Écrire et publier des articles pour œuvrer au réveil spirituel de l’Église de JÉSUS-CHRIST.
Par Andrew Murray | 22 Février 2007 | Lu 2537 fois sur Top Chrétien. La communauté morave (à Herrnhut) doit son existence à un réveil de sainteté. Des réfugiés bohémiens étaient rassemblés avec un certain nombre de différentes sectes chrétiennes. Il fallut peu de temps avant que des contestations n'éclatent, et que la ville de Herrnhut ne devienne rapidement un lieu de conflit et de divisions. Zinzendorf en fut si profondément interpellé qu'il alla vivre parmi eux. Dans la puissance du Saint-Esprit, il réussit à rétablir l'ordre et à lier les gens ensemble dans la puissance de Jésus-Christ, afin qu'ils Lui soient dévoués, leur redonnant de l'amour les uns pour les autres. Plus d'une fois, ils vécurent des manifestations remarquables de la présence du Saint-Esprit, et leurs vies entières devinrent des vies d'adoration et de louange. Après qu'ils eurent tenu pendant quelques années des réunions nocturnes de communion fraternelle, ils furent conduits à consacrer leurs êtres entiers au service du Royaume de Christ. Ce fut dans ce réveil de sainteté que naquit la vision de la mission morave. Quand John Wesley vint les visiter, il écrivit à leur sujet: "Dieu a répondu au désir de mon cœur. Je suis avec une église dont la conversation se trouve dans le ciel, dans laquelle réside la pensée qui était en Christ, et qui marche tel qu'Il a marché. Ici, je rencontre continuellement ce que j'avais cherché - des preuves vivantes de la puissance de la foi, des personnes sauvées du péché intérieur comme du péché extérieur, par l'amour de Dieu répandu sur leurs cœurs. J'ai été extrêmement réconforté et fortifié par le contact avec ces gens merveilleux."
Un réveil de sainteté! Que fut le grand réveil dans l'évangélisation en Angleterre par Whitefield et Wesley sinon un tel réveil de sainteté ? Ils avaient été ensemble à Oxford membres du "Club Saint". De tout leur cœur, ils avaient cherché la délivrance de la culpabilité du péché, mais aussi de la puissance du péché.
Quand leur yeux s'ouvrirent sur la prérogative qu'a la foi de pouvoir proclamer tout Christ dans toute Sa plénitude, ils trouvèrent la clé de la prédication qui allait être si puissamment efficace pour le salut les hommes. Ce qui fit John Wesley avec le méthodisme, le Général Booth et son disciple le firent avec l'Armée du Salut. Si l'on regarde aux ressources qu'il dut utiliser, on est frappé de constater comment avec son enseignement sur la purification du cœur et le plein salut, il a pu inspirer des dizaines de milliers et les conduire à une véritable consécration à Christ et aux perdus. Il est probable qu'il y ait une grande divergence de doctrine, mais personne ne peut être imperméable devant le fait que Dieu ait apposé Son sceau sur son désir intense de prêcher le plein salut et une entière consécration.
Un réveil de sainteté est ce dont nous avons besoin. Une telle prédication sur les droits que réclame Christ sur nous, nous amènera à vivre entièrement pour Lui et Son Royaume; il nous faut prêcher un si fort attachement d'amour à Christ que cela fera de notre communion avec Lui notre joie suprême; il nous faut prêcher la foi dans le fait qu'Il nous a délivrés de la domination du péché, cette foi qui nous rendra capables d'obéir à Ses commandements; il nous faut prêcher une telle soumission au Saint-Esprit que nous serons conduits par Lui dans notre marche de tous les jours - voilà quelques uns des éléments d'un réveil dans la vraie sainteté que l'Eglise doit apprendre à rechercher comme la perle de grand prix.
Et comment un tel réveil peut-il être obtenu ? Cela coûtera beaucoup de prière. Cela coûtera encore plus que cela - beaucoup de sacrifice à soi et au monde. Cela requerra de chacun de nous un abandon au Seigneur Jésus au point qu'il Le suivra aussi près que Dieu est capable de le conduire. Nous devons apprendre à rechercher à vivre une vie à la ressemblance de Christ, ayant les mêmes pensées que celles qu'Il avait, les chérissant même comme le but suprême de notre vie quotidienne. C'est seulement lorsque la prière comme celle de Robert Murray McCheyne : "Seigneur, rends-moi aussi saint qu'un pécheur pardonné peut l'être" deviendra nôtre et qu'elle commencera à être offerte par un nombre toujours croissant de ministères et de croyants, que la promesse de la Nouvelle Alliance deviendra une réalité sur le plan de l'expérience.