Écrire et publier des articles pour œuvrer au réveil spirituel de l’Église de JÉSUS-CHRIST.
Depuis quelques temps, comme un effet de mode, le port du pantalon par les sœurs en CHRIST, a fait son apparition dans l’Eglise, en Côte d’Ivoire et même partout ailleurs, dans le monde.
Aujourd’hui, même des Prédicatrices de l’Evangile, quelquefois parmi les plus renommées, et des Epouses d’éminents Serviteurs de DIEU, en font abondamment usage.
Motifs évoqués ou entendus chez les mises en cause, la nécessité de l’aisance de leurs mouvements ou le snobisme du geste.
Celles qui se prévalent de la nécessité de cet usage insistent sur le fait que le pantalon est plus pratique et plus confortable que les tenues féminines classiques. Aussi bien pour les sorties, pour le travail que pour la maison.
Pour les secondes qui évoquent le snobisme (admiration, imitation d’une tendance) de l’acte, elles avancent que cette pratique est liée à la modernité, à la civilisation contemporaine et que les chrétiennes, n’étant pas en dehors du monde, ne devraient pas se murer dans des visions étroites et dogmatiques. Elles doivent être de leurs temps, disent-elles.
La Bible dit pourtant : « Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’ETERNEL, ton DIEU » (Deutéronome 22 : 5).
Le pantalon est-il, oui ou non, un vêtement d’homme ? Si oui, doit-il continuer d’être considéré comme un vêtement d’homme, sachant qu’il comporte, aujourd’hui, une version féminine très usitée? Et si oui, alors un homme peut-il porter un pantalon version femme sans tomber sous le coup du même verset et sans justifier, du coup, toutes les femmes qui en portent et qui affirment que ce vêtement appartient aussi, désormais, aux femmes?
Le problème se trouve t-il, tant que cela, dans l’appartenance exclusive ou non du pantalon à l’homme, dans tous les avatars (transformations) et les usages qu’il peut subir ou connaître chez la femme, ou plutôt dans la question de pudeur et d’éthique sociale qu’il pose chez cette dernière ?
Sous le règne du Président Mobutu et même à l’ascension de Kabila-Père (dès sa prise de pouvoir, en 1997), sous la conduite des militaires, les femmes en pantalons, en RD Congo (ex-Zaïre), ont fait l’objet d’une chasse sans merci qui a jeté l’émoi dans la population kinoise.
Sous le Général Mobutu, le port du pantalon chez la femme était même (tout bonnement) légalement interdit.
Mais quelques temps après, à l’avènement de Laurent Désiré Kabila à la tête du gouvernement provisoire, cette interdiction légale a été supprimée.
Dans la capitale, les autorités ayant peu à peu lâché du lest quant à la rigueur imposée à la population, les tenues vestimentaires, tout particulièrement féminines, se sont démocratisées et européanisées. Un peu trop au goût de certains.
Même plus près de nous, le Lundi 24 Octobre 2004, les Forces de l’Ordre, sous Kabila-Fils, ont mené une traque aussi forcenée que spontanée, à Kinshasa, (sans aucun ordre écrit ou verbal de leur hiérarchie ou d’aucune autorité politico-administrative), contre toutes les femmes portant des pantalons, dans toute la ville, pour les leur enlever de gré ou de force en pleine rue. Image assez cocasse, au-delà de son aspect liberticide.
Les raisons : Pour les militaires, ces tenues frisaient l’atteinte à la pudeur, allusion faite aux pantalons taille basse, trop moulants, particulièrement serrés, laissant entrevoir le nombril, ou même le string (dessous féminin).
Certains étaient pour l'interdiction pure et simple du port du pantalon par les personnes de sexe féminin, estimant que l'habillement de la femme kinoise frisait l'immoralité avec ce pantalon qui laissait entrevoir le dessous ou le bas–ventre de la femme.
Selon ces autorités d’alors, le pantalon était un vêtement indigne de la femme africaine (qui devait être responsable dans sa tenue et dans sa présentation vestimentaire) parce qu’il moulait ses rondeurs en dessous de la ceinture (surtout quand on sait que les muscles fessiers de l’africaine noire sont bien fournis) et la rendait provocante, par l’exposition de ses charmes, aggravant ainsi la dépravation sexuelle dans le pays. Voici ce que disent des inconvertis. Les chrétiens feraient-ils ou diraient-ils moins, eux qui ont le Livre de la Vie, eux les Saints de DIEU ?
Dans la civilisation moderne, celle que nous vivons aujourd’hui, le pantalon est devenu le symbole incarné de la REVENDICATION DU CORPS (car souvent porté dans des tissus très fins et très élastiques, donc très moulants, par les femmes) et par là même l’EMBLEME DE TOUTES LES LIBERATIONS.
Le pantalon a eu une histoire tourmentée et des représentations évolutives à travers les siècles, mais sous sa forme actuelle, il a été introduit dans toute l’Europe occidentale, au 16ème siècle, par les Vénitiens. Puis, la France l’adopta à l’époque de la Révolution (1789). Il faudra cependant attendre 1830 pour qu’il soit véritablement accepté et d’usage courant comme vêtement de ville chez l’homme et, dans une moindre mesure, chez la femme. Les filles du peuple, ouvrières ou paysannes, n’en porteront toutefois pas pendant longtemps, suivant l’assertion populaire selon laquelle : « Une fille qui porte des pantalons est une fille qui se conduit mal ».
Pendant la 1ère et la 2ème Guerre Mondiale, la quasi-totalité des hommes étant sur les fronts, les femmes durent brader leurs robes amples à panier et leurs jupes volantes pour des salopettes et des pantalons étriqués, afin de pouvoir travailler comme ouvrières dans les usines qui soutenaient l’effort de guerre. Le pantalon était alors une tenue de travail. Tout comme aujourd’hui d’ailleurs, dans nos usines.
On peut remarquer que lorsque les femmes sont allées en masse dans les usines remplacer les hommes, lors du conflit de 1914-1918, le port du pantalon était encouragé, voire même exigé, les machines fonctionnant à l’époque avec des entraînements par poulies et courroies de transmission, et les ateliers comportant de nombreuses roues et volants en mouvements, avec des courroies dans tous les sens. On imagine aisément le danger des robes dans ces conditions !
A la fin des guerres mondiales, et spécifiquement à la fin de la Deuxième, les femmes revendiquèrent leur EGALITE à l’homme (ce qui n’est pas mal en soi) pour avoir travaillé, au même titre que lui, aux tâches antérieurement réservées aux hommes. Les mouvements féministes, en Occident, en firent leur fer de lance. Depuis, le pantalon est devenu le symbole de L’EMANCIPATION (LIBERATION (de quoi ?), AFFRANCHISSEMENT) FEMININE et, dans une certaine mesure, de la REVOLTE et de la REBELLION de la femme vis-à-vis de l’autorité traditionnelle de l’homme, voulue et instituée par DIEU.
Devant cette histoire objective du pantalon moderne, la chrétienne, qui n’est rien d’autre qu’une enfant de DIEU, soumise à la Parole de DIEU, peut-elle honnêtement s’enticher du port du pantalon, si elle est vraiment convertie et en relation, en communion avec ce DIEU Saint?
Au-delà de cet aspect historique qui nous révèle la DIMENSION SPIRITUELLE (grave) qui se dresse en toile de fond derrière le pantalon chez la femme, une chrétienne, qui est une sainte, peut-elle ainsi se permettre d’exposer ses charmes ? Certaines sœurs, très sérieuses, avancent le prétexte qu’elles portent le pantalon pour leurs maris, pour qu’ils n’aillent pas voir dehors et que, d’ailleurs, l’Eglise doit s’adapter à l’évolution du monde et ne pas voir de mal dans le port du pantalon par les sœurs en CHRIST. Sont-elles excusables, au regard des Ecritures Saintes qui recommandent dans
1Timothée 2: 9 « que les femmes, VETUES D’UNE MANIERE DECENTE, AVEC PUDEUR ET MODESTIE, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu » ? Et dans 1 Pierre 3: 3 et 4 également : « Ayez, NON CETTE PARURE EXTERIEURE qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, MAIS LA PARURE INTERIEURE et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu » ?
Dès lors, pouvons-nous tolérer ou admettre le port du pantalon par nos sœurs dans la vie quotidienne (en dehors des exigences du travail) et, à plus forte raison, dans la maison de DIEU ? Le port du pantalon constitue t-il ou peut-il constituer un blocage spirituel pour la femme chrétienne ? Si oui, comment ? Si non, sommes nous fondés à le combattre dans l’Eglise ? N’est-ce pas plutôt un phénomène culturel, comme le disent certains, à admettre tout simplement, sans en faire un drame ?
Vos avis et contributions sont attendus.
Que DIEU vous bénisse, richement !
DINDE Fernand AGBO