Écrire et publier des articles pour œuvrer au réveil spirituel de l’Église de JÉSUS-CHRIST.
Chers bien-aimés frères et sœurs en CHRIST,
Cela fait, aujourd’hui, un peu plus d’un demi-siècle que la Côte d’Ivoire a connu la pénétration de l’Evangile du salut (pas de la religion, qui elle remonte à plus d’un siècle et n’a servi qu’à aliéner davantage nos populations), avec l’arrivée des premiers missionnaires pentecôtistes.
50 ans après, le SEIGNEUR est en droit de lui demander des comptes, de par sa position de pays locomotive de la sous-région ouest africaine, d’abord sur le plan économique (40% du PIB de la CEDEAO et 60% du flux monétaire ouest africain), ensuite, sur le plan politico démographique, si je puis ainsi m’exprimer (26% d’étrangers, 1er pays d’accueil au monde, en termes de pourcentage) et enfin, sur le plan politico social (40 années de stabilité, de liberté et de cohésion).
Dans sa parole, le SEIGNEUR est sans équivoque :
« Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups.
Celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié » Luc 12:48.
Dans l’Evangile de Luc, le chapitre 19 et les versets 12 et 13, il est écrit :
« Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit : Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne ».
Qu’en est-il de la Côte d’Ivoire ? Pour se faire, nous allons examiner la question sur trois plans essentiels : Sur le plan de l’évangélisation nationale, sur le plan missionnaire et sur le plan social.
Sur le plan de l’évangélisation nationale
Nous savons tous que l’évangélisation, en Côte d’Ivoire, s’est faite de façon très inégalitaire. Sans exagérer, 50% au moins de toutes les églises évangéliques de ce pays se trouvent dans la région d’Abidjan et au moins 80% dans la partie Sud du pays.
De sorte que le Nord de la Côte d’Ivoire est resté un vaste champ missionnaire inexploité. Nous pourrions nous en défendre et avancer que le Nord comporte, tout de même, des églises évangéliques. Mais en réalité, nos églises du Nord ne sont fréquentées en très grande partie que par des ivoiriens du Sud. Pour la plupart, se sont des fonctionnaires affectés par l’Etat, qui y vivent avec leur famille.
L’on ne peut donc affirmer que le Nord de la Côte d’Ivoire est une région évangélisée. Alors qu’elle aurait dû l’être, si les Ivoiriens avaient courageusement poursuivi l’œuvre d’évangélisation que leur ont léguée les premiers missionnaires pentecôtistes. Ce n’est rien d’autre qu’une démission.
La Mission Baptiste qui s’y est installée comme zone de prédilection pour son évangélisation, n’a pu relever le défi. Tout comme la WEC, l’UEESO (Union des Eglises Evangéliques du Sud Ouest) et l’AEECI (Alliance des Eglises Evangéliques de Côte d’Ivoire) ont fait piètre figure dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. L’Eglise Evangélique des Assemblées de DIEU, en œuvre quant à elle dans le Sud pour coller au premier découpage des missionnaires, y a commencé en force, sous l’impulsion et l’onction du Saint-Esprit, avant de devenir, aujourd’hui, l’ombre d’elle-même.
Je ne suis pas en train de dire que ces hommes et ses femmes de DIEU remarquables qui ont œuvré en Côte d’Ivoire, n’ont rien fait. Loin s’en faut. Je serais injuste de le dire puisque je suis, moi-même, l’un des fruits de leur travail et de leurs souffrances. Seulement, le résultat, en 50 ans, est bien en deçà de ce que nous aurions pu espérer pour notre pays.
Parlons maintenant de l’aspect qualitatif de cette évangélisation, après avoir fait une ébauche de l’aspect quantitatif. A ce niveau également, pas vraiment de quoi être fier de notre pays : Nos églises sont bondées de chrétiens superficiels, sans puissance (et pourtant il est écrit : Ton DIEU ordonne que tu sois puissant. Psaume 68 : 29), sans vie réelle demeurant en eux, à la merci des sectes pernicieuses parce que manquant de connaissance, des chrétiens dans la vie desquels ont ne peut faire une séparation étanche entre la vie païenne, mondaine et la vie chrétienne, la vie de sainteté.
Nous avons formé des prosélytes, des religieux, et non des disciples de JESUS CHRIST, équipés pour aller à la conquête du monde.
Prenons simplement la situation de la musique chrétienne : Une vraie foire ! On fait du business, on chante pour l’argent, si bien que la consécration attachée au service du chant et de la musique a foutu le camp depuis bien longtemps (excusez-moi du terme).
Nombre de nos chantres font la Une de notre presse à sensation où ils sont sans cesse cités dans des cas d’adultère et de fornication.
Notre louange se résume à de la musique d’ambiance, avec les rythmes à la mode. L’adoration, elle-même, n’est en fait que de l’émotivité, puisqu’au sortir d’un culte où on était sensé adorer DIEU, nous retournons à nos vies mauvaises.
Du point de vue vestimentaire, c’est la dérive : Des chrétiennes moulées dans des pantalons collants, dessinant leurs rondeurs et leurs parties intimes, dans l’Eglise du SAINT ! Avec l’agrément des serviteurs de DIEU. Comment en sommes nous arrivés à de telles bassesses ?
L’état de nos foyers chrétiens est un crève-cœur : Des magistrats chrétiens n’hésitent pas à avancer le nombre effarant de 60% de foyers en crise ouverte, en séparation de corps, en instance de divorce ou, tout bonnement, divorcés. De ce point de vue, qu’avons-nous de plus que ceux que nous appelons d’un ton altier « les inconvertis » ? Rien du tout ! C’est en vain que nous nous enflons la poitrine de vent. Nous faisons pitié à voir.
Abordons maintenant la question de la vie spirituelle : L’impudicité, la fornication, la masturbation et les avortements ont envahi nos églises. Les péchés d’adultère des chrétiens et même des Hommes de DIEU, sont légion et de notoriété, mais restent bien souvent impunis par les organes dirigeants. L’église s’en accommode fort bien. « Z’yeux voient bouche parle pas », dit-on. Quelle est donc cette philosophie de la vie ? De quelle enseignement biblique émane t-elle ?
Comment en est-on arrivé à voir ou à avoir connaissance de péchés moraux de serviteurs de DIEU et de les couvrir, malgré tout, avec complaisance ? Pouvons-nous alors nous étonner que l’Evangile prenne du plomb dans l’aile, dans ce pays ?
Des serviteurs de DIEU qui entretiennent des amantes, au vu et au su de tous. Des chrétiens qui vivent également dans l’homosexualité, comme des informations récentes en font état. C’est impensable !
Les jeunes missions, sorties des églises traditionnelles, sont pour beaucoup des nids à escrocs, qui arnaquent les pauvres âmes en peine qui recherchent le repos. Leurs leaders, de véritables gourous, mènent grand train de vie : Voitures de luxe, maison de standing, bijoux de distinction, vêtements riches, comptes bancaires fournis, voyages à l’étranger. Pourvu que se soit le peuple qui règle la facture.
Je ne parle même pas de leurs déviations doctrinales et de leurs enseignements boiteux.
Nous avons négligé le Nord de notre pays. La Rébellion s’y est installée en prenant pour vivier tous ceux que nous avons omis d’évangéliser. Les souffrances actuelles de la Côte d’Ivoire entière sont, d’une certaine façon, le fruit de notre indolence et de notre paresse car c’est dans ce Nord négligé que la Rébellion ivoirienne a installé ses bases et ses quartiers.
Sur le plan missionnaire
La Côte d’Ivoire, au regard de sa prospérité relative (parlant bien sûr de l’Eglise) avait les moyens d’aller en croisade dans la sous-région et d’apporter la Bonne Nouvelle du salut aux nations environnantes.
Elle s’est contentée de s’enfermer dans ses quatre murs et les fois où elle s’est résolue à envoyer des missionnaires au Niger, au Sénégal, au Mali, en Guinée et dans certains autres pays d’Afrique et même européens, ils y sont allés sans moyens et s’y sont retrouvés sans appui véritable, preuve que l’Eglise de Côte d’Ivoire n’a pas fait de sa vocation missionnaire une priorité.
Résultat, la Mission végète dans la sous-région, tandis qu’on démolit et redémolit des temples pour en rebâtir de plus grands et de plus beaux. Dans quel but ? Je ne saurais le dire. Le salut des âmes ne vaut-il pas plus que le confort de nos temples ?
Pourquoi ne pas faire de l’évangélisation de notre sous-région et de notre continent une priorité ABSOLUE, qui contribuerait à éloigner de l’Afrique les guerres, la mauvaise gouvernance, les vices, les coups d’Etat, les famines et la misère ? Encore faut-il en prendre conscience, en comprendre la nécessité et en avoir la volonté ! C’est une affaire de relation étroite avec DIEU et de consécration. Seuls ceux qui restent proches de DIEU découvrent sa volonté.
Au regard également du pourcentage élevé d’étrangers qu’il y a en Côte d’Ivoire (26%), une évangélisation complète de notre pays aurait ouvert tous les pays d’Afrique à l’Evangile, sans que nous ne levions vraiment le petit doigt. La foule de tous les étrangers qui auraient cru aurait constitué une puissante main d’œuvre pour le SEIGNEUR, pour gagner toutes les nations d’Afrique et du monde qu’ils représentent chez nous. Nous n’avons pas été à la hauteur de cette attente divine.