rome comme « capitale ecclésiastique du monde » est purement arbitraire. L’Eglise de Jésus-Christ n’a nullement besoin d’un siège géographique particulier puisqu’elle est présente dès que deux ou trois disciples de Jésus se réunissent en son nom et cela sans même la présence d’un prêtre (Matthieu 18:20).

 

L’origine du titre « souverain pontife »


Dans les documents de l’Eglise catholique, le pape est très souvent nommé « le souverain pontife ». C’est étrange, car le titre de « pontife » vient directement du paganisme. Le chef de l’ensemble des prêtres des différents cultes de Rome était le souverain pontife, « pontifex maximus », c’est-à-dire le constructeur en chef des ponts. Dans l’Antiquité, en effet, les fleuves étaient considérés comme des divinités dont il fallait apaiser la colère si l’on essayait de les franchir. La construction d’un pont relevait ainsi de l’art mystérieux d’un homme capable d’attirer la faveur divine. Maître de redoutables secrets, les faiseurs de ponts étaient des personnages sacrés. A partir d’Auguste, l’empereur lui-même se fit appeler ainsi car il prétendait établir un pont entre le commun des mortels et les dieux. L’empereur Gratien, en 379, supprima le titre, trop païen à ses yeux. Cela n’empêcha pas qu’à partir de Léon 1er, l’évêque de Rome accepta de le porter jusqu’à devenir, depuis la Renaissance, le titre le plus habituel.

 

Très-Saint Père, Vicaire de Christ


Il n’est pas rare d’entendre de part et d’autre parler du « Très-Saint Père » pour désigner le Pape, certainement pour signifier qu’il n’est pas un simple père dans l’Eglise mais le chef, le représentant le plus important de l’Eglise. Accepter une telle appellation paraît bien étrange si l’on considère que Jésus a clairement demandé de n’appeler personne « Père » sur la terre, « car vous n’en avez qu’un, le Père céleste » (Matthieu 23:9).


Quant à la précision « Très-Saint », il y a de quoi être choqué puisque Jésus s’adressant à son Père l’appellera « Père Saint » (Jean 17:11) : le Pape serait-il donc plus saint que Dieu lui-même !!! Cela est bien surprenant !

Faut-il également s’arrêter sur l’expression « Vicaire de Christ » ?

Si le Pape est bien le représentant sur terre de Jésus-Christ il est très étonnant qu’il réside pour la majeure partie de son temps dans une sorte de tour d’ivoire, de château retranché, alors que Jésus sillonnait les routes le plus simplement du monde (et sans papamobile) allant de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable (Actes l0:38).

En vérité le Pape agit et se déplace surtout en tant que représentant de l’Eglise Catholique Romaine dont il est le gardien et le principal promoteur.

 

Le baptême des nouveaux-nés


Selon la doctrine catholique, le sacrement du baptême confère la première grâce sanctifiante qui efface le péché originel, nous fait enfants de Dieu, membres de l’Eglise et héritiers du Paradis. La tradition du baptême des enfants est encore très respectée parmi les français car il offre la garantie que rien ne s’opposera à un mariage et à un enterrement religieux. Pour beaucoup, il faut le dire, le baptême est une coutume, un rite, une formalité qui n’a guère de signification.


Le vrai baptême chrétien comme la Bible l’enseigne, ne concerne que des adultes qui désirent manifester leur appartenance au Christ et leur foi en Lui. Jamais il n’est question dans le Nouveau Testament de baptême d’enfants et cela est bien logique : un bébé n’a aucune conscience d’un quelconque engagement envers Dieu ; un peu d’eau sur sa tête ne saurait faire de lui un chrétien.

Le véritable baptême est un engagement volontaire, une démarche libre et personnelle de suivre Jésus-Christ : « Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? Philippe dit : si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit : je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque » (Actes 8:36-38).


Le salut ne dépend pas du baptême mais de la foi du cœur : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé ; car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Romains 10:9,10).

Ici encore la tradition religieuse a relégué la révélation spirituelle et l’ordre divin au second plan, l’annulant au profit de raisonnements.

 

LA LITURGIE DE LA MESSE


Résultat de longs siècles de tradition, l’office de la messe se déroule selon des règles très strictes, très solennelles. Il comprend un grand nombre de gestes, signes de croix, génuflexions, inclinaisons du corps, dont le sens symbolique est très précis. En plusieurs occasions on utilise de l’encens ce qui constitue un curieux emprunt au paganisme romain : brûler de l’encens devant la statue d’un César était une profession de loyalisme envers l’État. Dès le Vème siècle, l’Eglise d’Occident utilise de l’encens pour l’intronisation du pape, adoptant ainsi pour l’évêque de Rome le cérémonial païen de la glorification de l’empereur.

La messe est rythmée par un certain nombre de prières récitées, de formules toutes faites ne laissant aucune place à la spontanéité et à l’expression libre.


Il s’agit d’un rituel très structuré au sein duquel le fidèle est plus spectateur que participant. Les vêtements sacerdotaux, comme l’ensemble des ustensiles, si précieux pour l’officiant, n’ont en réalité aucune valeur particulière. C’est en fait une reproduction des instruments du culte qui était rendu dans le Tabernacle juif puis dans le Temple.


Si vous regardez maintenant ce qui est dit dans la Bible, en particulier dans le livre des Actes qui nous expose clairement de quelle manière s’organisait le culte des premiers chrétiens, vous réaliserez très vite l’importance du contraste : il n’y avait pas de prêtre orchestrant le culte rendu à Dieu avec la plus grande rigueur, mais la participation de chaque chrétien avec ordre et bienséance, dans une grande liberté. Les prières n’étaient pas récitées mais spontanées. Il n’y avait aucune succession de geste rituels destinés à produire et à entretenir le sentiment mystique. Chants, prières, enseignement de la Parole de Dieu, partage du pain et du vin étaient vécus dans la plus grande simplicité mais dans une vraie spiritualité.


L’EUCHARISTIE


C’est au XVIème siècle, au concile de Trente, que la doctrine dite de la « transsubstantiation » a été adoptée officiellement mais c’est au XIIème siècle que des théologiens utilisèrent ce terme technique pour désigner la transformation miraculeuse du pain et du vin en véritable substance du corps et du sang du Christ. A chaque eucharistie interviendrait ce mystère miraculeux de la transsubstantiation dans lequel, à chaque occasion, le Christ s’offrirait à nouveau. Ainsi donc, le sacrifice de l’Agneau divin se trouve renouvelé à chaque office.

Cette théologie de la Sainte-Cène est très différente de celle que la Bible définit : en effet, les chrétiens sont appelés à partager le pain et le vin en mémoire du sacrifice accompli une fois pour toutes par Jésus-Christ. Il s’agit d’une communion spirituelle avec Celui qui donna sa chair et son sang pour le salut du monde, du moins pour le salut de tous ceux qui auraient foi en Lui dans ce monde. Le sacrifice de Jésus n’a d’effet expiatoire pour le pardon des péchés que pour celui dont la foi est authentique. La Sainte-Cène en elle-même n’est pas un acte rédempteur car Jésus-Christ est mort une fois pour toutes pour les péchés dans un sacrifice total, parfait et suffisant. Il suffit de lire le 9ème chapitre de l’Épître aux Hébreux pour y voir apparaître toute la vérité sur la question.


Il est fort surprenant que seul le prêtre ordonné soit en mesure de célébrer l’eucharistie, la transformation du pain et du vin ne pouvant se faire que par son intervention. Outre le fait que la transsubstantiation soit une hérésie pure et simple au regard des déclarations parfaitement claires des écrits néo-testamentaires, il faut préciser que dans l’église primitive, les chrétiens célébraient la Sainte-Cène le plus simplement du monde, dans les maisons, sans la présence indispensable d’un prêtre, puisque Jésus a fait de tous ceux qui croient en Lui des prêtres pour Dieu son Père (Apocalypse 1:5- 6).

Que le prêtre ordonné soit seul en mesure de prendre la coupe est encore une aberration puisque tous ceux qui participent au pain peuvent de la même manière participer au vin (1 Corinthiens 11, versets 23-27).


L’eucharistie est certainement le point central du culte catholique romain et ce n’est donc pas par hasard que le pape Jean-Paul II a tenu à repréciser certains aspects de cette institution lors d’une déclaration datée du 17 avril 2003, rappelant au passage qu’il était impossible de communier avec des protestants, tant leur façon de voir les choses était contraire à la doctrine de Rome. Sur le fond, cette position est logique et pleinement compréhensible. Seulement, ce sont bien sûr toujours les mêmes qui ont raison et les mêmes qui ont tort..., l’église de Rome s’érige en mère protectrice de la Vérité alors qu’en réalité ses dogmes, sacrements et traditions sont en contradiction flagrante avec les révélations données par la simple lecture du Nouveau Testament. Mais sur ce dernier point, Rome a bien sûr trouvé la parade en appelant les fidèles à ne pas interpréter la Bible par eux-mêmes mais à se fier uniquement à l’interprétation donnée par l’Eglise au travers du prêtre.


LES SAINTS


Dans les premiers temps de l’Eglise, le mot était synonyme de « chrétien ». Celui qui avait été baptisé au nom de Jésus-Christ était sanctifié, mis à part. Lorsque le baptême se généralisa après le IVème siècle et devint un rituel religieux propre à introduire un maximum de païens dans l’Eglise, le titre de « chrétien » subit une dévaluation et il ne fut plus possible d’assimiler purement et simplement tout chrétien à un saint. Dès lors, on réserva ce titre aux martyrs puis à tous ceux qui avaient mené une vie particulièrement féconde au sein de l’Eglise et dont les vertus chrétiennes avaient été remarquables. Montrés en exemple, on considéra ces personnes comme ayant un rôle tout particulier devant Dieu et ils devinrent des intermédiaires possibles qu’on pouvait invoquer en fonction des besoins et des situations.

Les saints ou « bienheureux » ont leurs autels, et leurs reliques sont souvent exposées. La liste est longue et augmente sans cesse au risque de ne plus savoir… à quel saint se vouer.


L’hommage rendu aux saints, dont l’importance est à la mesure de leurs icônes présentes dans les églises catholiques, est encore une déviation, une confusion, une hérésie. Le fait de prétendre qu’il est possible de les invoquer pour obtenir une aide quelconque relève d’une sorte de spiritisme déguisé, sévèrement condamné par Dieu (Lévitique 20:6). Le Seigneur seul peut être invoqué ; c’est le témoignage laissé par l’ensemble des Écritures.


LES ICONES


Du grec eikôn, image, représentation, l’icône est un élément très présent dans la piété catholique. C’est ainsi que Jésus se retrouve avec de multiples visages dont la représentation est, bien sûr, tout à fait aléatoire... et que dire de Marie et d’autres personnages dont les peintures sont aussi diverses qu’étranges !

L’icône semble avoir un rôle transcendant : celui de fixer la foi, de mettre en contact plus étroit. Mais la vraie foi n’a nullement besoin d’un support matériel, et une image, quelle qu’elle soit, ne saurait avoir une quelconque influence qui puisse rapprocher de la personne si arbitrairement représentée.


Ce besoin d’images est symptomatique : à défaut d’une communion vivante avec Dieu par Jésus-Christ, il faut s’entourer d’images, comme de statues d’ailleurs, pour « créer » une présence, une atmosphère soi-disant propice à la méditation et la prière.

« Nous marchons par la foi et non par la vue » dira Paul aux Corinthiens (2 Corinthiens 5:7) ce qui rejoint cette parole de Jésus : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29).

Dieu, l’Éternel, celui qui est le roi des siècles, immortel, invisible (1 Timothée 1:17) a pourtant clairement défendu de se faire une image taillée ni aucune représentation des choses qui sont en haut dans les cieux (Deutéronome 5:8).

Mais le cœur de l’homme irrégénéré est idolâtre, ce n’est pas nouveau. C’est pourquoi bien des personnes sont particulièrement attachées aux icônes, tout comme elles le sont aux reliques, aux statues, aux apparitions.


LE CHAPELET


L’origine de cet objet mérite quelque attention, tant à lui seul il montre avec quelle facilité l’Eglise de Rome a adopté des objets, des rites et des traditions totalement étrangers à la vraie foi chrétienne telle qu’elle est révélée par les écrits néo-testamentaires. En effet, le chapelet, encore bien présent chez les religieux, provient en fait des religions orientales comme l’attestent nombre de statues d’antiques déesses hindoues. L’Islam l’adopta dès le IXème siècle et aujourd’hui encore, boutiquiers des souks ou princes du pétrole l’égrènent inlassablement entre leurs doigts.


Les chrétiens (catholiques) le découvrirent au temps des croisades et dès le XIIème siècle les Dominicains en firent une dévotion à la vierge Marie. Adopté pour la convenance, il devint à la fois le support de la récitation systématique du « Notre Père » et de « l’Ave Maria », tout en étant le moyen matériel de méditer en les récitant les principaux mystères de la vie de Jésus.

Cet instrument « compte-prières » est une idée païenne. Jésus l’a d’ailleurs clairement dénoncé : « Quand vous priez, ne multipliez pas les paroles comme font les païens qui croient qu’à force de paroles ils seront exaucés » (Matthieu 6:7).

La prière n’est pas récitation machinale mais l’expression de notre cœur envers Dieu. Que de personnes récitent le « Notre Père » sans rien saisir du sens réel de ce qu’ils disent. Il s’agit là d’une nouvelle contradiction des dogmes catholiques avec la Bible.


L’EAU BENITE


A l’entrée de toutes les églises catholiques, on trouve des récipients spéciaux contenant de l’eau ordinaire bénie par le prêtre. Elle aurait de merveilleuses vertus. Aussi le fidèle y trempe-t-il les doigts avant de se signer ; le prêtre en asperge le peuple, les maisons, les cercueils...

Cette pratique est apparue au IVème siècle quand les païens, contraints d’adopter le christianisme comme seule religion officielle, introduisirent l’usage de l’eau lustrale qui était employée au cours des rites de purification dans les religions antiques. Son emploi fut admis peu à peu par les prêtres et c’est au IXème siècle que son utilisation se généralisa vraiment. Ainsi donc, le même principe s’applique encore et encore : soucieux de ne pas contrarier les gens qui entraient en masse dans l’Eglise, les autorités ecclésiales importèrent certaines traditions et coutumes pourtant directement contraires à l’Évangile. Il en est ainsi, comme nous l’avons vu, de l’adoption de l’encens, des icônes, de l’eau bénite mais nous pourrions parler aussi des cierges dont les catholiques font grand emploi.


LES CIERGES


Outre le fait que les bougies petites ou grandes font l’objet de tout un commerce (certaines peuvent servir plusieurs fois), leur utilisation dans un cadre spirituel est vide de sens, sans aucune portée. Tout symbole qui n’a pas été établi par Dieu lui-même est un symbole à portée humaine, émotionnelle, ni plus, ni moins. Offrir des lumières au Père des lumières est une étrange conception de Dieu lui-même. La foi des premiers chrétiens était dépourvue de ce genre d’artifices.


L’EXTRÊME ONCTION


Ce n’est qu’à partir du XIIème siècle qu’on appela ainsi en occident le sacrement des malades. Celui-ci consiste en une onction d’huile sainte (huile d’olive bénie par l’évêque) sur divers endroits du corps du malade, accompagnée à chaque fois de l’invocation : « Que par cette onction sainte le Seigneur te pardonne les fautes que tu as commises ».


Au fil du temps, l’extrême onction a été considérée comme le sacrement des mourants et donc réservé aux seuls malades graves, dans le but d’apaiser leur conscience en leur assurant le pardon des péchés. C’est là encore une dérive regrettable, car qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ?

Jésus pouvait le faire de par sa nature divine, mais aucun homme ne peut s’attribuer un tel pouvoir. Cette pratique de l’extrême onction est par conséquent un rite inutile qui a la grave conséquence de rassurer faussement des personnes qui devraient se repentir pour obtenir le pardon de leurs péchés.


LES ORDRES RELIGIEUX


Fondés par des hommes qui voulaient vivre leur foi de façon authentique et dépouillée des artifices d’un monde qu’ils jugeaient dépravé, les ordres religieux, qui sont multiples, consacrent hommes et femmes à une vie cloisonnée, une vie d’ascétisme, de prières rituelles et parfois de service à autrui. Quoique nous puissions comprendre les motivations de leurs fondateurs, nous ne sommes pas néanmoins en accord avec la pensée de Jésus qui parle de l’Eglise comme la lumière du monde, le sel de la terre. Il n’est nullement question d’isolement.

Une vie consacrée à la prière ! Quelles prières ? Des prières inspirées par les dogmes mensongers et les fausses traditions instituées par l’Eglise de Rome.


Par conséquent que de prières inutiles que le Seigneur ne saurait agréer. Et pour dire un mot du célibat imposé à tous ceux qui veulent consacrer leur vie, est-il permis de dire que l’apôtre Pierre était marié, ainsi que bien d’autres apôtres, et qu’il n’est pas forcément utile de s’imposer le célibat pour servir Dieu ou le glorifier.

C’est un drame de considérer l’envergure de cette fausse conception qui aboutira à la plus grande des désillusions.


"Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ; il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; c’est ce qu’on dit aussi quelques uns de vos poètes : De lui nous sommes la race… Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent ou à de la pierre, sculptés par l’art ou l’industrie de l’homme.

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts…" (Actes 17/24 à 31).


CONCLUSION


Il nous faudrait écrire un livre entier pour nous arrêter sur bien d’autres aspects du culte catholique romain mais nous pensons avoir établi ici et simplement la preuve que l’Eglise Catholique Romaine s’est construite et s’organise selon un modèle qui n’est pas celui de l’Eglise primitive mais selon le modèle des cultes païens de I’antiquité. Ainsi donc, nombre de pratiques observées par bien des français n’ont strictement rien à voir avec l’enseignement de Jésus-Christ.


Les paroles de Jésus adressées aux religieux sont toujours d’actualité : « Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? » (Matthieu 15:3) ; « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte en enseignant des doctrines qui ne sont que préceptes humains » (Matthieu 15:8-9).


Il faut bien se rendre à l’évidence : l’hérésie si combattue par l’Eglise de Rome l’a été au nom d’une hérésie encore plus grande.

Pour reprendre une image de Jésus, l’Eglise Catholique Romaine est telle un aveugle conduisant un autre aveugle. Le résultat ? Ils tomberont tous les deux dans une fosse (Matthieu 15:14). Sans même s’en rendre compte, les dignitaires de l’Eglise Catholique ferment aux hommes la porte du Royaume des cieux et ils n’y entrent pas eux-mêmes (Matthieu 23:13). La sincérité de bien des hommes d’Église et leur dévouement ne peuvent occulter un terrible aveuglement aux résultats les plus désastreux puisqu’ils concernent la destinée éternelle des hommes. Ce n’est pas sans raison que Jésus a tenu à préciser qu’il ne suffisait pas de dire « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume des cieux mais qu’il fallait faire la volonté de Dieu (Matthieu 7:21). Ce n’est pas non plus sans solennité qu’il a avertit qu’il y aurait des pleurs et des grincements de dents dans l’éternité (Matthieu 8:12).


Tout le monde chrétien se réclame de la Bible mais en réalité bien des vérités sont passées sous silence ou sont détournées de leur véritable signification. La Bible est un tout qui est à prendre dans son ensemble et non par bribes. Aimer Jésus ne consiste pas à formuler de beaux discours mais à garder sa parole (Jean 14:23).


Notre but, en diffusant cette brochure à l’échelle nationale, n’est pas de faire la promotion d’une autre Église, mais d’élever la voix, comme d’autres l’ont fait bien avant, pour rompre un silence coupable sur des croyances, pratiques et coutumes totalement étrangers au véritable christianisme.

Que faire alors ? Nous croyons qu’il est grand temps que toutes les âmes sincères qui désirent s’attacher à la vérité plus qu’à leur religion prennent la résolution que la Bible, Parole de Dieu, préconise : « Sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur Tout-Puissant » (2 Corinthiens 6:17-18).


Que le Seigneur vous affermisse dans la résolution de revenir à la vérité. Jésus-Christ est le chemin, la vérité et la vie et nul ne vient au Père que par lui, proclame l’Évangile. C’est lui qui est le chef suprême de l’Eglise, le grand pasteur qui saura vous conduire personnellement, par son Esprit de vérité, dans toute la vérité. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32).


Référence :
Article diffusé par « Le Sarment ».

 

Il est édité par l’association Le Sarment, BP 604, 74056 Annecy Cedex. Dons et soutien à l’œuvre : CCP n°314340G Grenoble, email : le-sarment@wanadoo.frLe Sarment est un périodique gratuit d’édification spirituelle. Ses colonnes sont ouvertes à tous, pour autant que les écrits soient propres à édifier, dans l’Esprit des Saintes Ecritures. Le Sarment n’est pas le journal d’une église et n’est affilié à aucune dénomination ; c’est une œuvre chrétienne, au service du corps de Christ. Son indépendance est assurée par les dons volontaires qui émanent directement de son lectorat.

 

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:20

L’accomplissement stupéfiant du verset 6

Le verset 6 est une prophétie remarquable et spécifique: « Au bout de quelques années ils s’allieront, et la fille du roi du midi viendra vers le roi du septentrion pour rétablir la concorde [note marginale: “des droits” ou “des conditions équitables”, ou “une union de mariage”]. Mais elle ne conservera pas la force de son bras, et il ne résistera pas, ni lui, ni son bras; elle sera livrée avec ceux qui l’auront amenée, avec son père et avec celui qui aura été son soutien dans ce temps-là. »

Après cinquante ans, le souverain de la Syrie, le roi du septentrion, était Antiochos II, dénommé Theos. Sa femme, Laodice, avait beaucoup d’influence. Theos se sépara d’elle et épousa Bérénice, la fille du roi du sud. Selon la prophétie, Bérénice « sera livrée…avec son père ». Elle n’allait pas conserver la « force de son bras », et le roi du nord, qu’elle avait épousé, ne garderait pas son trône. Les trois connurent une fin tragique. Il résulte du verset 6 une prophétie étonnement détaillée, et qui s’est réalisée avec précision. Rawlinson déclare: « Son influence [celle de Laodice]…l’engagea dans une guerre avec Ptolémée Philadelphe [roi du midi], en l’an 260 av. J.-C.; cette guerre se termina, en 252 av. J.-C., par un mariage entre Antiochos et Bérénice, la fille de Ptolémée…Lorsque Philadelphe mourut [« son père »] en l’an 247 av. J.-C., Antiochos répudia Bérénice et reprit sa première femme, Laodice; mais, cette dernière, doutant fortement de la constance de son ancien époux, l’assassina afin de s’emparer du trône en faveur de son fils Séleucos II, en l’an 246 av. J.-C. …Bérénice fut mise à mort par Laodice. » (Ancient History de Rawlinson, p. 251-252.)

Examinons maintenant, verset par verset, la prophétie la plus longue dans la Bible.

La Terre sainte change fréquemment de mains

Remarquez le verset 7: « Un rejeton de ses racines [les parents de Bérénice] s’élèvera à sa place [note marginale: “à son poste” — sans doute son frère qui prendra la relève sur le trône de son père en tant que roi du midi]; il viendra à l’armée, il entrera dans les forteresses du roi du septentrion, il en disposera à son gré, et il se rendra puissant. »

Voici ce que Rawlinson rapporte: « Ptolémée Évergète [Ptolémée III, fils aîné de Philadelphe, donc le frère de Bérénice, un rejeton de ses racines] envahit la Syrie en l’an 245 avant notre ère, afin de venger le meurtre de sa sœur Bérénice…Au cours de la guerre qui s’ensuivit, il balaya tout ce qui était devant lui » (p. 252, 272).

Le verset 8 parle du roi du sud qui, suite à une invasion victorieuse du nord, devait ramener en Égypte des captifs, de même que des objets précieux d’argent et d’or (v. 9). Ptolémée III s’est effectivement emparé de la Syrie, du port d’Antioche (la capitale du royaume) et de Séleucie. Il ramena en Égypte un immense butin, ainsi que 2 500 idoles (statuettes) de métal fondu et des objets précieux, que le roi du nord, Cambyse II, en 256 av. J.-C., avait ramenés d’Égypte. Ce verset dit aussi que le roi Ptolémée III régnerait « quelques années » de plus que Séleucos II, le roi du septentrion — qui régna jusqu’en l’an 226 av. J.-C., tandis que Ptolémée III mourut quatre années plus tard, soit en 222 av. J.-C.

À la mort de Séleucos II, ses deux fils reprirent successivement son royaume. Séleucos III régna trois années seulement (de l’an 226 à l’an 223 av. J.-C.), puis, son frère, Antiochos III, aussi appelé « le Grand », régna pendant trente-six années (de l’an 223 à l’an 187 av. J.-C.). Les deux assemblèrent d’immense forces pour faire la guerre à l’Égypte, venger leur père, et reprendre possession de leur port et leur forteresse, Séleucie.

Il faudra vingt-sept ans à Antiochos le Grand pour rentrer en possession de Séleucie, et pour conquérir la Syrie, jusqu’à Gaza, y compris la Palestine. Les versets 10 et 11 déclarent: « Ses fils se mettront en campagne et rassembleront une multitude nombreuse de troupes; l’un d’eux s’avancera, se répandra comme un torrent, débordera, puis reviendra; et ils pousseront [note marginale: “ils pousseront encore”] les hostilités jusqu’à la forteresse du roi du midi. Le roi du midi s’irritera, il sortira et attaquera le roi du septentrion; il soulèvera une grande multitude, et les troupes du roi du septentrion seront livrées entre ses mains. »

Ptolémée IV accomplit, de façon précise, le verset 11. En effet, après avoir rassemblé une armée de 20 000 hommes, il « s’irrita » contre Antiochos le Grand. Il accomplit le verset 12 parce que, effectivement, il fit « tomber [mourir] des milliers ». Mais, il se retira trop vite en Égypte, ayant conclu une paix trop hâtive avec Antiochos, négligeant tout le butin de la victoire, d’où la phrase: « mais il ne triomphera pas » (à savoir, sa victoire sur Antiochos en l’an 217 av. J.-C.).

Douze années plus tard, soit en l’an 205 av. J-C., Ptolémée Philopatôr, roi d’Égypte, mourut. Son fils, Ptolémée Épiphane, encore un enfant, monta sur le trône. L’Égypte devenait ainsi très vulnérable aux attaques. Au bout de « quelques années », Antiochos profita de cette faiblesse et vainquit l’Égypte. Le verset 13 explique que « le roi du septentrion reviendra et rassemblera une multitude plus nombreuse que la première; au bout de quelques temps, de quelques années, il se mettra en marche avec une grande armée et de grandes richesses. »

Peu de temps après, Antiochos forma une alliance avec Philippe de Macédoine en vue d’attaquer l’Égypte et lui arracher la Phénicie et la Syrie. Flavius Josèphe, célèbre historien juif, déclare qu’un grand nombre de Juifs aidèrent Antiochos dans cette campagne. Le verset 14 parle de cela. Nous vous prions de lire chaque verset dans votre propre Bible, alors que vous lisez cette esquisse de l’Histoire.

Puis, Antiochos le Grand assiégea Sidon et la prit à l’Égypte, s’emparant par la suite du contrôle de la Judée (Palestine), à la bataille du mont Panium, en l’an 198 av. J.-C. Les verset 15 et 16 parlent du « plus beau des pays », faisant bien entendu référence à la Terre sainte — la Judée (ou Palestine).

En ce temps-là (198 av. J.-C.), Antiochos arrangea un mariage entre sa fille, Cléopâtre (ne pas confondre avec celle qui a régné en l’an 31 av. J.-C., en Égypte), et le jeune roi Ptolémée Épiphane, espérant ainsi posséder, au moyen de ruse, toute l’Égypte. Mais ce projet échoua. Cléopâtre trompa son père, Antiochos: elle ne l’aida pas à s’emparer de l’Égypte (v. 17).

Antiochos tourna alors ses vues d’un autre côté et essaya de conquérir, au cours des années 197 et 196 av. J.-C., les îles et le littoral de l’Asie Mineure. Toutefois, le général romain Lucius Cornelius Scipio Asiaticus (Scipion l’Asiatique) le vainquit complètement à la bataille de Magnésie, en l’an 190 av. J.-C. (v. 18).

Daniel rapporte que « le roi du nord se tournera vers les forteresses de son pays; mais il chancellera, il tombera, et il finira par disparaître » (Synodale). Mais, en tentant de récupérer une partie des richesses qu’il avait dissipées, il fut tué en pillant le temple oriental de Bélus, à Élymais, en l’an 187 av. J.-C. (v. 19).

Séleucos Philopatôr (IV), son fils, qui régna de 187 à 176 av. J.-C., voulant se procurer de l’argent, envoya Héliodore, cet « exacteur » dont il est question au verset 20, pour collecter des impôts dans toute l’étendue de la Judée (Palestine). Mais, il ne régna que onze ans — jusqu’au jour où Héliodore décida de l’empoisonner (v. 20).

Séleucos IV ne laissa aucun héritier. C’est donc son frère cadet, nommé Épiphane (Antiochos IV), un homme infâme et méprisable, qui, au moyen de flatterie et de ruse, s’empara du royaume. Eumène (ou Eumenês), son adjoint, vint à son aide. Rawlinson rapporte, à la page 255, qu’« Antiochos [Épiphane] assisté par Eumenês, chassa Héliodore, et s’empara du trône en l’an 176 av. J.-C. Il étonna ses sujets en affectant d’avoir des manières romaines et parvint à ses fins grâce à ses flatteries. »

Le rôle d’Antiochos Épiphane

Le verset suivant décrit la tentative d’Antiochos Épiphane pour enlever le grand sacrificateur juif (le « chef de l’alliance »). Son but était de le remplacer par un autre qui lui aurait été fidèle. Certains, comprenant mal le terme « chef de l’alliance », croient qu’il fait référence au Christ. Mais, il n’en est rien (v. 22).

Les trois versets suivants donnent un aperçu du caractère et de l’attitude d’Antiochos. Au début, quelques personnes seulement étaient avec lui, mais, s’étant insinué dans le pouvoir, il prospéra par des flatteries et la tromperie, s’assurant ainsi un plus grand nombre de supporteurs. Et, bien que ses ancêtres aient favorisé les Juifs, il envahit également la Basse-Égypte et la Galilée. Rawlinson dit qu’« ils furent poussés au désespoir par les projets fous de ce monarque obstiné », et que, « menacé de la guerre par les ministres de Ptolémée Philométôr [maintenant roi du midi], lequel réclamait une partie de la Syrie et la Palestine en tant que dot de Cléopâtre, feu la reine mère, Antiochos marcha contre l’Égypte en l’an 171 av. J.-C. » (p. 255-256, 277-278). C’est à ce moment-là que Ptolémée Philométôr, son neveu, l’attaqua avec une immense armée. Mais ce dernier, trahi par ses propres officiers, perdit la bataille aux mains d’Antiochos (versets 23-25).

Rawlinson rapporte qu’« après sa victoire à Pelusium, Antiochos s’avança sur Memphis. Après s’être emparé de la personne du jeune roi [Ptolémée Philométôr, le roi du midi], il s’efforça de se servir de lui en tant qu’instrument pour effectuer la soumission de tout le pays. » Ainsi, en l’an 174 av. J.-C., au cours d’un banquet, Antiochos prétendit s’allier avec son jeune neveu, Ptolémée, contre son frère, Évergète II, mais chacun de ces partenaires cherchait à tromper l’autre (versets 26-27).

L’abomination de la désolation

En l’an 168 av. J.-C., alors qu’il revenait d’Égypte avec un immense butin, Antiochos décida de s’en prendre aux Juifs, en en massacrant un très grand nombre. Il retourna ensuite à Antioche avec des objets, pris dans le temple de Jérusalem. Il envahit à nouveau l’Égypte, sans toutefois remporter les succès d’autrefois, parce que Ptolémée reçut de l’aide des Romains (versets 28-29).

La flotte romaine attaqua Antiochos, qui fut forcé de se soumettre aux conditions de Popilius, le commandant de la flotte romaine, et contraint de quitter l’Égypte, après lui avoir rendu Chypre. Pendant son voyage de retour, vivement affligé par cette défaite, il passa à nouveau sa colère sur les Juifs, et accorda des faveurs spéciales à ceux d’entre eux qui acceptèrent de rejeter leurs religion et leurs pratiques (v. 30).

Un an plus tard, en l’an 167 av. J.-C., Antiochos dépêcha des troupes en Palestine, avec des conséquences terribles pour quiconque se trouvait sur son chemin. Il profana le temple et le sanctuaire, et abolit le sacrifice quotidien (voir aussi Daniel 8:11, 24); il dressa l’abomination en plaçant sur l’autel une statue de Jupiter, le dieu romain, créant ainsi la désolation. (Dire qu’il y a des gens qui tentent d’appliquer la prophétie de ce verset à la construction de la mosquée d’Omar, sur l’emplacement supposé de l’ancien temple de Jérusalem, au septième siècle de notre ère. Pour qu’il en eût été ainsi, tous les versets que nous avons examinés jusqu’à maintenant nécessiteraient d’autres explications plausibles semblables, de manière à « corroborer », avec exactitude, et dans les moindres détails, avec tout ce que nous avons lu, et prouver que cela s’est réellement accompli dans l’Histoire. Ceci s’appliquerait également aux versets suivants le verset 31.) Antiochos Épiphane dressa « l’abomination du dévastateur » dans le temple, en l’an 167 av. J.-C. (v. 31).

L’accomplissement prophétique de ce verset par Antiochos est un « type » d’un accomplissement ultérieur, au temps de la fin, à notre époque. Luc 21:20 montre clairement que Jérusalem sera « investie par des armées »; celles-ci la détruira et la laissera dans la « désolation ». Nous aborderons plus en détail la gravité de cette prophétie, à la fin de cet ouvrage. Cependant, il est très important de comprendre que Dieu fait souvent usage de dualité, ceci afin de montrer au monde, par des événements similaires s’étant produits antérieurement, précisément ce qu’Il entend accomplir de nouveau — répéter — dans l’avenir, mais cette fois avec une ampleur beaucoup plus importante.

Cette clef est essentielle pour comprendre le sens réel de toutes les prophéties bibliques.

Le Christ et les apôtres entrent dans la prophétie

La première partie du verset 32 décrit la tentative de la part d’Antiochos pour en finir avec la religion juive. Il supprima le sacrifice perpétuel (ou quotidien) et interdit aux sacrificateurs d’exercer au temple. Il pervertit au moyen de flatteries les Juifs qui étaient disposés à renoncer à leur religion.

Il est extrêmement important de comprendre qu’à partir du milieu du verset 2, la prophétie nous transporte à l’époque de l’Église du Nouveau Testament. Nous avons vu cette prophétie se développer, pas à pas, sur une période de deux siècles. Elle fait maintenant un bond d’environ deux cents ans dans le temps, de manière à décrire les vrais chrétiens, « jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué » (v. 35). Veuillez noter que le verset 32 dit que « le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira » (version Darby). Le verset 33 ajoute que « les plus sages parmi eux donneront instruction à la multitude ». Comme l’indiquent plusieurs théologiens et commentateurs, cette histoire très détaillée, qui s’est accomplie avec une grande précision, verset par verset, semble soudainement s’arrêter avec ce verset. Mais, il n’en est rien !

Ces deux segments de verset dépeignent deux périodes de temps totalement différentes, la première étant un type de la dernière. Certainement, Antiochos pervertit au moyen de « flatteries » un grand nombre de Juifs. La dernière partie du verset 32 parle du temps des Maccabées, qui résistèrent au modèle de corruption et de massacres d’Antiochos. Ils représentent un type de ce que le Christ et les apôtres commenceraient à faire une fois que Celui-ci aurait bâti Son Église (Matth. 16:18).

Les chrétiens sont censés être spirituellement forts (« [agir] avec fermeté »), et être capables de « [donner] instruction à la multitude », parce qu’ils « comprennent » les détails du Plan divin que Dieu accomplit sur la terre ! Le Christ et les apôtres ont certainement accompli ces versets envers beaucoup.

Daniel rapporte qu’au temps de la fin (12:10) « aucun des méchants ne comprendra; mais les sages comprendront. » (Darby). Tout le chapitre 12 de Daniel est une continuation de cette époque du temps de la fin, qui commence ici, et qui se poursuit dans le temps. (Notre brochure intitulée Sommes-nous dans les DERNIERS JOURS ? donne plus de détail sur le sujet.)

La dernière partie du verset 33 dépeint le martyre du Christ et de tous les apôtres, à l’exception de Jean. Ce martyre des vrais chrétiens continua jusqu’au Moyen Âge. (Ceci se produira à nouveau avant le retour du Christ.)

Les versets 34-35 sont une description claire et puissante de ce que devait subir le vrai peuple de Dieu, depuis l’époque de l’Église du Nouveau Testament jusqu’à la nôtre. Remarquez: « Dans le temps où ils succomberont, ils seront un peu secourus, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie. Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué. » (Veuillez comparer cela avec Apocalypse 12:6, 11, 13-17).

Le verset 36 décrit le roi du nord durant les premiers siècles de l’Église du Nouveau Testament. À partir de l’an 65 av. J.-C., l’empereur romain (le roi du nord) s’empara de la Terre sainte (la Judée). Ce verset stipule qu’il agirait à sa guise — et il en fut ainsi. Il se glorifia, en effet, au-dessus de tous les dieux — car les empereurs exigèrent que tous leurs sujets les adorassent et leur offrit des sacrifices comme à des dieux ! L’empereur devait parler contre le vrai Dieu, et persécuter tous les chrétiens. C’est effectivement ce qu’ils firent tous, pendant plusieurs siècles.

Le verset 37 montre combien les empereurs romains étaient, avant l’an 476 de notre ère, idolâtres et exigeaient que tous leurs sujets les adorassent comme à des dieux !

Le verset 38 nous montre que les empereurs romains honorèrent le dieu des forteresses (ou des armements) et qu’ils développèrent la plus grande puissance belliqueuse que le monde avait jamais connue. Ils amassèrent de l’or, de l’argent, des pierres précieuses…. À partir du règne de Justinien en l’an 554 ap. J.-C., après que la « blessure mortelle » d’Apocalypse 13 eut été « guérie » (après une période de 78 ans à partir de l’an 476 de notre ère, lorsque trois tribus barbares du nord occupèrent temporairement Rome), les empereurs commencèrent alors à honorer un dieu que leurs pères n’avaient pas connu — avec de l’or et de l’argent. « À ce dieu, que ne connaissaient pas ses pères, il rendra des hommages avec de l’or et de l’argent, avec des pierres précieuses et des objets de prix. »

Les empereurs reconnurent effectivement la suprématie de la religion, et accrurent la puissance au moyen d’une gloire matérielle; ils firent en sorte qu’elle pût « dominer sur plusieurs ». Veuillez comparer cette partie de Daniel avec Apocalypse 17:4, 5 et 18:3, 16, qui décrivent cette puissance religieuse comme étant « Babylone la grande, la mère des prostituées ». « C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité » (Apoc. 17:2, 18; 18:9).

Le temps de la fin

Le verset 40 utilise le terme « au temps de la fin ». On nous dit que « le roi du midi se heurtera contre lui » et, en même temps, on nous dit aussi que « le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête ». Que veut dire cela ? Qui sont ces rois ? Et, qui est le roi du midi (du sud) ?

Anciennement, c’était l’Égypte. Rome s’empara de cette dernière et en fit une province. À l’heure actuelle, c’est une république. Elle n’a plus de souverain de sa propre nationalité. Toutefois, rappelez-vous que, sous le règne de Ptolémée Évergète III, entre 247 et 222 av. J.-C., l’Égypte annexa effectivement une partie de l’Éthiopie. Rawlinson et l’Encyclopedia Britannica (11e édition) rapportent que l’Égypte et l’Éthiopie furent à quelques reprises soumises au même gouvernement. Cependant, l’Éthiopie est la seule portion du pays du « roi du midi » qui soit restée indépendante jusqu’au vingtième siècle.

L’Éthiopie — « le roi du midi »

Je le répète, depuis l’époque de l’Empire romain, dans l’Afrique orientale, seule l’Éthiopie continua à être indépendante. Aucun autre pays ou gouvernement, donc, ne peut être considéré comme « roi du midi ». Rappelez-vous, le verset 40 précise qu’« au temps de la fin » ce « roi du midi » doit « se [heurter] » au roi du nord, Rome. Cela eut lieu en 1895, alors que le roi Ménélik d’Éthiopie envoya une armée d’environ dix mille hommes contre l’armée italienne du général Baratieri. Il serait bon de noter que l’Érythrée (au nord de l’Éthiopie) appartient à l’Italie, alors qu’au sud-est de ce pays se trouve la Somalie italienne.

L’année d’après, en 1896, le général Baratieri essaya de défendre l’Érythrée contre l’armée éthiopienne. Environ 11 000 personnes y perdirent la vie ou furent faites prisonnières. À cause de son inexpérience à combattre en régions montagneuses, et parce qu’elle était surpassée en nombre, l’armée italienne fut littéralement mise en pièces. L’Italie n’oublia jamais cette défaite et réclama vengeance.

En 1927, Mussolini se résolut d’attaquer l’Éthiopie huit ans plus tard (1935), juste quarante ans après leur défaite de 1896. Cela s’est bel et bien produit, en 1935 ! Veuillez à nouveau prendre note du verset 40, qui fait référence à l’attaque de Mussolini: « Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête, avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires; il s’avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera. »

Les tempêtes viennent du ciel. Mussolini envoya effectivement d’importantes forces aériennes en Éthiopie. Bien sûr, ses « chars » étaient des tanks (chars d’assaut) modernes et autres armements. Il envoya aussi au combat plus de 100 000 hommes sur de « nombreux navires ». Le verset 40 termine avec une déclaration stupéfiante ! Il est dit que cette grande puissance « débordera ».

Mussolini se retira et n’acheva pas cette prophétie, comme Dieu L’avait prédit. Parce qu’Il avait prévu qu’un autre dirigeant, un dernier, s’élèverait en Europe, pour achever cette prophétie. Nous arrivons maintenant à ce point précis dans le temps où tous les événements prophétisés dans les versets ultérieurs au verset 40 sont encore à venir, alors que tous ceux ayant été annoncés dans les versets antérieurs au verset 40 se sont déjà réalisés — ce sont des faits établis, qui font désormais partie de l’Histoire. Puisse le lecteur comprendre que les cinq versets suivants contiennent des messages pour notre époque !

La dernière résurgence du Saint-Empire romain

Plusieurs prophéties bibliques révèlent qu’il y aura une dernière résurgence du Saint-Empire romain. Un dernier roi du nord s’emparera de la scène mondiale, pour une courte période de temps, avant le retour du Christ. Le monde se dirige vers cette dernière et terrible époque de grands tourments. Ce dictateur rassemblera dix autres rois (Apoc. 17:12-13), qui lui donneront leur pouvoir et leur allégeance, lors de cette dernière renaissance du Saint-Empire romain.

Le verset 41 dit que ce roi « entrera dans le plus beau des pays ». Le « plus beau des pays » fait allusion à la Terre sainte (ou Palestine). Cela ne s’est pas encore accompli ! La prophétie continue: « Et plusieurs [beaucoup de nations] succomberont; mais Édom, Moab, et les principaux enfants d’Ammon seront délivrés de sa main » (Note: Moab et Ammon font partie de la Jordanie moderne. Dieu pourrait épargner cette contrée pour en faire un lieu de refuge pour Son peuple.)

Le verset 42 stipule que « le pays d’Égypte n’échappera point ». Cela prouve que l’Égypte ne peut pas être « le roi du midi ». Le verset 43 précise que « les Libyens et les Éthiopiens seront à sa suite ». Le roi du nord s’emparera à nouveau de ces deux pays, que l’Italie perdit à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le verset 44 parle de « nouvelles de l’orient et du septentrion [qui] viendront l’effrayer ». La Russie et l’Orient sont respectivement au nord et à l’est de l’endroit où aura lieu la dernière renaissance du Saint-Empire romain, au Moyen-Orient.

Rappelez-vous que, dans la prophétie, Dieu utilise Jérusalem comme point géographique central, et par rapport auquel sont établies les directions et les lieux identifiés. Le roi du nord aura ouï dire de troublantes nouvelles, et la Russie, ainsi qu’un grand nombre de nations de l’est s’allieront pour faire la guerre, au Moyen-Orient.

Le verset 45 résume l’achèvement de la plus longue des prophéties bibliques. Le roi du nord (le dernier dirigeant à être à la tête du Saint-Empire romain ressuscité) entrera dans le territoire moderne d’Israël, la « sainte montagne », pour y établir son quartier général religieux. Une autre prophétie, dans Jérémie 14:2, dit que « la ville [Jérusalem] sera prise ». Il faut lire le reste de ce verset pour en saisir pleinement l’horreur, lorsque Jérusalem sera prise et conquise. Rappelez-vous que Luc 21:20 dit que la désolation de Jérusalem aura lieu lorsque cette dernière sera encerclée par des armées. Zacharie 14:3 continue: « L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient » (v. 4). Le Christ détruira les armées qui auront détruit Jérusalem.

En parlant de la bête et du faux prophète, Daniel 11:45 conclut, en disant: « Puis il [la bête] arrivera à la fin [son dernier jour — version Synodale], sans que personne lui soit en aide. » Zacharie 14:3 explique que le Christ va combattre la bête et le faux prophète. Apocalypse 19:19-20 et Zacharie 14:12 en dit plus sur la fin tragique de ces deux infâmes personnages !

Ce que nous avons examiné dans Daniel 11 ne serait pas complet si nous n’examinions pas aussi l’avertissement qu’il nous donne sur ce qui doit encore arriver, avant le retour du Christ.

Une dernière prophétie peu commune

Voyons une dernière prophétie. Cette dernière concerne le défi que Dieu VOUS lance personnellement, sur un sujet spécifique, et dans laquelle IL DIT QUE VOUS POUVEZ LE METTRE À L’ÉPREUVE. Cette remarquable prophétie concernant le principe biblique relatif à la dîme se trouve à la fin de l’Ancien Testament.

Le prophète Malachie demande: « Un homme trompe-t-il [vole-t-il — voir Strongs 06906] Dieu ? » (Mal. 3:8). Gare à vous si vous dites que ce passage ne s’applique pas aujourd’hui parce qu’il est tiré de l’Ancien Testament.

Saviez-vous que l’Église du Nouveau Testament est édifiée directement sur les prophètes ? Je n’en avais jamais entendu parler à l’école du dimanche ou à l’église de ma jeunesse. Éphésiens 2:19-20 dit que « …vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. » Avez-vous saisi cela ? L’Église est édifiée sur un fondement posé aussi par les prophètes ! Toute Écriture consignée dans les prophètes constitue donc une doctrine pour l’Église de Dieu du Nouveau Testament !

Analysons maintenant une puissante série de versets. Les deux premiers préparent le terrain pour un échange verbal entre Dieu et Son peuple. Notez: « Car je suis l’Éternel, je ne change pas…Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées » (Mal. 3:6-7). De cet échange émane ensuite en une question rhétorique de la part de Son peuple: « En quoi devons-nous revenir ? » Dieu répond par une question: « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez [volez] ». Le contexte suscite une autre question rhétorique de la part du peuple: « En quoi t’avons-nous trompé [volé] ? » Et Dieu, de répondre: « DANS LES DÎMES ET LES OFFRANDES » (versets 7-8). Si les gens ne paient pas à Dieu les dîmes — et les offrandes — qui Lui sont dues, Dieu considère alors qu’ils Le volent [trompent]. S’approprier quelque chose qui ne nous appartient pas est un vol ! Non seulement est-ce un vol, mais c’est VOLER DIEU ! Rien ne saurait être plus grave !

Voler Dieu entraîne des conséquences. Au verset suivant, Dieu ajoute: « Vous êtes frappés de malédiction, parce que vous me trompez, vous la nation tout entière » (Synodale). Cette directive s’adresse à toutes les nations modernes descendant des douze tribus d’Israël. De façon générale, ce sont les nations démocratiques de l’Europe de l’Ouest, et principalement les nations anglophones du monde — les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ces nations sont de plus en plus sous la malédiction, parce qu’elles pèchent en volant Ses dîmes à Dieu. Rappelez-vous que même Abraham et Isaac, qui n’étaient pas de souche israélite, durent aussi payer les dîmes. Par conséquent, toutes les nations sont sous la malédiction, parce qu’elles n’obéissent pas à la loi divine régissant les finances.

Ce monde est basé sur la voie qui consiste à « prendre », et non sur celle qui consiste à « donner », la voie divine ! Les gens cherchent à en avoir toujours davantage. C’est là une transgression du dixième Commandement, lequel interdit la convoitise. Voyez ce que Dieu dit au sujet de Son peuple, et de toutes les nations, dans une prophétie s’adressant à tous ceux qui vivront à la fin de cet âge: « Car depuis le plus petit jusqu’au plus grand, tous sont avides de gain; depuis le prophète jusqu’au sacrificateur, tous usent de tromperie » (Jér. 6:13). Deux chapitres plus loin, se trouve une déclaration presque identique, sauf que cette fois Dieu avertit de l’horrible châtiment qu’Il enverra au monde, à cause de cette attitude universelle.

Le thème de Malachie se rapporte au châtiment divin qui viendra sur l’humanité toute entière, au Jour du Seigneur — aussi appelé « jour de la colère de Dieu ». Ce thème se retrouve dans presque tous les prophètes mineurs (ou petits prophètes) — les douze derniers petits livres de l’Ancien Testament. Voyez Joël 1:13-15; 2:1-14; 3:1-21; Amos 5:18-20; et Sophonie 1:7-18, entre autres. Malachie continue sur le thème du Jour du Seigneur, et dépeint le paiement de la dîme comme étant la clef d’une attitude repentante.

Songez-y !

Comment Dieu pourrait-Il châtier les nations du monde pour L’avoir volé, si la loi de la dîme n’était pas en vigueur, aujourd’hui ? Cela n’aurait pas de sens, et ce serait très injuste de la part de Dieu d’agir de la sorte.

Le contexte dans Malachie continue avec cette proposition que Dieu fait à la fois aux peuples modernes d’Israël et à tout individu qui choisit de Le croire sur parole: « Apportez toutes les dîmes au trésor du temple. Qu’il y ait des vivres dans ma maison: mettez-moi ainsi à l’épreuve, dit l’Éternel des armées; vous verrez si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux et si je ne répands pas sur vous la bénédiction sans mesure ! » (v. 10 — Synodale).

C’est une promesse ! Payez à Dieu Ses dîmes, et Il vous bénira « sans mesure » ! Y croyez-vous ?

Jacob crut Dieu, et c’est ce qu’il s’attendit de Lui, une fois qu’il eut commencé à Lui payer Ses dîmes. Jacob était disposé à payer les dîmes, pour autant que Dieu subvienne à ses besoins, le bénisse et le guide. Sa vie devint un témoignage à l’effet que Dieu est fidèle à Sa parole, si on Lui obéit. (Pour en savoir davantage sur le paiement de la dîme, demandez notre brochure gratuite intitulée: Mettez fin à TOUS vos SOUCIS FINANCIERS.)

Lorsque l’on paie Ses dîmes à Dieu, ça marche ! Ainsi que nous l’avons montré, le payeur de dîme doit en arriver à comprendre cette relation de cause à effet. J’ai vu se manifester, comme beaucoup d’autres, la puissante preuve qui est rattachée au paiement de la dîme. Il s’agit d’une loi, au même titre que la loi de la pesanteur. Elle « garde » ceux qui la gardent, et « résiste » à ceux qui lui résistent. À vrai dire, le sceptique affirmé n’accepte pas cette preuve, parce qu’il refuse de mettre Dieu « ainsi à l’épreuve », et de se séparer de ce qu’il croit être son argent. Comme il n’a pas l’intention d’obéir à Dieu, sur aucun autre point, il n’est certainement pas disposé à donner un dixième de ses revenus et, ainsi, participer à un test (épreuve) pour lequel il ne tient aucunement à en prouver le bien-fondé !

Mettrez-vous Dieu à l’épreuve sur ce point ? Êtes-vous disposé à prouver s’il est « rentable » de payer à Dieu Ses dîmes ? Cette preuve prophétique extraordinaire en est une que vous pouvez comprendre, en regardant les conditions qui prévalent autour de vous, dans le monde. Cette preuve, vous pouvez l’éprouver vous-même; elle vous permettra d’arriver à vos propres conclusions.

Une dernière citation

Vous avez vu plusieurs preuves bibliques différentes. Cet ouvrage établi l’autorité divine de façon concluante, et ce, seulement à partir des prophéties qui se sont déjà accomplies exactement comme cela avait été prédit. Ces prophéties représentent en soi la plus grande preuve à l’effet que la Bible est d’inspiration divine, et que Celui qui prétend l’avoir inspirée en est effectivement l’Auteur.

La citation suivante est tirée de la brochure de M. Armstrong, The Proof of the Bible. Cette dernière prouve l’autorité de la Bible; elle nous donne à réfléchir, parce qu’elle résume les implications des prophéties qui se sont accomplies:

« Les prophéties n’ont jamais failli !

« Il n’y a AUCUN AUTRE LIVRE ! Aucun ouvrage écrit par l’homme n’est comparable. AUCUNE de ces prophéties n’a jamais failli ! AUCUNE NE FAILLIRA JAMAIS !

« Ces prophéties PROUVENT l’inspiration divine de la sainte Bible !

« Elles PROUVENT L’EXISTENCE DE DIEU !

« Finalement, que veut réellement dire tout cela ? Juste que près d’un tiers de la Bible est PROPHÉTIQUE. Que près d’un dixième seulement de ces prophéties se rapporte aux villes et aux nations d’autrefois — des prophéties qui se sont déjà réalisées ! De ces prophéties, NEUF SUR DIX SE RAPPORTENT AUX ÉVÉNEMENTS MONDIAUX QUI SE PRODUIRONT BIENTÔT, À NOTRE ÉPOQUE !

« Songez-y ! Environ un tiers de VOTRE BIBLE est pour nous révéler, à l’avance, à nous aujourd’hui, les choses qui doivent NOUS arriver… !

« NOUS VIVONS DANS DES DERNIERS JOURS PALPITANTS ! La “FIN DU MONDE” — de cet âge — est imminente. La COMPRÉHENSION de ces prophéties nous est maintenant révélée ! La CONNAISSANCE de ces choses a augmentée — est rendue disponible ! Il VOUS incombe…de COMPRENDRE et de CONNAÎTRE votre Bible ! (C’est lui qui souligne tout au long.) — La traduction française est la nôtre.

 

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:07

La Bible est le best-seller de tous les temps. N’est-elle que pure superstition, une œuvre non inspirée des hommes ? Ne constitue-t-elle qu’un ensemble d’écrits hébreux et grecs — sans doute utiles juste pour servir de livre d’histoire ? La Bible prétend être la Parole de Dieu. Doit-on accepter son autorité avec foi ? Peut-on prouver son autorité divine ? Voici les preuves bibliques !

PAR DAVID C. PACK

La Bible, appelée le Livre des livres, est depuis longtemps le best-seller mondial. La plupart des gens en possèdent une. La « Bible familiale » est une possession affectionnée dans bien des foyers. La nôtre date du milieu du XVIIIe siècle.

Pourquoi ce livre, ce best-seller, reste-t-il toujours un mystère pour un si grand nombre de gens, même si certains prétendent le comprendre ? Et, comment se fait-il que la plupart des Bibles sont utilisées comme pièces de collection, qu’on laisse s’empoussiérer sans jamais les ouvrir ? Plusieurs cherchent activement à la discréditer, alors que d’autres la traitent avec une indifférence passive. D’autres, encore, la regardent avec admiration, « croyant » qu’elle est divinement inspirée. Ces derniers ne semblent avoir besoin d’aucune preuve; mais, lorsque survient de grands stress et des épreuves, ils n’ont pourtant pas la conviction nécessaire pour réellement croire et mettre en pratique ce qu’elle dit.

Mais, peut-on vraiment prouver la Bible ? C’est une grande question ! La plupart ne cherchent jamais à prouver l’existence de Dieu; de même, ils ne se soucient jamais de prouver l’autorité de Sa parole, la Bible. Ils n’ont aucun intérêt pour ce genre de preuves, présumant qu’elles n’existent pas ou qu’on ne peut pas le prouver !

Qu’en est-il de vous ? Avez-vous pris le temps de chercher des PREUVES tangibles et fondées sur l’autorité de la Bible ? Vous a-t-on enseigné, comme on l’a fait pour l’existence de Dieu, que vous devez l’accepter « avec foi » ? La plupart des gens n’ont jamais été mis au défi de prouver que la Bible constitue vraiment la parole inspirée d’un Être suprême. Les circonstances forcent rarement les gens à entreprendre une telle tâche. C’est sans doute pour cette raison que la plupart ne le font jamais. Bien que je sois toujours « allé à l’Église » durant ma jeunesse, on ne m’a jamais demandé, ni me suis-je jamais senti obligé, de prouver l’existence de Dieu, ou s’Il est l’Auteur de la Bible. On ne m’en avait jamais parlé, et on me l’avait pas proposée non plus ! Qui plus est, jamais personne ne m’a suggéré que je puisse même m’inquiéter de prouver les réponses à ces deux questions.

Réfléchissons, et usons d’un minimum de logique.

Quelle sorte de Dieu écrirait un Livre d’instructions sur la manière de vivre, ordonnerait ensuite de le suivre comme étant Sa parole, mais sans donner aucune preuve à cet effet ? C’est une insulte à l’égard de ce Dieu d’oser même Le croire capable d’une telle incohérence — et injustice ! Sur quelle base voudrait-Il — ou même pourrait-Il — exiger obéissance à un tel Livre d’instructions, s’Il n’avait laissé aucun indice prouvant son authenticité ?

En parlant au nom de Celui qui prétend être l’Auteur de la Bible, l’apôtre Paul a écrit: « …examinez toutes choses; retenez ce qui est bon » (I Thess. 5:21). Si Dieu est l’Auteur de la Bible, et s’Il vous dit d’« [examiner] toutes choses », et de « [retenir] ce qui est bon », alors Il doit forcément y prouver qu’Il en est bien l’Auteur. On y dit « TOUTES choses ». Autrement dit, Dieu exigerait-Il que l’on prouve ce que la Bible enseigne sur tous les autres points de doctrine ou de pratique, mais qu’Il ne S’attendrait pas à ce que l’on prouve si, oui ou non, il y a un Dieu tout-puissant qui en revendique l’autorité, exigeant ensuite que l’on s’y soumette, en adhérant à ses enseignements ? Ça n’aurait aucun sens ! Jamais Dieu ne négligerait de donner les preuves nécessaires établissant Sa propre existence et qu’Il est l’Auteur de la Bible.

Nous devons prendre cette instruction très au sérieux. Si Dieu dit: « Examinez [prouvez] toutes choses », et « Mettez-moi de la sorte à l’épreuve » (Mal. 3:10), c’est qu’Il entend ce qu’Il dit. Car s’Il ne donne pas les réponses à ces questions prouvables, alors Il S’arrange pour installer le doute quant à Sa légitimité. Or, si la Bible est effectivement la parole inspirée d’un Dieu vivant et majestueux, elle constitue alors le standard par lequel vous serez jugé. Par conséquent, oseriez-vous retarder plus longtemps vos démarches afin de prouver son autorité, qui est tellement indispensable dans votre vie ?

La plupart passent leur vie à se soucier de ce que les GENS pensent ou disent. Très peu se soucient de ce DIEU, Lui, pense ou dit. Examinez-vous, honnêtement. Combien de temps avez-vous passé à essayer de prouver l’existence de Dieu ou que la Bible est Sa parole ?

Les réponses à ces deux questions sont prouvables. Aussi, vous remarquerez, tandis que nous en résumons la première preuve, que la Bible est d’ailleurs indissociable de la preuve de l’existence de Dieu. En fait, chacune de ces preuves constitue en soi une preuve de Son existence !

La première preuve — l’Évolution réprouvée ?

On ne peut pas aborder le sujet de l’autorité de la Bible sans aborder aussi celui de l’Évolution. Cette dernière représente sans doute la première preuve, dans la priorité d’ensemble, qu’il faille examiner.

On apprend à la plupart des gens, et ce dès leur plus jeune âge, que l’humanité est le fruit d’un long processus appelé « Évolution ». Quoique la théorie de l’Évolution soit généralement acceptée à travers l’Occident, elle reste toujours une théorie non prouvée. Pour ce qui est de croire au récit biblique de la Création, on considère généralement cela comme étant quelque chose de désuet, d’inélégance, voire même d’un manque d’intelligence. Et, bien sûr, si la théorie de l’Évolution s’avère exacte, alors la Bible est un livre contestable. Au mieux, elle est un mélange de vérités et d’erreurs. Si elle est aussi erronée, sur un sujet aussi important que celui du commencement de toute vie sur terre (« Genèse » signifie commencement), alors elle n’est crédible sur aucun autre point. Et s’il y a eu évolution, alors toute la Bible qui s’effondre tel un château de cartes.

En revanche, si nous pouvons réfuter l’idée d’une évolution, et établir fermement le récit de la Création, une preuve importante de l’autorité de la Bible aura alors aussi été établie.

Ne vous y trompez pas ! La Bible ENTIÈRE prétend être la parole de Dieu. TOUT se tient, sinon TOUT s’effondre. Ou bien la Bible est un livre de vérité, du début à la fin — et devrait faire trembler tous les hommes —, ou bien, si l’évolution est exacte, elle doit être considérée comme erronée. Elle constituerait la plus grande fraude à jamais avoir été commise envers et à l’insu de, l’humanité !

Nous avons soigneusement préparé une brochure, intitulée Dieu existe-t-Il ? Elle va de pair avec cet ouvrage; elle établi, de façon irréfutable, par le biais de nombreuses preuves, l’existence absolue de Dieu. Je le répète, cette question est indissociable de celle à savoir si une évolution a bel et bien eu lieu. De plus, elle établi fermement l’indéniable impossibilité d’une évolution, et ne laisse aucun doute quant à la raison pour laquelle le Dieu dit, à maints endroits dans la Bible: « L’insensé dit en son cœur: Il n’y a point de Dieu ! »

Le manque d’espace ne nous permet pas de reproduire ici toute cette brochure. Cependant, elle donne des preuves irréfutables sur des sujets tels que l’astronomie, les lois de la thermodynamique, l’écart des données sur les fossiles, le concept de la « complexité irréductible » de l’ADN et des cellules, la présence de « petits moteurs » à l’intérieur des cellules, la loi de la biogenèse, l’extraordinaire complexité du cerveau humain, le phénomène de l’œil humain, la nature des fourmis blanches australiennes, l’impossibilité pour certaines espèces de poissons et d’oiseaux d’avoir évolué, et la saisissante improbabilité mathématique que même une terre ait pu apparaître quelque part dans l’univers… par hasard. Ces preuves établissent non seulement l’existence de Dieu, mais aussi que le récit de la Création, dans la Genèse, constitue la seule explication possible sur l’origine de la vie.

L’évidence est claire, emphatique et irréfutable: elle établit le récit biblique de façon incontestable ! Le fait que certains « insensés » (c’est Dieu qui a choisi ce terme, pas moi) peuvent ignorer, rejeter ou chercher à discréditer ces preuves n’a rien à voir avec leur bien-fondé. Le livre des Proverbes me dit d’ignorer de tels individus: « Ne réponds pas à l’insensé selon sa folie, de peur que tu ne lui ressembles toi-même » (26:4). Les gens qui rejettent une preuve irréfutable sont des insensés; et ils ne méritent pas que l’on réponde à leurs aberrations. Cet ouvrage a été écrit pour ceux qui recherchent — qui veulent — la vérité !

Les évolutionnistes utilisent généralement des termes tels que: « nous pensons que… », « certaines raisons nous permettent de supposer que… », « il est possible que… », « à notre avis… », « il semble y avoir… », « la première forme de vie a dû apparaître… », « nous ne savons pas… », etc. Ces termes n’inspirent pas tellement confiance. La Bible, par contre, n’est pas incertaine ! Elle ne fait pas de spéculations ! Dieu n’a pas à le faire. Non seulement sait-Il qu’Il a créé l’humanité, mais Il sait aussi que cela peut être prouvé. Par conséquent, Il y fait des affirmations claires et positives, qu’Il exprime avec AUTORITÉ !

Réfléchissez à autre chose. Les évolutionnistes ne connaissent pas le BUT de la vie. Ils ignorent pourquoi ils sont nés. Ils rejettent l’autorité de la parole de Dieu parce qu’ils ne veulent pas qu’Il vienne « mettre Son nez » dans leur vie. Ils discréditent l’autorité de Sa parole, parce qu’ils croient qu’ils n’ont pas besoin de Lui obéir.

Je ne peux pas vous forcer à accepter les preuves de l’existence de Dieu. Cette décision vous incombe. Je ne peux pas vous obliger à agir selon les preuves de l’autorité de Sa parole. Il y a plus de trente-cinq ans, j’ai prouvé la fausseté de l’évolution, et je n’ai pas pu faire autrement que d’agir selon cette connaissance, si je voulais demeurer honnête et fidèle dans ma recherche de la vérité.

Rappelez-vous, c’est dans la Bible que se trouve le récit de la Création, par Dieu, en six jours, de toutes les plantes, de tous les animaux, et de l’homme lui-même. En démontrant la fausseté de l’évolution, ce sont tous les récits de la Bible qui sont du coup vérifiés — authentifiés — fondés — en tant que véritable enregistrement de l’apparition de toute vie sur terre. Nous venons d’établir la première grande preuve de la Bible. Cependant, tant que vous n’aurez pas lu la brochure Dieu existe-t-Il ?, cette preuve restera incomplète. Prenez le temps de la lire.

Le principe de cause à effet

Examinons maintenant une autre preuve importante: celle du principe de cause à effet.

La plupart des gens vivent leur vie ignorant pourquoi les choses « vont bien » ou « vont mal ». Ils semblent incapables de comprendre que ce qu’ils font, ou ne font pas, a un effet direct dans leur vie. La plupart ne réalisent pas que pour chaque cause il y a un effet ou, inversement, pour chaque effet il y a une cause. Les scientifiques comprennent ce principe dans le domaine de la physique, mais l’humanité ignore que cela s’applique également sur le plan spirituel. Considérez quelques points fondamentaux, et raisonnons ensembles. Comment, au juste, ce principe de cause à effet fonctionne-t-il dans la vie d’un individu ? Voyons quelques exemples simples.

Si vous prenez l’habitude de trop manger, que se passera-t-il ? Vous tomberez malade ou vous prendrez de l’embonpoint — ou les deux ! Il n’y a pas de mystère là-dedans.

Si vous buvez trop d’alcool, vous deviendrez ivre. Ce qui risquerait de vous donner un mal de tête le lendemain, ou une arrestation, ou, pire encore, d’être impliqué dans un accident d’automobile pouvant entraîner des blessures graves, voire même la mort, pour vous comme pour les autres. Il n’y a pas de mystère là-dedans non plus.

Si vous violez des lois, vous risquez d’aller en prison. Cela affecterait votre famille, vos chances d’embauche ou d’avancement, ainsi que tout votre avenir. Là non plus, il n’y a pas de mystère.

Dans ce sens, le principe de cause à effet a des répercussions dans votre vie — et dans celle de tous les habitants de la terre, et ce, de bien des façons.

Si les industries polluent l’environnement, il en résulte une eau ou un air pollué, ou même le problème très débattu du réchauffement global. Si les pays vont en guerre, il en résulte des bouleversements économiques, des épidémies, la famine ainsi qu’une misère générale pour tous ceux qui y sont impliqués. Si les parents négligent d’élever leurs enfants correctement, ou si les enfants n’obéissent pas à leurs parents, il peut en résulter de piètres performances à l’école, une dépendance aux drogues, un comportement criminel ou pire. Tout cela n’est pourtant pas difficile à comprendre.

La Bible est aussi un livre sur le principe de CAUSE à EFFET ! Elle contient des centaines de lois différentes, chacune impliquant le pouvoir de la cause à effet pour quiconque les observe, ou les transgresse.

Même si l’on peut identifier et connaître toutes les lois de la Bible, cela est sans rapport avec le fait de savoir si, oui ou non, leur transgression est punissable ou pas. Tout comme le fait de faire de la vitesse peut résulter en une contravention, peu importe si le conducteur connaît ou ignore la limite de vitesse, pareillement, tous ceux qui transgressent les lois divines encourent une pénalité, qu’ils sachent ou non qu’ils transgressent des lois spécifiques.

Regardez autour de vous. On n’y voit que confusion, pauvreté, maladie, ignorance, guerre, chaos et misère. Vous êtes-vous jamais demandé POURQUOI ? Pour quelle RAISON l’humanité n’a-t-elle jamais pu résoudre ces problèmes ? Et, pourquoi ceux-ci ne font-ils que s’aggraver avec les années ? Parce que tous les habitants de la planète transgressent systématiquement les lois divines.

Celui qui prétend avoir écrit la Bible dit ceci de Sa grande Loi, les Dix Commandements: « La loi donc est sainte [et “spirituelle”], et le commandement est saint, juste et bon » (Rom. 7:12, 14). Je le répète, considérez votre compréhension de base relativement au principe de cause à effet. En obéissant à ces lois, on est à même de prouver qu’elles procurent des bénédictions, des avantages et de bonnes choses à ceux qui leur obéissent. L’humanité a rejeté le Livre d’instructions qui lui révélerait la cause de tous ses problèmes et malheurs.

Encore une fois, le manque d’espace ne nous permet pas de couvrir, en détail, les nombreuses lois divines et leur relation avec le principe de cause à effet. Cependant Dieu promet, à travers toute la Bible, de bénir abondamment ceux qui acceptent, sur parole, chacune des promesses particulières qu’elle contient. (Lisez notre brochure gratuite: Doit-on obéir aux Dix Commandements ?)

Dieu promet de guérir tous ceux qui observent Sa Loi et qui ont foi en Son pouvoir de guérir (Ex. 15:26; Ja. 5:14-15). Il promet de grandes bénédictions à tous ceux qui observent Son sabbat (És. 58:13-14; Marc 2:27-28), et une bonne santé à quiconque obéi à Ses nombreuses lois de la santé. Chaque promesse implique l’application d’une bonne cause (l’obéissance), de manière à obtenir un bon effet (une bénédiction ou un avantage).

Dans chacun de ces cas, et dans bien d’autres, Dieu évoque une relation de cause à effet qui PROUVE l’inspiration divine de Ses instructions. Cela, cependant, n’est valable que pour ceux qui Le croient sur parole !

Le septique rejette — à son propre détriment — le raisonnement décrit ici, parce qu’il croit qu’il peut faire fi du principe de cause à effet. Mais celui-là qui est disposé à prendre l’Auteur de la Bible au pied de la lettre découvrira une foule de preuves démontrant que la Bible n’est pas le produit des hommes. Cet ouvrage n’a pas été écrit pour, et par conséquent ne peut pas aider, le septique à l’esprit fermé. En revanche, il peut certainement vous aider, vous, si vous restez ouvert aux ineffables preuves qu’il contient.

L’Évangile proclamé à travers le monde

Avant de couvrir une dernière mais l’une des plus puissantes preuves de la VÉRITABLE AUTORITÉ de la Bible, il nous faut examiner une autre preuve, qui nécessite une explication succincte et particulière.

Dieu appela Herbert W. Armstrong à l’automne de 1926. Il fut baptisé en 1927, et ordonné en 1931. Déjà au début de 1934, il commençait la diffusion d’une émission radiophonique et la publication du premier numéro du magazine The Plain Truth (fr. La Pure Vérité). Cet humble commencement, à Eugène, Oregon, marquait le début de l’accomplissement d’une prodigieuse prophétie biblique, laquelle prédisait le rétablissement et la proclamation, en tant que témoignage, du véritable Évangile du Royaume de Dieu à travers le monde, juste avant le retour de Jésus-Christ.

Le monde croit à un faux évangile, au sujet de la personne du Christ. Herbert W. Armstrong fut appelé pour proclamer avec puissance, à des centaines de millions de gens, la venue imminente du Gouvernement mondial du Christ — Gouvernement qui n’était plus prêché au monde depuis dix-neuf siècles.

M. Armstrong écrivit une série de deux articles prouvant l’autorité de la Bible. Voici d’ailleurs un extrait tiré de la conclusion du dernier des deux et qui développe l’histoire présentée plus tôt:

« Il y a une PREUVE actuelle de l’existence de Dieu et de l’authenticité de la Bible. Elle se rapporte à l’article que vous avez en ce moment sous les yeux, de même qu’à l’Œuvre qui l’a produite.

« La prophétie centrale, donnée par Jésus-Christ Lui-même, se trouve dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21. Il s’agit de trois récits, présentés par trois auteurs inspirés écrivant au sujet d’un même thème.

« Voyons ce que dit Matthieu 24:14: “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.” Ce sont là les paroles de Jésus, répondant à une question posée par les apôtres: “Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?” (verset 3). C’est d’ailleurs le seul endroit dans la Bible où apparaît l’expression “la fin du monde”.

« Jésus S’adressait alors à Ses disciples au sommet du mont des Oliviers, en face de Jérusalem, du côté est. L’Évangile du Christ, le seul Évangile qu’Il a proclamé et enseigné, est celui du Royaume de Dieu. Au verset 11 de ce même chapitre, Jésus les avertit du fait que plusieurs faux prophètes s’élèveraient. Au verset 4, Il avertit les apôtres en ces termes: “Prenez garde que personne ne vous séduise.” Jésus était venu en tant que Messager, apportant de la part de Dieu un message au sujet du Royaume de Dieu. Ce message constituait Son Évangile. Mais bientôt, beaucoup ignorèrent l’Évangile de Jésus — le Royaume de Dieu — et annoncèrent seulement qu’Il était le Christ.

« Dans Galates 1:6-7, nous apprenons que les gens, vingt ans seulement après que l’Église fut fondée, se tournaient déjà vers un autre évangile, différent de celui que Jésus avait enseigné.

« Cela continua durant 1 900 années. Puis, commençant en 1934, l’Église de Dieu mit sur les ondes l’actuelle émission le Monde à Venir (The World Tomorrow, en langue anglaise) proclamant au monde, pour la première fois, en 1 900 ans, l’Évangile DU ROYAUME. Au cours des années pendant lesquelles nous avons proclamé cet Évangile, les armes de destruction massive capables d’anéantir l’humanité entière, ont été produites. La FIN DU MONDE — DE CET ÂGE — EST PROCHE !

« Ce fait même est une autre preuve de l’autorité de la Bible.

« Oui, IL EST GRAND TEMPS QUE VOUS CONNAISSIEZ LA VÉRITÉ ! »

— Herbert W. Armstrong, La Bible — SUPERSTITION OU AUTORITÉ ? Pouvez-vous le prouver ?, p. 15.

La réalisation de cette prophétie est perpétuée par l’Église Restaurée de Dieu, qui continue l’Œuvre que Dieu avait commencé par M. Armstrong.

La preuve de la prophétie

Par la citation précédente, nous avons commencé à démontrer la preuve, la plus puissante — et peut-être la plus convaincante —, de l’autorité de la Bible. Elle demeure incontestable.

Tout le monde veut connaître ce que l’avenir lui réserve. De plus en plus de gens se tournent vers des devins, des « canaliseurs », les cartes de tarots et ceux qui lisent les lignes de la main, les diseurs de bonne aventure, ceux qui regardent dans les boules de cristal, et vers toute sorte de médium de ce genre, pour qu’ils leur disent ce qui va arriver. Et ils paient pour ce « service ». Peu de gens, cependant, se tournent vers Dieu, la seule Source infaillible, pour connaître les événements importants qui se produiront bientôt dans le monde entier.

Peu de gens, aussi, comprennent que près du tiers de la Bible est prophétique — qu’il s’agit d’un livre d’histoire qui rapporte, à l’avance, l’histoire qui y est consignée.

Que feriez-vous si je vous proposais de vous annoncer des événements majeurs devant se produire bientôt, en vous fournissant des preuves incontestables à l’effet qu’ils auront lieu ? Que diriez-vous si je pouvais vous citer, en détail, les tendances et les événements spécifiques qui affecteront chaque pays du monde ? Et, si je vous disais que je ne vous chargerais rien pour cela, que je vous l’offrirais gratuitement… seriez-vous intéressé ?

Eh bien, c’est précisément ce que je peux faire ! Je peux même vous montrer où et comment vous pouvez l’apprendre vous-même ! de cette façon, vous aurez l’assurance que ce que vous aurez appris aura effectivement lieu, et ce, avec la même certitude que le soleil va se lever demain. Nul doute, une fois que vous aurez terminé la lecture de cet ouvrage, vous ne douterez plus jamais de l’autorité de TOUTE la Bible — et de tous les sujets qui sont abordés dans les deux autres tiers !

Dieu lance un défi aux incrédules

Considérez le grand défi suivant de la part de Celui qui prétend être le Dieu de la Bible. « Présentez votre cause, dit l’Éternel; EXPOSEZ VOS PREUVES, dit le Roi [Dieu] de Jacob. Oui, qu’ils les produisent ! Qu’ils nous déclarent ce qui doit arriver ! Dites-nous les prédictions que vous avez faites jadis; et nous y ferons attention pour en constater les suites; ou bien faites-nous connaître les événements à venir; annoncez les faits qui arriveront plus tard, et nous saurons que vous êtes des dieux. Faites aussi du bien ou du mal; nous en serons les témoins et nous pourrons admirer… Allons, vous n’êtes rien, et ce que vous faites est le néant même; c’est une abomination que de s’attacher à vous ! » (És. 41:21-24 — version Synodale).

Qui osera relever le défi de Dieu ?

L’accomplissement des prophéties témoigne de l’autorité divine de la Bible. Aucun être humain ne peut prédire, à l’avance, des événements, et encore moins dans leurs moindres détails, qui doivent se produire dans des centaines, voire des milliers d’années. Personne ne peut affecter le cours de l’histoire des villes, des États ou des royaumes pour les siècles à venir. Voilà pourquoi il est dit que la prophétie constitue un défi que n’osent relever les septiques ! Comme c’est vrai !

Dans le verset cité plus tôt, Dieu ridiculise en quelque sorte de tels septiques.

L’Auteur de la Bible déclare, dans Ésaïe 46:9-10: « Souvenez-vous de ce qui s’est passé dès les temps anciens; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre, je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; je dis: Mes arrêts subsisteront…. » Seul un Être omnipotent possède le pouvoir de produire des événements s’étendant sur plusieurs siècles, voire des millénaires. Seul Dieu peut créer ou détruire des nations ou prononcer la sentence d’une civilisation entière, et voir à ce que Ses arrêts subsistent.

Oui, la prophétie est une solide preuve de l’existence de Dieu. Examinons maintenant la prophétie la plus longue de la Bible.

Le Moyen-Orient et son rôle prophétique

Les événements au Moyen-Orient ont une signification beaucoup plus grande que ce que la plupart des gens comprennent ! On dit qu’à tous les huit ans le Moyen-Orient subit une autre guerre. L’histoire récente témoigne de la justesse de cette déclaration. Cette région géographique a été un chaudron bouillonnant d’agitations, de controverses et de terrorisme. Ça fait une éternité qu’elle n’a pas connu la paix. La solution à ses problèmes est fort complexe. Et, cette brochure va démontrer qu’il n’y a que Dieu qui puisse y remédier.

Le monde entier est lié au Moyen-Orient d’une façon remarquable. Les problèmes qui y existent ne vont pas s’éclipser, et le monde ne peut pas les ignorer, en regardant ailleurs !

Le Moyen-Orient est au cœur d’une grande prophétie. Le monde en est ignorant. Mais, pour ceux qui veulent connaître le Plan de Dieu, il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Les faits concernant ce Plan peuvent être connus. Le Dieu suprême, qui a fait les cieux et la terre, dispose de la clef qui permet de connaître et de résoudre « les problèmes du Moyen-Orient ». Vous n’avez pas à l’ignorer — vous pouvez connaître Sa solution.

Daniel — une prophétie stupéfiante

Dieu exécute un Plan magistral ici-bas. La plupart des gens ignorent totalement qu’il existe un but pour l’humanité, encore moins le connaissent-ils ! Le présent et l’avenir du Moyen-Orient joue un grand rôle dans le Plan magistral de Dieu. Ils sont au cœur d’une étonnante prophétie qui affectera la vie de tous les habitants de la terre, avant la fin de cet âge. Il y a plus de 2 500 ans, Dieu inspira Daniel à rapporter une grande prophétie, qui comporte plusieurs virages et tournants fascinants à travers l’histoire. Cette prophétie culminera avec les terribles événements qui surviendront à notre époque ! Ces événements exceptionnels, lesquels ont été scellés, fermés jusqu’à cette époque, stupéfieront et affecteront toutes les nations.

Certaines prophéties bibliques sont générales. D’autres sont très spécifiques. D’autres impliquent un seul événement, devant se produire à un moment précis dans le temps, tandis que d’autres, encore, s’accomplissent lentement, en s’étendant sur plusieurs années, plusieurs siècles, voire même plusieurs millénaires. La prophétie de Daniel implique plusieurs autres prophéties mais de moindres envergures. Nous allons les examiner, une par une, jusqu’à ce que nous arrivions à notre époque.

Presque tous les théologiens s’empressent de donner leurs opinions sur les nombreuses prophéties bibliques. Ils « interprètent » la Bible comme ils le jugent bon. Mais le véritable étudiant de la Bible, lui, doit toujours laisser la Bible s’interpréter elle-même ! Nous nous apprêtons à examiner un long chapitre dans la Bible. Et, il deviendra clair qu’il n’existe qu’une seule façon d’expliquer chacun des quarante-cinq versets différents qu’il comprend. L’accomplissement de chacun de ces versets n’a rien à voir avec le raisonnement, les opinions ou l’interprétation humaine !

Plusieurs de ces prophéties se sont réalisées exactement comme Dieu L’avait prédit. Elles font maintenant partie de l’Histoire. Ces faits peuvent maintenant être examinés. Ce sont des preuves irréfutables attestant qu’un Être suprême les avait d’abord prédites, et les avait ensuite accomplies !

Cette longue prophétie se trouve au 11e chapitre du livre de Daniel. Au chapitre 10, Daniel est ahuri — complètement stupéfait, bouleversé par les révélations divines sur ce qui allait arriver « dans les derniers jours ». Le chapitre 12 joue un rôle dans la conclusion du long chapitre 11.

Gardez à l’esprit que ce sont les hommes qui ont divisé la Bible, en y insérant des chapitres et des versets. Bien que cela soit souvent utile aux étudiants de la Bible, cela peut aussi, par inadvertance, rompre de longues histoires ou pensées ou, comme dans ce cas-ci, des prophéties — ce qui, bien souvent, obscurcit ou fait perdre de vue le sens réel et la portée du sujet en question.

Dieu donna cette prophétie à Daniel au cours de la troisième année du règne de Cyrus, roi de Perse (10:1).

Une prophétie sur deux grands rois

Daniel a écrit que deux rois puissants (deux royaumes rivaux, en fait) joueraient un rôle important dans les événements au Moyen-Orient, jusqu’au temps de la fin. Ces rois préparaient le terrain pour le déroulement d’événements futurs extrêmement importants, culminant avant le retour du Christ !

Ouvrez votre Bible, et lisez chaque verset, accompagné du texte de cette brochure. Aucune autre approche ne produira le même effet. Deux versets clefs préparent le terrain. Dans Daniel 10:21, l’archange Gabriel dit à Daniel: « Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité. » Le chapitre 11 nous place dans le temps. Le verset 2 continue: « Maintenant, je vais te faire connaître la vérité. » Lorsque Dieu prédit des événements, Il dit la vérité ! Ses paroles sont certaines ! Et elles s’accompliront ! Puisque aucune Écriture ne peut être anéantie (Jean 10:35), aucun verset relatif à cette prophétie ne le peut non plus !

Considérez les versets suivant: « Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan. Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra » (Dan. 11:2-3).

Qui sont ces quatre rois — dont le quatrième est plus puissant que le premier ? Et, qui est le « vaillant roi » ? Daniel parlait des trois premiers rois comme étant Cambyse II, Smerdis (ou Bardiya), Darius de Perse et Xerxès Ier, qui a été le plus grand et le plus riche des quatre. Ce fut Xerxès Ier qui provoqua la guerre contre la Grèce.

Il nous faut maintenant examiner plusieurs passages dans Daniel 8. Le père d’Alexandre le Grand, le roi Philippe II de Macédoine, avait conçu un plan magistral pour conquérir et vaincre l’Empire perse avec une armée grecque. Mais il mourut avant d’exécuter son plan. Ce fut donc son fils, Alexandre le Grand, qui envahit la Perse à sa place. Son armée vainquit l’armée perse lors de la célèbre bataille d’Issos, en l’an 333 av. J.-C. (Dan. 8:2, 5-6). Deux ans plus tard, en 331 av. J.-C., lors d’une deuxième bataille à Arbèles (auj. Erbil, Irak), Alexandre écrasa complètement l’Empire perse. Ayant déjà conquis l’Égypte peu avant, Il poursuivit cette bataille, détruisant tout sur son passage, depuis le Moyen-Orient jusqu’en Inde. Ceci s’est produit conformément à ce qui avait été prophétisé !

Voici ce que Daniel 11:4 dit d’Alexandre: « Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi puissant qu’il était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux. »

Plusieurs historiens s’accordent pour dire qu’Alexandre mourut soudainement, à l’âge de 32 ans. « Retranché de manière inattendue dans la force de l’âge, Alexandre ne laissa aucun héritier de sa puissance et ses projets disparurent avec lui » (Rawlison, A Manual of Ancient History, p. 237 — c’est nous qui traduisons tout au long). Son empire fut partagé en quatre parties, parce qu’il n’avait pas laissé d’héritier — exactement comme Dieu l’avait prédit.

L’Empire fut divisé en quatre parties par les généraux d’Alexandre (représentés ici par « les quatre vents des cieux » — ou directions vers lesquelles le royaume fut divisé:

1. Ptolémée, qui gouvernait l’Égypte, la Palestine et une partie de la Syrie.

2. Séleucos, qui dominait le reste de la Syrie, la Babylonie et les territoires situés à l’Est, vers l’Inde.

3. Lysimaque, qui régnait en Asie Mineure.

4. Cassandre, qui était à la tête de la Grèce et de la Macédoine.

À partir de ce moment-là, la prophétie prédit les activités de deux des quatre rois ou divisions de territoire. La Syrie représente « le roi du nord ». L’Égypte (v. 5) représente « le roi du midi » parce qu’elle se trouve au sud, ou au midi, de Jérusalem. (Jérusalem étant le point central de toute prophétie, les directions sont par conséquent établies en identifiant les endroits par rapport à Jérusalem.) Ces deux royaumes se sont souvent livrés des guerres à travers la Palestine — la Terre sainte. Cette région fut tour à tour annexée à l’un et à l’autre, selon l’issue de la dernière bataille.

Ptolémée I, appelé Sôtêr, fit de l’Égypte une puissance beaucoup plus importante et dominante que du vivant d’Alexandre. Séleucos devint également un homme très puissant. En l’an 312 av. J.-C., ce dernier avait établi un royaume tout aussi puissant, en Syrie. Ces deux royaumes devinrent, et représentent respectivement, le « roi du midi » et le « roi du septentrion », lesquels sont mentionnés tout au long de cette prophétie. Daniel 11:5 déclare: « Le roi du midi deviendra fort. Mais un de ses chefs sera plus fort que lui, et dominera; sa domination sera puissante. »

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article
8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 15:18

 

            Il est important et capital de recevoir un enseignement clair et fidèle à la Parole de Dieu, sans chercher à être populaire ou à suivre les courants modernes.

   

Matthieu 19 : 3-19 Les Pharisiens l’abordèrent et lui dirent pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint.

   

Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner une lettre de divorce et de la répudier ?

 

 

 

Il leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre cœ

ur que Moïse a permis de répudier vos femmes. Au commencement, il n’en était pas ainsi.

Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité et qui en épouse une autre, commet un adultère.

   

1 Corinthiens 7 : 10-16 A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme, ne se sépare point de son mari, si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari, et que le mari ne répudie pas sa femme.

   

Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis : si un frère a une femme non croyante et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non croyant, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari.

    

Car le mari non croyant est sanctifié par la femme, et la femme non croyante est sanctifiée par le frère ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant, ils sont saints.

Si le non croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. Car, que sais-tu femme, si tu sauveras ton mari ? Ou, que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?

   

Ces textes nous rappellent la sainteté du mariage et il est important de chercher la volonté de Dieu sérieusement avant tout engagement.

   

1°/ Seule la mort, peut briser les liens du mariage.

  

Romains 7 : 3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, en sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre.

   2°/ Jésus nous replace au commencement   

Matthieu 19 : 8 … au commencement, il n’en était pas ainsi… Au commencement, il n’y avait pas de divorce. La Parole de Dieu est immuable et elle ne tient pas compte du temps présent.

 

 

           

3°/ Sous la loi de Moïse

   

Le divorce était rendu possible pour cause d’infidélité seulement, c’était une concession à cause de la dureté du cœur humain. L’infidélité et l’adultère ne contraignent pas au divorce, mais ils le tolèrent à cause de la dureté des cœurs.

   

Il y a un autre chemin, c’est le chemin du pardon. Un tel pardon requiert une grâce spéciale que Dieu est capable d’accorder à ceux qui le demandent.

           

  

4°/ L’exception

 

Le mot excepté dans Matthieu 9 : 19 a conduit certains à y voir une autorisation au divorce et au remariage dans la plus grande des libertés. N’oublions pas que cette exception est faite à cause de la dureté des cœurs incapables de pardonner et ne souhaitant pas la réconciliation.

   

Ces paroles doivent être considérées à la lumière de 1 Corinthiens 7 : 10  A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari. De toutes manières, le divorce ne doit jamais venir de la part du croyant.

           

 

Ceci est dit, non dans le but de censurer ou de condamner ceux qui ont vécu le traumatisme d’une séparation ou d’un divorce ; cependant, il est important que les membres du corps de Christ, les chrétiens, restent solidement attachés à la Parole de Dieu pour la sauvegarde de leur foyer. La Bible nous propose un modèle élevé, mais pas inaccessible.

   

Il n’est ni utopique, ni irréalisable. Ce modèle de réussite conjugale et familiale est possible par la grâce de Dieu, ce qui implique une marche fidèle de chaque jour avec le Seigneur.

                       

 

Pour ceux qui ont connu un échec conjugal ou familial, ils ont droit à la compassion et à la restauration et à la prière de l’église.

 

 

 En conclusion de cette étude, nous voulons citer le passage de Jean 8 : 3-11   

Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ?... Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui qui est sans péché, jette le premier la pierre contre elle… Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis le plus âgé jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était au milieu. Alors, s’étant relevé, et ne voyant que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a condamnée ? Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus.

   

 

            Jésus n’est pas venu pour condamner ceux qui ont échoué, mais pour les secourir, les relever, et les restaurer. Que personne ne juge celui qui a subi un échec dans le domaine du couple ou du foyer, mais que chacun use de compassion et qu’il prie pour ceux qui ont le cœur brisé par un tel traumatisme.



Pasteur Edouard   Kowalski

Dernière mise à jour : ( 01-04-2008 )

Source: http://www.pasteurdaniel.com

 

Repost 0
Published by Dindé - dans Etudes bibliques
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Dindé
  • Le blog de Dindé
  • : Écrire et publier des articles pour œuvrer au réveil spirituel de l’Église de JÉSUS-CHRIST.
  • Contact

Profil

  • Dindé
  • Né de nouveau en Mai 1983, époux d'une femme ADORABLE et père de quatre MERVEILLEUX enfants(deux filles et deux garçons), Responsable du Groupe d'Intercession de ma communauté, Responsable du Groupe Musical (Guitare basse)et Directeur de Radio.
  • Né de nouveau en Mai 1983, époux d'une femme ADORABLE et père de quatre MERVEILLEUX enfants(deux filles et deux garçons), Responsable du Groupe d'Intercession de ma communauté, Responsable du Groupe Musical (Guitare basse)et Directeur de Radio.

Texte Libre

Ce blog, pour interpeller et inciter l'Eglise de JESUS-CHRIST à retrouver la vie qui l'animait à sa descente de la Chambre Haute!

Recherche

Archives

Pages

Liens